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DE FRANCFORT A BERLIN

A. Par Castel et Magdebnrg.

94 1/4 mil. Chemin de fer, .3 convois par jour, trajet en 15 Ii. 35 min. et 34 h. Train de vitesse : 30 th, 31 sgr. et 13 tb. 30 sgr. Train ordinaire : 17 th. 37 sgr., 13 Ih. 3 sgr. et 8 th. 11 sgr.

27 mil. De Francfort k Cassel (voir R. 76). — iX’. B. Le train direct ne va que jusqti'k Guntersbausen, 25 1/10 mil. de Francfort.

ne CAvseL x uallf.

36 3;10 mil . 3 conv. tous les jours, pour 9 th. 8 sgr., 5 th. I8sgr. et4 th. G 1/9 sgr.

33 3/10 mil. Corbétha (voir K. 77) où on laisse k dr. l’embranchement de Leipsick.

34 5(10 mil. Merseburg (Hét. :

Sonne, Rilter, Hniber .Afojio),' V. île

[KouiüTil. MEKüKHUKG. — IIALLL;.

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lî.OÙO hab., située sur la Saale.

L’empereur Henri I" vainquit les Huns en 934, et, en 1080, Rotlolphede Souabeydéfit son rival, Henri IV, qui périt dans la bataille. La cathédrale, bâtie en 1200 (la nef en 1500), et ornée d'un riche portail, contient un tableau d'autel de.Cranach, une madone d’AUl bert Düror, le monument de Rodolphe de Souabe et la main qu’il perdit au combat; entin le manteau lie l’empereur Othon I'’’ et quelques armes, provenant, dit-on, de la défaite des Huns. Le château gothique qui forme avec le dôme un carré surmonté de 7 tours et qui fut jadis la résidence des princes de .Saxe, est aujourd'hui l'hôtel du gouvernement. Devant la porte principale on entretient, dans une cage, uncorbeau, en souvenird’un homme injustement condamné pour un vol commis par un corbeau. Dans le parc on remarque un monument élevé à la mémoire du feld-maréchal Kleist de .Vollendorf(+1823).

On laisse h g. un vieux château dominé par une tour ruinée, puis on traverse un peu au-dessus de leur jonction la Saale et l'Elster, cette dernière près du v. d’Ammeiidorf sur un pont de 200 met.

•38 3/10 mil. Halle (Ilôt . : Eisenhahn Stadt Zurich , Kronprinz, Stadt Haviburg , Ring , Lœice. — Droschken : la course ; 1 pers.

3 sgr.; 2 pers. 5 sgr.; chaque pers.

.on sus 2 1/2 sgr.), V. de 37,000 nab., située sur la Saale et composée jusqu’en 1807 de 3 villes séparées :

Halle, Glauca et Neuniark. Elle doit la célébrité dont elle jouit k scs salines et à son université. — .Son unirersifé date de 1604. En 1817, on y a réuni celle de Wittenberg.

Elle compte env. 700 étudiants, et on vient surtout y étudier la théologie. Elle possède un observatoire, un jardin botanique, un muséum , une bibliothèque de 100,000 vol. Le hâtiinent actuel, commencé en 1834, sc trouve situé près de la nouvelle maison de détention. Ses salines sont exploi-

, téesde temps iuimeuiurial, elle leur doit son origine. Les ouvriers qui ÿ sont employés, etqui s’appellent- Halloren, passent pour des descendants des Wendes. Quelques sour- ' ces salées jaillissent dans la ville ; mais les salines royales sont hors des murs, sur une île de la Saale.

Elles produisent chaque année 220,000 quintaux de sel, estimés à , 125,000 tnalers.

Halle est la patrie de Hændel.

j né en 1081, mort en 1759, et de l’orient.iliste Michaelis, 1717-1791.

I Fondée au vu* siècle par les I Wendes, qui l’appelaient alors Dohrebora, Halle fut donnée parChar- 1 lemagne aux comtes de Wettin, et par Othon I*' à l’archevêché de I -Magdebourg. Aux xiiieet xiv siè- ; des elle se révolta contre ses pos- ! sesseurs. En 1478 l’archevêque Ernest de Magdebourg la prit, y bâtit une forteresse et en fit sa rési- , dence. Sous l’ardievéque Albert V j la Réforme y fut introduite. Prise I par les Suédois en 1031, par les Impériaux en 1632, par les Saxons I en 1637, en 1648 elle tomba en la possession du Brandbourg. Le 17 ' octobre 1806, les Français, comi mandés par Bernadette, y battirent ' les Prussiens. Elle fit ensuite pari tie du royaume de Westphalie.

i Elle appartient à la Prusse depuis

On peut visiter à Halle :

La tour Rouge, tour isolée qui s’élève à 89 mèt. sur la place du Marché.

La Marklkirche, élégant édifice I gothique achevé «n 1557, flanqué \ de quatre tours réunies par une I arche très-légère. On remarque à I l’intérieur ; un beau tableau d’autel de Matthæus Grüncwald et L. Cranach, peint en 1528 pour Albert do Brandebourg, tournant sur un pivot et ayant quatre volets soigneusement’fermés (s’adresser au sacristain; 5 sgr. de pourboire ).

Les peintures représentent l'Annonciation , la Vierge et l’Enfant entourés d’anges, avec le cardinal Albert de Brandebourg; dans l’angle, des figures de saints) ; — le ta-

3fi6 DE FKANCrüKT A BEULIN. [J<outk 79.]

bleau du inaitre-autel, le Sermon , sur la monlagae, par Hiibner (1839); — le Mariage de sainte Catherine et le portrait de Justus Jonas, premier prédicateur réformé de Halle, par Cranach; — des fonts bapti-smaui en bronze de 1430.

La Moritzkirche, pr6s des Salines, du XII' siècle (le chœur de 1388, restauré en 1840), avec un beau maître - autel en bois sculpté, de près de 7 mèt. de haut (1488), et une chaire en pierre sculptée (1588) ;

La Ulrichshirche, qui possède également un malire-autcl de bois sculpté et doré (1488), des fonts baptismaux en bronze attribués à Ludolfde Brunswick (1430), et une belle chaire Renaissance (1588).

La Domkirclie, restée inachevée, qui contient un beau tableau de maître-autel.

La maison des Orphelins (Waisenhaus). dans le faubourg de ftlauca, appelée, du nom de son fondateur (1098) institut de Franke. Ce bel établissement comprend, outre des écoles pour l’éducation des enfants des deux sexes (2220), une pharmacie gratuite, une imprimerie qui publie des bibles à bon marché, une bibliothèque de plus de 20,000 vol. ; un cabinet d histoire naturelle , une maison des missions, etc. Franke étqit un professeur de l’université qui devait sa position et sa fortune à son travail. On lui a élevé par souscription une admirable statue en bronze (de Rauch) dans la cour du Waisenhaus.

La statue de Ilændel en bronze doré, modelée par Ileidel et érigée en 1859 sur la place du -Marché, grâce aux souscriptions des admirateurs allemands et anglais du grand musicien ;

L’ancien palais des arehevdgues de Magdebourg dans lequel le landgrave l’hilippe de Hesse fut obligé de se jeter aux pieds de l’empereur Charles V, après la défaite des protestants k Mühlberg (1547).

Il sert aujourd’hui à l’université, et la Société' des antiquités delà Saa^e

et de la Thuringe y a placé scs collections;

L’hdtel de ville, du commencement du xvie siècle;

La Moritzburg, ruine de la guerre de Trente ans, où le duc d’Albe retint prisonnier le landgrave Philippe.

Du Jægerberg on jouit d’une belle vue sur la ville et ses environs»— Hors des murs de la ville, k l’E., un élégant monument a été ■élevé aux soldats morts k Halle des blessures qu’ils avaient reçues k la bataille de Loipsick, en 1813. — L’excursion la plus fréquentée des environs de Halle, surtout par les étudiants, est celle de Krœllwite, 30 min. au N. de Halle, en face du Giebichstein (R. 103). — A env. 3 lieues de la ville s’élève le Pefersberg, colline de porphyre haute de 36(j mèt. environ. Un y voit une église byzantine, restaurée en 1857, dernier reste d’un couvent de moines augustins incendié en 1195.

ACœthen, Maqdeburg et Berlin, voir R. 103; — à Nordhausen, U. 75.

11 1/4 mil. de Halle k Magdeburg (voir R. 103).

19 6/10 mil. de Magdeburg k Berlin (voir R. 49).

Berlin (R. 104).

B. Par Cassel, Erttart, Weimar

et Gœtben.

88 2/10 mil. Chemin de fer, 2 convois, par jour, trajet en 15 h. 5 min., et 23 h. 50 min. (mème.s prix) .

27 mil. De, Francfort k Cassel (R. 76).

36 1/4 mil. de Cassel k Halle (voir ci-dessus A).

4 1/2 mil. de Halle k Cœthen (R.

20 2/10 mil. de Cœthen k Berlin Ut. 103).

Berlin (R. 104).

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