DE HAMBOURG A HELGOLAND
Le bateau à vapeur Helgoland fait un service régulier entre Hambourg et Helgoland 3 ou 3 fois par semaine, selon la saison; 2 fois par semaine (mercredi et jeudi); retour lundi et jeudi) du 15 juin, au 15 juillet; — 3 fois par semaine du 15 juillet au U' septembre (mardi, jeudi, samedi; retour : lundi, mercredi, vendredi ) ; — 3 fois par semaine pendant l’arricre-
saison (mercredi et jeudi). — D'autres bateaux à vapeur font la même traversée 3 ou 3 fois par semaine, pendant l’été.
Le trajet se fait, selon la qualité du navire, en 8 ou 13 h. 1" pl. 4 th.; 3” pl. 5 marks. En prenant des billets pour l’aller et le retour on paye un peu moins cher.
En descendant l’Elbe, le bateau s’arrête pendant une demi-heure devant le port de Cuxhaven (voir R. 67) pour y prendre des passagers. La jetée en bois près de laquelle il stationne s'appelle AlU Liebe, du nom d'un vaisseau qui s’échoua à cette place et qui s’appelait Olivia. Le spectacle qu’elle présente est très-animé; les passagers de Cuxhaven y attendent le bateau à vapeur de Hambourg ou d’Helgoland. A g. s’étend le ort , bordé de quelques jolis ôlels; en face s’ouvre le chemin de la ville; à dr. enfin s’avance une longue digue au bout de laquelle on aperçoit le phare. Dans le lointain se montre le château de Ritzenbüttel (R. 67). — A peine a-t-on quitté la terre ferme que l’on aperçoit à g. l'île de Neuwerk (voir R. 67) avec son phare et ses bouées. Par un temps clair, la coloration différente de l’eau permet de reconnaître les bas-fonds si dangereux dans ces parages, particulièrement, à dr. du navire, le Volgelsand et, à g., le Schaarhœrn.
Le navire porte-fanal, retenu par une chaîne de 20 quintaux et une ancre de 30 quintaux, allume ses feux toutes les nuits et a toujours des pilotes à bord. Les glaces seules peuvent le contraindre à quitter son poste dangereux. Quand le temps est calme ou la marée basse, on voit mouiller dans ces parages de nombreux navires de commerce attendant oue la marée ou un vent favorable leur permettent de pénétrer dans l’Elbe. La grande tonne rouge que l’on aperçoit à g. signale l’embouchure de l’Elbe dans la mer dont l’eau, d’un bleu verdâtre, se distingue parfaitement de celle du fleuve. Bien-
Digilizea oy c^uogle
S02 DK HAMBOURG
tôt on voit poindre à l’horizon le roc rougeâtre d’Helgoland ; on distingue successivement l’ile basse, les habitations, la dune avec ses balises, et, 4 ou 5 heures après leur départ de Cuxhaven, un coup de canon tiré de l’ile annonce aiix passagers leur arrivée à
Helgoland, petite île d'environ 3,000 hab., située dans la mer du Nord, à égale distance (8 milles environ) des bouches de l’Elbe et du Weser. Jadis elle faisait partie du duché de Schleswig. En 1684, Chrétien V, roi de Danemark, s’en empara par trahison. Il fit enlever par sa Hotte tous les pêcheurs d’IIelgolnnd qui se trouvaient en mer et menaça de les faire pendre si l'île ne se rendait. Les femmes et les enfants des prisonniers surprirent alors la faible garnisi'n schleswigoise qui défendait l’île, et la livrèrent aux Danois. Plus tard elle retomba au pouvoir du Schleswig, puis, en l'/14, elle fut encore assiégée , bombardée et reprise par les Danois. En 1807, pendant le blocus continental, les Anglais s’en emparèrent pour y établir un entrepôt de contrebande, et, depuis, elle est restée en leur pouvoir.
L’ile d'Helgoland est assise sur un roc de forme triangulaire composé d’argile rouge et de grès grisâtre, qui s’élève, à l’O., d^environ 67 mètres au-dessus du niveau de la mer en formant des falaises aux déchirures bizarres.
Comme l'attestent d'anciennes cartes, elle a été jadis beaucoup plus grande, et la dune, qui en est séparée aujourd’hui, en faisait encore partie au siècle dernier. Au S.-E., près du lieu de débarquement, s’étend une jilaine de sable.
C’est dans cette partie de l’île, appelée ünterland ou Vorland (pays inférieur) que se trouvent les établissements de bains. La plus grande partie des habitations, au contraire, s'élèvent dans l’Oberland (pays supérieur), c’est-à-dire sur le rocher où conduit un large escalier de 184 marches. Ce plateau,
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légèrement incliné, manque à peu près totalement de végétation ; on n’y voit que quelques champs de pommes de terre, un nombre trèsrestreint de vaches et 4 à 500 moutons. Aussi les habitants no vivent-ils que de la pêche, de la chasse aux oiseaux, et tout particulièrement des bénéfices que leur procurent les touristes ou baigneurs, qui tous les ans viennent, au nombre d’environ 4 à 5,000, rétablir leurs forces dans le lus énergique, dit-on, de tous les ains de mer. Ces indigènes qui, sous la domination de l’Angleterre, jouissent de la plus complète indépendance et de l’immunité do toute espece d'impôts, ont conservé une grande originalitédans leurs mœurs et dans leurs costumes. Ils sont d’origine frisonne, et continuent à parler cette langue. Toutefois la langue oflicielle est l’allemand; on s’en sert à l'église et à l’école.
C’est dans l’Oberland que se logent les personnes qui ne craignent point de faire plusieurs fois par jour l’ascension des 184 marches qui y conduisent. L’air y est plus pur et la vue plus belle.
On y trouve de bons hôtels et de nombreux logements particuliers, qui se payent plus ou moins cher selon leur exposition. Parmi les hôtels les plus recommandables sont ceux de : Peter Franz -, Veuve Black; Rickmers ; Eric Franz. Les maisons particulières les mieux exposées sont situées sur la Faim, avec belle vue sur la mer, l’île basse, la dune, etc.
La plupart des baigneurs habitent cependant VXJrtterland. C’est là que se trouvent la maison de bains, la salle de conversation, les plus beaux restaurants, la pharmacie, etc. Les meilleurs hôtels sont la maison de conversation, llcikens, Michel Mohr, J. D. Krüss (visité de préférence par les touristes qui ne font point de séjour prolongé). En général, pour un séjour de quelque durée, le logement et la nourriture coûtent env.
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30 marks par semaine. On fera bien de débattre et de fixer les
Frix à l’avance. — En face de embarcadère se trouve la dune, île de sable, où sont établis les bains pour hommes et femmes.
Dans la maison de bains de l’ile rincipnle on trouve aussi des ains chauds ou froids. Quand le temps est trop orageux pour faire cette traversée, l’on se baigne dans la Mer Rouge, lieu de bains pour dames, établi au bout de la rue ^pelée Bindf^aden- AUee (rue du Fil) et qui doit son nom à la couleur rougeâtre des flots qui viennent se briser sur la falaise.
On trouve à la maison de conversation un cabinet de lecture bien assorti, des jeux de hasard, des concerts, des bals quelquefois. Toutefois, les promenades en bateau sont le principal divertissement dés baigneurs. En faisant le tour de l'ile on visite les grottes pittoresques appelées Jung Gatt, Mcench, Pastor, Mœhrmers Gatt, etc.
Les hommes peuvent se livrer à leur goût pour la pèche ou la chasse aux oiseaux de mer.
Les promenades pédestres ne font pas défaut, bien qu’elles soient nécessairement assez courtes. En fait de monuments on ne peut citer que l’éoîise, dans la ville haute, et le phare, construit en cuivre, fer et pierres de taille, au S. -O. de la Dune. Un escalier tournant de 72 marches^jpnduit au sommet, espèce de towRde où brillent toutes les nuits 2^ lampes aux réverbères de platiné. On y jouit d’une vue étendue sûr l’île et sur la mer dont la phosphorescence est toute particulière a Ileloland. Ce phénomène est dû à es aninralCules lumineux appelés noctiluques. L’action des vagues sur les falaises produit souventun effet des plus étranges, semblable k une illumination de flambeaux.
Il y a des tarifs pour les porteurs, les bateaux et les bains. Toutefois onferabiendes’entendre d’avance avec les bateliers pour les parties de plaisir, tous ne s’astreignant
pas également aux tarifs fixés par le comité des bains.
De Helgoland à Brème (R. 59) 35 mil.; —à Norderney (R. 65) 8 mil.;— à Wangerooge (R. 61) 6 mil.
DE HAMBOURG A GLÜCKSTADT, KIEL ET RENDSBURG.
De Hambourg à Klel.
Bateaux à vapeur et omnibus pour Altona. 4 sch. en omnibus; un mark courant, de Hambourg, en fiacre, jusqu’à la gare, où l’on est visité.
12 mil. d’Altona à Kiel; 3 convois par jour, trajetenS h. et 4 h. pour 4 rigsd., 2 rigsd. 64 skil., un rigsd. 60 skil.
A Gluckstadt, 6 1/4 mil. en 1 h. pour 17, 38 et 31 sch.
En sortant d’Altona (R. 66), la voie ferrée traverse la vaste plaine du Holstein, couverte de landes, de marécages, et de tourbières.
2 1/4 mil. Pinneberg (Hôt. Poslhaus),y. de 1,000 hab.
3 mil. Tomesch, station d'Uetersen, où l’on peut visiter un couvent de dames nobles.
4 mil. Elmshorn ihôt, Stadt Kopenhagen), V. dc^i^OO hab. située sur le Krückau, dans un pays fertile. Elle fait un commerce important de cordonnerie. La voie ferrée^s’y bifurque. — L’embranchement de g. conduit en 3/4 d’h.
à Glüok'stadt (voir R. 67 A) et à Itzehœ {Dührings Jfdteî), V. holsteinoise de 5,G00 hab., située sur la Stœr,' sa fondation remonte à 1’^ 809 ; son église de Saint-Laurent date du xii* siècle. C’est le siège des états du Holstein.
L^embranchement de dr. se dirige vers le N.-E.
5 mil. Horst.
7 mil. Wrisl, station reliée par un petit chemin de fer à traction au b. de KeUinghausen, situé sur la Stœr à 3/4 mil. au N.-O. Son ancienne église est située sur une éminence.
10 mil. Neumünster {H6t, de la
HELGOLAND. — ITZEHtE.