‹ Itineraire descriptif et historique de l'AllemagneChapitre 129 sur 328 · PAR LK RHIN · texte numérisé non relu

PAR LK RHIN

9 l|tmil., de Düsseldorf à .\rnhcim ; 15 3/4 mil., à Rotterdam. — 1 but. a vapeur t. les J.; trajet en 15 ou 16 h.— Cette navigation, fort ennuyeuse, est souvent impossible en eie, quand les eaux sont basses. A la remonte on met 20 h. cnv. On paye : de Dusseldorf à Duisburg, 14 et 9 sgr.; à Wesel, 29 et 19 sgr.; à Emmerich, 1 th. 15 sgr. et 1 th.; à Arnhcim,

2 th. .3 sgr. et 1 th. 12 sgr. ; à Rotterdam,

3 th. 25 sgr.; 2 th. 8 sgr.— 00 liv. de bagages franches de port.

Les principaux pays quo l’on laisse sur les deux rives du Rhin en descendant ce fleuve, de Düsseldorf k Rotterdam, sont :

Rive dr. Eaiserswerth {Pfulzer Hof), très-ancienne ville où repose saint Suibert, le premier prédicateur de l’Evangile dans cette contrée (vers ’/lO . Son tombeau se trouve dans l’église collégiale.

Pépin d’iléristal avait construit le château, actuellement ruiné, de cette ville, et Hanno, archevêque de (’ologno, y enleva l’empereur Henri IV, âgé de 12 ans. Près de Kaiserswerth son lies e'tablüsements charitables protestants, fondés par le pasteur Fliedner en 18.36 (établissement de diaconesses,, école normale.orphclinat, hospice, etc.).

G. l'erdingen (voir H. 44). Entre Podberg, k g., et Ehingen, k dr., se trouve nie du Bodberger Drap, le long de laquelle la remonte du Rhin est dilBcile quand les eaux sont basses.

Dr. Duisburg (voir R. 401.

G. Homberg en face de Ruhrort (voir R. 45).

G. Orsoy, V. de 1,200 bab. autrefois fortifiée et souvent assiégée.

(Manufactures de draps).

Dr. Wesel (vpir R. 461.

G. Xanten à .3/4 d'ii. du Rhin.

(Hdt. ; Ingcnlath ;■ NirdeiTheinischer Hof], V. dè 3,500 hnb., la Castra Vetera et la Colonia Ulpia des Romains. Autrefois elle était plus rapprochée du fleuve. C’est là, diton, que cam()ait Varus avec les 18', 19' et 30' légions ; son quartier général (prætorium) était établi sur la colline voisine appelée le Fürstenberg. C'est là encore que, selon la traditio'n, l’empereur Maxiinien fit égorger, l’an 290, saint Géréon et la légion thébaine, qu’une autre légeadè fait massacrer k Agaunum dans le Bas-Va-, lajs. Enfin les Nibelungen y possédèrent un château où naquit Siegfried, h’ église collégiale de Saint Victor est un édifice gothique remarquable des XIII' et xiv» siècles, (la façade probablement de 1228).

On y reinarque de beaux tableaux par de Bruyn, peintre de Cologne, Jean de Calcar et autres. Les reliques et les tapis sont du xt« et du XVI' siècle. En dehors de l’église la montagne di‘s OHxiers, le Calvaire et d'autres sculptures du xv' siècle attirent l’attention des connaisseurs. Les clohrescontiennent de nombreux tombeaux. Au milieu du cimetière s'élève une colonne érigée en 1814 par Napoléonk l’antiquaire Paw (1797). L’intéressante collection d’antiiiuités romaines que possédait le notaire Houben a été vendue en 18.55.

N. B. Les voyageurs qui voudraient se rendre k Clèves (R. 47) descendront k Xanten. Le chemin passe k Calcar, qui possède une église «lu xive siècle avec un labl-eau d’autel de Jean de Calcar et d'antiques sculptures sur bois trèscurieuses. Calcar est la patrie de Seydlitz (f 177.3), le fameux général de Frédéric IL On doit lui élever un monument.

Dr. Rees, puis Eramerich (R. 46).

i40 ' D’AlX-LA-CHAPELLE A DUSSKLDOKF. 1Koi;tk44.

G. Clcvos (R. 47).

Dr. Lobith, où l’on sort de la Prusse pour entrer en Hollande; c’est là que les voyageurs, qui descendent le Rhin, subissent la visite de la douane hollandaise.

En face est la Schenhenschanse , anc. forteresse considérée autrefois comme la clef des Pays-Bas, prise par Frédéric-Henri, prince d’Orange, en 1636, et parTurenne, en 1672. Le Rhin, en changeant de lit, lui a fait perdre son importance. Près de Lobith une digue, qui pourrait être enlevée en quelques instans, ferme le lit du vienx Rhin.

Un peu au delà du v. de Lobith, le fleuve se bifurque. Le bras de dr., qui est appelé Lek, descend à Arnheim; le bras g., appelé la IFaà/, conduit à Nimègue. De magnifiques travaux exécutés au point de cette bifurcation, empêchent la Hollande d’être inondée Amheim est relié par un chemin de fer à Utrechl, Amsterdam, Leyde, la Haye, et Rotterdam.

(Voir pour ce trajet et pour la descente du Rhin, d’Arnheim ou de Nimègue à Rotterdam le Guide en Hollande, par A. -J. Du Pays.)

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