‹ Itineraire descriptif et historique de l'AllemagneChapitre 163 sur 328 · I.e double mark, — :i · texte numérisé non relu

I.e double mark, — :i

Los pièces de 8 sch., — » 70

— de 1 sch., — » .T5

Le rixthaler, — 5 70

Le mark banco (monnaie de convention), qui vaut ; 1 87

Les comptes se font en marks, schillings et pfennings ; 1 mark se compose de 16 schillings, 1 schilling de 12 pfen. Le mark banco et le rixthaler banco sont des monnaies de convention ; le mark banco est au mark courant comme

■292 HAMBOURG ET SES ENVIRONS. iRoute 66.'

20 est à 16. La pièce de 2/3 thaler Kassengeld est la plus commune; elle vaut 31 scli. courants (environ 2 fr. 70 c.). Le thaler de Prusse passe pour 40 schillings.

Situation et aspect séniral,

Hambourg', en ail. flamtur^, V.

de la Confédération germanique, capitale de la république de son nom, est située sur la rive dr. de l’Elbe, au confluent de l’Alster et de ce fleuve, dans une pleine fertile. Elle a 2 h. de circonférence.

On y compte plus de 11,600 maisons, 21 églises ou oratoires , 3 synagogues et 1 temple juif; de 60 à 80 ponts, 13 portes, 21 places ou marchés. Sa population s’élève à env. 175,000 hab., dont 12,000 juifs, 3,000 cath., 800 mennonites et 2000 soldats. L'Alster la divise en ville vieille et ville neuve. Depuis le grand feu[voir ci-dessous), elle semble former non-seulement deux villes, mais des villes de deux nations et de deux époques. « La vieille, dit M. Louis Viardot, avec ses canaux tortueux et ses hauts pignons percés à jour d’une multitude de petites fenêtres, est toute hollandaise et sent le moyen âge à faire pâmer d'aise les amateurs de bric-à-brac historique. Lanouvelle, uu contraire, avec ses rues tirées au cordeau, ses grandes maisons carrées en briques, est tout anglaise, et d’une modernité si complète qu’on la prendrait pour une de ces somptueuses ruches humaines promises à l'avenir pur les apétres du phalansière. » Du reste, Hambourg n'est pas seulement l’une des villes les plus riches du monde entier, elle est aussi, d’un avis unanime, la plus belle ville du Nord de l’Europe. Bâtie sur un terrain élevé, elle semble, en certains endroits, être construite en amphithéâtre. Son aspect serait bien plus imposant si elle avait des quais. Elle tend à s’étendre du côté du N., surtout dans le faubourg Saint-George et le long de l'Aussen-Alster. Aussi est-il question d’englober dans la ville le fau-

bourg Saint-George, bien que des rivalités mesquines aient entravé jusqu’à ce jour ce projet.

Hlitoir*.

Hambourg doit sa fondation à Charlemagne, qui, en 808, y fonda un château et une église. Au XII* siècle, elle appartenait au comté de Holstein ; c’était déjà une place commerciale importante ; car, en 1241, elle fonda, avec Brême et Lübeck, pour protéger leur commerce et leur indépendance, cette ligue qui devint depuis si célèbre et si puissante sous le nom de Ligue banséatique (de hansen, s'associer), et qui, après avoir été jusqu’au xvi* siècle la puissance dominante du Nord, ne commença à décliner qu’au xvii' siècle, époque à laquelle elle se trouva, de 80 villes, réduite aux trois villes qui l’avaient formée, et ui ont seules conservé le nom e villes hanséatiques. A la suite de diverses vicissitudes, guerres extérieures ou dissensions civiles inutiles à rappeler ici, Hambourg avait enfin conquis son indépendance dès l’an 1618, en se faisant reconnaître ville libre et impériale, mais ce ne fut qu’en 1768 qu’elle s’affranchit totalement des anciens droits auxquels le Danemark n’avait pas cessé de prétendre. Occupée pendant deux mois par les Danois en 1801, prise par les Français en 1806, réunie à l’empire en 1810, élevée au rang de chef-lieu dudép. des Bouches-del’Elbe, ellefut prise parles Russes en 1813, reprise peu de temps après par les Français, qui ne l’abandonnèrent que le 11 mai 1814. On sait que Davoust y soutint un siège mémorable. — Elle reprit alors son ancien gouvernement, c’est-à-dire sa consft’fufion de 1712, qui, sous des formes républicaines, était essentiellement aristocratique et exclusive. En effet, la division des grands et des petits bourgeois, le système de corporations industrielles, y étaient maintenus dans toute leur force.

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