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AU.EU. DU N

MARBURG. 325

née précédente, elle avaitvubatlre les Français par le duc Ferdinand de Brunswick. De 1806 à 1813, elle suivit le sort de Cassel (voir cidessous). Ses rues sont étroites, tortueuses, escarpées et malpropres.

La colline sur laquelle elle est bâtie est couronnée par le château féodal des landgraves de Hesse, transformé en prison. On y découvre une jolie vue et on y visite surtout la salle des Chevaliers, où Luther et Zwingle discutèrent la question de la transsubstantiation en 1529, en présence du landgrave, Philippe le Magnanime. .Son université, fondée en 1527 (250 étudiants),comptaitdeux annéesaprès parmi ses élèves Luther, Zwingle, Mélanchthon, Œcolampadius. Sa bibliothèque possède plus de 100,000 vol. ; mais sa principale curiosité est son église de Sainte-Élisabeth (avec deux tours carrées), du style gothique le plus pur, commencée en 1235, terminée en 1283, et remarquablement conservée. Dans un bras du transsept, on admire la riche chapelle gothique de sainte Elisabeth , fille du roi de Hongrie, André II, épouse de Louis, landgrave de Tnuringe, patronne de l’église, morte en 1231, canonisée en 1235. Les marches qui l’entourent sont usées par les genoux des pèlerins. Une tablette sculptée représente la sainte couchée sur son cercueil, et entourée de pauvres malades et infirmes , au soulagement desquels elle s’était entièrement consacrée; on voit son âme prenant son essor vers le ciel , d’où le Christ lui tend la main. La châsse qui renfermait le corps de cette sainte se trouve maintenant placée dans la sacristie; elle est en chêne, couverte delames de cuivre dorées , et ornée de bas-reliefs d'argent massif également dorés.

Autrefois elle était richement incrustée de perles, de camées antiueset d'autres pierres précieuses ont la plus grande partie ont été volés quand les Français l’ont transportée k Ca«sel en }81Q. Le trans»

sept opposé contient Igg mausolées

8itt ■ DE FRANCFORT A CASSEE. [Roum 76.:

4eg landgraves de Hesse, jusqu'au xyi* siècle, tous en pierre et ornés de beaux bas-reliefs en bronze.

l.es vitraux peints des fenêtres du chœur méritent une mention ainsi

ue les sculptures du portail occi-

ental. Les sculptures en bois (couronnement de laVierge) et les tableaux à volet de la chapelle du Saint-Sépulcre , sont attribués à A. Durer. En 1847 une formidable inondation, causée par un orage, a endommagé une grande partie de ces antiquités. Elles ont été restaurées, ainsi que l’église, en 1857.

Au xiii® siècle, Marburg a été le chef-lieu de l’ordre Teutonique, et, jusqu’à l’extinction de l'ordre en 1809, elle est restée le siège de l’un de ses douze bailliages. On y ■voit encore le palais de l’ordre à côté de l’église.

On peut encore visiter l’église luthérienne, terminée au xviii' siècle , avec quelques tombeaux de princes des xvi® et xvite siècles; iluftel de ville de 1512 ; le musée d'anatomie et le nouvel observatoire.

Le laboratoire de chimie de Marburg possède le Digesteur, ou première marmite à vapeur, fabriquée par Papin, qui fut longtemps professeur à l'université de .Marburg.

Les promenadesdeMarburgsont •les jardins du Dammelsberg, la "Spiegellust, les jardins de Wildungcn, de Laderer, Ockershausen, Ta source d’Elisabeth (1 h.) , le Frauenberg (1 h.), etc.

A Cologne, par Siegen et Olpe, R. 41; — à Arolsen, 10 1 '4 mil., en 13 h. 1/3, pour 2 ■th. ô 112 sgr. , K. .12.

Un peu au delà de Marburg le chemin de fer traverse la Lahn et remonte à TE. la vallée de l’Ohm qu’on voit rarement.

14 9/10 mil. Kirchhain, V. de 1,850 hab., à l’embouchure de l’Ohm et de la Wohra. A dr., on aperçoit sur un mamelon isolé , Amœneburg (1,250 hab.), dont l’église fut, diton, fondée par saint Boniface.

17 4/10 mil. Nexistadt. 2,ÜOo hab.

18 8/10 mil. Treisa, V”. de 2,500 hab., au confluent de la Schwalm

et de la Wiera. On s’arrête à Zimmersrode et k Borken (1,200 hab.), entre Treisa et

22 4/10 mil. Wabcm, v. de 1,000 hab., près duquel on remarque un château de plaisance des électeurs, construit en 1704. On traverse la Schwalm, près de son embouchure dans l’Edder, et on laisse à g. Altenburg et FeUberg , deux vieux châteaux, dont l’un (le Felsberg), bien conservé, sert de poudrière, avant Gestungen. Enfin, on franchit l’Edder sur un beau viaduc, à peu de distance de son confluent avec la Fit Ida, en arrivant k

25 12 mil. Gnntershausen (Hôt. : de Bellevue, Restaurant de la gare), où on laisse à dr., le chemin oe fer d’Eisenach-Gotha-Erfurt-Weinoar- Halle-Leipsick-Magdebourg-Berlin (voir R. 77) , pour monter par une pente roide a Wcshlershawsen, V. situé au pied de la WilhelmshœliC.

27 mil. Cassel (Hét. ; Raemischer Kaiser, Marlinsplatz , Kænig von Preussen, près de la poste, sur la place royale, remarquable par son écho (6 fois), Russischer Hof, untere Kœnigsstrasse. 2« rang; Ritter, Martinsplatz ; Goldene Krone, Oberste gasse ; Lütteàrand, Puth Kœnigs-

Îilatz; Labassi). — N. B. On boit de a bonne bière conservée dans les caves des rochers, et on jouit d’une belle vue dans les jardins établis près de la porte de Francfort.

Restadhants : Cimiotti. Strack.

I^charfscheer, tout près de la gare, Pirini, on face du musée ; \Vulp.

Friedrichsplatz ; Kaffcemühle (belle vue). — Libraires : Freychmidt, Vollmann.

Fiacrks: Du chemin de fer dans la ville, 2 pers. 5 sgr. ; 8 pers. 8 sgr. — Courses au quart d’heure : 1 sgr.

de plus. — A Phétel (Gasthof) de Wilhelmshœhe, de 1 th. 1/2 à 2 th.;* à la Lœwenburg, 3 th.; à l’Hercule, 4 th.; pourboire non compris. Les dimanches et les mercredis on trouve k la porte de Guillaume des voitures qui conduisent au Gasthof pour 1 th. Une place dans ces voitures coûte 6 sgr., dans

DiQiiizwj uy vjvïvigl

(Route 76.1 CASSEL. 327

l’omnibus, 2 1/2 sgr. Enfin on peut prendre le chemin de fer jusqu'à Wahlershausen.

Théâtre ; cinq fois par semaine.

Cassel , capitale de l’électorat ui porte son nom , est une V. de 2,000 hab. (protestants) située sur la Fulda qui la sépare en deux

fiarties, l'Vitter-XeusIadl (rive dr. ), a plus petite, l'AHstadl et l’Ober- Neustadt (rive g.). Elle doit son origine à un château impérial bâti vers la fin du ix' siècle, et q^ui devint au xiiis l'une des résidences des landgraves de Hesse.

En 1523, Philippe le Gros y introduisit la Réforme; en 1526, il l’entoura de fortifications que Charles V fit sauter en 1.517, et que Philippe II fit rétablir. Vers la fin du XVII' siècle , des protestants chassés de France par la révocation de l’édit de Nantes y fondèrent rO!)er-A’’eu.'itadt, appelée alors (1688) Franzœsische-Neustadt, ou la ville neuve française. Dans la guerre de Sept ans. les Français roccupèrent de 1757 à 1762. Les alliés la reprirent en 1762, après un siège mémorable: les landgraves la démantelèrent eux-môines en 1767, et de 1767 à 1774 transformèrent en promenades ses anciennes fortifications. De 1K06 à 1813, elle resta la capitale du royaume de Wcstphalie. En 1813 les Russes l’occupèrent; en 1814 elle fut rendue à ses anciens possesseurs.

l.a Hesse-Cassel ou Hesse Electorale , en ail. Hexsen-Cassel et Kurhessen, Etat de laConfédération germanique , se compose de six portions isolées. La plus considérable , de forme très-irrégulière, comprenant la liesse proprement dite et renfermant la capitale, est bornée au N. par la Prusse et le Hanovre, à l’E. pur la Saxe-Weimar et la Bavière , au S. par Francfort et la Hesse-Darmstadt, à 10. par le Nassau , la Hesse- Darmstadt et Waldeck. Sa superficie est de 918,;500 hect.; sa population de 766,000 hab. (dont 100,000 cath.

seulement), répartis dans 62 villes, 26 bourgs et 1,290 villages, qui se

trouvent partagés en quatre provinces : Nieder-Hessen , Ober- Hessen , Fulda et Nassau ; son budget de 12,475,440 th. (recettes , et de 13,932,790 th. (dépenses); sa dette de 15,400.000 th. ; son contingent de 10,000 hommes. Elle occupe le huitième rangdans la Diète.

Elle comprend la partie la plus considérable de l'ancien landgraviat de Hesse, dont le démenbretnent, à la mort du landgrave Philippe en 1567, a formé les deux landgraviats de Hesse-Cassel et de Hesse-Darmstadt. Ce n’est qu'en 1803 que le landgrave a pris le titre d’électeur. Son électorat, dont il avait été dépouillé par Napoléon en 1806 , et qui avait été partagé entre la Wcstphalie et le grandduché de Francfort, lui a été rendu en 1813 et 1814. En 1831 (5 janvier), les Hessois avaient obtenu un gouveiiiement constitutionnel qu’ils modifièrent dans le sens libéral en 1848-49. En 1850, l’électeur, ayant pris pour premier ministre M. llassenpflug, qui venait d’être condamné à quatorze jours de prison en Prusse pour malversation, les états, la magistrature, les fonctionnaires, l’armée lui refusèrent leur concours. L’électeur et son ministre durent quitter la Hesse, où ils 'furent ramenés par les troupes austro-bavaroises avec l’assentiment et le concours du gouvernement prussien. La constitution de 1831 abrogée, l’électeur, sur l’ordre des grandes puissances fédérales, a, le 13 avril 1852, octroyé à scs sujets une nouvelle constitution, l’une des plus réactionnaires de l’Allemagne. L’opposition générale excitée par cette constitution a été soutenue par la Prusse devant la diètefédérale, et, le 30 mai 1860, un nouveau projet de constitution a été soumis aux Etats qui, aprèsl’avoirrepoussé, ont interjeté appel auprès de la diète. La question est encore pendante.

La rue qui s’ouvre en face du Bahnhof aboutit à la Cœlnische Strasse, qui mène au Kœnigsplatz,

où se trouve la Poxte, et où s'ouvre Vübere Kœnigs-Strasse conduisant ü la Place de Frédéric. Cette place a 333 mètres de long et 150 met. de large. Au milieu s'élève la statue , en marbre de Carrare , du comte Frédéric II (•}• 1785) qui embellit Cassel, mais qui, de 1776 à 1784, vendit , pour 22 millions de th., 12,000 soldats hessois à la Orande-Bretagne. — Au Nord de la place, sur la rue du Roi (Kœnigsstrasse), on remarque le théâtre, Vétat-major, et la maison Waitz ; devant la place qui porte son nom, le Commandanturtfebæude-, à dr.(0.), de belles maisons modernes, k g.

(E.), le palais de l'électeur, édifice plus qu’ordinaire, un ancien palais des électeurs, en pierre rouge dépolie, le Muséum (voir ci-dessous), le Hof-Vmraltungsgebseude (administration de la cour) , et IVgiise catholique (tableau de Tischbein); au fond (S.), le Friedrichsthor, porte d’où l’on découvre une jolie vue sur l'Aiiegarten, beau parc public appelé aussi Carlsaue, sur l'ora/igerie et le bain de marbre (de 10 k 20 sgr. de pourboire), par Monnot, et sur la vallée de la Fui da, fermée k l’horizon par une chaîne de montagnes que domine k g. le Meissner (voir R. 75); k quelques pas k l’E., la Kattenburg ou le vieux château, attire les regards. La construction de ce palais, commencée dans des proportions colossales en 1820 par l’électeur Guillaume l'r, fut abandonnée en 1821, après sa mort.

Le jlfMseum, dont six colonnes ioniques hautes de 12 met. supportent le frontispice, e^t le plus bel édifice de la ville. L’entrée n’est point publique. On se procure des cartes chez l’inspecteur, derrière le bâtiment, moyennant un pourboire de 1 th.

On y remarque, dans la 1" salle, une collection de mosaïques ; 2® salle : des montres, des bijoux d'or et d’argent, des meubles incrustés, etc.; S^saliPides objets d’ivoire, d’ambre (un poignard par Benvenuto Cellini) ; des marbres , des agates, etc.; 4* salle, des antiquités

i Roctk 70.' étrangères, égyptiennes, grecqun.s et romaines ; des armes , des camées ; une statue antique de la Victoire; 5' salle : des modèles en liège d’anciennes constructions romaines, des bustes etdes statues; un bas-reiief représentant le triomphe de Bacchus, une Minerve, un Pâris , un Apollon , un Mars (buste en bronze). La sculpture moderne est représentée par 14 bustes de la famille de Napoléon, exécutés parCanova; quatre reliefs en marbre de Godefroy , et les imitations en bronze de quelques antiques de Florence, tels que la Vénus de Médicis , l’Antinous, un Satyre, des lutteurs, etc.; 6' salle :

galerie d'histoire naturelle. On remarque principalement les 500 livres qui , fabriqués avec l’écorce et le bois de 500 arbres , renferment la fleur, la graine, le fruit, et les feuilles de ces arbres , soit desséchés , soit imités en eirc; 7' salle, instruments de physique, miroir ardent, etc. ; 8' salle : portraits de princes hessois, ouvrages en cire, armes de toute espèce, l.a bibliothèque, k l’étage supérieur, renferme plus de 34,000 volumes et de nombreux manuscrits; elle est ouverte tous les jours de 10 k 1 heure. A côté se trouve la salle dans laquelle se réunit la diète du royaume de Westphalie ; elle est ornéed’un carton de Menzel(Henri l’Enfant et Sophie de Brabant faisant leur entrée k Marburg).

La galerie de tableaux occupe un bâtiment dépendant du château de Bellevue , dans la rue de ce nom qui aboutit k la placé Frédéric. Ce palais, qui fut la résidence du roi de Westphalie de 1811 k 1813 et plus tard celle de la landgrave (•}• 1841', est inhabité aujourd’hui. — La galerie est visible tous les jours moyennant un pourboire de 20 sgr.

pour 1 personne et de 1 th. pour plusieurs personnes. Les 1,400 tableaux dont elle se compose sont pour la plupart assez médiocres. On y remarque toutefois les suivants :

6. Holbein, Portrait d'homme avec chapelet.— 9. Cranach, La femme adul-

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