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L. De Quedlinburc i Hordhausen

7 3/4 mil. Dilig. tous les jours, t.ii 8 h. 30 mm., pour 1 th. 24 1/1 sgr.

On traverse la Bode , puis le Quarmbach ayant d’atleimlrc Gernrode (Hôt. Deutsches Huns, Goldener Læwe), V. de 2,400 hab.

(Anhalt-Dessau), dont l'église date du X” siècle. A l’O., et à quelques minutes, se trouve le bain de Suderode (eaux salines), d'où l’on peut se rendre en 5 h. à la Rosstrappe (voir O). Au S. s’élèvent le Klettenberg et le Stubenberg. Le iÿtubenberg, haut de 280 mèt., est couronnéd’un hôtel àl5 min. duquel on découvre une des plus belles vues du Harz ; l’horizon est borné par la chaîne de collines appelée Huy ; on voit un peu plus près la villedeQuedlinburgaux nombreuses tours, et le Hoppclsberg, près d'IIalberstadt ; à g. la Teuielsmauer le Kegenstein et le château de Blankenburg. Au premier plan, enfin, la ville de Gernorde et ses environs,

LE UAKiC. [Routb 76.

A BaUenatedt, 1 h. 30 min., A/— a 1a Victonliœhe, O, d« 4.

A ÿaberfeld oa laiase 4. dr. la Tt>ut£ qui conduit à la Victorshœhe et Güatersberg (voir P, n» 3), puis aa Sternhaus on croise celle qui r4lie Ballenstedt à GUntersberg, ei , après avoir dépassé les ruines de la Reinrichsburg , on atteint la forge de Hægdasprnng j bonne auberge) , située dans le Selkentbal, et dominée par un obélisque de fonte haut de près de 90 mèt., et érigé (1812) en souvenir du fondateur de cette forge , le prince Frédéric-Albert d’Anheilt (f 1796).

On y remarque un lion fondu en 1838, et une collection de minéraux. A 1.5 min. on peut aller visiter \»,Mmgdetrafype, paroi rocheuse sur laquelle on voit deux empreintes semblables à celle d’un pied humain. D'après la tradition , ces empreintes auraient été faites par une jeune fille qui se serait élancée de cette hauteur dans la vallée pour échapper à la poursuite d’un chevalier.La princesse Frédérique de Prame y a fait ériger une croix à la mémoire de son père (t 1834).

Au delà du Mtegdesprung , la route se bifurque. Celle de face .S.) mène à Harzgerodc, celles de dr. (O.) conduisent à l'Alexisbad, celle de g. (E.) va aboutir par Meiseberg à fiallenstedt (3 h. de l'Alexisbad par cette route).

2 3/4 mil. de Quedlinburg(15min.

de du Mœgdosprung), Harzgerode (Hôt. : Weisses Koss, Bær), V. anc.

de 2,600 hab., avec un vieux château. Ses fonderies d’argent (Ttoitor-Friedriohs Silberhiitte, 30 min. à d’O.) et ses mines de plomb et d’argent. (P et Meieeberyer Zuy, 45 min. au 8.) intéresseront les amateurs. De Harzgerode on peut se rendre à Ballenstedt (voir K) par UeiMberg , château de chasse bâti .an 1770, incendié-en 1846 et rebâti depuis. On y découvre une belle «ueaur le Selkenthal. 11 est situé à •lâi. 30 min. de Ballenstedt, età2h.

^e 'Fallcenstein (voir K). line route conduit en 30 min. (au N, -O.) à l’A-

lezishad (Hét. : Traüeitrhattt, L»~ girhatis, Goldene Rote], bais d'eaux salines et ferrugineuses situé k 385 met. dons le Selkenthal, entre des collines boisées agréablement transformées en jardins. Cet établissement, fonde en 1811, est déjà trës-fiéquenté.On payelachambr« de 15 sgr. à 1 th. par jour: le dîner (à table d'hôte) de 10 à 20 sgr.; un bain, 10 sgr., une douche, 12 1/2 sgr. On boit surtout l’eau ferrugineuse de V Âlexisbrunnen , source découverte en 1830 (12* cent.). Le prix des voitures est fixé par un tarif : à Ballenstedt, 2 th.; à filwikenburg, 4 th.; à Haiberstadt, 4 fA, 1/3: à Ta Josephshœbe, 2 th. ; k Falkeustein, 2 th. l[i; à la Victorahœhe, 1 th. 2/3 (voir le tarif). Les environs offrent de nombreuses promenades : le .FricârichsplaU, le Louisenlempel , le Ilabichtstein , les SMoteimsfelsen , le Carlsplatt^ la Belle-Vue, le Schirtn, etc. On peut aller : en 2 h. 30 min. à Stolberg par Strassberg, etla Joscphshoehe(voir ci-dessous); en 1 h. .30 min. à la Victorsbœhe (voir P n“ 3) ; en 3 h. 30 min. à Ballenstedt par (1 h.) Mœgdesprung et Meiseberg.

Après avoir dépasse la Victor- Friedrichs Hutte, où vient aboutir la route de l'Alexisbad, la route de Harzgerode à Nordhausen s’éloigne de la Selke et eptre en Prusse près de Strassberg (1 h.

30 min.), puis s’élève à la Base de l'Auerherg, montagne de porphyre dont le sommet, haut de 616 mèt., s'appelle Josephshœh^, parce que le comte Joseph de Stolberg y a fait construire, en 1833, une’tour en bois en forme de croix. (On peut y passer la nuit.) De la plate-Torme de cette tour on jouit d’un vaste panorama.

1 h. plus loin on trouve

2 1/4 mil. de Harzgerode, St,Qlberg (Hôt. : Freutag, Deutsches Hnu4], V. de 2,600 hab., située sur la Tyra, et appartenant au comte de Stolberg-Stolberg, dont le château, bâti sur unë hauteur, contient une bibliothèque de 48,000 vol., une petite collection d’ar-

Di‘

'Koutb 78.1 LE BROt^EN. 355

tues, .un tableau de Cranacb et des portraits de famille.

{De Stolberg à Rübeland (6 b.

1/2) par : (1 h. 30 min.) Breitenstnn (on laisse à g. le château de chasse Tannengarten); — (30 min.) Friedrichshœhe ; ~ (2 h. ) Uasselfelde (▼oir K) (2 h. 30 min.) RUbeland (voir O, a* 8).]

{De Stolberg à Ilfeld(2h. 30min.) par; (1 h. 15 min.) l'Eubersburg, ruine près de laquelle on voit le château de chasse de Ronnenburg; — (1 h. 15 min.) Netistadt, b.

de 1,300 hab., dominé par les ruines du Hohnstein; — (1 h.) Ilfeld (voir If).]

Àu delà de Stolberg, la route, se dirigeant nu S., descend la vallée de la Tyra à (1 h.) Rotlleberude, où l’on remarque une villa du comte de Stolberg avec un beau parc J puis elle se dirige à ro., laisse à g. (15 min.) les ruines du vieux château des comtes de Stolberg, entre dans le Hanovre avant Steigerlhal et repasse en Prusse avant

2 3/4 mil. Nordhnusen (R. 75).

M. De BUnkenbnra à Rardhaasen.

S 3/4 mil. dilig., tous les jours, en S h. 1/S, pour 1 th. 10 1/2 ggr.

Après avoir laissé à g. les routes qui conduisent à la Rosstrappe (voir P, n® 2), on vient traverser la Bode à Wendefurt, v. situé à 1 h. d’Altenbrack et à 1 h. 15 min.

de Neuwerk (voir P, n® 1), puis, continuant à se diriger au S.-ü., on gagne

2 mil. Hasselfelde (Ilôt. ; Kœnig von Schtveden), V. de 2,000 hab.

A Stolberg, 4 h., L ; — à Âlexisbad, 4 h.

30min. , par ; (l b.) (1 h. 30 min.)

Guntersèerps, V. de 1,200 hab. (Anhalt- Bernburg) dans le Selkental; on remarque dans ses environs, outre le Mühlmteich, les ruines de la Guntersburg, et de l’Ericbsburg; — (2 h.) Alelisbad ; (voir L).

On sort du Brunswick pour en-

trer dans le Hanovre avant de laisser à dr., près du Bielsteinherg , une route qui conduit par Rothehiitte à llohegeiss (voir E), puis on descend à Ilfeld, h. de 700 hab., Bitné dans le Behrethal, où l’on remarque de beaux rochers et quelques ft.iblesdébris de l’ilburg.

A Stolberg, par Ncustadt, voir L- Enfin on passe à Niedersachswer- /êii avant de rejoindre la route de Nordhausen à Harzburg (voir E), et on entre en Prusse près de 3 3/4 mil. Nordfaausen (R. 75).

y. De Blankenbnrg A Wernigerode.

3 b. 30 min . et 2 h. 45 min.

Deux chemins conduisent de Blankenburg à Wernigerode. outre la route qui passe par Elbingerode (voir O, n" 8), l’une conduit en 1 h. à Michaehtein, anc. couvent fondé en 1139 et transformé en ferme, laisse à dr. la Struvenburg, à g. Benzingerode, et sort du Brunswick pour entrer en Prusse avant d’atteindre (2 h. 39 min.) Wernigerode (voir G) ; l’autre passe à (1 h.) Heimburg, v. de 900 hab., dont l’ancien château a été détruit en 1703, après l’avoir été déjà en 1318, 15^8 et 1325, puis rejoint la première à (45 min.) Benzingerode (l h. de Wernigerode).

O. Le Brocken.

Le Brocken , appelé par les paysans du Harz le Blocksberg, le mons Bruclerust des Romains, est la plus haute sommité du Harz, car il s’élève à 1170 met. au-dessus du niveau de la mer. Sa base a environ 1 mil. géographique de long du N. au S., et 1/2 mit. de large. Son sommet (de, granit) forme un plateau de 400 à 500 mèt. de diamèt. et de 30 mèt. de circonférence. Il appartient: son sommet et son versant N. -E. à la Prusse; son versant O. et une partie de son versant S., au Hanovre; son versant N. -()., au Brunswick. 11 se relie, sans en être séparé par des vallées, au petitBrocken du cdté N.- O,, et à la Heinrichshaihe du côté

356 LK HARZ. [Routk 78.1

S.-S.-E.l)eses gorges et Jesesvallées descendent : au N. la Peseke et le Kellbuch, au S. la Bode, au S. -K. rilse et le Mœnchbach, au S.-O. l'Ecker. Ccs'rivières coulent dans les vallées plus ou moins profondes qui séparent le Brocken des montagnes voisines.

Le Brocken a toujours passé, dans l’opinion populaire, pour un repaire de démons et de sorcières.

.Selon une vieille tradition, dans la nuit de Walpurgis, c’ost-à-dire la nuit du 30 avril au l" mai, toutes les sorcières de l’Allemagne s’y rendent sur un manche à balai, pour assister à la réunion générale présidée par Satan en personne, et renouveler à leur maître leur serment de fidélité. Cette nuit-là il se passe sur la montagne des orgies indescriptibles. Aussi les rochers les plus remarquables du Brocken s’appellent-ils la chaire (lu diable, V autel des sorcières, la ■salle de danse des sorcières. C’est à cette fête annuelle de la nuit de Walpurgis que Méphistophélès conduit Faust en lui faisant entendre le « furieux chant magique » :

Les sorcières se rendent au Brocken ;

Le chaume est doré, la semence est verte. Là s'assemble la grande foule, etc.

Malgré cette tradition, le sommet du Brocken est habité toute l’année depuis le commencement de ce siècle. Dès 1736, un comte de Wernigerode y avait fait construire une maison de bois qui, détruite par un incendie, fut remplacée en 1800, puis en 1835, par une auberge contenant un certain nombre de chambres à coucher (72 lits). En juillet 1859, une partie de l’hôtel devint la proie des flammes ; mais il a été reconstruit depuis. — N. B. Les prix, assez modérés, sont fixés par un tarif. — On monte généralement au Brocken dans la soirée, afin d’y voir (spectacle trop rare) le coucher et le lever du soleil. En face de la maison, aussi triste d’aspect à l’extérieur que peu confortable à l’intérieur, s’élève une tour en bois

haute de 15 met. environ, au sommet de laquelle montent les touristes pour contempler la vue panoramique , plus étendue que belle, dont l'atmosphère ne permet de jouir que pendant un trèspetit nombre de jours par année.

Ce panorama embrasse en effet un cercle de 34 à 35 mil. de circonférence. La vue s’étend, sans obstacle, sur d’immenses plaines jusqu’aux extrémités de l’horizon.

La chaîne du Harz elle-même disparait en quelque sorte dans cet aplatissement général. Tel est le morcellement de cette partie de l’Allemagne, que ce cercle, de 17 à 18 milles de diamètre, appartient par parcelles à la Prusse, au Hanovre, au Brunswick, à la Hesse, à Weimar, à .■Vnhalt, à Gotha, aux principautés de Schwarzbourg , de Lippe et de Waldeck, On voit uatorze villes et un nombre inni de bourgs et de villages. On distingue : au S., le Schneekopf (dans l’Erzgebirge), Erfurt, puis en inclinant vers l’O., laWartburg, le Meissnor et (avec une lunette) l’Hercule de la Wilhelmshœho à Cassel, enfin, les collines de Gœttingen ; — àl’O., ClausthaL le Rammelsberg, Hildesheim, Brunswick, Wolfenbüttel et Hornburg ; — au N., et en inclinant à l’K., Osterwieck, Schoppenstedt,Schoningen,Helmstedt; à l’horizon , les villes de Stendal, deXangermiinde, de Genthin, de Brandebourg (de 30 à 40 lieues de distance), l’Elbe, Magdebourg, Wittemberg, Dessau, Nienburg, Oscherleben, Wegeleben, Halberstadt, Wernigerode; — à l’E., et en se rapprochant du S., Halle, Cœthen, Bernburg, Quedlinburg, Elbingerode , Leipsick, Harzgerode, Weimar, léna.

« Le caractère du Brocken est tout allemand, sous le rapport des défauts comme sous celui des vertus, dit Henri Heine; le Brocken est un véritable Allemand. C’est avec une exactitude allemande qu’il nous montre, clairement et distinctement, contme dans un panorama colossal, les plusieurscen-

' [UoL’TK 78.]

LE BKOCKKN.

laines de villes, bourgs et villages, situés la plupart au nord, et tout autour, les montagnes, les forêts, les rivières, les plaines à l«erte de vue: niais aussi tout cela prend l’air d’une carte spéciale sèchement dessinée, coloriée avec pureté : nulle part l'œil n’est réjoui par des paysage.s véritablement beaux. I.a même chose nous arrive, à nous autres compilateurs allemands, par suite de cette conscienci'eu.se exactitude avec laijiielle nous voulons tout rapporter, sans penser jamais à faire ressortir le détail avec un charme particulier. Le Brocken a aussi quelque chose du calme, de l’intelligence et de la tolérance allemandes, parce qu’il peut voir les choses de haut et de loin....»

Ce qu’on voit encore moins souvent au Brocken que son panorama trop vanté, c’est son spectre, phénomène d’optique qui se renouvelle huit ou neuf fois par an, dans toutes les saisons, soit au coucher, soit au lever du soleil.

Quand les brouillards montent perpendiculairement des vallées voisines du côté opposé au soleil, si la montagne est complètement dégagée du brouillard, son ombre se projette contre cette muraille de vapeurs dans des proportions gigantesques. Alors l'auberge se transforme en un palais colossal, et les hommes deviennent des géants. I.es objets augmentent on diminuent à mesure que le brouillard s’éloigne ou se rapproche.

Les rochers les plus curieux du Brocken se trouvent au S -E. de l’auberge. Ce sont la Teufelskanzel (chaire du diable), le He.ven-Tanz~ plaiz (la place de danse des sorcières), le Hexen-AUar (l’autel des sorcières) et le Hexen-Waschbecken (le lavoir des sorcières). Un

fieu plus loin on peut aller visiter e Hexen-Brunnen (fontaine des sorcières), dont l’eau a un goût assez désagréable, et (1 h.) le Schneeloch (trou de neige), cavité large de 7 mët. et profonde de 100 mèt., où la neige se conserve sou-

vent peudanttoute l’aiuiée. On fera bien de se faire accompagner par un guide de l’hôtel, car les brouillards s'élèvent quelquefois si subitement qu’il est dillicilc de retrouver son chemin.

*Le Brocken est pour les habitants du Harz un excellent baromètre. Se couvre-t-il de nuage.-- (Brauet ou setzt den Hut auf), c’est un signe que le temps ne tardera pas à se gilter.

De nombrcu.x chemins et une bonne route de iwitures conduisent des divers pays du Harz au sommet du Brocken. Cette route et les principaux chemins voiu être indiqués ci-dessous.

lu DE IIAKZBORG AD BBOCKEN.

Chrinin de piétons et de mulets, 4 h.

30 min. — X. B. 11 est bon de prendre un guide à cause des brouillards, ün paye un guide sgr.,si on redescend le même jour; 1 th., si on l'emploie en meme temps comme porteur, 1 th. 10 sgr., si on ne redescend que le lendemain. Un mulet ou un àne arec un guide coûte 1 th. 15 sgr.; aller et retour, 2 th. 10 sgr.

Après avoir laissé à g. l’établissement de bains et traversé la Kadau , on laisse à dr. la route d’Andreasberg et de Nordhausen (voir E)-, bientôt on gravit à g., dans une belle forêt, le Burgberg, Parvenu au sommet d’un plateau dénudé, on revoit le Brocken qui, vu de ce côté, offre un aspect assez triste. On redescend alors, par un bon sentier à dr. du Burgweg, vers une espèce d’auberge (1 h. 15 min.) appelée MoJkenhaus, où cesse la route praticable aux voitures.

Au delà ne cette auberge , après avoir gravi une rampe légère, on descend, à g., dans un ravin boisé et sauvage appelé le Kalten-Thal, où l’on traverse l’Ecker, etd’où l’on monte, par une sombre et humide forêt de pins, au chalet de Scharfenslcin, entouré d’un beau pâturage. Rentré dans le bois , on y croise une route de chars qui descend, à g., à Ilsenburg , puis on passe auprès de curieux rochers

358 LE HARZ. [Roütb 78.'

^ppelésPflastemxtrasIdijwenetBrandktippen (plus à l'O.), d’où l'on découvre aéjà une vue étendue. Enfin on sort de la forêt et on gravit une pente peu roide couverte de bruyères et de débris de rochers u’au h. 30 min.) Brockenhans.

. B. On peut aussi suivre la route d’Andreasberg jusqu’à l’auberge de Borkenkrug (voir E, n" 5) et là monter au Rrocken par le Kœnigsberg (de 5 h. 30 m. à 6 h.).

D’autres sentiers y mènent aussi de' Har2burg. Le chemin le plus fréquenté est celui qui vient d'être indiqué.

S* d’iLSSNBCRO AV BBOCKEM.

Route de voitures. — Un guide se paye 30 sgr.; s’il porte des bagages, 1 th.; s'il ne revient que le lendemain , 1 tb. 10 sgr. — Une voiture coûte, pour 3 personnes, t th.; pour t ou6 personnes, de Sà6 th.; pour le retour, après une halte de 9 à 3 h., 1 th. et 15 sgr.; pourboire et péage non compris. — Un mulet on un cheval coûte, pour monter, 1 th. 7 1/9 sgr., le guide, 7 1/3 sgr.; retour, après 9 h. de séjour, 1 th. 19 1/9 sgr., le guide, 15 sgr.; pour la journée, 1 th. 90 sgr. et 90 sgr.; retour le lendemain, l th. et 90 sgr. en sus. — Pour rilsenstein et retour, 90 sgr. et T 1/9 sgr. pour le guide; à Harsborg, 7 1/9 sgr., et S sgr. poor le guide.

On remonte l’Ilsethal entre le Buchberg, à dr., et le Scblossberg, à g., ot, à 1 h. d’ilsenburg, on passe au-dessous de rilsenstein, rocher de granit qui se dresse à 107 mèt. env. au-dessus de l’ilse, et dont le sommet est couronné d’une croix que le comte Antoine de Stolberg-Wernigerode y a fait élever le 18 octobre 1815, à la mémoire de ses amis tués dans la

f[uerre de l’Indépendance. Selon a tradition, l’ilsenstein portait un cbiteau enchanté habité par un roi du Harz qui s'appelait itsan ou Ilsung, et qui avait une fille nommée lise, douée d’une rare beauté.

Une méchante fée , dont la fille était moins belle . fit périr cette èhàrmante princesse , et le ruisvèau a pris le nom de sa victime

que l’on voit quelquefois s’v baigner. Heureux ceux qui l’aperçoivent : elle les appelle et les conduit dans l’intérieur de la montagne où elle les comble d’or, d’argentetde pierres précieuses. — Un sentier escarpé conduit au haut de rilsenstein , d’où l’on découvre une jolie vue. Les piétons qui y monteront, soit en allant au Brocken soit en en revenant, pourront continuer leur route le long des rochers , soit par le Patemoiter, soit jusqu’à Ilsenburg par le vieux château. L’ilse forme dans la vallée qu’elle arrose une série de petites cascades. «Oui, la tradition a raison, s’écrie Henri Heine; l’ilse est une princesse qui descend avec le rire et lafraicheur de la jeunesse les pentes de la montagne. Comme sa blanche robe d'écume éclate au soleil! comme les rubans argentés de son sein voltigent au gré du vent! comme set diamants étincellent! Les grands hêtres sont debout, près d’elle, comme des pères sérieux qui sourient intérieurement aux espiègleries de l’aimable enfant; les bouleaux blanchâtres se balancent avec la satisfaction de bonnes tantes qui redoutent pourtant les sauts périlleux ; le chêne orgueilleux regarde tous ces jeux comme un oncle chagrin qui doit payer tous les frais de la

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