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A LEIPSICK

PAR EISKN.VCH, OOTHA, ERFCRT, WEIMAR.

De Francfort à Leipsick.

6t 8 1/0 mil. — Chemin de fer Main Wtserbahn, de Francfort à Cassel (1852) ; Hessitche Friedrich-Wilhelms-Nordbahn, de Cassel à Gerstuiigen (1849); Thitrinyische Bahn, de Gerstangen à Halle (1849); de Halle à Leipsick (1840]; 9 conv. par jour. Trajet en 11 h. et 12 h. 17 min., pour 22 A. 5(î kr , 15 A. 56 kr., 12 A.

18 kr. — Pour Eisenach, 16 A. 22 kr. 9 A. 49 kr. et 7 A. .58 kr — Pour Gollia, 18 A. 48kr. et 11 A. 34 kr. Pour Krfurt, 20 A. 40 kr. et 12 A. 46 kr.— Pour Weimar. 25 A.

59 kr., ISA. 36 kr., 12 A. 8 kr.— Parles trains ordinaires on paye, pour Eisenach, 16 A. 22 kr., 9 A. 49 kr. et 7 A. 38 kr. — Pour Krfurt, 19 A. 45 kr., 11 A. 51 kr..

9 A. 13 kr.— Pour Weimar, 20 A. .57 kr., 1211. 31 kr., 9 A. 47 kr.

* De Francfort à Caaael.

27 mil. R. 76.

27 mil. Cassel (voir R. 76).

N’. B. Les trains partant de Francfort pour Eisenach, Gotha, Erfurt, Weimar, Halle, etc., ne vont pas jusqu'à Cassel. Ils pren-

[Routk 77.1 EISENACH.-LA WARTBURG. 3*1

nént à Guntershftù'sen (Hùt.; Bellevue],k 3 mil. de Cassel, les voyageurs partis dé Cassel.

t>« Cassel i Lelpeiok.

37 8/10 mil. 3 conrois par jour. Trajet en 8 h. SO min , 9 h. 30 min. et 10 h.; pour 9 th. 17 sgr., o Ih. 23 sgr. et 4 th. 10 sgr., par les trains ordinuires.

2 mil. Gunterahausen (Hôt. :

Belltvue), voir R. 76.

Presque au sortir de la gare de Gnntershausen, on traverse sur un beau viaduc la Fulda dont on remonte la rive dr. à Guxhagen, d’où l’on découvre une belle vue sur ce V., l'ancien couvent de Breitenau, le confluent de la Fulda et de l’Edder, et l’Hercule de laWilhelmshœbe, avant d’entrer dans un petit tunnel.

4 mil. Melsungen, V. industrielle de 4,100 hab., avec un château des landgraves bâti en 1550. On traverse deux fois la Fulda et un tunnel entre Melsungen et Morschen.

7 3/10 mil. Rothenburg, V. de 3,800 hab., avec un ancien château.

8 mil. Bebra, v. au delà duquel on laisse à dr. (S.) la jolie vallée de la Fulda.

A Fulda, 7 1/2 mil. 9 dilig. tous les jours en 6 h. 30 min., pour 1 tb. 17 1/3 sgr., par (2 mil.) Hersfeld; — (1 3/4 mil.) Ktukirchen; — (1 3/1 mü.) Hunfeld ; — (3 mil.) Fulda, R. 83.

On traverse un petit tunnel avant de s’arrêter à Hahnebach, et on sort de la Hesse électorale pour entrer dans la Saxe-Weimar a

11 mil. Gerstungen, v. près du-

uel on aperçoit à dr. la pet. V.

e Berka, située sur la Worra, que

l’on franchit deux fois entre Gerstungen et

12 7/10 mil. Herleshaustn, v. de la Hesse électorale, et une troisième fois près de son confluent avec la Hœrsel. On laisse ensuite â dr. les ruines de la Brandenburg, qui jusqu’en 1500 a été la propriété des comtes de ce nom et a

appartenu depuis aux fanrillea Reckroth et Herda.

14 3/10 mil. Eisenach (Hôt. : Halber Jlfond, Rautenhram, Restaurant d» la jare),V. propre, industrieuse, prospère de la Saxe -Weimar, agréalement située à la jonction dé la Hœrsel et de la Nesse, dans une vallée qu’entourent des collines boisées. Sa population se monte à 13,000 hab. Elle est la patrie de Sébastien Bach. Elle n’a par elle-même rien d'intéressant pour un étranger. Son église de Saint-Nicolas, de style roman, a été récemment restaurée; celle de Saint-Georges date de 1188. Son château, résidence des princes de Saxe-Eisenach jusqu’en 1741, fut habité, après la révolution de 1848, par Mme la duchesse d’Orléans et ses enfants. — Sur la fontaine, près de l’hôtel du Halber Mond, on remarque une grenade qui, en 1810, fit sauter plusieurs caissons d’artillerie française et réduisit en cendres un grand nombre de maisons.

Sur une éminence boisée , à 30 min. d’Eisenach et à 200 mèt.

au-dessus, s'élève la Wartbur{^, l’ancienne résidence des landgraves de Thuringe (xii« siècle), restaurée en 1847. Ce fut dans ce Château, où conduit aujourd’hui une bonne route de voiture, que l’électeur de Saxe, Frédéric le Sage, fit enfermer Luther qu’il avait fait arrêter à son retour de la diète de Worms {voir R. 15). Ce fut « dans cette Patmos, dans cette région des oiseaux qui chantent sur les arbres et louent le Seigneur le le jour et la nuit, » qpe Luther vint se cacher sons le nom de Junker Georg (chevalier Georges) jusqu’à la mort de Léon X; ce lut là que le grand réformateur travailla à fonder son œuvre, du 4 mai 1521 au 6 mars 1522 (voir l’Histoire de Luther, par Audin). On

montre encore la chambre qu'il abita, sa table, sa chaise, son écritoire; on renouvelle même dé temps à autre la tache d’enore que fit Luther sur le mur en jetant seti

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