‹ Itinéraire de Rome et de ses environs rédigéChapitre 41 sur 167 · II. i f ■■ .. .. .. . .M I · texte numérisé non relu

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. Tarquin Y ancien y bâtit ensuite le cir^

S ue, qui* à cause de sa. grandeur , reçut ans les siècles suivans le surnom de Ma ximus i c est-a-dire le plus grand • Le nom de Circus venait des tours qu on y faisait avec des chars et des chevaux* Les jeux qu’ on y faisait s’ appelaient Circen~ ses et c’ était le spectacle que les Romains aimaient le plus* Ces jeux consistaient principalement en des courses qu’ on faisait avec des chars attelés de deux et quatre chevaux* dans la décursion quon appellait le jeu de Troie , ludus Trojae , et dans des jeux athlétiques , et autres spectacles de force • On comptait a Rome plusieurs cirques, outre celui-ci , c’ est a dire le Flaminien,' ceux de Flora, de Salluste, de Caligula ou Néron , d’ Hadrien , d’Héliogabaie ou )Varius, d’AIé* xandre Sévère, et de Romulus fils, de Mat xence sur la voiè appienne* Celui ci étant le mieux conservé sert a faire connaître les parties et la distribution de ces bâtimens* $ ■ Denis d’ Halicarriasse qui vit le grand cirque après la restauration et T agrandissement que Jules César en avait fait, dit qu’il avait 3 stades et demi de' longueur , e’est-a- dire un peu moins d’une démi mille ; et quatre juger es ;de largeur:, ce qui correspond à 879 pieds. De son tems il pou*** vait contenir i 5 o mille personnes. Auguste ÿ er îg ca l’obélisque qu'on voit maintenant à la place du Peuple# 11 fut fort endommagé par l’incendie de Néron qui s’ alluma

Grand Cirque .

précisément dans ce quartier. Du tems de Ycspasienil pouvait contenir a5o mille personnes • Trajan le restaura et l’agrandit; on croit xjue lorsqu’il fut rendu, selon ce que dit Pline le jeune , digne du peuple romain, il pouvait contenir 3oo mille personnes. Ce fut Constantin qui lui donna le dernier lustre en le restaurant, et en l’agrandissant de manière , qu’il pouvait contenir, selon Victor, 38o mille spectateurs, et , selon la Notice de l’Empire, 4o5 mille.

Constance fils de Constantin fit venir a Rome le plus grand obélisque qui y existe , et il en décora le grand cirque. Cet obélisque est celui qu’ on voit sur la place de Latran.

La forme de ce cirque , ainsi que des autres, était oblongue, dont une extrémité était en demi-cercle , V autre décrivait une courbe presque insensible. Du côté du demi-cercle était la grande porte d’entrée; et dans la partie opposée étaient les carceres , c’ est-a-dire les postes , où 1’ on retenait les cliars avec les chevaux attelés , jusqu’au signal de la course. Cette

{ >artie du cirque regardait le Tibre ; l’autre a voie appienne. Au milieu de l’ arène s’étendait la opina , c’ e$t-a-dire une plate-forme longue et étroite , autour de laquelle les chars faisaient leurs courses. De petits autels, des statues, des colonnes, et les deux obélisques égyptiens étaient, placés sur la Spina , aux extrémités de laquélle se trou* vaient les bornes , nommées en latin metœ •

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11 fallait tourner sept fois autour de ces bornes pour remporter le prix .

A Y exception du côte où étaient les car ceres , tout Y édifice était environné de portiques, les uns sur les autres.. Dans l’ intérieur il y avait pour les spectateurs plu-^ sieurs préemptions de gradins , comme dans les amphithéâtres , et les théâtres. Le podium était ici comme dans les autres édifices pour les spectacles , la place la plus distinguée. Au bas du podium se trouvait un canal de neuf pieds ae largeur et d’autant de profondeur , appelle' Euripe , qui avait été ajouté par Jules César, qui fut ôté par Néron , et probablement rétabli apres.

Quoique les cirques fussent faits pour les courses des chars et des chevaux , ils servaient aussi a la lutte, au pugilat et a la course a pied , ainsi qu’a la chasse des bêtes féroces , et autres amusemens propres à former la jeunesse romaine a la guerre. C’ est dans ce même cirque, selon le rapport d’Aulugelle, qu’ Androclès, ayant été exposé aux bêtes féroces , fut reconnu par un lion , auquel il avait arraché une épine du pied en Afrique , et qui , au lieu de le dévorer , sè mit a le lécher . Les maisons , les greniers a foin et les remises qui occupent aujourd’ hui le bas côté du mont Palatin ? sont tous construits sur les restes des corridors et des voûtes qui soutenaient les gradins : sur la rue même on voit quelques masses de bri«r ques , qui ont aussi servi a soutenir les gra~

Thermes de Caracalla. 3^3

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dins de ce cirque. Ces ruines ont fait conserver à la rue son alignement ancien.

En sortant du cirque on voit a gauche remplacement du Septizonium c’était un portique a trois étages que Septime Sévère fit construire pour ornement de cet angle du palais impérial. Il existait encore en grande partie dans le XVI siècle, lorsque Sixte V le fit démolir pour employer les colonnes a la basilique de St. Pierre i ' '

Après avoir passé sur un petit pont un ruisseau qu’on appelle làMarrana r on trouve a droite les restes magnifiques des »

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