PAR^LBERFELD ET BARMEN
De Dusseldorf â Elberfeld .
3 6/10 mil. Chemin de for ouvert en 1811. 6conv. par jour, trfijet ni 1 h., pour 37 sgr., 17 1/3, et 11 1/3 sgr. 10Hv.de bagage. — N*. li. Les places du cdté gauche sont préférables; elles offrent de plus jolies vues- Toute la coniree que traverse ce chemin de fer n'est pas moins intéressante à visiter pour l'industrie de ses
[Routb 50.] ELBERFELD.— BARMEN. iOa
nombreuï habitant» que pour ses beautés naturelles-
La première station est celle de Gerresheim On laisse à g. ce v de 1,300 hab. environ, dont la belle église gothique date du xiie'siècle.
Il possédait autrefois un couvent de nonnes d’oii, en 1582, le comte Gebhard Je Truchsess-Waldburg, archevêque de Cologne, enleva la comtesse Agnès de Mansfeld, renommée pour sa beauté. On s’arrête ensuite à Erkrath, d'où le train est monté parfois, au moyen d’un câble, par le train descendant, k Hochaahl, situé à IGO mèt. au-dessus de Düsseldorf. Les locomotives gravissent celte pente quand les trains ne sont pas trop lourds. Sur la g., k 15 mèt. de Hochdahl, s'ouvre le vallon de Neander, riche en grottes et en carrières de marbre, et ainsi nommé parce qu’il servit de retraite au prédicateur de ce nom, qui y composa quelques-uns de ses chants religieux (de 1C4U k 1600).
Laplus grande des grottes, souvent visitées, qui s’y trouvent, a 30 mèt.
de long, 13 mèt. de large et .5 mèt.
30 cent, de haut. Près de Hochdahl, on remarque la forge de fer appelée Eintracht.
•2 9 10 mil. A Vohwinkel, on laisse k g. l’embranchement de Steele (voir ci-dessous), et k dr, (1 1;4 mil. .3 dil. par jour, trajet en 1 h. pour 0 sgr.) Solingen (Hét. ; HairUcher Hof), V. ind.de 6,0ii0 hab.
env., célèbre par ses fabriques d’ouvrages de fer et d’acier (par an 300,000 lames de sabres, d’épées et de fleurets, .500,000 douzaines de couteaux et fourchettes, et environ 200,000 douzaines de ciseaux).
Peu de temps après avoir quitté Vohwinkel, à Sonnbom, on sort des montagnes dans la vallee de la Wupper, on traverse cette rivière sur un pont de 6 arches dont la hauteur est de 23 mèt., puis on cétoie sa rive g. au-dessus d’Elberfeld,qui possède deu.x embarcadères, celui du chemin de fer
de Düsseldorf {Steinbecker), k son extrémité méridionale, et celui du chemin de fer de Berg et Mark [Dœppersberger), k peu près au milieu de la ville. Entre ces deux embarcadères, on remarque, sur le .lohannisberg, les jardins et le café-restaurant Küpper. (Omnibus pour Elberfeld 2 1/2 sgr., pour Barmen 5 sgr.)
3 6/10 mil. Elberfeld (Hét. :
Herminghaus, Churpfælzixcheir Hof, Zu-eibrücker Hof, Weidenhof, près du débarcadère Dœppersberger, Vœlnischer Hof, Windrath, Poit), V.
de 54,000 hab. env., dont seulement 6,000 cath., se confond avec Barmen (Hôt. : Clevùcher Hof), qui en compte k peu près 40,000, Leurs maisons, leurs fabriques et leurs usines s’étendent dans la vallée de la Wupper et jusqu’aux sommets de ses deux versants, sur une longueur déplus de 2 h. Toute cette partie de l’ancien duché de Berg semble avoir été transformée en une vaste manufacture. C’estla réunion la plus peuplée de la Prusse; on y compte 18.000 hab.
par chaque mille carré allemand.
Ce développement extraordinaire de la population est dû k l’industrie, qui ne date que du commencement de ce siècle. Les guerres de la Révolution, et surtout le blocus continental, en ont été les remiera éléments. Du reste, ce eau pays se trouvait dans d’excellentes conditions pour devenir manufacturier. Ou y trouve partout de la houille en abondance; les cours d’eau y sont nombreux.
Lk où ils manquent, des machines k vapeur ont cté construites. I.es soieries, les velours, les rubans, les toiles de coton, les étoffes de soie et de coton, le nankin, la passementerie, les dentelles, les fils de colon, etc., tels sont les principaux articles que produisent ces deux centres industriels. « Ses teintureries, dit M. Murray, possèdent un rouge (le rouge turc) si bon marché et si bon tout k la fois, que chaque année des manufacturiers de (ilascow et d’autres villes
C hv C';)OoIc
'Ml UE DL'SSELUOKF J
d’Ecossuoii d’Angleterre envoient teindre à Elberfeld les eolonnades qu’ils ont fabriquées. »
En dehors de leurs établissements industriels, Elberfeld et Barmcn offrent peu de curiosités aux étrangers : Elberfeld possède une église catholiqtu, bâtie en 1836; un nouvel hôtel de ville, orné de fresques représentant les anciennes mœurs de l’Allemagne, par Plüddemann, Clasen, Fay et Mücke {184i) ; une église luthérienne, un palais de justice, etc. A Barmen, on a construit une église réformée d’après les plans de Hübsch.
Les étrangers qui visitentElberfeld ne manquent pas de monter à ÏElisenhohe, belvédère bâti par M. Eller, sur le Hardt (25 à 30 min.), au milieu d’une promenade que la ville doit à M. Diemel, à qui on a élevé un monument. En 1859, on a élevé sur cette hauteur la statue de saint Suibert, qui convertit au christianisme la population do ces contrées. — N. B. Sonner à la porte du jardin et donner un pourboire au jardinier. Des fenêtres et de la galerie du belvédère ou découvre une vue magnifique sur le Wupperthal.
Barmen est renommé dans le monde protestant allemand pour ses institutions évangéliques. A lInter-Barmen, sur le I.oh, s’élèvent une maison des missions, un séminaire évangélique et une maison d’éducation pour des enfants de missionnaires. En face, près du chemin de fer, un petit monument a été érigé par quelques citoyens à la mémoire de Frédéric-Guillaume III (1840). Les habitants font d’agréables promenades au Hohe Stein, au jardin Doeppe et au Buschenberg.
De Tohwinkel à Steele.
4 4/10 mil. Chemin de fer prince Guillaume, 1847, 3 conv. par jour, trajet en 1 h. 30 min., pour 27 sgr., 20 1/2 et 13 1/2 sgr.; 50 livres de bagages.— A'. B. Les voilures de P» classe sont seules bonnes sur ce chemin de fer.
LOKT.MUNU. [HouTii 50. j
On s’arrête aux stations du lîorfuip, Aprath, Asbruch,Kopf, où l’on passe du bassin de la Wupper dans celui de la Kuhr, et I^evujes (anc.
château des comtes de Hardenberg) avant d’atteindre
2 6 0 mil. Langenber^, V. industrielle (fabriques de soie) de 2,500 hab. eiiv. Au delà de Nierenhof, à Dilldurf (Kupferdreh), on sort de l’étroite vallée de la Deilo pour entrer dans la large et belle vallée de la Ruhr, sur laquelle on découvre de charmants points de vue.
On trouve de nomoreuses houillières entre Dilldorf et
4 4 10 mfl. Steele (Hôt. ; au Badenberg), b. de 2,000 hab., oii l’on ne remarque qu’une vaste maison d’orphelins. Un omnibus le met en communication avec Essen (3/4 mil.) sur le chemin de fer de Cologne ùMinden (voir R. 49).
D'Elberfeld i Dortmund.
7 7/10 mil. Chemin de fer appelé Berg et Mark, achevé en 1849, construit par une société d’actionnaires. 5 conv. par jour, trajet en 2 h-, pour 2th.,7 sgr., 25 1/2 sgr. et 20 1/9 sgr.
On dépasse le monument gothique en fer élevé en l'honneur de Frédéric-Guillaume III, avant d’atteindre
6,10 mil. Barmen (voir ci-dessus). On s’arrête ensuite à
9/10 mil. Rttlershausen. Au delà ■ de cette station, on traverse la Wupper, et on sort du duché de Berg pour entrer dans le comté de Mark.
1 5/lOmil. SchwelinlIIét. : Rosen- Aranz, Brins v. Preussen, Markischer Hof), V. ind. de 4,500 hab., qui possède une source minérale, et à peu de distance de laquelle s’ouvre, dans des rochers, une énorme tranchée de 43 met. de haut. En sortant de cette tranchée que l’on traverse lentement, près delà station de Mihpe, on découvre la vallée de l’Ennepe, que l’on domine et dont on traverse la rivière et la route de terre sur des ponts hauts de plus de 33 inèt. Les maisons
[Kouje 51.] VVlTTtX
éparses qui bordent la route, forment le V. de GeveJsherg. De tous côtés on extrait de la houille, et à côté des puits d’extraction s’élèvent des usines. On fabrique surtout, dans cette vallée, des Sackhauer, instruments destinés à couper la canne à sucre dans les Indes occidentales. — Ilaspe possède de beaux laminoirs.
3 6/lOmil. Hagen (Hôt.; Deutches Hatis, Preussischer Adler, Lünenschloss),\. indu3trielle(draps, quincaillerie et teinturerie) de 5,500 hab., est située sur la Volme.
A Cassel par Arolsen, R. 52.
On traverse plusieurs fois la Volme de Hagen à ' 4 2;'10mil. Herdecèe, V. de 3,200 hab. env., sur la Ruhr ; au N.-E. on aperçoit VArdeygebirge , chaînon qui porte sur l’une de ses sommités, au-dessus du confluent de la Lenne et de la Ruhr (2 h. de Herdecke), les ruines de la Hohe Syburg. C’est dans ce château que Wittekind, le dernier duc des Saxons, se défendit plus de trente années contre les Franks et le christianisme. Vaincu en 775 par Charlemagne, il dut se résigner à recevoir le baptême. Une auberge s’est établie près de ces ruines d’où l'on découvre une vue étendue. Une tour de 30 met. de haut y a été élevée, en 1857, à la mémoire du baron Vincke (f 1844),
ui avait administré la province
e Westphalie.
Après avoir dépassé le Kaisersberg, où Charlemagne doit avoir campé, on aperçoit, sur la rive dr.
de la Ruhr, Wetter, dont le château est devenu une manufacture, et, sur la rive g. , Vollmarstein.
On traverse ensuite la Ruhr que l’on suit jusqu’à
5 6, 10 mil Witten,V. industrielle et commerçante de 3,800 hab. env.
(grains, houille et ustensiles de fer), où la Ruhr commence à devenir navigable. A . l’horizon le château de Sleinhaw^en s’élève sur une montagne boisée. A 2 h. de Witten, en descendant la belle
— 8UEST. 205
vallée de la Ruhr, on trouve Blankensiein, b. industriel de 1,100 hab., d’où l'on peut se rendre, en 1 h. 30 min., par llattingén, à Nierenhof, station du chemin de fer de Steele à Vohwinkel (voir ci-dessus).
M. Bædeker, à qui ce renseignement est emprunté, recommande beaucoup cette excursion dans son Voyage sur le Rhin, de Bâle à Düsseldorf.
Au delà de Witten on quitte la vallée de la Ruhr.
7 7/10 mil. Dortmund (voir R. 49).