I. De Balberstadt à Blankenburg
2 1/4 mil. 2 du. tous les jours, en 1 h. 3/4, pour 15 3/4 ggr.
Après avoir laissé à dr. la route de Wernigerode (voir G), on laisse à g. le Hoppelberg (466 mèt.), et un peu plus loin le Regenstein ou Reinstein, montagne Qui s’élève de 83 mèt. au-dessus de la plaine.
L'empereur Henri l’Oiseleur fit construire, en 919, sur le versant oriental de cette montagne, un château fort , dont Wallensteiii s’empara dans la guerre deTrente ans. Les Français le prirent en 1757. 11 a été démantelé par Frédéric IL On y a construit une auberge, et on y découvre une vue étendue. Il appartient à la Prusse, bien qu’il se trouve situé sur le territoire du Brunswick, où la route est entrée avant do l’atteindre. Il est à 45 min. de
2 1/4 mil. Blankenburg (Ilôt.; Weisser Adler, Krone, Ball’ys hôtel, Enget), le chef-lieu de la principauté de ce nom, V. de 4,000 hab., entourée de murs dès le x« siècle, détruite par Frédéric Barberousse en 1182, rebâtie depuis, assiégée par Wallenstein en 1625, incendiée en partie en 1836. Le château qui la domine, et que le ducdeBruns- ■wick a fait restaurer en 1831, offre une belle vue. Louis XV fil l'a
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habité de 179li k 1798 sous le nom de comte de Lille. On a transporté à Brunswick et à Wolfenbüttel les richesses artistiques qu’il l'ontenait. Il n’y reste qu’un petit nombre de tableaux. Un sentier agréable monte au Calvinusbcrg, au sommet duquel s’élève un pavillon appelé Louisenhaus (voir P, n® 2).
A Nordhausen, M ; — au Brocken, O , II» 8 ; — k la Rosstrappe P, n» 2 ; — k Elbingerode, O, no 8.
J. De Halberatadt i Quedliaburt.
■J mil. — I dil. par jour, en 1 h. 1/2, pour 10 sgr.
On no trouve qu’un v., Harslehcn, de Halberstadt k
2 mil. Quedlinburg (Hôt.: Deutsches llaus, Schwarzer /iœr, Lamin, bière de Bavière chez A'ü/inerJ), anc. ville libre impériale de 16,000 hab., située sur la Bode, et encore entourée de murs et de tours. Plusieurs empereurs de la ligne saxonne se plurent à l'habiter; dix diètes ou conciles y furent tenus. Le château qui la domine, sur un rocher de grès, servit longtemps de résidence aux abbesses de Quedlinburg qui, princesses de l’Empire, ne dépendaient que du pape, avaient un vote k la Diète et un siège sur le banc des évêques du Rhin. Elles étaient généralement de sang royal ou noble. La ville et scs couvents leur appartenaient avec de vastes domaines. A la Réforme elles adoptèrent les doctrines nouvelles, et elles perdirent avec leur suzeraineté féodale la plus grande parties de leurs possessions. Toutefois, le couvent ne fut supprimé qu'en 1802. La belle Aurore-Marie, comtesse de Kœnigsmark, maîtresse d’Auguste le Fort, roi de Pologne et électeur de Saxe, mère du célèbre maréchal de Saxe, avait été abbesse de Quedlinburg. Sa dépouille mortelle , réduite k l’état de momie noirâtre est visible , moyennant un pourboire , dans l’église du château, monument curieux du x' ou xi« siècle.
Henri l’Oiseleur, l’imperatrice Mathilde, fondatrice du couvent, et un certain nombre d’abbesses sont aussi ensevelis dans cette église (devant le maitre-autel) , dont la sacristie contient deux beaux reliquaires d’ivoire sculpté du ixe ou du X» siècle, le peigne k barbe de Henri l’Oiseleur et d’autres reliques profanes on sacrées. — Le château est aujourd’hui une fondation de demoiselles nobles.
A la base du Schlossberg s’élève la maison où Klopstock naquit le 2 juillet 1724 (deux colonnes en soutiennent le porche). L’hôtel de ville renferme entre autres curiosités, un portrait de Tilly, de vieilles armes, des monnaies, de vieux meubles, de vieilles cou-
ties, et la cage dans laquelle les lourgeois de Quedlinburg tinrent enfermés pendant deux ans, au xm' siècle, un comte de Reinstein, pour le punir de nombreux actes a’oppression et de violence dont ils avaient eu k se plaindre.
Non contents de ce châtiment préparatoire, ils se . disposaient a l’exécuter lorsque l’empereur obtint sa grâce k la condition qu’il payerait une amende de 2,000 dollars, et qu’il ajouterait, à ses frais, sept tours nouvelles aux murs de la ville.
La promenade de Quedlinburg est le Brühl (au S. de la ville), où l’on a élevé un monument k Klopslock. (Café et bains.)
Non loin de Ik s’élève le vieux château d’Altenburg, d’où l’on jouit d’une belle vue, ainsi qu’au Steinhoh (3/4 d’h.).
A la Hosstrappe, P, no 2 k Bernburg, K; — k Nordhausen, R. 75; — k CasscL R. 75.
K. De Quedlinburg A Bernburg.
7 mil. Dilig. tous les jours, en 6 b. 1/2 ou 7 h., pour 1 th. 8 sgr.
Deux routes conduisent de Quedlinburg k Ascherslebeii.
L’une, de 3 1/2 mil., passe par Hoym; elle n est desservie que
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irois fois par semaine ; l’autre, /ie •1 mil., va par Rieder à
13/4 mil. Ballenstedt(Hôt.: Stadt Pemburg,Grosser, Gasthnf,Schwan), V. de 4,500 hab., depuis la moitié du XVII” siècle résiaence du duc d’Anhalt-Bernburg, dont on remarque sur une hauteur le château entouré de beaux jardins (belle vue de la terrasse; collection de tableaux, surtout des écoles bollandaise et flamande). Les jardins renferment l'église du château et la maison de chasse, appelée la Meute. Belle vue du Ziegenberg, du Stahlsberg au-dessus d'Opperode, du Rœhrkopf, etc.
• A 1 h. 30 min. de Ballenstedt, 1 li.
45 min. d'Ermsleben, l b. de Meisdorf.se dresse au-dessus du Selkenthaï, et à 343 inèt. sur un rocher, le château de Falkenstein (Hôt. :
Fatke, au pied de la montagne/, récemment restauré de manière à devenir habitable. On y remarque un tableau de L. Cranach
)ortrait de l’électeur Jean-Fré-
ério), un crucifjx de Benvenuto Cellini, une statue équestre en bronze de Gustave-Adolphe, et divers autres objets curieux. Mais on jouit surtout d’une belle vue au haut de sa tour.
On sort du Anhalt - Bernburg pour entrer en Prusse avant Ermsleben , 2,100 hab.
2 1/4 mil. Aschersleben, V. inilustrielle de 12,000 hab. sur l'Eine.
Elle est dominée par le Wolfsberg, surmonté des ruines du château Askanien , berceau des princes d’Anhalt. — On rentre dans le duché d’Anhalt-Bernburg , avant {Justen.
3 mil. Bernburg (Ilôt. : Kugel, Schwan), capitale du duché d’Anhalt-Bernburg, V. de 7,001) hab., située sur la Saale, et dominée par le château ducal. Ce château,, qui date du xv“ et du xvii” siècle (sa partie la plus ancienne est la tour appelée Eulenspiegel, qui a 40 mèt. de haut), sert actuellement de résidence au prince héréditaire. 11 contient une collection dê portraits de famille. — i.a ilnrien-
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kirche, restaurée eu 1811, est du XV" siècle.
Le duebé d’Anbalt-Bernbnrg,
petit État de la Confédération germanique où il occupe le quinzième rang avec Schwarzbourg.
Oldenbourg et Anhalt-Dessau- Cœthen , se compose de quatre territoires isolés et bornés ou enclavés par la Prusse, le Brunswick, et les autres duchés d’Anhalt. 8a superficie est de 15 mil. carrés : sa population d’environ 00,000 hab., son budget, se soldant en équilibre, était en 1857, de 1,051,593 th. ; sa dette de 1,549,500 th. et 500,000 th.
de papiermonnaie;son contingent de 017 soldats. .Sa constitution est du 28 février 1850.
l'n chemin de fer ouvert en 1840 relie Bernburg a Cœthon. La distance de 2 3/4 mil. est parcourue en 45 min. (4 conv. par jour) pour 17 1,2 sgr., 12 1/2 sgr. et 10 sgr. 11 n’y a qu’une station , à Biendorf.
50 livres de bagage (Cœthen, voir R. 103,.