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DE FRANCFORT A CASSEL

97 mil. Chemin de fer appelé Main- Weser, 4 conroU par jour. Trajet en 5 h. 15 min. et 8 h. 50 min. Prix, parles trains ordinaires, 9 fl. 27 kr., 6 fl. 18 kr. , 3 fl. 56 kr.; 50 lir. de bagages. — N. B. Le train du soir s'arrête à Marburg.

La première station est celle de 4/10 mil. Bockenheim (voirR. 13).

Laissant à g. la chaîne du Taunus on vient ensuite s’arrêter à

1 3,10 mil. Bonames, v. où descendent les voyageurs qui se rendent à llombourg (voir R. 14) par les omnibus de correspondance.

6/10 de mil. plus loin, à

1 9/10 mil. Vilbel, 1,200 hab., b.

de Hesse-Darmstadt enclavé dans la Hesse-Cassel, on traverse la Nidda, puis on sort de la Hesse électorale pour entrer dans la Hesse-Darmstadt. On s’arrête quelquefois à Dorkelwexl, et à Okarben, et, près de la station suivante, Niederwællstadt, on aperçoit sur la dr. les tours de l’église d'Ilbensladt (xii'.siècle).

4 6/10 mil. Friedberg, V. libre impériale jusqu’en 1802, compte 3,000 hab. Ses murailles, sa tour ronde, son vieux château et ses deux belles églises gothiques forment un tableau pittoresque. On

remarque un beau viaduc en riques.

5 mil. Nauheim (Hdt. : Kursaal, Europæischer Hof, Pariser Hof; Hessischer Hof, Hâl. Henckeî) , □.

de 1,500 hab., situé dans une enclave de la Hesse-Casscl, sur l’Use, au pied du Jobannisberg, à 150 mèt. au-dessus du niveau de la mer. Ses sources salées produisent par an plus de 17,000 quintaux de

sel ; elles sont en outre très-remarquables au point de vue thérapeutique. On en distingue sept dont les principales sont ; le Kurbrunnen, 19“ cent., employé seulement en boisson ; — le Grosse Sprudel, 31* cent., employé en bains et en boisson. A la suite d’un forage, abandonné depuis quatre années, car il était parvenu à 182 mèt, sans donner de résultat, cette source a jailli tout à coup la nuit du 22 déc. 1846 ; depuis elle n’a pas cessé do couler avec une telle abondance, qu’elle ourrait alimenter près de 1,000 ai^noires par jour. C’est une magnifique gerbe d'eau qui s’élève en bouillonnant à 6 mèt. au-dessus du sol et qui retombe dans un bassin de rocaille où elle se brise en écume. La quantité d’acide carbonique dont elle est saturée lui donne l’aspect d’une pyramide de neige; — le Friedrich Wilhelms Sprudel, depuis 1855 seulement. Sa température est 37» cent. Ce puits artésien, qu’on nomme aussi Sool ouRie.«ensprudel, jaillit quelquefois jusqu’à ÿO mèt. de hauteur; — la source gaseuse ou intermittente, 31»

cent., employée seulement pour les bains et les douches de gaz. — Depuis quelque temps Nauheim attire beaucoupde baigneurs ; pendant les dernières saisons leur nombre s’est élevé à plus de 3,000.

On y a construit une belle Trinkhalle et un Kursaal avec salle de jeu. La plus grande partie de la ville est formée de maisons neuves. La vieille tour tapissée de lierre, que l'on remarque dans la vallée, supportait jadis un moulin à vent. On fait de jolies promena-’ des à la saline, aux ruines d'un vieux couvent sur le Johanni«.berg (20 min.), au Teichhaus(l/4 d’h.), a Friedberg (voir ci-dessus) et à Schwalbach (.1/2 h. voir R. 20).

Pour plus de détails voir le Guide aux Bains d'Europe.

6 4/10 mil. Butzbach, V. de 2,500 hab., encore entourée de vieux murs. On s’arrête ensuite à Langgœns, puis on aperçoit, sur deux éminences isolées, les châteaux

[Route 76.] GIESSEN.—

Fetsherg et Gleiberg, détruits en 1616, avant d’arriver à

8 9/10 mil. Giessen (Hdt.; Rappe, Einhorn, Prinz Cari], V. de 15,000 hab., située sur laLabn et la Wieseck, dans une plaine riante et fertile, à 142 met. (le chemin de fer la domine du haut d’un énorme remblai). Eile est le chef-lieu de la province de Ober-Hessen. Son université (500 étudiants) a été fondée en 1607. Elle possède une.

bibliothèque de 100,000 vol., et un grand nombre de collections. Ee célèbre professeur de chimie Liebig y a établi un remarquable laboratoire.— Les anciennes fortifications, détruites en 1805, ont été transformées en promenades. — On monte surtout au Gleiberg, entouré de jardins, d’o,ù l’on découvre une jolie vue. Le jardin Butch, le petit bois des Philosophes et la Badenburg son t aussi très-fréquentés.

A Wetzlar, Weilburg, Limburg et Coblenz, R. 36; — à Fulda, R. 82.

Au delà de Giessen, le chemin de fer remonte la jolie vallée de la Lahn, dominée par des coteaux tantôt cultivés, tantôt boisés. Après avoir dépassé la station de Lollar, on passe devant le vieux château de Staufenberg. Adr., la chaîne du Vogelsberg forme l’horizon. On sort de Hesse-Darmstadt pour entrer dans Hesse-Cassel un peu avant

10 8/10. mil. Frohnhausen , v. de 700 hab.

12 9/10 mil. Marbnrg (Hôt. : RitteVj Pfeiffer, Deritsches Haus, Restaurant de la gare), V. industrielle (pipes , poteries , tanneries , tabac, etc.) de 10,000 hab., située sur les pentes d’une colline, au confluent au Marbach et de la Lahn.

Sainte Elisabeth de Hongrie, landgrave de Hesse, y fixa sa résidence en 1229. Son fils Hermann et ses successeurs continuèrent de l’habiter. Prise en 1640 par Bernard de Weimar , en 1645 par le landgrave de Hesse, en 1759 par les Français, elle fut assiégée en vain par lord Granby en 1761, et, l’an-'

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