‹ Itineraire descriptif et historique de l'AllemagneChapitre 138 sur 328 · th., une dette publique de · texte numérisé non relu

th., une dette publique de

2.080.000 th., un gouvernement constitutionnel qui date de 1816. .Sa force armée est de 550 hommes. Il se compose.de deux parties principales, une dans la Lippe, et l’autre dans l’ancien comté de Schaumbourg.

1 2,10 mil. Bûckeburg (Hét. :

Deutsches Haus, Rerliuer hofj.la caitale de la principauté deSchaumourg-Lippe est une V. d’env.

4, .500 hab. avec un palais a.sse’z laid entouré d’un beau jardin, et une église qui date de de 1613.

Elle porte, avec raison, cette inscription eil grands caractères :

* Religionis , non strurturæ eiremplum. » On peut, de Bûckeburg, aller faire une intéressante excursion à Eilsen et à la Paschenburg (d’Eilsen ou de Bûckeburg une voiture .a 2 chevaux pour La Paschenburg coûte 3th.). — Eilsen est un établissement de bains sulfureux situé à 1 h. env. de BUckeburg. Pour y aller à jiiod, il faut gravir le Tlarrel (au .S.-E.), colline’ sur laquelle on a construit une tour(l’20 marches) visible du chemin de fer, et d’où l’on jouit d’un panorama étendu. Du sommet de cette colline (un -poteau indique le chemin) on descend en 20 min., près d’une carrière, ù Eilsen (|ui se trouve dans la vallée. — La Paschenburg (2 h 30 min. d’Eilsen, 3 II. env. de Bûckeburg) est une aijjerge, avec salle de danse .(on peut y passer la nuit), très-fréquentée par les habitants des environs, et bâtie sur une montagne haute de 373 mèt., d’où Ton découvre un vaste et beau panoram.f.

On remarque surtout les ruines du

lUouTK 49.] HAXOVKK. 'v>.51

château de Schauniburg, le berceau de.s comtes de ce nom, et la vallée du Weser. On aperçoit en effet ce fleuve sur vingt et un points differents de son cours, de llameln jusqu’auprès de Jlinteln {i h.).- Quand le temps est clair, on voit le lîrocken (voir K. 78), la Orotenburg avec le monument de Ilerrinann , et plus de cent villages. Pour aller d’Kilsen à la Paschenburg, on passe près de l’Arns- ?o/-rg (-15 min.), bonne auberge, puis à Pernsen (4.5 min.). Un chemin de

fiiétons, que l’on peut prendre vers a dernière maison de ce v., situé à 45 min. de la Paschcnburg, abrège de 15 min. env.

A Rinteln, 1 1/4 mil.; — à Bamtrup, 4 1/4 mil.; — à Pyrmont, 7 l/l mil.; — à Detniold, G 1/2 mil.; — à Carlshafen, 12 1/2 mil., R. 58 et li. 68.

1 8/10 mil. Stadlhagen, V. de 1,800 hab., possédant une assez belle église avec d’anciens tombeaux.

Au delà de Li'ndhor.sf, on traverse une enclave de la Hesse électo- -ale/le comté de Schaumbourg)."

* 8,10 mil. Ilaste, v. à 3/1 mil.

duqu“l, au S., un établissement de bains » ’lfureux froids a été fondé, à Neuenunrf, v. où l’électeur de Hesse a un château (5 h. de Hanovre). Ces eaux, qui se prennent en bains et en boisson, jaillissent de de 3 sources, l.es environs offrent d'agréables promenades.

On entre dans le Hanovre avant d’atteindre la station de 5 8/10 mil. Wunstorf {Banhofahôtel), V. de 2,150 hab. env., où vient s’embrancher le chemin de fer de Brème (voir H. 59). On s’arrête ensuite à Seehe, et, laissant au S. -O. le Wesergebirge, on traverse la Peine sur un pont de 5 piles en pierres, près de llerrenha'ùsen (voir ci-dessous), qu'on aperçoit au N.

8 6/10 mil. (4.3 3/10 mil. de Cologne, 41 8,10 mil. de Berlin). Hanovre (HÔT. : au éhemin de fer.

Hôtel royal, Union, Victoria, del’Eitropc; dans la ville : Dritish hôtel.

liœmiscber Kaincr, du Rhm ; de 2* rang : Hôtel de Hanovre., Sladt Hamburg. — Droschken. Une pers.,2 sgr.; deux pers., 3 sgr.; trois pers., 4 ggr., la course dans l’intérieur de la ville. A Herrenbausen, 6, 8^ ou 10 sgr., selon le nombre de personnes. — ItEsr.vuRANTS : Meinecke Georgenstrasse ; Geotgeiikeller, Packhofstr. ; Theaterkeller , l.uisenstr.; Millier et Thiess, place du Théâtre. — Cafés: Café Royal, près de la gare ; Sjiohn, Robby, Leinstr.

Hanovre, en ail. Harmover, la capitale du royaume de ce nom, est une ville de (ÎO.OUO hab., située sur la Peine, à son confluent avec l’Ihme, à 47 mèt. au-dessus de la mer, la résidence du roi et le siège des administrations centrales du rovaume. Elle est la patrie de la reine de Prusse (Pouise), de Herschell l’astronome, 1733-1822, d’fffland, 1759-1814, de A. W. de Schlegel, 1767-1845. de F. de SchlegeP 1772- 1829, de Peisewitz, 1752-

Hanovre étaitdéjàune ville importante au xiie siècle. En 1553, elle adopta la Reforme. 8a population actuelle ne compte pas3,000 catholiques. En 16.37, le duc Georges V fixa sa résidence. En 1714, le cftic Georges-Pouis la quitta pour aller occuper le trdne d’An-gleterre sousle nom de Geor'ges l'p mais rien ne lut changé à son ancienne cour malgré son absence.

Tous les dimanclies, ses anciens courtisans venaient gravement assister aux cérémonies de son lever, et saluer son portrait pilacé sur son trône. En 1763, Georges III fit démolir les anciennes fortifications de la ville. De 1801 a 1810, elle appartint tour à tour à la Prusse et a la France; française en 1810, elle fut occupée j>ar les alliés en 1813. Depuis 1817, elle est la capitale d’un royaume qui porte son nom.

En 1612 le rejeton de l’une des branches de la maison de Brunswick (Brunswick-Lunebourg), Ernest-Auguste, fut élevé à la dignité d’électeur sous le titre d’é-

iôü DK OOLOCJNE A UEKLIN. |Kuutk Jt».]

lecteur du llaiiovie , et réunit sous sa domination une grande partie des domaines du duché de Brunswick. Ce prince, qui avait épousé la fille du l'électeur palatin, petite-lille de .Tacques I"', roi • d'Angleterre, acquit par son mariage des droits éventuels à la couronne delà Grande-Bretagne.

Aussi son fils Georges-Louis, l'héritier le plus proche de la reine Anne, succéda à cette princesse en 1714, et prit le titre de Georges l'C Depuis cette époque jusqu’en 18117, le Hanovre qui s’était constamment agrandi, a toujours été gouverné parles rois d’Angleterre, sans toutefois fairepartie de ce royaume. De 18ü-'l à 1807, il appartint tour il tour à la France et a la Prusse. On en réunit une partie au royaume de Westphalie; le reste, ajouté à l’empire français, forma les départements de l’Kms- Oriental, de l’Kms Supérieur, des Bouches-du-Wescrcldcs Bouchesde-l’Elbe. Kendu en 1813 à ses anciens possesseurs, il a été transformé d’électorat en royaume dés 1815. Lu duc de Cambridge, septième fils de Georges III, en fut tour à tour gouverneur général (181(i), puis vice-roi (1831). Kn 1837, apres la mort de Guillaume IV, roi d’Angleterre, qui laissa le trône de la Grande-Bretagne à sa nièce Victoria, le Hanovre, qui était fief masculin, échut en partage à Ernest-Auguste, duc de Cumberland, cinquième fils de Georges III et frère de Guillaume IV. Ce prince prit le titre de roi et, dès son avènement, s’empressa d’abolir la constitution libérale de 1833 pour n’accorder à ses sujets que celle plus restreinte de 1819, qui plus tard fut k son tour menacée de disparaître. De fait, les étals se virent réduits k la condition de simples conseils législatifs. En 1848, il dut faire des concessions sollicitées d’ailleurs dans des formes modérées, et il les maintint avec honneur jusqu’à sa mort qui eut lieu en 1851. Il a eu pour successeur son fils Georges V, né en 1819,

et aveugle. Kn 185-1, le gouvernement dont la tendance n’est rien moins que libérale, a présenté aux chambres un projet de révision complète de toute la constitution.

Le Royaume de Hanovre, en ail.

Hannover, occupe le 5» rang parmi les Etats de la Confédération ermanique. Il se compose de eux parties principales, séparées parallèlement k l’équateur par le Brunswick. La partie septentrionale a pour limites : au N., la mer Germanique, à l’E. le Danemark (Holstein), la ville de Hambourg, le jMecklembourg-Schwerin , la Prusse et le Brunswick; au S., le Brunswick, les principautés de Waldeck, Lippe-Detmold, la Hesse électorale et la Prusse ; k l’O , la Hollande. Elle renferme, enclavés dans son territoire : le grand-duché d’Oldenbourg, la ville de Brème et une portion de territoire du Brunswick. La partie méridionale est bornée par le Brunswick au N ., la Prusse et le Brunswick au S. et k l’E., la Prusse et la Hesse électorale au S. Sa superficie est de 3,793,140 hect. On y compte 10 villes dont une de 60,000 han., Hanovre, et six de 10,000 à 16,000 hab. ; 108 Iioiirÿji. 4,955 villages. Sa population est do 1,815,000 hab., dont plus de 1 ,.540,000protestants. Il est divisé en scptLaiidrosfeien ; Hanovre, Hildesheim, Lünebourg, Stade, Osnabrück, Aurich, le Bergamt Clausthal. Son budget (1858-59) est de 19, 108, .568 th. de recettes, et 19,203,270 th. de dépenses. Sa dette publique (janvier 18.58’ est de 46,213,305 th. Son armée forme un effectif de26,500hommcs detoutes armes. La^ofle rommcrci’aîe se compose de 720 vaisseaux jaugeant 68,000 tonneaux, de 1,950 caboteurs de 34,000 tonneaux, et du 14 vapeurs d’une capacité totale de 680 tonneaux.

Hanovre se divise en deux parties bien distinctes, lavieille ville (Altstfl.ilt), aux rues tristes et étroites, et la ville neuve {Ægidien Neustadt et Kalenherger Neustadl), au.x rues larges bordées de belles

iHoLTK 4f>.] HAXOVRI;. ■

maisons et de jardins qui rappellent certains quartiers de Londres. Les rues du chemin de fer et de Louise aboutissent à la place du Thi^âtre, au milieu de laquelle on a bâti en 1851 un beau théâtre, d’architecture italienne. Laruequi s’ouvre, à peu près en face du théâtre, dans la Georgen Stra.sse, du côté opposé à la rue du Théâtre, conduit à l’Oster Strasse, où se trouve le Stændehaus ou pa/ais des Etals. Enfin, la rue dont la Bourse forme l’angle mène sur la place du Marché, sur laquelle s’élève la Marktkirche, bâtie en 1350 et restaurée en 1850, la seule église de la ville qui mérite une visite.

Elle possède un autel avec basreliefs deHurtzig(la sainte Cène), de beaux vitraux et quelques monuments funéraires murés à l'extérieur. En face , on remarque ï'hôlel de ville, restauré en 1.840.

Le Palais du roi est à quelques piasdela place du Marché. Remaruable à l’extérieur par son étenue, ce palais renferme des appartements richement meublés. t)n peut le visiter de 0 h. à 1 h. Les cartes d’entrée se délivrent gratuitement en face, dans le palais du dernier roi (où l’on délivre aussi des cartes d’entrée pourlecbâteau de Herrenhausen, voir ci-dessous); mais on donne 8 ggr. de pourboire aux domestiques, et autant à ceux qui sont chargés de faire voir la .Silberkammer (pour une personne 4 ggr. seulement), l-a plus belle salle est celle dite des Chevaliers ; la plus curieuse, celle de l’Argenterie (Silberkammer) contenant plus de 200 quintaux de vaisselle plate. Parmi les tableaux modernes qui ornent ce palais, on doit mentionner — outre les portraits des uatre George.s etde Guillaume IV, U duc de Wellington (sur un cheval gris), de Pitt (par Lawrence), etc. — ceux de Seharlach (prise d’un étendard danois par les hussards hanovriens, le 23 avril 1848); — Kietsscèmtr (l’orage dans le désert); — Becker (paysage norvégien);— }fctz (le comte Helfenstcin

Al.r.KM. IUT N.

pris par les paysans); — Lainence (portrait de Pitt et de lord Canterbury); — Blank [femme allant il l’église);—Ricpenèau.?en(Henii le Lion protégeant Frédéric Barberousse); — Kpfcen(un cimetière par un temps de neige) ; — Portmann (marine); — Adam ( Napoléon devant Ratisbonne); — Gurlitt (lac de Côme) ; — Achenbach ( paysages ; l’embouchure de la Meuse à Brielle ; vue des Pays-Bas); — OesferIe»(Léonore, et le portrait du roi Ernest-Auguste) : — Kcehler (Raohel et Jacob; iSémiramis ; exposition de Mo'ise); — Kretsschmer (orage dans le désert);— Begas (Lorelei); — Lessing (l’empereur Henri V devant le monastère de Prüfeningen) ; — Camphausen (puritains); — HUbner (St.

Georges; l’Abandonnée); — Ahlbom (Salzburg et 3 paysages italiens).

Dans réglisedu château on montre encore quelques vases sacrés et reliques du moyen âge ainsi qu’un tableau de Cranach (Cruci fixion).

Au S. du Residenz-Schloss, ou palais, coulela Leine, puis, au delà de la place Frédéric, s’étend la place de IVnferloo, bordée à g., en y entrant de ce côté, par l'arsenal (1846j, la caserne de la Garde et l’ecole des Cadets, à dr. par le monument de Leibnitz et des casernes.

Le monument de Leibnitz est un petit temple circulaire orné dun buste. Par derrière se trouve le palais du prince Ernest-Auguste (le feu roi). A l’extrémité O. de la place se dresse la colonne- de Waterloo, haute de 54 met., surmontée de la statue de la Victoire, et élevée àla mémoire de 800 Hanovriens tués dans cette bataille. Un escalier de 190 marches conduit au sommet de la colonne. Enfin, du côté du N., on a érigé, en 1818, une statue en bronze au général comte Alten (•}■ I84O), qui commanda les troupes hanovriennes en Espagne.

Le sculpteur Wolf, de Berlin, élève de Rauch, achève en ce moment la statue équestre en marbre dit roi Ernest-Auguste, dont la pre-

hiiôre pieri'e a été posée au mois de juin 1860 et qui est destinée à orner la belle place de la gare.

La hibliolhèqtte royale (dans le bâtiment des archives) compte près de 120,000 vol. On cite surtout, parmi ses curiosités, le traité De OjficiLi de Cicéron, imprimé Sur vélum parFust, à Mayence, en 1465; te Biblion paupenim, missel colorié, donné par Charles-Quint à Henri VI II ; le livre d’Eulher ; une intéressante collection d'autographes, etc. On y voit aussi, outre un grand nombre des manuscrits et des papiers de Leibnitz, le fauteuil dont ce grand homme se servait d’habitude et dans lequel il rendit le dernier soupir en 1714.

La maison qu’il habitait et où il mourut se trouve située à l'angle de la Schmiede Gasse et de la Kaiser Strasse. Elle attire l’attention par ses décorations pittoresques. Du reste, cette partie de la ville renferme un certain nombre de maisons du xvi« et du xvii' siècle. Les maisons les plus anciennes sont les n”* 14, Schmiedestrasse; 28, Knochenhauerstrasse; 48, Marktsrasse, et 28, Kœbelingerstrasse.

Les écvriea du. roi (Marstal!) sont situées à peu de distance du château (h rO.), entre la Leine et la Burg Strasse. Elles jouissent depuis longtemps d’une réputation méritée, surtout à cause de leurs chevaux isabelles. Près du Marstall est le Reithaus (manège), ù l’O.

duquel s’élève, sur une hauteur, le Lusthatis, où naquit, le 10 mars 1776, la reine Louise de Prusse.

La Reitwall Strasse, qui aboutit au Reithaus, mène en droite figue au Bahnhof.

Le nouveau Miiteum des arts et des sciences a été construit par M. Hase, prèsdu théâtre et du cliemin de ter (Sophieenstrasse, 2).

C’est un bâtiment de style roman, long de 57 mèt. et terminé en 1856.

On y voit le musée de la société historique de la Basse-Saxe, celui de la société d’histoire naturelle, une galerie de tableaux fondée

|Route 49.)

en 1848. De plus il contient des salles pour l’exposition desbeauxarts, les séances de l’académie de chant, etc. Entrée gratuite ; dimanche de midi à 2 h. et mercredi de 2 à 4 h. Les autres jours de 10 à

1 h., le prix d’entrée est de 4 ggr.

La galerie des tableaux que possédait l'architecte Hausmann a été acquise par le roi et est ouverte au public le dimanche de midi à

2 h. Elle se compose de 311 toiles de toutes les écoles, entremêlées malheureusement dans le plus grand désordre. L’école italienne est représentée par Giovanni Sanii, père de Raphaël (Ecce homo) ; Raphaël (portrait d'homme) ; Jules Romain, le Sodoma, Bellra/po, le Giorgione, les deux Palma, le Tinloret, Bordone, les Bassano, le Padouxnino, les Carrache, etc. Parmi les Espagnols, on remarque un Velasquez (portrait du peintre); parmi les Allemands : Cranach, H.

Bitrgkmair, H. Baldung, B. Beham, Schæuffelein , Christoph Schwartz, H.Roos, Rottenhammer, etc. Parmi les Flamands : les Brvegel, les de Fos, Ruhens, inm Dych, Jordaeus, de Crayer, Séh. Vranex, Gortzein, Geldorp, Adr. t‘. Nievlant, Jan Siherechts, etc. Enfin l’école hollandaise est surtout bien représentée par les noms de Rembrandt, Sal.

de Koningk, Léonard Bramer, v. den Ecckhout, G. Netscher. A.v. Ostade, P. de Ring, Govert Flinck. N. Berehem, Hondekoeter, Honthorst, Marseus, J. V. der Meer, J. n. Miéris, VF. van de Velde, J. Ruysdael, Wouwerman, etc., etc. Cette galerie, destinée sans doute à occuper, avec le musée, l’école des beaux-arts qu’on doit approprier à cet elfct, est encore exposée dans la maison de l'ancien propriétaire, M. Hausmann.

En fait de collections particulières on cite les cabinets archéologiques de M.M. Kestner et Culemann et le cabinet numismatique de .\I. Grotefend.

Les promenades de Hanovre sont, outre les plantations des rues Frédéric et Georges, Mont

DE COLOGNE A BKRI.l.N.

[Route 49 ] BRUNSWICK. 25.'.

Brillant et Herrenliausen. Mont ÜnUant est un chàte-au de plaisance du roi, récemment restauré j.ar l’architecte Tram. Il contient plus de 150 statues et de beaux ta- Ideaux d'anciens maîtres (Uiirei, Holbein, Van Dyck.etc). Son beau jardin ouvert au public, est situé en face du parc Wangenheim à dr.

de la belle allée de tilleuls, longue de 2.Î76 mèt., qui conduit (voir cidessus le prix (tes voitures) à Herrenhausen , château que Georges l'' fit construire pour sa maîtresse, la comtesse Platen, et qu'il se plut à habiter, ainsi que Georges II. .Ses jardina françaif sont ornés de jets d’eau qui jouent pendant l’été, le dimanche de 5 à 7 h., le mercredi de 4 à 8 h. Les serres méritent une visite. Le mausolée royal contient les monuments de la reine Frédérike (par Rauch); le roi Ernest-Auguste (•f 1851), son époux, y a été aussi enterré.

Le jardin-restaurant YOdéon, devant le Steinthor, le Schiilzen^ haus, la source sulfureuse de Limmer, le bois appelé Eilenriede, devant l’.Aegidientbor, le Lindnerherg (belle '^ue), le Thiergnrten près Kirchrode (chemin de fer, 14 d’h. pour 2 sgr.) etc., sont aussi très-fréquentes pendant la belle saison par les habitants de Ha'novre.

A Brème, R. 59;— à Hambourg, R. 6?; — à Cassel et à Gœttingen, R. 73; — à Pyrmont et à Paderborn, R. 73.

De Hanovre 4 Brunswick.

8 1/10 mil.— Chtm. de fer, 6 conv. par jour, trajet eu 1 h. 2.7 min. et 2b., pour 1 th. U sgr., 1 th. 2 sgr. et 16 ggr. — Prix un peu plus élevés pour les trains de vitesse .

On s’arrête à Misburg, entre Hanovre et

2 mil. 1/10. Lehrte, station d’où part, au S., l’embranchement de Hildesheim (voir R. 50), et au N.

celui de Hambourg (voir R. 62).

Puis au delà des stations de Hammelcr Wald et de Peine, avant d’at-

teindre W’eclielde, on sort du Hanovre pour entrer dans le Brunswick.

8 1/10. mil. Brunswick, en ail.

Braunschweig (Hét. : ScUrader, Detilsches Haus, hdtel de Prusse, hôtel d' Angleterre, Rheinischer Hof, l’Ange Hleu, etc., bonne restauration à 1 embarcadère), capitale du duché de ce nom, V. de 40,000 hab.

située sur l'Ocker, iiOômèt.; résidence du souverain ; patrie du romancier Auguste I.afontaine.

Fondée en 860 par Bruno, fils de Ludolf de Saxe, habitée j.ar Henri l’Oiseleur, Brunswick fut élevée au rang de ville par Henri le Lion. F,n 1247, elle entra dans la ligtie hanséatique dont elle devint un des entrepôts les plus importants, vers la fin du xiv* et le commencement du xv« siècle. Cette époque a été son âge d’or, comme en témoignent ses curieuses maisons de bois portant pour la plupart les dates de 1488, 1491, 1492. La Réforme y fut accueillie avec enthousiasme. En 1671, sous le duc Rodolphe-Auuste, elle perdit son indépenance pour laquelle elle avait soutenu des luttes énergiques. En 1754, le duc Charles y fixa sa résidence. Réunie en 1807 au royaume de Westphalie, elle revint en 1813 à ses anciens possesseurs ; mais le 7 septembre 1830. elle se souleva contre le duc Charles qu'elle chassji, après avoir brille son palais, pour mettre à sa place le duc Guillaume, son frère.

. Le duché de Brunswick, un des Etats de la Confédération germanique, se compose de cinq fractions isolées de territoire, dont les «leux plus petites forment l’Amt de Tedtiighausen, enclavé dans le Hanovre, sur le Weser, et YAmt de Kalvœrde Bur l'ühre, enclavé dans la province prussienne de Saxo. Ses trois fractions les plus considérables sont situées, la première au .S. du Ilarz, entre la Prusse, le Hanovre et Anhalt-Bernbourg ; la seconde au N. et à l’E. du Harz, entre le Hanovre, la Prusse et la

•i.Vi DK COLOrrN:

principaiiti- de Waldeck j le troisième ail N. des deux premières, entre le Hanovre et la Prusse. Sa superficie est de Hit(),5ü0 hecf. On y compte 10 villes, 12 bourgs et 418 villages. Sa pojiulation, qui professe la religion luthérienne, , est d’env. 275,000 liab. (2,500 calh.).

Il se divise en 6 cercles (Kreis) :

Brunswick, Wolfenbüttel , Helmsted, Holzminden, Gandersheim, Blankenburg. Son budget, de 3,316,039 th. se solde en équilibre ; sa dette se monte h 10,294,000 th.

Il occupe le treizième raug dans la Diète avec le duché de Nassau.

Son armée est d’env. 5,400 hommes.

Rien de plus compliqué que les divisions et subdivisions de la famille ducale de Brunswick, fondée en 1245 par Othon l’Knfant qui, après la défaite délinitive des Guelfes, recueillit ce qu’il putdes débris allodiaux de l’ancienne maison de ce nom, en fit hommage à l'empereur Frédéric II. et les reçut de lui en fief immédiat.

Il doit suffire de rappeler ici que la maison de Lünebourg ou do Hanovre, qui est montée sur le tréne d’Angleterre en la personne de George I", était l’une de ses' nombreuses branches. — En 1792, Charles-Guillaume-Ferdinand de Brunswick - l.iinebourg , longtemps nommé le prince héréditaire, et qui avait fait scs premières armes sous son oncle, Ferdinand de Brunswick, le général de Frédéric le Grand et de Georges II, fut nommé général en chef des armées coalisées contre la France.

H signa ce manifeste, rédigé à Coblenz par l’émigration, que Louis XVI s'empressa de désavouer. Blessé d'un coup de feu en 1806 près d’Auerstœdt, il mourut peu de jours après.

De 1830 à 1851 le duché de Brunswick a joui d’un gouvernement constitutionnel. En 1851 la loi électorale a été changée, ainsi que laconstitution.

Le nouveau Palais a été bâti d’après les dessins d’Oitmer sur l’emplacement de celui qui fut

î A BEKLI.V, lUottTK 49,]

brûlé en 1830, et qui s'appelait Graue Hof. 11 a 13'3 mèt. de long L’intérieur, très-richement meublé, ne contient rien d’intéressant.

Du reste il faut acheter 2 th. (une ou plusieurs personnes) la permission de le visiter. Le jardin est ouvert au public.

L’.4r.srnal. ancien couvent construit de 1311 à 1343, est situé près du chéieau. Il contient, à l'étage supérieur, le musée qui, pendant l’été, est ouvert au public tous les jours de 11 à 1 h., le dimanche excepté. En hiver l'entrée s'achète 2 2/3 th. pour 1 h 6 personnes. Le musée renferme :

D La Galerie de tableaux dcl’ancienne collection Salzdahlum rju'avait formée à Suizihal lu duc .\nton Ulric. Parmi ces tableaux, classés et numérotés sans aucune méthode et éclairés d'une manière déplorable, on distingue particulièrement ; llolbein, quelques portraits, notamment celui de Thomas Morus (312). — A, Vitrer, 59, Jésus au Temple, et 314, 327, C19, 6.50, portraits. — Cranach, 119, Hercule filant. 378 , Mélancbton en J. -Baptiste prcchont dans le desert, et,

■ 264, portrait de Luther. — Le grand retable a volets n» 3.53, aturibué à maître Bnphon (lôîs), est probablement l'œuvre d’un de scs disciples.— Itiiiens, 337, l'Enfant Jésus et saint Jean- Baptiste. 388, paysage, 171 et 311, portraits. 131, Judith.— Rembrandt, 466, Sépulture’ du Christ. 400, Jésus et Marie Magdeleine.

315 et 328, Portraits de Hugo Grotius et de sa femme. 473, Portrait de sa famille, et quelques sombres paysages, par ex.

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