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A. DE TBÈVES A AIX-LA-CHAPELLE

19 1/3 mil. Dil. t. les j., en 20 h. pour

4 th. 27 sgr.

[Route 30.1 BITBURG. 195

Après avoir traversé le pont île la Moselle (voir R. '■2H B.), on aperoit devant soi, sur la rive g.

e la rivière, l'Apailoberj , qui s’élève en face du Marsberg. On découvre de beaux points de vue du haut de cette montagne, où se trouvent trois cafés ou restaurants, le Schneidershof, le Weltendorfshæuschen et le Stcmhæuschen, établissements très-fréquentés des habitants de Trêves, ainsi que le Weisshæiischen et le K ockclh erg. Audessus de ce chaînon se dresse, à une plus grande hauteur, leA/arcuîberg, dont la chapelle consacrée à saint Marc reçoit do nombreuses visites le 25 avril, jour de la fête de ce saint.

La route d’Aix-la-Chapelle, en certains endroits taillée dans le roc, longe la base de l’Apollobcrg sur la rive g. de la Moselle jusqu’au V. peu éloigné de Pallion où elle franchit sur la Napoleonsbrücke, pont hardi d’une seule archej un ruisseau qui, dans une gorge profonde, alimente plusieurs moulins. De ce pont on découvre une belle vue sur le village de Pallien, ses jolis environs et la vallée de la .Moselle. Si l'on remonte ce ruisseau, on se trouve bientôt dans un charmant vallon qui, d'abord large et riant, se rétrécit et prend un caractère sauvage. Une cascade, au-dessus de laquelle on aperçoit la route d’Aixla-Chapelle, s'y précipite du haut d'un rocher. De Pallien on monte au Weisshæuschen, (belle vue et beaux jardins avec restaurant) qu’un vallon sépare du Kockelsberg (belle vue).

La montagne gravie, au delà du ham. de Neuhaus, on passe à

2 1/-1. mil. HeleiuMerg, appelé aussi Hospital. De ce v., dont la belle église a été récemment transformée en grange , jusqu’à Bitburg, on ne trouve aucun hameau, mais on aperçoit de distance en distance des débris de la voie romaine qui conduisait de Trêves à Cologne, l'un des plus grands travaux de ce genre que les Romains

aient entrepris dans leurs provinces du Rhin.

1 3,1 mil. Bitburg (Hôt. Post), V. de 1,900 hab., le Uedæ tnmts 'des Romains, ancienne forteresse du moyen âge. On voit encore des restes de ses murailles, détruites en 1607 par le maréchal do Créqui.

Dans le Nattenheimer Forst, que Ton traverse au delà de Bitburg, on a trouvé, en 1823, deux bornes milliaires romaines, élevées sous l’empereur Adrien. Elles sont maintenant à Trêves, dans la salle de la Porta Nigra. A 15 min. de la route, près de Fliessen, on peut aller visiter les débris d’une mansio (poste de station) et d’une villa romaine qui contient de belles mosaïques et un hypocmi.<itum qui fait comprendre très-bien le mode de chaufl'age des Romains. On peut, de Bitbourg, faire une promenade à Tabbaye d’Echtei-nach , V. de 4,000 hab., qui possède une ancienne basilique. C’est là que se célèbre tous les ans, le mardi après la Pentecôte, une procession de sauteurs; chaque assistant est obligé de sauter .3 pas en avant et 2 pas en arrière, depuis le pont jusqu’à l’église. Après le sermon, on se livre à des réjouissances.

Cette solennité a, dit-on, déjà attiré h Echternach près de 20,000 personnes. — Non loin d’Echternach, dans la forêt du village de Bollenderf, on a trouvé un basrelief de 9 inèt. de haut, que Ton croit avoir appartenu à un temple de Diane. 11 porte cette inscription ; V Deæ Diame Q. Postimius Potens V. S. *

La contrée que Ton traverse devient do plus en plus sauvage, les montagnes s’élèvent, Tair est plus vif et plus froid, les habitants, peu nombreux d’ailleurs, se font remarquer par leur infériorité intellectuelle. Ainsi, pour n’en citer qu’un exemple, iis sont persuadés que chaque saint du calendrier a le pouvoir de guérir une maladie différente. Lesjours defête de ceux qu’ils ont le plus besoin d’implorer, ils leur apportent de l’argent.

Di ■ :.:<t by Guogle

196 DK TRÊVES A AIX-LA-CHAPELLE. {Roütb 30.]

du beurre, des œufs, des tètes de cochon. Ces jours-lk les églises qui sont consacrées à ces suints ressemblent à un marché.

■Z mil. nalesfeld (Hôt. Salzbvrg).

Des hauteurs de Seiweratb on découvre une vue étendue sur les chaînes de montagnes plus ou moins boisées dont on est entouré de tous côtés. On passe ensuite à W elleldorf, dont l’église renferme le beau tombeau de Hermann de Hersel, pui.s à

Schœnecken (Hôt. chez Schwickerath),h. de 1,400 hab. Les ruines de son château, détruit en 1802 par le gouvernement français, se voient de loin; elles couronnent la hauteur voisine. On v jouit d’une belle vue sur le cours de lai Nims. Enfin, au delà de Giesdorf, on passe à peu de distance de Rommersheim, puis on gravit une côte du haut de laquelle on découvre tout à coup ;

2 1/2 mil. Früm (Hôt. Goldner ^ Stern), V. agricole et industrielle; de 3,000 hab. située sur la rivière du même nom, à l'extrémité S. du Schneifel, à la base d’une colline boisée, et à une distance à peu près égale de Luxembourg , Trêves, Coblenz, Aix-la-Chapelle et Spa.

Un couvent de bénédictins avait été fondé dans cette vallée soit en 672, soit en 721. De nombreuses donations lui permirent d’amasser d’immenses richesses; il acquit bientôt une réputation égale à la valeur de ses propriétés. L’empereur Lothaire s'y retira pour y embrasser la vie monacale, et de sa couronne fit faire un crucifix qui y fut conservé jusqu’à la fin du siècle dernier. Détruit deux fois par les Normands, le couvent de Prüin se releva promptement de ses ruines, grâce aux libéralités des souverains qui le protégeaient. 11 possédait de vastes domaines en Allemagne, en Picardie, dans les Gueldres, etc. Ses abbés finirent par acquérir le titre de princes.

L’occupation française mit seule un terme à cette prospérité crois-

sante. Les bâtiments et les terres de l'abbaye sécularisés furent alors donnés à la ville sous la condition d’y établir une école secondaire. Le vieux château des abbés avait été construit à la fin du XV' siècle. Une partie sert actuellement de maison commune. Le nouveau, construit de 1748 à 1756, et resté inachevé, est occupé par l’école et par divers bureaux.

Enfin, on a transformé en arsenal, en prison, en auberge, en maisons particulières les autres bâtiments. L'église, bâtie à la même époque que le château neuf, et qui a remplacé l’ancienne église Sti-Benedicti adpralum n’offre rien d’intéressant qu’une chaire d’un seul bloc de pierre.

A Bonn, voir ci-dessous D.

[On peut de Prüm aller visiter — par Büdesheim et Lissingen, où Ton voit deux vieux châteaux, — Gerol- Stein, qui en est éloigné de 3 h. à 3 h. 1/2 env., Uerolstein (hôt. :

chez Castat), est un b. de 600 hab. pittoresquement situé sur la Kyll, dans une vallée formée par des collines de chaux et de dolomite qui, surtout du côté du N., présentent des escarpements abrupits.

Les ruines de son château le dominent. -Parmi les curiosités des environs, on doit mentionner surtout un cratère appelé Pfaffenkaule (au N. de la ville), et cultivé aujourd'hui; la grotte, appelée flucherüoch; la glacière de Roth; la source minérale de Drudeldreis, en face deBirreshorn,d’oùs’échappe un jet de gaz acide carbonique:

elle est quelquefois à sec, mais il suffit d’y jeter un peu d’eau pour l’entendre bouillonner et la voir jaillir; le château de Casselburg.

Des routes conduisent en 2 h. de Gerolstein à Hillosheim (voir R.

37}, à Dockweiler (même distance et même route), et enfin à Daun (voir ci-dessous £)).]

Au delà de la ferme Niedermehlen, on gravit une hauteur sur

[Route .)0.J MONTJOIE.

laquelle se trouve le v. do Hontheim ; puis on traverse ‘i 3/4. mil. Losheim. v. situé au milieu du Schncilel, aansla partie la plus aride, la plus rocheuse et la plus sauvage de ce district. Le

fioint le plus élçvé de la chaîne, e Weissenstein, offre un panorama étendu.

A Coblenï, R. 37.

2 mil. Biitgeiibach (Hôt. : Post), V. de 050 hab. env.

A Malmédyet à Spa, voir ci-dessous C.

On passe à Ebsenioru, avant d’atteindre Kaltenherberg , b. de 1,400 hab. situé au pied des Hautes- Fanges (en ail. Ilohe reçu), chaîne de montagnes large de 1 h. 1/2, longue de 8b., couverte en grande partie de tourbières. Pendant l’hivcr, la neige s’y amoncelle parfois à une telle hauteur qu’il devient dangereux de la traverser.

Un habitant de Malmédy, nommé Henri Fischbach, a fait établir, en 1827, à la maison isolée, appelée -l/ichel, une cloche dontlessons indiquentson chemin au voyageur égaré dans le brouillard et la tourmente. A g. de la route, mais un peu loin, s’élevait le couvent de Meichenstein , habité d’abord par des nonnes, puis par des moines, brûlé au xvi' siècle par les troupes du prince d’Orange, rebâti depuis, acheté en 1802 par le gouvernement français, aujourd'hui propriété particulière.

2 1/4 mil. Montjoie (Ilôt.: chez Bauer), V. de 3,000 hab . ,-située sur la Roër qui y reçoit le Laufliach dans une étroite vallée. La vieille ville est réunie à la nouvelle par deux ponts de pierre. Ses fabriques de drap et de Casimir sont renommées. Son vieux château a été détruit en 1836.

A Eupen, 3 3/4 mil. 2 dil. t. les j., en 2 h. 1/4 pour 16 1/3 sgr. ; — à DUren, R. 1, r> mil., dilig, t. les j., en 5 h. 3/4, pour 1 tb.

De Montjoie, on va par Mentzerath, Imgenbroich et Gonzen, à 1 14 mil. Rcettgen, b. de 1,500

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