‹ Itinéraire de Rome et de ses environs T. 1Chapitre 26 sur 120 · ÉGLISE DE JÉSUS ET MARIE · texte numérisé non relu

ÉGLISE DE JÉSUS ET MARIE

Elle a été bâtie sur les dessins de Charles Mil anais, et achevée par Raïnaldi, qui fit la façade et décora l’intérieur de beaux marbres, et

Église de sU Jacques

de stucs dores qui la rendent une des églises les plus magnifiques de Rome. Elle renferme plusieurs tombeaux de la famille Bolognetti qui a dépensé des sommes assez considérables pour la décorer telle qu’on la voit. Le tableau du maître autel , et les peintures de la voûte de léglise sont de Hyacinthe Brandi. Le tableau qu’on voit sur l’autel de la sacristie, et les trois fresques de la voûte sont de Lanfranc.

Presque vis-à-vis on voit F

ÉGLISE DE St JACQUES DES INCURABLES

Cette e'glise fonde'e vers Fan 1338 par le cardinal Pierre Colonna, eut d’abord le surnom cl ’m dugusla à cause du voisinage du mausolée d’Auguste. En 1600 le cardinal Antoine Marie Salviati la rebâtit sur les dessins de François de Volterre : cet architecte étant mort, Charles Maderno fut chargé de Fachever. Dans cette reconstruction on lui donna le

surnom qu elle porte à cause de l’hôpital qui y est annexe, dans lequel on soigne les pauvres des deux sexes qui ont des plaies et d’autres maladies incurables. Dans la seconde chanelle à droite, est un beau bas-relief de le Gros: il îepiesente st. François de Paule qui demande a la Vierge la guérison de plusieurs malades. Ce bas-relief a beaucoup de mérite quant à execution, mais il est d une composition trop confuse; les deux tableaux sont relatifs à quelques evenemens de la vie de st. François, ils sont 1 ouvrage de Joseph Passeri.

Dam la rue, a côle' de cette dglise, on trouatc lei de Canova, aujourd’hui occupé par e Einaldi son élève; le nom de cet

Église de st . Charles

artiste célèbre passera a la postérité , comme ceux de Phidias et de Praxitèle ; les étrangers et les amateurs des beaux arts ne peuvent se dispenser de visiter cet endroit, où a travaillé pendant si long-tems l’artiste immortel qui a relevé la sculpture de l’état'déplorabîe, où l’avaient jetée le caprice, et le mauvais goût de l’école de Bernin.

En suivant la rue du Cours on trouve à gauche la rue Vittoria ,, où est l’église et le monastère des oblates ursuîines , érigés en 1684 par Laure Duchesse de Modène et agrandis vers la moitié du Siècle passé par Béhoît XIV. Ces religieuses s’exercent particulièrement a l’instruction et à l’éducation des jeunes filles.

En retournant à la rue du Cours on trouve:

à droite Y

ÉGLISE DE St. CHARLES'

Cette église fut commencée en 1612 sur le dessin d’Honorius Longhi; apres sa mort Martin son fils la continua; Pierre de Cortone orna l’intérieur de stucs dorés, et fit la coupole, la tribune, et le maître autel. Ensuite le cardinal Omodei fit élever la façade sous la direction de Jean Baptiste Ménicucci, et de Fr. de Canépine capucin, après avoir rejete plusieurs plans , parmi lesquels était celui de Pvaïnaldi. Cette église est une des plus mangifiques de Rome: elle est à trois nefs, divisées par des pilastres d’ordre corinthien. La chapelle la plus remarquable est celle delà croisée, à droite; e de est décorée de beaux marbres, de bronzes doies et de sculptures, et a été faite sur les dessins de Paul Posi; le tableau de l’autel, représentant

Palais Ruspoli

iS

la Conception, est en mosaïque, copié sur celui de Charles Maratta, qu'on voit à l’église de ste. Marie du Peuple; la statue de David, à droite, est de PierrePacilli; celle de Judith, h gauche, est de Le Brun. Le tableau du maître autel qui représente st. Charles présenté par la Vierge à Jésus Christ, est un des meilleurs ouvrages, du meme Maratta , et son plus grand tableau. La voûte de la grande nef, de meme que celle de la tribune et La coupole ont été peintes par Hyacinthe Brandi.

Parmi les grands bâti mens qu’on trouve dans la rue du Cours, on remarque après l’église de &t. Charles le

PALAIS RUSPOLt

Le plan de ce magnifique palais a été fait par Barthélemi Ammannati pour la famille Ruccellaï; le cardinal Ulric Caëtani, qui en devint le propriétaire peu de teins après, y construisit sous la direction de Breccioli, Le balcon, et fit faire a ce meme architecte la grande corniche. On doit à ce cardinal le grand escalier, qui forme l’ornement principal de ce palais, et qui a été exécuté d’après les dessins de Martin Longhi , le jeune. En suite la famille Ruspoli en devint propriétaire et l’est encore. L escalier dont il est question est formé de 115. marches, ^ toutes d’un seul bloc de marbre blanc, excepte plusieurs qui ont souffert depuis. La galerie a 80 pieds de longueur, 1 1 et demi e latgeur, et 26 de hauteur. Les fresques de la voûte, sont de Jacques Zucchi élève de Vasaii qui les peignit pour Horace Rucellaï. Au £ez~de-chaussee de ce palais est le plus beau

16 Église de st. Laurent in Lucina

café

i qui soit à Rome: les salles dont .1 est compose' , ont été' peintes par Mr. Leandre , et Mr. François, tous les deux artistes français.

Vis-à-vis ce palais à gauche du cours est la çQii(]otti ainsi appelée des conduits de 1 eau crui passent dessous. A 1 entree de cette lue est l’église d’ediée à la très-sainte Trinité, érigée en 1741, sur les dessins d’Emanuel Rodriguez portugais, finie par Joseph Hermosilla espagnol. Elle est de forme éljptique avec sept ehappelles ornées de tableaux de bons artistes, bur cette rue se trouve le palais autrefois Nunez , aujourd’hui du Duc de Bracciano ; à gauche est celui de l’ordre de Malte. En retournant sur la rue du Cours , après le palais Ruspoli on trouve, à droite 1

ÉGLISE DE St. LAURENT IN LUCINA

Le voisinage de cette enlise de 1 ancien Ter en tu ni , où d’après Ziosime on sacrifiait, aux Dieux Lucini , donna probablement origine à la dénomination de cette eglise. On croit que Sixte III en fut le fondateur, vers l’année 435. Elle existait déjà vers la fin du VI siècle, du tems de st. Grégoire le grand. Benoît II labres* taura en 6S5 de meme qiv Adrien I vers l’année 780. Célestin III. la rebâtit et la consacra de nouveau en 1196. Paul V en 1606 la donna aux clercs réguliers mineurs, qui lui donnèrent la forme actuelle d’après les dessins de

Gôme de Bergame.

La peinture qui est au milieu du plafond est de l’école napolitaine ; les autres sont de Spadarino, et de Piccione. Dans la première chapelle à droite le tableau représentant st. Lan-

Église de st. Sih estre in Capite 1 ?

rent est de Thomas Salini. La seconde chapelle qui est dédiée à st. Antoine de Padoue a été faite d’après les dessins de Raïnaldi; le tableau principal qui représente ce saint est de Maxime Stanzioni napolitain. L’architecture du maître autel est de Raïnaldi: on y admire le tableau célèbre du Guide représentant le Crucifix, qui fut légué à cette église par la marquise Angelelli. La chapelle suivante dédiée a st. François, a été peinte par Mare Benefial. Parmi les artistes qui ont éié enterrés dans cette église on doit remarquer le célèbre Poussin.

En continuant à suivre la rue du Cours on a, à droite le palais Fiano, où est le théâtre des marionnettes, Dans le carrefour qui s’ouvre entre ce palais et celui du duc de Bracciano , était l’arc de M. Aurèle , orné de bas-reliefs et de colonnes de vert antique. Comme cet arc embarrassait la rue du Cours , Alexandre VII le fit démolir; les deux bas-reliefs qui existaient encore à l’époque de la démolition de cet arfc sont aujourd’hui au Capitole dans le second palier de l’escalier des conservateurs, les colonnes ont été employées à la chapelle Corsini dans 1 église de st. Jean de Latran. Une inscription qu’on Üt sur le coin de la rue de la File vers le Cours marque la place de ce monument.

Après le palais du duc de Bracciano, en suivant la première rue à gauche, ditte des Con venue on trouve 1’

ÉGLISE DE St. SILVESTRE IN CAPITE

Celle église, donl l’origine remonte d’après T" adilions à 1 année 261, existait déjà

ans e VU siecle. Paul I la reconstruisit vers

Palais Torlonia jadis Ferospi

la moitié du siècle suivant, mais ayant été abbandonnée depuis le XI siècle, elle fut rebâtie en 1286 * en 1690 on la mit dans 1 état actuel, d’après les dessins de Jean de Rossi. Parmi le grand nombre de reliques qu’on y garde, la plus insigne est la tète de st. Jean Baptiste,* c’est par cette raison qu’on l’appelle in Capite. Les fresques de la grande voûte sont de Hyacinthe Brandi où il a peint l’Assomption de la Vierge, st. Jean Baptiste, st. Silvestre , et d’autres saints. Les peintures de 1 a croisée son de Roncalli, et celles de la tribune ont été faites par Louis Gemignani. Les peintures des autres chapelles sont fort médiocres; il faut excepter celles de Trévisani dans la chapelle du Crucifix, qui est la première à gauche en entrant dans l’église, et qu’on regarde comme des meilleurs ouvrages de cet artiste.

En sortant de cette église et retournant sur ïa rue du Cours , peu après on remarque à

droite le

PÀLATS TORLONIA jadis VEROSPI

Ce palais qui ne se fait pas remarquer par une étendue considérable a ete bâti d après les dessins d’ Honorius Lunghi. il a perdu

de très -belles sculptures anciennes qui le décoraient, et qui aujourd’hui figurent principalement dans le Musee du Vatican, mais on na pii enlever les fresques fameuses de l’Albane, qui peignit une voûte, où il représenta avec a plus grande élégance et une invention sub les planètes et les Heures du jour, qui ont et gravées plusieurs fois, et qui font 1 admn atl011 des artistes et des amateurs des arts.

Palais CJiigi

près (Ig cg palais est le

PALAIS CMGI

Ce magnifique palais fut commencé d’après les dessins de Jacques de la Porte et continue par Charles Maderno; Félix de la Greca 1 acheva, pour en former l’habitation des neveux d Àlexandre VH» Quoique la forme et la décoration des fenêtres ne soient pas du goût le plus pur , son vestibule est grandiose , la cour est

très vaste, commode, et belle.

Par un escalier magnifique on monte an premier appartement où sont quatre chambres ornées de tableaux de peintres célèbres..

Dans le second palier de l’escalier, à droite de la porte est un beau chien en marbre, semblable pour le travail et par la masse a ceux qui sont à l’entrée de la salle des animaux du musee du Vatican;le style en est grand, et l’exécution en est bonne. Après avoir traversé l’antichambre , on entre dans une salle où on voit sur deux tables deux ouvrages de Bernin, qui represéntent la mort et la vie sous les formes d’un crâne , et d’un enfant qui dort; l’un et l’autre sont en marbre blanc, et placés sur deux coussins de pierre de touche; malgré le style maniéré et l’invention triviale , néamoins ils méritent d’être loués. A’ droite,, on voit sur le mur, une peinture du XV siècle qui représente les Grâces; le st. François, et le st. Pierre qui guérit l’estropié , sont deux tableaux d’une grande dimentionrle premier est deBaciccio, l’autre est de Charles Vénitien; au bas de celui-ci est une petite ébauche du Titien et, latéralement il y a deux tableaux du Cerquozzi , savoir, Joseph Héhreu , qui explique

Palais Clagi

les songes dans la prison , et le meme vendu, par ses frères. Dans cette salle , sur la façade vis-à-vis les fenêtres méritent également attention: une perspective, avec des nymphes qui se baignent, de l’école Flamande; un petit paysage d’Augustin Tassi dans le quel Cerquozzi représenta Orphée, et deux petit paysages Flamands , doîit 1’ un représente Ermine avec le berger qui l’écoute. Dans la façade des fenêtres, nous remarquerons deux batailles de l’école de Bourguignon, et un tableau avec deux chiens et un Nègre du chev. Baglioni

La salle suivante, qui est la plus riche contient trois belles statues anciennes. La première est une Vénus, sur laquelle est une ancienne inscription grecque qui nous apprend que Méno pliante la fit d’après celle qu’on voyait à Troye: elle était sous le mont Cœlius vis-àvis le Palatin, dans le jardin Gornovaglia: elle est en marbre de Paros et fort bien executée, mais on peut dire que les plis sont un peu trop raides ; l’autre statue représente Mercure avec le caducée: sa tête moderne est en plâtre, et au lieu de jambes, il finit en cippe carré: on dirait que c’ est un de ces Hermès que Pausanias appelle attiques; la draperie en est trèsbelle et on peut considérer ce morceau sous tous les rapports, comme un ouvrage du meilleur tems des arts. La troisième statue en marbre de Paros représente Apollon, avec le laurier et le serpent: cette statue est bien dessinee et bien executée, mais peut-être est-elle d une expression trop froide, ainsi on la croirait du tems d’Adrien, Outre ces trois statues, cette salle renferme de belles peintures: d aboid on

Palais Clugi

voit st. Antoine , st. Pascal , et sic. Cecile, de Benvenuto Garofalo ; un beau st. François gu Guerchin; st. Jean Baptiste buvant à une source, de Michel-Ange de Caravage ; une Ascension par Benvenuto Garofalo ; st. Biuno c Mol a ; une Magdelaine du Guerchin; st. Barthélemi et st. Jean par Dosso Dosso de b eri ai a ste. Cecile de la manière du Guide ; une Nativité et une bambochade d auteurs inconnus.

En entrant dans la troisième chambre , et commençant à observer sur le paroi de 1 entrée , le premier tableau à droite de celui qui regarde est l’image de la Vierge peinte à fresque par Filippe Lippi ; suit le portrait de Mantegna fait par lui meme; un Enfant Jésus assis peint à fresque par le même Lippi; une copie du portrait de Raphaël de sa propre école ; une sainte famille d’auteur inconnu ; un Ange-Gardien par Pierre de Cortone ; une Notre- Dame avec l’enfant Jésus, que l’on croit de Ciro Ferri; un st. Pierre , et un Jésus-Christ que I on croit touts deux d’Annibal Carache; suivent l’Adultère par Charles Vénitien; Samson jeune qui déchire le Lion, ébauche de Gennari, ou selon d autres d’Andrea Sacchi; une bataille entre les Romains et les Veïens par le chevalier d Arpin, de même que l’autre, sur la même ligne entre les Oraces, et les Curiaces; le Sagrifice à acchns par Romaneili ; une bataille par Salvatoi Rosa; la Vierge avec differens saints par i locaccini; un tableau par Albane , représentant Enfant Jésus, avec des anges qui tiennent les emblèmes de sa passion; une Notre-Dame avec eux anges par Paris de Pérouse; une saine aimlle par Beccafumo; le bienheureux Ber-

Palais Chigi

nard Tolomei par André Sacchi; un étendard avec st. François de chaque côte par Annibal Carrache; l’adoration des rois peinture excellente par Mazzolino de Ferrare; Jésus à la colonne par Luini; le portrait de mad. Laura par Paul Veronèse; et un petit tableau, avec Venus et Amour de l’école de Parme. La façade des fenêtres , contient Joseph hébreu retenu par la lemme de Putifar, d’auteur inconnu; une Piété d’Elisabeth Sirani ; Amour fouetté du chev. Baglioni; le portrait de Baroche par luimême; une Magdelaine de l’Espagnolet; le génie de la peinture, du chev. Baglioni; et la chaste Susanne d’auteur inconnu.

En traversant une chambre, où l’on conserve les portraits de la très Excellente Famille Chigi , on entre dans la Galerie dite longue , où sur la porte d’entrée existe un tableau de Baciccio; au coté droit de ce mur, on voit N. S. qui montre la monnaie au boureau, travail du Titien un peu maltraité par les restaurations ; un tableau avec divers anges par Orbetto ; et une Notre Dame par Charles Maratta ; du coté opposé ily a le transport de l’arche parPaima le Jeune; et un Archimède du chev. Calabrois ; sur la façade vis-à-vis les fenêtres, un beau tableau par Caravage , il représente Joseph Hébreu expliquant les songes; une charité par le ch : d’ Arpin ; N. S. et st. Thomas par Antoine Carrache ; une Notre Dame avec l’enfant Jésus tableau bien conservé par Albanc; une Magdelaine de l’école Lombarde ; le p 01 " trait de Pierre Aretin par le Titien ; un Satyre qui dispute avec un philosophe, par Salvator Posa ; Melchisedech, qui reçoit le pain d ,J

Palais Chigi

prêtre, par Ercole le jeune deFerrare;une sainte Famille par Poussin ; trois en fa ns du même; la conversion de st. Paul,, travail de beaucoup de mérité par Dominiquin ; un portrait de femme par Jacques de Pontormo ; un portrait d’homme par ïintoret ; le songe de st. Joseph pour la fuite en Egypte, par Luc Jourdain ; une déposition par Padovanino; une gloire avec différé ns saints, par Jacques Paîma; un repos en Egypte par Luc Jourdain ; une déposition par Poussin; la prédication de st. Jean Baptiste aar Luc d’Holland; la toilette de Venus par Albane; une flagellation d’un style assez bien conduit par Guerchin; une Assomption par le même; un petit portrait par Tintoret , et un autre par Titien; la façade finit par un ébauche d’Andree Sacchi figurant la Divine Sagesse. La paroi des fenêtres contient Vénus et Endimion d’Ecole française; un st. Évêque qui fait l’aumône, par Charles Vénitien ; une Notre Dame par Ghirlandaïo: un st. Jean Baptiste par Baroche; le mariage de sainte Catherine par Sodoma ; un saint Pierre par Lanfranc: l’enfant Jésus de l’école de Guerchin; un st. Jérome d Ascaldas; le repos de 1 enfant Jésus par Guide, la cène de N. S. par Romanelli ; une sainte Famille par Perin del Vaga; une Assomption

pai Zecnan, et une Notre Dame de l’école Florentine.

Au second otage ou voit un cabinet décoré e^dessins originaux d’artistes célèbres tels que mes Romain, Bernin, Sacchi etc. Dans ce même ca inet on voit une ancienne mosaïque représentant des oiseaux; au palais est annexée une Biiotheque très-riche en manuscrits grecs, latins,

Place Colonne

et italiens, mais elle n’est pas ouverte au public , et il faut une permission particulière pour la voir, de meme cjue poui von le cabinet des dessins dont on vient de palier. ,

Une des façades du palais est tournée vers la

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