‹ Itinéraire de Rome et de ses environs T. 2Chapitre 126 sur 133 · GROTTE DES SIRÈNES · texte numérisé non relu

GROTTE DES SIRÈNES

On appelle ainsi le gouffe qui engloutit rtie des eaux de l’Anio et les rejette c

une

parue aes eaux ne i auio ci les j c jette dans la vallée, où elles tombent en boillonnant a travers les rochers. Celte grotte n’est pas moins curieuse et pittoresque que celle de Neptune, tant par la variété des accidens que pioduisent les eaux, cpie par la quantité^ ïOj

chers qui s’y trouvent: ce contraste mêle a hoi-

Cascatellës de Twoli.

rible et de beau, le danger qu’on courait pour parvenir a cette grotte, ont ete la cause du

nom qu’elle porte. j c ' f

Eu remontant de la grotte des Sirenes et

prenant le sentier à droite, on va voir les

CASGATELLES DE TIVOLI.

Les eaux de l’Anio, après avoir servi poulies fabriques de cuivre, de fer, et a d’autres usages, viennent former ces petites cascades, qui ne sont ni moins intéressantes, ni moins pittoresques que la grande, La première, qui est la plus grande, est formée par deux cascate les : l’autre cascade a trois cascatelles ^qui sortent de la maison de plaisance de Mecene, et qui tombent de plus de cent pieds de hauteur. La vue de ces cascades qui ressemblent à des nappes d’argent, est admirable; on ne peut rien trouver de plus surprenant , ni de plus éclatant que le mélange de ces eaux avec des rochers, couverts de mousse, et des camaagnes, dont la verdure est aussi varice cpie .e site lui même, par les effets agréables que produisent les arbres , dont il est parsème.

En faisant le tour des Cascatelles, on montre à droite la situation de la {nlla de Catulle, qui cependant était bien plus près de Rome. Ensuite on trouve l’église de st. Antoine, où l’on montre les ruines d’une maison de campagne qu’on aime à nommer la maison d’Horace. Un demi mille au de la de st. Antoine est l’église dédiée à la Vierge de Quin-

tiliolo. Elle est bâtie dans l’emplacement delà maison de plaisance de Quintilius \aius, ont on voit encore des restes; les statues, les co-

Tailla de Mécène.

loiines, les mosaïques et les autres richesses qu on a trouvées dans ces ruines, prouvent qu^ ce lieu de plaisance n’e'lait pas surpassé en magnificence par la maison de campagne de i\l ecène.

Un demi-mille au de là on traverse un ruisseau qu on appelle V A quoria ( eau d’or ) sur un pont ancien très-bien conservé; et après on passe de nouveau l’Anio sur un pont de bois. Le chemin qu’on prend ensuite pour retourner à Tivoli est l’ancienne voie Tiburtine, dont on voit des restes. Après avoir marche environ un demi mille, on trouve les ruines d’un édifice très-vaste qu’on appelle la

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