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[UOUTE 78. J
trois côtés par la Bode, au-dcs.'ius de laquelle elle se dresse presque entièrement à pic il une liauteur de 233 mèt. à 250 mèt. (4H2 inèt.
au-dessus de la mer). On l'appelle VEmpreinte ou le Fied de cheval , parce que l’un des rochers qui la I couronnent porte l’empreinte du !
pied d’un cheval colossal. D’après | la tradition , la lille d’un géant j poursuivie par un bandit, s’élança ' intrépidement de cette plate-forme t sur la montagne qui s’élcve en; face, de l’autre côt'- de la vallée, > et le cheval quelle montait fut obligé de prendre un tel élan pour ; franchir d’un seul bond cette dis- !
tance qu’il creusa dans la pierre i la place où il pesa de totit son; poids. Mais la Itosstrappe est in-i téressante surtout par ses rochers," ses belvédères naturels ou artifi-; ciels d’où l’on découvre de belles | vues sur la vallée étroite et ro- , cheuse qu’elle domine et sur la plaine qui s’étend au N. E,; enfin, par l’écho remarquable qu’on y entend quand on y décharge une !
arme à feu. Le chemin proprement | dit de la Rosstrappe commence près de l’auberge; il suit en ser- | pentant la crête bizarrement con-| tournée de ce singulier promon-j toire. De distance en distance, des | sentiers, s’ouvrant à dr. et li g , I conduisent h des rochers: la 8o-‘ pliienhcehe, \a RaasmanueJtwhe, VOl- , bergshœhe, d’où l’on découvre déjà | dé beaux points de vue. Mais n’est i de l’extrémité même de la Ross- ’ trappe que le panorama est le plus complet et le plus beau. Un scn-| tier escarpé descend au fond de la ; vallce de la Bode , au pont du Diahle, petit pont de bois , et au Kessel, étroite coupe de granit naturelle au fond de laquelle la Rode, qui vient de former une cascade, :
*e brise en écume. Au delà , la Bode est resserrée dans une gorge étroite appelée Engen lU eg, qu’elle remplit entièrement de ses eaux et qu’on ne jieut remonter que lorsqu’elle est gelée. Si on ne veut pas remonter par le même chemin, on passe, en restant sur la rive g.,
près de l’escarpement rocheux appelé Stvdmtenklippe, puis devant une plaque de bronze scellée dans un rocher en l’honneur d'un M. de Dülow, et, traversant la Bode sur la Junyfernbrücfie , on gagne la IValdkater , bonne auberge d’où l’on peut monter, par un escalier difficile de 1 ,100 marches, au Ilexentanzplntz (voir ci-dessous n" 4). Si l’on veut , du Waldkater, gagner la Blechhiitte ou Thaïe, on repasse sur la rive g. par une ouverture naturelle appelée Scàalîocà, d’où l’on peut aller visiter le Hubertusbrunnen , bain fréquenté chaque année par -200 baigneurs environ. — X.R. lly a, près île la Rosstrappe, une bonne auberge où l'on peut coucher au besoin (voir ci-dessous).
Les principaux chemins qui conduisent à la Rosstrappe sont indiqués ci-dessous. Son e.xploration, en y comprenant celle des environs, la Blechhiitte et retour, demande de 3 à 4 h.
1 > nu bbOckkn.
De 9 à 10 il. env.
De 5 h. 30 min. à 6 h., à pied, du Brocken à Rübeland par Schierke, Elend et Elbingerode (voir O, n' 8). A Rübeland, il faut prendre un guide si on n’a pas eu le soin d’en prendre un à Elbingerode, car au delà de (15 min.l la marbrerie, on quitte la route de Blankenburg pour monter sur un plateau où, pendant 2 h. 30 min. on tr.iverse, par des sentiers à peine frayés, des champs et des bois, et sur le-
3uel on croise deux routes (celles e Hùltenrode à Altenbrack et celle de Blankenburg à llasselfelde).
Ce chemin n'offre rien de particulièrement intéressant. 11 a seulement l’avantage d’être le plus court. On voit de fort beaux arbres dans les parties des bois qu’il traverse. On peut aussi ptasser par les V. de Treseburg et d' Altenbrack, mais ce chemin est plus long.
2 I DE BLANKENBCRO.
Une route de voitures et un
fRouTK 78.] LA BLECHHUTTE.
chemin de pi' tons conduisent de Blankenburg à la Uosstrappe.
Le chemin de piétons {'i h.; guida nécessaire, 12sgr.).est d’abord la route de voitures qui longe, àdr-, la hauteur dominée par le Loitisenhaus, et à g. la base S.-ü. de la Teufelsmaner imuraille du diable), chaînon rocheux appelé vulgairement Heidelberg, qui, interrompu rés de la Küksburg, réparait à h. plus loin, à l’E . , près de Weddersleben. Sa pointe la plus haute, d’où l’on découvre une vue étendue, s'appelle le Grossvater, mais bientôt on laisse à g. cette route (voir ci-dessous) poursuivre it dr.
celle de Hasselfelde (voir M), que l’on quitte à son tour au delà do Kattenstedt pour prendre au .S. la nouvelle route conduisant au v.
de Wienrode. Ce v. dépassé, on descend, près d’un poteau indicateur, par une belle route nouvellement construite (en 1857) et taillée dans des rocs à 300 inèt. de haut. Les Allemands aiment à la comparer à la route du Stmplon.
On passe au-dessous des pics appelés Heuscheuer, UabenkUppen et Gewitter-Klippen, avant d'atteindre (1 1/2 mil.) Iresburg (Hôl.: Hirsch), situé dans une charmante vallée et dominé par un cliiîteau en ruine.
On jouit d'une belle vue sur le rocher appelé^, U'eisstr Hirsch, au pied duquel la' l.upphode se jette dans la Bode. A 3/4 mil. de ’l'resburgest la Rosstrappe, que l'on .atteint par un chemin latéral qui se détache à g. de la route. A michemiii , on pusse par le Herzogshœhe, charmant point do vue dû aux soins du duc de Brunswick.
L’ancienne route de voitures passe ar Timmerode (v. brunswickois , 'où un sentier conduit aussi à la
-LA VICTORSHŒUE. 303
ouvriers. On y trouve une bonne auberge où l’on peut se procurer des voitures, des chevaux, des ânes et des guides pour aller visiter la Rosstrappe , le Tanzplatz et la Georgshœhe. Il faut 1 h. environ pour monter à la Rosstrappe et 2 h. pour revenir de la Rosstrappe à la Blechhiitte par le pont du Diable, le Bodekessel , la Jungfernbrücke et l'auberge du Waldkater, située au pied du Tanzplatz.
— (lY. Û. On ne doit pas faire cette course dans le sens contraire, car la montée est trop fatigante.) — En quittant la Blechhiltie’, on passe sur la rire g. de la Bode, et, après avoir traversé une prairie entourée de bois, on atteint le pied de la montagne que gravit un chemin en zigzag, garni de bancs aux plus beau.x pointa de vue. .\vant d’arriver au sommet, on peut aller visiter de près, en prenant un sentier à g., ia Biilou'shœhe, pyramide isolée de 17 mèt. de haut. Près de cette jjyramide se trouvent une auberge et une petite maison appelée Eckarlshcehe, dont le balcon ofi're Une belle vue. C’est là que vient aboutir la route de Thaïe.
On peut monter sur la Bülowshœhe, ainsi nommée d’un Oberforsuneister appelé Bülow, qui a singulièrement amélioré les chemins des environs. Au N. de l’auberge est un autre belvédère naturel appelé Friedrich Wilhelmsplatz, et .à peu de distance on voit encore, au milieu des broussailles, quelques débris de la Wtnzenburg.
3' DE QOKUUNBORO.,
On compte 2 h. de Quedlinburg à la Blecnhiilte (voir ci-dessus)) On peut aussi aller de Quedlinburg à Thaïe.
Rossirappej et Thaïe (v. prussien).
Là, elle se bifurque : l’une conduit directement à la Rosstrappe, l’autre, passant bientôt sur la rive dr.
de la Bode, mène à (2 h. de Blankenburg, 30 min. de Thaïe) la Blechhütta, forge de fer et de fer-blanc, située sur la rive dr. de la Bode, et occupant plus de cent
l ' DK l’aue-visbad. ,
De 4 h. à 4 h. 30 min.
11 faut de 1 h. 30 min. à 2 h. pour monter de l'.Mexisbad à la Victorshœhe. Cno maison de garde, où l’on peut se procurer des rafraîchissements, est bâtie sur le Bamberg, haut de 700 mèt., et dont
;W4 1)E FRANCFOKl’ A BEULIK. ^.RovTt 70.)
le sommei, la Victorshœhe, composé de blocs de granit comme celui du Brocken, oü're un panorama étendu. On y a élevé, en 1829, une tour de bois. La vue est moins vaste, mais plus pittoresque que celle du Brocken. On remarque: au N. -O., le Brocken ; — à l’O., les montagnes de Hohegeiss; — il l’E., Falkenstein, Meiseoerg, et à l’horizon le Petersberg, près de Halle;— au X.-E., Qucdlinburg, Halbcrstadt , Magdebourg, et, outre de nombreux villages ou hameaux, les tours d’AscbersIeben, de Ballenstcdt, Cœthen , Dessau, Merseburg et Erfurt ; au S. et au S. O., la Josephshœhc et l’Auerberg, les ruines du Kififliœuser, de la Sachsenburg et du Fraucnberg, près de Sondershausen. Parmi les masses de granit éparses à l’en tour, on distingue surtout celle oui j porte le nom de moulin du Diable (Teufelsmühle). I
Doux chemins conduisent de la Victorshœhe à la Rosstrapjic : l’un, plus court (un guide est nécessaire) passe par (45 min.)F'rirdnViis- | brunn, v. fondé en 1776, à 1 h.
25 min. du Tanzplatz ; l’autre, plus long mais plus intéressant, laisse k g. les Saalsleine (belle vue), et passe au Stubenberg (1 h. 3ü min.) avant d’atteindre Gernrode(15min.) (voir Af). De Gernrodc on gagne (1 h. 30 min.) Ütecklcnbevg, v. prussien de 400 hab , situé dans le Wurmthal et dominé par les ruines d’un vieux château, à peu de distance desquelles se voient encore, sur une montagne plus élevée à i rO., celles de la Lauenbury (aub. I depuis 1846). De .Stccklenberg on | peut se rendre en 15 min., par le j chemin appelé Poetensleiy, au v. de Nienstedt, où l’on a établi des bains depuis 18.37, et qui se trouve situe sur la roule de Quedlinburg et de Thaïe.
1 h. suffit pour aller soit de Stecklenberg, soit de la Lauenburg à la Georgshœhe, hauteur surmontée d’une tour de bois de 15 mèt. et qui offre un beau point de vue (on y trouve des rafraîchissements).
De Ik on i>eul se rendre k laBlechhütte, soit directement par une route de chars, soit à pied (avec un guide), par le Tanzplatz (1 h.
environ). Le Tanzplatz ou Hezentanzplatz, la place de danse des sorcières, est la hauteur qui fait face à la Kosstrappe sur la rive dr. de la Bode , et à 488 mèt. audessus de la mer. On y monte par un escalier de 1,100 marches taillées dans la pierre (auberge et belle vue). On peut visiter, dans ses environs, deux hauteurs dont la vue est un peu différente ; l’une, appelée La Viire’shæhe , du nom d un conseiller d’Etat, La Vière, qui en a rendu les abords plus faciles. Au-dessous s’ouvre une grotte de 10 mèt. de profond., de 13 mèt. de haut, et de 23 mèt. de large, appelée Heuscheune. L’autre éminence se nomme la Winde. On y voit encore quelque-s faibles débris d’un château nommé Homburg. On peut,, du Tanzplatz, descendre k la Blechhlitto soit par l’escalier, de 1,100 marches dont il a été parlé plus haut, soit par le vallon de Steinbach.