LE RHIN DE COBLENZ A DUSSELDORF
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[Route 38.1 VALLENDAR.— SAYN . m
Mcin, la Lahn ; on les y rassemble pour en formerces grands radeaux ijue i’on remarque souvent sur le fleuve.
Dr. Urbar, v. qui récolte un bon vin rouge; Klein-Besselich, ancienne maison de l'ordre des templiers transformée plus tard eu un couvent d’augustmes, aujourd’hui propriété • particulière de M. Stedmann(la chapelle estornée de curieux tableaux), et Maliendar, petit v. situé au pied du Bessolich ;
Au milieu du Rhin, l’île de Niederwerth, sur laquelle se trouve situé le V. du même nom. On y aperçoit encore les restes et l'église (1300) d’un ancien couvent de cisterciennes. Un étroit canal qui en coupe l’extrémité forme la petite île de Grasswerth;
G. A peu près au milieu do l’ile de Niederwerth, WaUerxheim, la Srhœnbornlust , ancienne maison de plaisance des électeurs de Trêves, qui servit de résidence, pendant Témigration. aux princes de la maison de Bourbon, ainsi qu’à leurs principaux partisans, et un peu plus loin, Kesselheim ;
Dr. Presque en face de Wallersheim et eu partie cachée par l’île, Vallendar (Hôt. ; Stadt Coblens Capilain, Albert), la V alenlia des Romains, V. agricole etindustrielle de 3,200 hab., dont la belle église a été bâtie, en 1836, par Lassaulx, et dont la vieille tour date du xv* siècle. La vallée qui s’étend derrière cette ville renferme les ruines d’ùn ancien couvent de femmes, Schœnstatt, servant actuellement lie manufacture de draps. -ireifer.?bmj, vers l’extrémité de l’ilo ;
G. Sébastian Kngers et Kalten Engers, presque en face de
Dr. Bendorf (Hôt. : llheinischer Hof, Beringer), V. industrielle (forges de fer) de 2,250 hab. Elle possède une basilique romane assez curieuse et un établissement médical du docteur Erlenmeyer. Une route conduit en quelques minutes à Sayn, v. situé dans une vallée étroite, près du coniluontdu Saynbach et du Brexbach, et qui mé-
rite une visite des piétons. Ün y voit, en effet (à 30 min. du Rhin), les ruines du vieux château des comtes de Sayn, détruit dans la guerre de Trente ans par les Français, et le beau château, hâti en 18^, par le prince de Sayn-Wittgenstein-Berleburg, fils d’un général russe, qui y a réuni une intéressante collection de tableaux, en grande partie modernes(Horace Vernet, Winterhalter, Gudin, Wappers , Léopold Robert, Decamps, Isabey, Catel, Steinbruck, etc). Ce château ne peut être visité qu’une fois par semaine pendant l'été, à moins que le prince ne soit absent. Près de là se trouve la Sayner Hutte (Hôt. : Post, Burg Sayn), qui a appartenu successivement à l'archevêché de Trêves, au Nassau, et à la Prusse. Les bâtiments, construits en 1830, sont presque entièrement en fonte.
D’autres établissements du même genre {Concordia Hiitte, d'Ester'sche Maschinenfabrik) se sont élevés dans les environs. La Sayner Hutte intéressera les étrangers qui la visiteront. On y fabrique, en effet, des canons, des boulets, des cloches, des meubles, des ornements d’architecture, etc. — L’an 1202, trois frères, comtes de Sayn, avaient fondé au-dessus de ce v. une abbaye de prémontrés, aujourd’hui sécularisée. L’église de cette abbaye est remarquable par son architecture. Elle possède en outre un coffret de métal doré et curieusement orné, qui renferme un bras de saintSimon, dont Bruno de Bonn, depuis évêque de Cologne. la gratifia en 1204. — ^Le Renneberg, qui domine .Sayn, appelé aussi Friedrichsberg, a été , sous le gouvernement du Nassau, transformé en un parc très-fréquenté, pendant l’été, des habitants de Cooleuz. On y découvre de charmants points de vue. Enfin, à 1 h.
de .Sayn, en remontant sa vallée étroite et pittoresque, on trouve le château d’Isenburg, berceau d’une famille qui s’est perpétuée jusqu’à nos jours.
ni DK CODLKNZ
Dr. Près do l’embouchure du Saynbach, Miihlkofen, àdOinin. de Siiyn (voir ci-dessus); puis Engtrs, V. dont le chAteau, üàti en 1758 par l'électeur dé Trêves, et appartenant au gouvernement, a remplacé une forteresse que Cuno de Falkenstein avait fait construîre, en 1380, pour maintenir les gaugravesdu Westerwald . A en croire certains antiquaires, les débris de murailles que Ton remarque audessus du V., dans le lit du fleuve, sont des restes d'un pont romain.
Ce serait lii que César aurait passé, le Rhin pour aller combattre les Sioatnbres. Sur les pentes boisées qui dominent Singers au N. -K., s'élève le clocher de lleimbdchweis, v. près duquel on aperçoit l’ancienne abbaye de îiommersdorf, appartenant aujourd’hui au duc d’Aretnberg. La salle capitulaire et les cloîtres qui datent de 1200 sont remarquables par lèur architecture.
G. 'tfrtm'fj, le Giife Mann, ancien ermitage avec une chapelle moderne, et 'Weissenthurm, v, cjui doit son nom à une tour carrée, bâtie par l'archevêque Cuno de Falkenstein pour déstgner la frontière de ses domaines. Son église, construite en 1830 par Lassaulx, est ornée de fresques par Cassen.
D'après certains anticiuaires, ce serait à Weissenthurm et non à Engers que César aurait passé le Rhin. Hoche Ty passa le 18 avril 1797, pour aller battre les Autrichiens à Heddesdorf. Près de la route au S. -O. du v., un obélisque a été élevé à la mémoire de ce général. mort peu lie temps après à Wetzlar à 1 âge de 29 ans (voir R. 36), et enseveli avec Marceau à Coblenz (voir R. 17). Ce monument porte l'inscription suivante :
L'AIIMÉK DK SAMHRE-ET-MEDSE A SON GÉNÉRAL EN CnEE HOCHE.
« La vie de Hoche, dit M. Thiers, futl’une des plus belles et des plus intéressantes de la République.
Soldat aux gardes françaises, il
A COI.OCr.NE. [Roctk 3f^.j
avait fait son éducation en quelques mois. Au courage phy.smue Ou soldat, il joignait un caractère énergique, une intelligence supérieure, une grande connaissance des hommes, l’entente des é-éénements politiques , et enlin le mobile tout-puissant des passions.
Une circonstance particulière ajoutait k Tintérét qu’inspiraient toutes ses qualités ; toujours il avaitvu safortuneinterrompue par des accidents imjirévus.. . . Du reste, si un beau souvenirdédommage de la vie, il ne pouvait être mieux dédommagé de perdre silét la sienne. Des victoires, unegrande pacification, l'universalité des talents, une probité sans tache, l'idée répandue chez tous les républicains qu’il aurait lutté seul contre le vainqueur de Rivoli et des Pyramides, que son ambition fût restée républicaine et eût été un obstacle invincible pour lagrande ambition qui prétendait au trône, en un mot. des hauts faits, de nobles conjectureset vingt-neuf ans, voilà de quoi se compose sa mémoire. Certes, elle est assez belle !
Ne le plaignons pas d’être mort jeune : il vaudra toujours mieux pour la gloire de Kléber, Hoche, Desaix, de n’être pas devenus des maréchaux. Ils ont eu l'honneur de mourir ci tovens et libres...»
Dr. Neuwied(Hût.; Anker, Wilder Mann , y. industrielle et commerçante, de 7,500 liai), env., — et de plus de 10,000 en comptant le faubourg de Heddesdorf, ancien chef-lieu de la principauté du même nom, médiatisée en 1806, qui appartient aujourd’hui à la l'russe. Elle doit son origine au comte Frédéric, et ne date que de 1657. En la fondant à la place du V. de Langendorf, détruit dans la guerre de Trente ans, le comte Frédéric y appela des colons de toutes les religions, leur promettant une égale tolérance pour l’exercice de leur culte. Aujourd’hui encore , Neuwied compte parmi sa population des catholiques, des protestants, des frères
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moraves, des juifs, des quakers, des inennonites, etc., qui virent en parfaite intelligence. Lacolonie de» frères moraves se compose d'environ 400 membres. La fabrication des gants en peau de daims et des poêles de fayence forme leur principale industrie. On visitera avec intérêt leurs divers établissements. La coilTe blanche des sœurs attire de loin l'attention.
Les petites filles portentdes rubans rouge foncé,les jeunes tilles rouge clair, les femmes bleus, et les veuves blancs.
Le palais du prince de Neuwied, qui a vue sur le Rhin, renferme (dans un biUiment attenant) une curieuse colloclion d'antiiiuites romaines, trouvées aux environs, et surtoutiil’endroit où s’élevait jadis la ville de l'ictorùi, près de Heddesdorf et de Niederbiber, à 20 et 30 min. de Neuwied. Cette ville, occupée par des vétérans, dut êtredétruite au iv' siècle, car on n’y a pas déèouvert une seule pièce de monnaie postérieure au règne de Valentinien l*", qui mourut en 375.
Les antiquités conservées dans cette collection sont très-variées.
Ellesconsistenten armes, casques, charrue, couteaux de sacrifice, serrures, clefs, ustensiles de ménage, outils, tuiles, monnaies, os de daims, de cochons, de chiens, écailles d’hultres , etc. Dans le parc, qui offre d’agréables ombrages, se trouve la faisanderie, où l’on a réuni les intéressantes collections d'histoire naturelle, que le prince Maximilien de Neuwied a recueillies, en 1817, au Brésil, et, en 1836, dans l’Amérique du Nord.
Neuwied est une ville industrielle ; elle possède une douzaine d’usines à vapeur, fonderies, fabriques de pâtes, etc.
On peut faire d'intéressantes promenades aux environs de Neuwied: dans la vallée du Wiedbarh; aux forges de Rasselstem ; k l’ancienne abbaye de Kommersdorf (voir ci-dessus) ; mais surtout à {2 h.) Monrepos, résidence d’été des princes de Neuwied, qui attire
de loin les regards, sur une colline boisée au N.-E. Pour s’y rendre, il faut traverser Heddesdorf , où Hoche battit les Autrichiens, puis Niederbiber et la vallée du Wiedbach, en laissant à dr. Altenxvied.
Presque en face de Neuwied, la Netiesejette dans le Rhin (rive g.)
A Coblenz et à Lfnz, voir ci-desious, —à Dierdorf, 3 mil.; dilig.- 1- les j., en 3 h., pour 15 sgr.; Diordort est è 3 1/1 mil. d’Altenkirehen, R. 39, et à 3 3/4 mil. de Coblenz, R. 17-
^ Au dessousde Neuwied, onlaisse à dr. Irlich, v. de pêcheurs, près duquel le Wiedbach se jette dans le Rliiu. Un petit chemin de fer à traction de chevaux relie le Rhin aux forgesde Rasselstein. On passe ensuite (dr.) devant le Friedrichsstein, que domine l’église de Feldkirclien. Le Friedrkhsstein est un château cominencé au xvii' siècle [tar un prince de Neuwied et resté inachevé. Les paysans qui avaient été contraints à le construire par corvées, l'avaient appelé Teufelshaus ou la maison du Diable. Un peu au delà à dr. est le petit hameau de Fahr presqu’en face de
(î. Andernach (Hôt. ; Lilic, Hackt nbnich), V. de 3,800 hab. Fondée par les Romains, qui l’appelèrent Antonacum {Statio ante Nacuin, c.à-<l. poste en avant de la Nette), prise par les Germains , reprise par Julien en 360, elle devint, sous la monarchie des Franks , résidence des rois d’Austrasie, qui y possédèrent un château, puis, au moyen âge, une ville libre impériale ; elle fut ensuite possédée par les archevêques de Trêves et de Cologne, prise par les Suédois en 1632, par les Français en 1688, annexée à la France, sous l'Empire: aujourd’hui elle appartient à la Prusse. C’est dans la plaine voisine que Charles le Chauve fut vaincu par son neveu Louis le Jeune (870), que le» Franks battirent les Normands (8,50), qu’Othon le Grand défit le duc Eberhard (910), que l’archevêque Frédéric de Cologne mit en déroute le»
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troupes de Henri V (1H4), et que Philippe (le Soiiabe remporta une ■victoire signalée sur Othon de Brunswick (1198).
La plupart des fortifications actuelles d'Andernach sont de la fin du XVI' siècle (1577, 158;i); mais la tour-vigie, iiui s'élève àl’eitrémité inférieure (le la ville, près du Ithin, ronde à la base et octogone au sommet, date de 1520, et la tour grue, située jilus bas, a ('té construite en 15o4. La première porte encore le trou de la brèche que les Français y firent en 1688.
La porte de Coblenz, toute criblée de trous de mitraille noircis par le temps, n’est point un ouvrage des Romains, puisqu’elle est ogivale. A côté, le château de basalte, construit en 1109, par l’ar-' chevêque de Cologne, Frédéric 1‘', détruit et reconstruit plusieurs fois, enfin ruiné par les Français, en 1688, et dont les deux tours datent de la fin du xv» siècle ,
« n’est plus qu’une grande ruine, ouvrant mélancoliquement à tous les rayons de soleil ou de lune les baies de ses croiséesdéfoncées, et la cour d’armes de ce logis de guerre est envahie paf un beau gazon vert, où les femmes de la ville font blanchir l’été la toile qu’elles ont filée l'hiver. » Il ne reste aucun vestige du palais des rois austrasiens, que Venantius Fortunatus a décrit, dans son voyage poétique sur les bords du Rhin, en 5C2 Ce palais était probablement situé sur le bord du Rhin, près d'une vieille porte, le Rheintnor, qui date peut-être de la domination romaine.
Andernach possède une belle église paroissiale, bâtie au commencement du xiii' siècle (le chœur, la tour septentrionale et la partie inférieure de la tour méridionale doivent dater du x' siècle). Ses quatre clochers byzantins attirent de’ loin les regards.
Le portail méridional, ses bas-reliefs, ses chapiteaux et les ornements de la façade occidentale, intéresseront les amateurs. L’em-
A COLOH.VE. [Route 38.)
pereur "Valentinien II (?; et un enfant de Frédéric Baroerousse y ont été, dit-on, enterrés. « Un beau Christ au tombeau, en ronde bosse, figure de grandeur naturelle, du XV* siècle; un chevalier du xvi', en demi-relief, adossé au mur; dans un grenier, un tas de figurines coloriiies, en albâtre gris, débris d’un mausolée quelconque, mais admirable, de la renaissance; c’est là tout ce que le sonneur a pu me faire voir. > V. Hugo. — L’autre église d’Andernach, église gothique du xiv« siè-^ de . fait aujourd hui partie du gymnase. Elle renferme des fr’esues de l’an 1732. — A 700 pas env.
e l’église paroissiale, sur le Kirchberg. se trouvait le cimetière des légions romaines. On voit encore çà et là des cercueils en pierre, notamment dans le chemin creux qui conduit à Laach. Ce sont les xxi' et xxii' légions (la Rapax et la Primigenia, qui, avec les cohortes Ticinensif et Asturiensi.^, campaient à Antonacum.
Sous Vhâtelde ville, on peut aller visiter le Judenbad, qui n’ajamais été, quoi qu'en aient dit certains antiquaires, un bain romain. Il n’a plus servi depuis 1596, époque à laquelle les juifs ont été expulsés de la ville.
Il se fait à Andernach un commerce considérable de tuf volcanique (on en fabrique des pierres meulières qui s’exportent en Angleterre, en Russie et jusque dans l'Inde' et de trass ou ciment, que fournissent le.s carrières de Brohl et de Kruft. Le tuf, extrait des carrières qui se trouvent près de Niedermendig (voir R. 33), est une espèce de lave basaltique qui sert à fabriquer, outredespierres meulières, des bornes de routes ou de portes. I.es Romains l'employaient déjà aux mêmes usages.
A une faible distance d'Andernach, àdr. de la route, sont les ruinesde Vabbaye de Saint-Thomas, couvent de femmes incendié en 1795 et transformé en tannerie et en asile d’aliénés, La chapelle de
[Route 38.] RHKINKCK
Saint-Michel, qui y est attenante et qui a été bâtie en 1129, se tait remarquer par son architecture.
On peut aller d’Amlernach visiter : le Tœnnissiein (voir R. 33 et 37); le château d’Elz (2 h. env.) (voir R. 31) ; et l'abbaye de Laach (2 h . ) (voir H. 33) .
Au-dessous d’Andernach, les montagnes se rapprochent et forment une étroite vallée que le Rhin remplit presque tout entière. Dans ce beau défilé, qui depuis longtemps attirait les regards à l'horizon, on remarque :
Dr. Leudesdorf, v. situé en face d’une lie où se trouva un moulin ;
G. Namedy, dont l’église date du XV' siècle ; les rochers basaltiques et boisé.s^ appelés Kreuzhornerlei ; le v. de Fornich, avec sa chapelle bâtie en 1369;
Dr. Les ruines du château de Hammérstcin qui couronnent un rocher escarpé et noirâtre. Bâti probablement vers la fin du x' siècle, ce château servit en 1105 de retraite à Henri IV, poursuivi par ses fils. Charles IV le donna en 1374 à l’archevêque de Trêves.
Dans la guerre de Trente ans les Suédois s’en empartTent ; peu de temps après la paix de Westphalie, en 1660, l’archevêque de Cologne en demanda et en obtint la démolition. Au-dessous de scs ruines sont les v d’Oter et de Niederliammerstein, où l’on récolte un bon vin. A 1 h. 1/2, à l’E., sur le plateau appelé Marsfeld, où Ton a trouvé des antiquités romaines, on peut voir encore des débris du Pfahlgraben (voir Wiesbade, R. 191.
G. Brohl (Hüt. ; chez Nonn), v.
de 800 hab., situé à Tembouchure du Brohlbach qui descend d’une jolie vallée rocheuse et boisée (voir R. 33).
On aperçoit à g. des entrepôts de tuf de Tœnnisstein dont le ciment imperméable est surtout employé en Hollande.
A Tœnnisstein, à Tabbsye de Laaeb, voir R. .37 et 3.S.
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Dr. Uhtinbrohl, ham., en face de Nippes, ham. (g.)
G. Rheineck, château construit en 1832 parl.assauli pourM.Bethmann-Hollweg, aujourd'hui (1861) ministre de l'instruction publique en Russie, -à la place d’un ancien château détruit, en 1689, par les Français, en 1692, par les soldats de l’électeur de Cologne, incendié en 1785, et dont il ne reste qu’une tour carrée de 22 mèt. On obtient, moyennant un pourboire de 7 1/2 sgr. la permission de visiter l’intérieur de ce château qui est richement meublé et orné de fresques (1838-1840), par Steinle de Vienne. Parmi ses tableaux on remarque celui de Begas, Henri IV à Canossa. De ses jardins, ouverts à tous les promeneurs. On découvre une vue magnifique sur le cours du Rhin, d’Andernach aux Sept - Montagnes. Un sentier y monte du côté de TE., mais la route de voitures fait un détour au N. et à TO., et domine le v.
Thaï Rheineck, situé dans la jolie vallée du Pfingstbach;
Dr. Haenningen, beau v., derrière lequel s'élève l’ancien château des princes de Leyen, appelé Argenfeh, appartenant aujourd'hui au comte Westerholt, et près duquel M. de Lorch a fait construire en 1846 un vaste château flanqué d’une tour, dans le genre de celle d’Andernach. Elle a coûté, dit-on, près de 80,000 thi. Un seul des châteaux s’aperçoit du fleuve.
G. Niederbreisg, b. de 1,200 hab., en deçà duquel on remarque une partie d’une maison de templiers.
Au delà, la route s’éloigncdu Rhin dont elle ne se rapproche qu’à Remagen (voir ci-dessous), laplaine basse, fertile, renfermée entre la route et le fleuve, s’appelle le mille doré {die goldene Meile<. Dans ce trajet, la route traverse Sinzig (Hôt. ; Slein),V. de 2,000 hab. env., située à 30 min. du fleuve, à peu de distance de la rive dr. de TAhr ; c’est le Sintiacum des Romains.
Son église paroissiale, du xiii* siècle, offre un curieux échantillon
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du style de iransition qui, cessant d’étre byzantin, n’esf pas encore ogival. On y voit une momie, appelée le St-Vogt, <^ue les Français avaient emportée a Paris, et quelques vieux tableaux de l’école de Cologne; mais le tableau d’autel, attribué à Israël de Meckenen, et habilement restauré, mérite seuld'at* tirer l’attention. — L’église neuve qu’on aperçoit plus loin est d’un style lourd et tourmenté. D’après une ancienne tradition, ce serait à Sinzig que Constantin aurait vu luire dans le ciel la croix lumineuse qui le convertit au christianisme.
Argendorf-, Leuhsdorf. Datten berg, et son chiUcau en ruine, se font voir sur la rive g., avant
Linz (Hét. : Nassauer Hof, Rhei~ nischer Hofj, V. industrieuse de 3,000 liab. etw., très-animée à l’époque des vendanges et entourée de murailles de uasalte. ’Klle l'ut prise, en 1475, par Charles le Téméraire, en 1032, par les Suédois, en 168K, par les Français. La tour, que l'on remarque près de la porte au Rhin, a été bâtie en 1305 par l’archevêque de Cologne, * — pour contraindre au payement d’un péage les bateaux qui descendaient ou remontaient le Rhin, et pour défendre la ville contre les bourgeois d’Andernach, avec lesquels elle était en guerre perpétuelle. L’église paroissiale renferme quelques vieux monuments des familles du voisinage, et deux curieux tableaux en sept compartiments de l’ancienne école de Cologne (1403). A l’E. s’élève le Hummehberg, snr lequel, en 1838, les habitants de Linz ont érigé une croix de fer de 23 mèt. 33 cent, de haut, en souvenir de la bataille de Leipsick. Plus près du Rhin, sur le Kaisersberg, une croix a été plantée en 1840, en commémoration de la bataille de la Belle- Alliance. Il est même question d’y élevèr une église gothique. On peut visiter dans les environs les curieuses carrières de basalte de Dattenberg (20 min. au-dessus de
A COT.OGXE. [Route 38.]
l.inz, dans un vallon latéral), et surtout celles du Minderberg. Cette dernière excursion, pour laquelle un guide n’est pas nécessaire, demande env. 6 h., aller et retour.
Le chemin , dit M. Baedeker, (Jiheim-cise), remonte la vallée àl’E jusqu'à la Sternhvlte, mine de cuivre et d’alun, près de laquelle le prince de Salm-Kirburg a fait bâtir un château en 1846. Là, on monte à g. et bientét on aperçoit la carrière. On en extrait des pierres pour les routes, les fortifications, les fondations des édifices publics, les bornes, etc. On en exporte une grande quantité en Hollande. Ses colonnes prismatiques sont une des principales curiosités volcaniqOes des bords du Rhin. Du reste, on découvre une belle vue au sommet du Minderberg, haut de 366 mèt. au-dessus du Rhin, et de 435 mèt. audessus de la mer. On peut revenir à Linz par le Kasbaohthal.
A Nemvied et à Cobleni (voir ci-dessiis).
En face de Linz, l’Ahr, qui descend de la curieuse vallée à laquelle elle a donné son nom, (voir R. 34), se jette dans le Rhin (au fond se dresse la Landskron, R. 34). Un peu au-dessous de son embouchure est le petit v. de Kripp, Sur la rive dr., on laisse, au-dessous de. Linz, Linzerhausen , les ruines pittoresques du château A'Ockenfeh, Kasbach, près de l'embouchure d’un ruisseau, et Erpel, i b. de l.OOO hab,. dominé par l’Erpelerlei, rocher de basalte, haut de 233 mèt. dont les carrières .sont très-productives, et que le travail humain ert parvenu à transformer en un vignoble renommé. Les cepà sont plantés dans des paniers remplis de terre et habilement consolidés entre les crevasses et les trous naturels ou artificiels des rochers, afin que la pluie ne les entraîne pas avec elle sur ces pentes trop abruptes.
En face d’Krpel, sur la rive g., se trouve Remagen (Hét. : Kœnig
[Koittk fiK tTN'KKL.— ROI.ANDSECK.' 227
von Prcutsm, Monjau). le liegiomajumdes Koiniiins, V. de 1,800 liab., station du chemin do fer. La seule curiosité de cette ville , e'est la porte d'entrée du presbytère catholique, près de l'éplise, et qui semble être un débris du palais (lés rois franks ; elle est ornée de sculptures do la fin du siècle. On y a découvert un grand nombre d’antiquités romaines.
A Ahrweiler et a AUenahr, U. 3t.
Un peu au-dessous de llcmagen s’élève, au haut d’une petite colline, l’Apollinarisberg. une église gothique que lecouiteKürstenberg y a fait construire de 1838 à 18.52, sous la direction do Zwirner, l'arcliitecte de la cathédrale de Cologne. Cette église, éclairée par des fenêtres rondes, h l’exception du chœur, est ornée de belles fresques représentant des sc- nés de la vie du Christ, de la vie de la Vierge, de la m'c de saint Apollinaire et d’autres saints, par Oeger, A. et D. Millier, et Itffenbach.
A côté de l’église , so trouve .un couvent de franciscains , où sont déposées les clefs. — .Sous les rochers qui Supportent r(’'glise un mur de soutènement longe le Uhin.
Au-dessous de Kemagen, le Rhin décrit une courbe assez forte, et, dès que son cours devient moins sinueux, on aperejoit à g. Rolandseck, et à dr. le Siebengebirge (voir ci-dessous). C’est l’un des plus beaux paysages du Rhin.
Tout en l'admirant, on laisse à dr.
Unkel (IliU. ; Clasen) , v. d’env.
1,ÜÜ0 hab., en face duquel se dresse VUnkelstein, colline composée de colonnes basaltiques et qui s’étend jusque dans le lit du Rhin, où elle a longtemps géné le passage des radeaux avant que les Français en eussent fait sauter la plus grande partie. Kn 18t0, une moitié de cette colline, le Itirgeler Kopf, tomba pendant l'hiver sur la route qu’elle élève de plus de 18 mèt. Un peu plus loin, presipte eh face de Sclu-vrrn (1.5 min. d'Ünkel)
et de Rheinbreitbach, V. séparés l’un de l’autre j>ar une distance de 1.5 min., la route do terre, taillée dans le roc. traverse Obencinter (Hét. : chez Fasbnider). Sur la rive dr; s’étend une plaine fertile et bien abritée, où chaque année un grand nombre d’étrangers viennent passer l’été. De nçmbreuses maisons de cam]iagne y ont été bâties. On y a construit des hôtels et dos maisons meublées, surtout ii, ( 45 min. de Rheinbreitbach) Honnef ,Hôt. : Klein, venve Tillm-aun), et à (15 min. do Honnef) Rheendorf, v. situé également sur la rivedr., à 20 min. de Kœnigs- ■winter, et où l’on remarque, entre autres belles villas, celle de M. Essingh, de Cologne. A’ . D. On peut descendre à Rhœndorf pour monter au Drachenfels.
F.ntre les v. de Honnef et de Rhœndorf, se drosse, sur U rive g.
du Rhin la Rolandseck, et s’étend, au milieu du fleuve, la jolie île de RolandsWerth ouNonrien Werth, sur laquelle on remarque les bàtimenis d’un couvent de nonnes.
Fondé au xn« siècle, plusieurs fois incendié, épargné en 1808, à la sollicitation de l’impératrice .Toséphine qui obtint que ses religieuses y finiraient leurs jours, vendu en 1822 par l’Ktat. transformé en auberge, ce couvent a été racheté, il y a peu d’années, par une corporation religieuse (des ursulines), qui' y ont établi une maison d'éducation. Cette île est séparée d’une autre plus petite, Grafemoerth, par un bras du Rhin, dont le courant rapide s’appelle Gottes Hiilfe, assistance de Dieu, parce que les rameurs qui le descendent peuvent laisser reposer leurs rames. La Rolandseck est un rocher basaltique qui s’élève (g.) de llti mèt. env. au-dessus du Rhin. A sa base, se trouve le hameau du même nom (Hôt. : Roland.
Rillau, Groyen). A son sommet se dresse une tour gothique queM.de Rath y a fait construire en 1847, et d’où l’on découvre une vue magnifique; il porte aussi les ruines
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d’un château détruit dans les luttes de l'archevêque de Colojine Ru-
Î>ert et Charles le Téméraire avec 'empereur Frédéric III. D’après la tradition, ce château aurait été bâti par Roland, le fameux paladin ; mais lalépcnile suivante contredit cette tradition qui paraît d’autant moins digne de foi, que pendant l’oiigtemps lechâteau s’est appelé Rulvheseck, etle couvent de l'îlo Ridcheswerth.
Un soir, le neveu de Charlemagne, surpris par la nuit, demanda l’hospitalité à la porte d’un château. I,e maître du lieu avait une tille nommée Hildegonde. Roland en devint amoureux ; elle partagea sa passion, et ils se promirent de s’épouser, dés <ju’il serait de 1 retour d’une expédition où il devait suivre son oncle contre les infidèles. La guerre fut longue; mais Hildegonde attendait patiemment l’arrivée de son fiancé qui, de son côté, ne l’oubliait pas. Un jour un chevalier arriva au château de son père, porteur d’une triste nouvelle ; Roland avait péri victime de son courage. Hiidegonde, au désespoir, demanda k son père la permission d’aller finir ses jours dans un couvent, et, trois mois après, prononçait des vœux éternels. Mais, le lendemain du jour où elle avait pris l'engagement sacré, Roland arrivait au château, guéri de ses blessures que l’on avait crues mortelles, et plus amoureux que jamais. A peine eut-il appris la triste vérité, que, renonçant au monde et à ses grandeurs, il fonda un ermitage sur la montagne appelée aujourd’hui Rolamlscck. Là du moins, il pouvait voir à toute heure le couvent de Fraui nvfTlh, qu’habitait sa bien-aimée. fteux années s’écoulèrent ainsi. Un matin il vit creuser une fosse dans le cimetière du couvent. Troublé par un funeste pressentiment, il se hâte de descendre à Frauenwerth. où il apprend la mort de sa bien-aimée.
Après lui avoir rendu les derniers devoirs, il remonte dans son er-
A COLOGNE. [Kowte 38.]
mitage, et le lendemain on l’y trouve mort, les veux fixés sur le couvent.
Cette légende a inspiré à Schiller sa belle ballade du chevalier ’J'oggenhurg ; mais, comme on sait, l’action se passe en Suisse, entre un frèrjo et une sœur.
En face de la Uolandseck , on remarque, sur la rive dr. du Rhin, la Lœwenburg (voir ci-dessous); mais c’est surtout le Drachenfels, qui attire l’attention. La plupart (tes touristes, désireux d’en faire l’ascension et d’explorer les Sept Montagnes, débarquent (rive dr.) à Eœnigswinter Ilôt. : Europrischer Hof, Herliner Jlof, Düsseldorfer Hof, Drachrnfeh), V. (Je 2,200 hab., où l’on trouve ânes et guides.
LeSiebengebirgelesSept-Montagnes) est un groupe isolé de collines plutôt que de montagnes, qui se dresse sur la rive dr. du Rhin, à peu près à moitié chemin entre Remagen et Bonn. En réalité, le nom n’est pas bien choisi, car il y a plus de sept sommités.
Celles auxquelles il iioit son nom sont le Drachnifels, 334 iiièt. audessus de la mer (le Rhin a 48 mèt. au-dessus de la mer, à la base du Drachenfels),' la Wolkenburg, 330 mèt,, le Lohrberg. 452 mèt., ]’Oelbi-rg, 480 mèt., la Lceirenburg, 471 mèt., le N onnenstrombeig , arête longue de 300 pas, 345 mèt., et le Petersberg, 342 mèt. Ces sept montagnes ne se voient ensemble que dans les environs de Cologne; déjà près de Bonn, le Nonnenstromberg cache la I.œwenbtirg.
Les autres sommités qui attirent l’attention sont le //«mmrriWi, 371 m('t., la Rosenau, 333 mèt. etle St^nzelbi^rg, 295 miit. 'Toutee groupe, d'origine volcanique, se compose de lave, de basalte, de trachvte et de dolomite. La vue la plus pittoresque qu’oli'reiit ses points culniinaiiis est celle du Drachenfels; le panorama le plus étendu est celui de l’Oelberg. car du haut de ce belvédère on aperçoit le Taunus, La plupart des touristes se contentent de monter.
[Koute 38.J LK DRACHENFELS.
soit au Dracheiifels, soit à lu Lœwenburg; c'est une excursion de 2 à 3 h., aller et retour. M. Rædeker donne les indications suivantes à ceux qui désireraient explorer tout le groupe :
Par Dollendorf à Heistcrbach, 1 h.; — au Slenzelberg, 30 min.;— àOelberg, 1 h.; —par Rœltcbpn, entre le Lohrberg, àdr., et les Sehecrkœpfe, à g., au Lœwenburger Burgbof, a 100 met. au-dessous de la Lœwenburg, 1 h.: — à Rhoendorf, 1 h.; — au Drachenfels, 30 min.; — a Kœnigswinter, 30 min. Total. 5 h. 30 min.
N . R. Un àne coilte : pour monter, soit au Drachenfels, soit à la Wolkenburg, lOsgr. ; pour monter soit à la Lœwenburg soit au Stromberg, 20 sgr. ; pour aller à Heisterbacb , 15 sgr. Une barque coûte : pour traverser le Rhin k Kœnigswinter, 1 sgr.; pOur aller visiter l'ile de Nonnenwerth et retour, 20 sgr. ; pour Bonn , 15 sgr. ; pour Plittersdorf (Godesberg), 12 sgr.
30 min. suflisent pour monter de Kœnigswinter, comme de Rhœndorf, par des vignes et par un petit bois, au Drachenfels. .\vant d'atteindre le sommet , on trouve sur une plate-forme une petite auberge. Un monument y avait été élevé à la mémoire du major de Boltonsiern et de Joseph Genger, de Kœnigswinter, qui périrent, en 1814, en voulant s'opposer au passage du Rhin par l'armée française Il doit être remplacé par un nouveau , en style gothique. Le château dont les ruines couronnent la montagne , fut bâti vers le commencement du xii' siècle, par l'archevêque Frédéric de Cologne, et, après avoir appartenu à divers burgraves , détruit en 1520. En 1300, un de ces burgraves, nommé Henri, fît avec le ehajiitre de la cathédrale de Cologne un marché par lequel il s'engageait à lui fournir des pierres du Drachenfels ])our la cathédrale. Lacarrièred'où ces pierres furent extraites, se nomme encore Domhrnch (la carrière du Dom) ou Dornkaul : le vin
rouge qui se récolte alentour s'appelle Drachenblul (sang du dragon), car c'est près de cette carrière que l'on montre encore la grotte où , selon la tradition, le dragon {Drachen) , qui a donné son nom h ce rocher (F’eî.5), fut tué par Siegfried, le héros des Nihelungen. D’après une autre légende, ce dragon était honoré comme une divinité par les populations voisines qui lui sacrifiaient des victimes humaines.
Mais un jour, une jeune fille qui lui avait été destinée, et qu'il s’apprêtait à dévorer, lui présenta un crucifix ; à cette vue il recula d'épouvante , et se précipita dans Je Rhin. Tous les témoins de ce miracle se convertirent au christtânisme.
La vue que l’on découvre au sommet du Drachenfels est, avec celles de Niederwald et d’Ehrenbreitstoin, la plus belle des bords du Rhin : A l’E. les principaux oints culminants du Siebengeirge, au S.-E. le groupe basaltique de Honnef; au S., le Rhin et, sur ses bords (rive dr.), Rhœndorf, Honnef, Rheinbreitbach , ünkel, Erpel (rive g.), Oberwinter, Kefnagen , r.\pollinarisberg , que dominent k l'horizon les sommets volcaniques de l’Eifel ; au milieu du fleuve , les îles de Grafenwerlh et de Nonnenwerth ; au N. -O. , la Rolandseck etle Roderberg: kl’O., le Godesberg ; au N. , le luiin , au milieu d'une vaste plaine où Bonn se montre k peu de distance et ou Cologne apparaît k l’horizon lointain.
Une arête conduit du Drachenfels à la 'Wolkenburg, qui en est peu éloignée et sur laquelle on ne trouve plus aucun débris de son vieux chdteau. Une antique chapelle couronne le Petersberg, elle a été dédiée k saint Pierre.
Le Nonnenstromberg n’a rien de particulièrement i nti'ressant. Dans la première moitié du xii' siècle, un ermite, nommé Walther, y avait fondé un couvent d’augustins qui, remplacé plus tard par un couvent de cisterciens, fut ensuite trans-
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porté dan» une vallée voisine(voir ci-dessous Heisterbach). (Juant à la Lœwenburg, elle porte encore à son sommet les ruines d'un château qui appartenait aux archevêques de Cologne. L’archevêque Hermann de Wied y donna l’hosj pitalité aux réformateurs Mélanchthon et Bucer, etson successeur, le protestant Gebhard Truchsess, s’y réfugia, en 158.5, avec la belle Agnès (le Mansfeld fju’il avait épousée.
Une auberge a été construite sur le sommet de l’Œlberg; on peut y passer la nuit.
L’abbaye de Heisterbach est souvent visitée par les touristes qui débarqiKmt à Kœnigswinter (1 h. env.). On peut y aller, s6il pàr lesv. de iVieder et Ohcr Dollen dorf, soit par le versant occidental du Petersberg, soit enfin (2 h.) par le Drachenfcls et le col qui se trouve si tué entre le Xonnenstromberg et le Petersberg (N. 0.1. Pour ce dernier chemin, un guide est • nécessaire. Cette abbaye a été construite de 12ü2 à 1233, dans le Peterstbal, vendue en 1800 par les F rançais, et démolie pour (construire le canal du Nord. Il n’en reste que l’abside du chœur, curieux échantillon de l’architecture de transition entre le style byzantin et ogival. Sur la porte conduisant à l’allée des arbres fruitiers, on voit encore l’écusson de l’abbaye, un jeune chêne ( Heixter) et un ruisseau (Bach)-, aux deux côtés saint Benoît et saint Bernard.
En face du Drachenfcls, sur la rive g. du Rhin, s'élève le Roderberg (110 mèt. au-dessus du Rhin), volcan éteint dont le cratère, couvert de champs de blé, a près de 30 mèt. de pr(>fondeur et 333 mèt.
de circonférence. Ses versants sont, en certains endroits, composés de tuf et de scories, semblables au tuf et aux scories que l’on trouve sur le Vésuve. Une gorge appelée KUasschlucht sépare le Hoderberg de la Kolandseck. Au bord' du Rhin, sur la route de terre, est la V. de Mehlen (H(it. ; .Stem,
A COLOGNE. |Routk .38.]
Krone), patrie d’un célèbre maître de l’école de Cologne (Jean de Mehlen). •
Après avoir dépassé Kœnigswinter, le bateau k vapeur laisse sur la rive g. Rüngsdorf, puis Godesberg (Hôt : BeUevue, Bhnsler ; ânes pour les excursions du voisinage, le Godesberg, la Kolandseck, le Hodesberg), v, de 1,100 hab., situé à 20 min. du Rhin, et dont on aperçoit de loin le château qui couronne une collino isolée, haute de 92 mèt Ce châ teau, construit de 12tl8 k 1213, par l'archevêque de. Cologne, Theoderich de Heinsberg , sur l’emplacement d’une fortf'resse romaine, fut détruit en 1583, par le duc Ferdinand do Bavière, parce qu’il tenait pour l’archevêque protestant Gebhard de Truchsess- Waldburg. 8a tour, bâtie en 1340, est rest('0 debout. De sa plate-forme, où montent 150 marches, on découvre une vue magnifique. — N'.K.
La clef est chez le Brunnenmeister, près du Sauerhrumipn. — î.a vue du pied de la tourest k peu près la même. L’intérieur du château sert de cimetière au village de Godesberg. En allant visiter ces ruines, on passe gém' râlement au Draischhrunnen ou Sauerbninni'n , source alcaline, saline et ferrugineuse qui jaillità 5 min. des hôtels, et près de laquelle on a établi des bains (10 sgr. le bain), fréquentés par les habitants de Bonn et de Cologne.
Les voyageurs qui veulent visiter le Godesberg, sans aller jusqu’îi Bonn, débarquent k Plittersdorf, v. situé k 20 min. de Godesberg, k 1 h. .30 min. de Bonn, et en face de (bac pour 1 sgr.) NiederdoUendorf (dr.l, derrière lequel apparaît Oècr doVendorf, et où finit le Siebengebirge. C’est k peu de distance de Plittersdorf, sur la route de terre de Godesberg k Bonn, que l'on voit le Hochhreuz, croix gothique de 10 mèt de haut, élevée en 1333 par un archevêque de Cologne. Un peu plus loin, dans l’intérieur des terres, sont les mines de Friesdorf
[Route 88.]
(alun), situées au pied d’une chaîne de collines qui s’étend de Godesberp à Bonn. .
Au del.H de Plittertidorf , la descente du Rhin n’olTre plus aucun intérêt, à moins qu’on ne se tourne du cdté des Sept-.Mont.ignes, qui s’abaissent H mesure qu’elles s’éloignent. On laisse sur la rive g.
des V. insignifiants avant d'atieindre
G. Bonn (Ilét. ; VEtoile d'Or (Zum Goldenen Stern) , Hdtel dé Trêves (Trierscher IlofiSur la place du lUarché , Royal et Relie- Vue, près de la porte de Coblenz ; Deutscher Hof, près du chemin de fer; Rheinerk , Ccelnischer Hof , Rheinischer Hof, etc.). — Rerliner Caffehaus de Dœnhof, près de l’église des jésuites. Laubinger (confiserie). — Bains chauds , chez Ræss, 8 sgr. ; bains froids, dans le Rhin . 3 sgr.
Ecole de natation sur la rive dr.
du Rhin, '5 sgr. — A partir de 5 h. du soir des barques partent toutes les demi-heures de l'extrémité .supérieure de la ville. Du Bahnhof au bateau à vapeur, et vice versa, trajet en 15 min., 8 sgr. la place. A l’arrivée de chaque convoi, des voitures partent du Bahnhof pour Godesberg (5 sgr.), Mehlen et Kœnigs\vinter (7 1/2 sgr.), et Rolandseck (10 sgr.). La course se paj-e pour 1 pers., 5 sgr. , pour 2 pers. , 7 l/'2 sgr., pour 3 pers., 10 sgr., pour 4 pers., 12 sgr. — N. R.
On trouve constamment au Bahnhof. sur la place du .Marché, et à la porte de Coblenz, des voitures à 1 et 2 chevaux qui font, aux prix fixés par un tarif, les courses de Godesberg, riittersdorf, Rolandseck et au Kreuzberg.
Bonn, la Bonne, les Castra B onnensia des Romains, citée par Tacite, était Tun des premiers châteaux forts que Dru su s, avait construits sur les bords du Rhin. Lesl’*, ,5*, 15', 21* et 22'’ légions y furent cantonnées.
Orusus y jeta, dit-on, un pont sur le Rhin. Enfin , l’an 70 de l’ère chrétienne, Olaudius Civilis, le général en chef des Bataves . y défit les Romains (Tacite, Hist. IV,