PYRMONT
Hêt. ; Hemmerichs , Lippischer Hof, Ncttings,Stadt-Bremen,Krone, Caffehaus. Table d’hâte tous les jours aux principaux hôtels, prix modérés. Nombreuses maisons garnies.
316 PYkMONT.
Bàins : Un bain coûte, dans le Stahlbadehaus , 15 sgr., dans le Salzbadebaus, 20. 15, 10 sgr.; on donne en outre 2 1/2 sgr. de pourboire pour chaque bain.
Musique : Chaque baigneurpaye 15 sgr. par semaine pour la musi-
?[ue; chaque membre d’une même amille, 10 sgr.
Anes, chevaux, voitures à volonté.
Pyrmont — selon les uns Peretnund , embouchure de la Pere,
[Koutk 73.J
quelques verres, elle produit une espèce d’ivresse passagère et un
fieu d’accélération du pouls. On es prend en boissons et en bains, et elles sont recommandées dans toutes les maladies provenant d’une grande débilité ( pour plus de détails voir le Ouide aux bains d’Europe par Adolphe Joannb et le docteur Ls PileurJ. La saison est surtout animée aux mois de juillet et d’août. Du reste on ne prend pas seulement les eaux à Pyrmont, on
rivière inconnue;selon d’autresper j y joue aux jeux de hasard, et on
montes, ou Piermonl, ainsi que le prétendent ceux qui affirment que les comtes de Pierremont (comités de monte lapideo) furent les premiers fondateurs de la ville — cheflieu du comté de son nom, est une ville de la principauté de Waldeck, située sur l’Emmer, au pied d’une chaîne de collines boisées. Sa population ne dépasse guère 2,000 nab. Elle doit la célébrité dont elle jouit à ses eaux ferrugineuses, connues déjà du temps de Charlemagne, très-fréquentées au moyen âge, car en 1556 on ne compta pas moins de 10,000 baigneurs
s’y amuse assez pour que des personnes parfaitement bien portantes se décident à venir y passer quelques semaines. Il y a un théâtre, des salles de bal, d’agréables promenades, une Kunsthalle (entrée 5 sgr.) où l’on remarque des tableaux de peintres de Vécole de Düsseldorf, etc.
La rue principale de Pyrmont, bordée des plus belles maisons et
filantée d’un double rang de tileuls, longue do 500 pas, large de 40, s’appelle la Grosse Allee ou Haupt Allee. Elle forme une agréable promenade. C’est là que les
elles furent visitées par Pierre I baigneurs écoutent la musique le
le Grand , George I" d’Angleterre, Frédéric le Grand, et la reine Louise de Prusse ; un journal parisien de 1681 parle de ce qui s’est passé aux eaux de Pyrmont entre le.s 27 Altesses qui s'y sont trouvées. filles sont négligées aujourd’hui.
Le nombre annuel des baigneurs no dépasse pas 3,000. On y compte huit sources d’une température de 12° eent. La plus utilisée est la TrinJcquelle (dans le Urunnenhaus), dont on exporte chaque année plus de 300,000 cruchons.
Toutes ces sources sont ferrugineuses (0 gr. 07 de carbonate de fer par litre) et excessivement gazeuses, ce qui les rend faciles à digérer. L’une d’elles, le Brodelbrunnen, renferme une si grande quantité d’acide carbonique, que le gaz. en s’échappant, produit une véritable explosion qui se fait entendre à une assez grande distance. Bue le matin à la dose de
matin en buvantleurs verres d’eau.
C'est là que se trouvent réunis le Kursaal, les magasins les mieux achalandés, les cafés, les salles de bal et de concert, le cabinet de lecture, le théâtre. Par le mauvais temps on se promène dans la Brunnenhalle . Il y a encore d'autres promenades dans la ville : la Klosterallee, le parc, le jardin du château, etl’Alfenou, grande place ornée d’un beau vase donné par le professeur Droite. Le château, bâti en 1552, détruit pendant la guerre de Trente ans, et reconstruit en 1706, est habité pendant la saison par le prince de Waldeck. 11 renferme quelques tableauxde Tischbein. Les promenades plus éloignées sont : le Keenigsberg , où l’on voit, près du Foersterhaus, un monument en marbre élevé à Frédéric II; le Friedensthal, Læwenhausen, le IJomberg, le Mülileiiherg, les Salines, où l’on a établi des
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IKouiJi 73.J LE XEtlUUL'KUEKWALü.— MEIXBEUC. 31T
bains (h<3tel etjardins); lapapeterie, la Hunenburg, le SchcUcnberg, le H olzhausen ( bonnes truites ), le Bamberg (ancienement Bovenberg (belle vue', les Eggestersteine {voir ci-dessous), le Ilermantubcrg (voir ci-dessous), Schieder, avec jardin; Schwoibber, avec jardin, etc., etc.
La principale curiosité des environs est la Dunsthcehlc, cavité artificielle creusée dans un rocher d'où s’échappe un jet de gaz acide carbonique, qui tue un lapin en 8 ou 10 min., un chat en 15 min.
Pyrmont se trouve placé à peu près au milieu d'un cercle formé par les routes de Hammk Hanovre et à Brunswick (H. 49), de Hamm à Cassel par Paderborn (R. 51), et deCassel à Hanovre par Gœttingen (R. 74). Les principales routes qui partent de ce cercle pour aboutir a Pyrmont vont être indiquées cidessous.
P De Paderborn .
SJ” De Herford.
.T De Bückeburg.
4" De Hanovre.
5° De Cassel.
1” DE PADERDORM.
7 3|1 mil., dilig. tous les jours, en 7 h. 1/2, pour 1 th. 18 sgr.
On traverse la Lippe près de
1 mil. Lippspringe (Hdt. ; Pont), V. à peu de distance duquel elle prend sa source, et où l’on a trouvé en 1832 une source d'eau sulfureuse chaude (21 degr. cent.), qui y attire chaque année près de 1,000 baigneurs. On a construit autour de la source un nouveau bassin, ainsi qu'une Trinlchalte et une maison de conversation. Le vieux château, anciennemaison de templiers, a été détruit dans la guerre de Trente ans. Un peu au delà on sort de la Prusse pour entrer dans la principauté de l.ippe- Detmold, et, après avoir traversé le V. de Schlangen, on laisse à g., près du petit hameau de Kohhtndt (bonne bière), la route qui conduit directement à Detmold (3 3/4 mil., R. 72) pour gravir et traverser le
Lippischencald : on nomme ainsi cette partie du Teutoburgerwald, chaîne de collines couvertes de forêts, qui s’étend sur une longueur de 200 kil. du X.-O. au S. -O., et qui n’a qu’une largeur peu considi'rable. Ses plus hauts sommets atteingnent 600 mètres. Elle est célèbre dans l’histoire. C’est dans scs gorges qu’Arminius défit les légions de Varus. Le lieu où se livra cette grande bataille n’est pas déterminé avec certitude. En redescendant le versant N. -K. du Lippischerwald . on passe près dès Eggestersteine, 30 min. avant d'arriver à Horn. ün donne ce nom à un groupe boisé de rochers de grès aux formes étranges qui se dresse de 33 à 40 met. au-dessus de là route, près d'une petite pièce d’eau. Un ermitage (ou une chapelle) a été creusé dans l’un de ces rochers. Sur un autre on a sculpté, au XI' ou au xii' siècle, la chute du premier homme et la descente de la croix. Des escaliers artificiels conduisent au sommet des plus élevés, d’où l’on découvre une vue étendue. Un pont les réunit. Les environs des Eggestersteine ont été en outre disposés en jardins au milieu desquels on a établi une auberge. Aussi cet endroit est-il trèsfréquenté pendant la belle saison par les habitants ou les baigneurs de Detmold, de Pyrmont et de Meinbcrg.
On passe à Horn (Hdt. : Post), V. de 1,500 hab., avant d’atteindre
2 -3j4 mil. Moinberg (Hét. ; Zur Rose et Zum Stent, Ûerrschoftshaus . Kurhans , Ballhaus), petit v. où l’on trouve six sources minérales ferrugineuses, salines et sulfureuses , que l’on emploie en boissons et en bains. Le Brwinenhans est un bâtiment octogone à huit fenêtres, dont cliacune s’ouvre sur une alb’e de 300 pas de longueur. On peut de Meinberg aller visiter le monument de Hermann (voir R. 72 ; 4 h. avec une voiture qui coûte environ 6 th.).
.\ Detmold. 1 14 mil. R. 72.
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a 18 PYRMONT. lUouTK 73.1
1 1/4 mil. Blomberg, V. de 2,000 hab., située sur la Distel, dans un enclave de la Lippe-Schaumbourg.
Son ancien chAteau fort appartient aux princes de Schaumbourg.
A Detmold, 2 1/2 mil. R. 72.
1 mil. Barntrup, V. de 1,000 hah.
A Lcmgo, 2 1/4 mil., voir ci-dessous; à Rinteln, 3 mil. R. 58.
On sort de la principauté de Detmold, et on traverse, kGriessem, le territoire du Hanovre avant d’entrer dans la principauté de Waldeck.
1 3/4 mil. Pyrinont (voir ci-dessu .s).
2" DK IlKHFOaD.
7 mil., dilig. tous les jour.s, eu 7 h., pour 1 th. 12 sgr.
Au delà de Salzuffeln et de Schœttmar, on quitte la route de Detmold (R. 72) pour se diriger par Lieme sur
2 3/4 mil.Lemgo, V. de 4, .100 hab.
environ, située sur la Bega et possédant un chAteau princier appelé LipperJiof, un curieux hôtel de ville gothique, un chapitre luthérien de dames nobles, le gymnase de la principauté et d’importantes fabriques de pipes dites d’écume de mer, de toiles, de lainages, de cuirs, etc.
A Detmold, U. 72,2 1/4 mil., 2 dilig.
lous les jours, eu 1 h. 1/2, pour 10 sgr.; — à Rinteln, R. 58; — et à BUekeburg, R. 49, voir ci-de.ssous, à 3.
On passe à Bega entre Lemgo et
2 1/4 mil. Barntrup (voir Crtdessus 1).
1 3/4 mil. Pyrmont (voir ci-dessus).
3" DE BÜCKEBDUG.
8 1/4 mil., dilig. tous les jours, en Ch. 3/4, pour 1 th. 15 1/2 sgr.
1 1/4 mil. Rinteln (voir R. 58). De Bïickeburg à Rinteln on a traversé une fraction du territoire de la Prusse avant d’entrer dans la principauté de I.ippe-Schaumbourg.
Au delà de Rinteln. on entre dans la Lippe-Detuiold, où l’on traverse
Warenholz et divers hameaux dont l’un porte le nom de Waterloo.
3 mil. Lemgo (voir ci-dessus 2).
4 mil. Pyrmont (voir ci-dessus).
1» DE IIANOVBE.
9 mil. Dilig. touslesjours, en 7 h. 1/2, pour 1 th. 20 1/2 sgr.
Après avoir traversé divers v.
dans une plaine sablonneuse, on gravit une coll ine avant ■ 3 1/4 mil. Springe, V. de 1,800 hab.
au delà de laquelle le pays devient de plus en plus accidente.
2 3/4 mil. Hameln (Hôt. : Sonne), V. de 0,500 hab., agréablement située au confluent de la Hamel et du Weserque traverse un pont suspendu de 272 mèt. de long (1839).
C’était autrefois une ville forte.
Les Français, qui s’en emparèrent en 1800, firent sauter ses fortifications en 1808. On y remarque son église de Saint-Boniface avec une crypte, sa maison de correction bâtie en 1827, et de vieilles maisons de bois. L’Ohreberg, colline qui s’élève sur la rive opposée du Weser, est une promenade publique. Les bords du fleuve ofl'rent quelques excursions intéressantes.
A Buckeburg, 4 1/4 mil., dilig. tous les jours, en 3 h. 3/4. pour 21 1/2 sgr., R. 49;— à Mindcn et a Carlshafen, par le Weser, R. .58; — à Hildesheim, 7 mil.,
La route de Hameln à Pj-rmont (3 mil.) remonte la rive g. de la Hiimmo après avoir traversé le Weser, passe à Klein et à Gros/; Titrkel, -à Aerzen, à Relier et à Griessem , où elle rejoint la route de Lcmgo (voir ci-dessus 2).
5® DE CASSEE.
De Caasel A Carlshafen.
6 1/2 mil. Chemin de fer, 2 convois par jour, trajet en 1 h. 45 min., pour 1 th. 19 sgr., 1 th. 5 sgr., et 24 1/2 sgr.
Ou s’arrête à Mnenchehof, entre Cassel et
3 mil. Grelienstein, voir K. 51.
3 1./2 mil. Hofgeismar, voir K. .51 .
4 1/4 mil. A Hùmmc on laisse à
fRouTK 74.] HŒXTER. — .MUN13EN. :J19
R. le chemin de fer qui conduit par Warburg et Paderoorn à Hamm (voir R. 51). On s’arrôfe encore à Trendeiburg (Tour ronde) sur la Diemel.et à Heimarshauscn (ruines do la Kinkenburg) avant
6 1/2 mil. Garlshafen (Hôt. :
CarUhahn, Scfnvan), V. de 1,6.50 hab., située à la jonction de la Diemel et du Weser. Elle fut fondée en 1700 par des protestants français que la révocation de l’édit de Nantes avait forcés à quitter la France. On y remarque son hdpital d'invalides , près du chemin de fer, et son entrepôt près du Weser.
A Minden et ii Brème, par le Weser, B. 58.
De Carlsbafen i PjTmoiit.
7 mil. Dilig. tous les jours, en 6 h. 1/3, pour 1 th. 18 1/3 sgr.
Au delà de Carlsbafen, la route, qui suit la rive g. du Weser, sort de la Hesse électorale pour entrer en Prusse, où elle traverse, outre quelques v. insignifiants, la V. de
1 1/4 mil. Beverungen (2,000 haby.
' 1 .3/4 mil. Hœxter (Hôt. : Stadt Bremen) , V. de 3,600 hab. , ancienne V. libre et banséatique, encore entourée de murs. Charlemagne ali vrc dans ses environs une grande bataille aux Saxons. D’après Fa tradition, la tour qui s’élève sur le Brunsberg serait un dernier débris d’un château bâti par Bruno, le frère de Wittekind. Prise en 1625 et 1634 par Tillv et les Impériaux, en 1672 par l’électeur de Brandebourg, en 1673 par les Français, Hœxter tomba en 1801 en la possession du Nassau; la France s’en empara en 1807 ; depuis 1814 elle appartient à la Prusse.
Une belle avenue de cbâtai-
fniers conduit de Hœxter à l'abaye de Corvey (bénédictins), fondée en 816 par Louis le Débonnaire. Cette abbaye devint Je point central d’où le christianisme et la civilisation se répandirent dansle nord de l’Allemagne.
Le pape Grégoire V fut un de ses abbés. Elle a été supprimée en 1803 après le traité de paix de Lunéville. Le seul manuscrit qui existe des cinq premiers livres de Tacite fut découvert, en 1514, dans sa bibliothèque, aujourd’hui détruite, et publié par le pape Léon X en 1515. Le couvent, bel édifice moderne, sert maintenant de résidence au prince de Hohenlohe-Schillingsfürst, duc de Ratibor, prince de Corvey; une des salles contient les portraits de tous les abbés de ce célèbre monastère. Quelques restes de l’ancienne abbaye se voient encore sur le côté O. de l’église.
A Driburg, 4 1/3 mil., en 3 h., pour 7 sgr., R. 61;— à Hîldesheim, 16 1/2 mil. en 12 h. 1/4, pour 2 th. 19 sgr., R. 74; —à Detmold, 6 3/4 mil. par Blomberg; 6 1/4 mil. par Horn, en 7 h. 1/2, pour 1 th. 111/2 sgr., et 1 th. 1 1/1 sgr.
Au delà àeFürstenau, on sort de la Prusse pour entrer dans la Lippe-Detmold, puis, après avoir dépassé
2 mil. Rischenaii et Elbprinzen, on sort de la Lippe pour entrer dans une enclave de fa Prusse où l’on trouve Lügde, V. de 2000 hab., sur l’Emmer, et d’où l’on sort avant d'atteindre
2 mil. Pyrmont (voir ci-dessus).
DE CASSEE