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FAR LE MEIN

56 mil. Un service de bateaux à vapeur quotidien a lieu entre Würrburg, Francfort et Mayencd. Le trajet se fait en 1 jour à la descente, et en 2jour.s à la remonte. L’heure du départ varie selon la saison.

A la remonte, on couche à Wertheim, où l’on trouve d’ailleurs un omnibus qui conduit à Wurzburg, 4 •’l/l mil. en 3 h. 3/4 ou 4 h., pour 1 fl. 3 kr. En repartant le lendemain matin de Wertheim on arrive à Würzburg l’après-midi.

On paye, de Wurzburg :

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clasRe.

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c!as»e.

A Wertheim ....

2 fl.

» kr.

1 fl.

24 kr.

A Miltenberg. , .

A Aschaffenburg. 4

A lianuu. . . . . .

A Offenbach. . . .

A Francfort 5 18

On paye de Francfort :

A Aschaffenburg.

A Miltenberg. . .

A Weriheim. . .

A Gemünden. . .

A Wurzburg.. . .

N'. B. La navigation du Mein serait fort agréable si elle demandait moins de temps. Les paysagesles plus intéressants du cours du Mein se trouvant compris entre Wurzburg et Aschaffenburg, on fera bien de s’arrêter à cette dernière ville et d’y prendre le chemin de fer. Miltenberg et Wertheim méritent surtout d’èlre visités.

En descendant )e Main de W'ürzburg à Francfort, on laisse

Dr., le Steinberg aux vignobles renommés (R. 84).

G., Himmelspforlen, ancien couvent de nonnes, rétabli depuis peu;

G., Obersell, ancien couvent de préinontrés, fondé en 11 28 par saint Norbert (auquel ou a élevé une statue dans le jardin), supprimé en 1802, aujourd'hui fabrique de machines ;

Dr., Schmikenschloss, belle 'tour ronde située sur une éminence, débris d’un château qui appartenait aux Schenken de Rossberg;

Dr., Veitshœchheim (K. 84), en face de .Margetschœchheim ;

G., Erlabrunn;

Dr., Tungersheim ;

G., Zellingen ;

Dr., Relzbach;

G., Ilimmelstadt et Laudenbach, V. près, duquel on remarque le château de Wertheim, détruit dan»

la guerre des Paysans ;

Dr., Carlstadt (R. 84), en face des ruines de laCarlsburg;

Dr., Wernfeld;

ÜE W U HZ B ü KG

G., Harback, v. près duquel des collines boisées se rapprochent sur les deux rives du Main ;

Dr., Gemünden (R. 84); puis Lanqen-Prozelten; v. au delà dui|uel on aperçoitles ruines duchâleao Schœnrain , Neudorf ;

G., Sttinbach, avec un château appartenant à M. Hutten ;

Dr., Lohr (R. 84). De Lohr à Aschaffenburg par le chemin de fer on ne compte que 5 mil.; par eau la distance est de 15 mil., le -tlain, qui est monté au N. à peu ptès k la même latitude qu’à Aschaffenburg, redescendant au S.

bien au-dessous de la.Iatitude de VViirzburg;

Dr., Kloster-Neustadt, ancien monastère près duquel commence le parc du prince de Loewenstein- Wertheiin- Rosenberg (-î-lSb-l), qui s’étend jusqu’à (dr.) RolhenfeU, où su trou veut le château du prince et des carrières de grès rouge. On aperçoit, derrière Kloster-Neustadt, le Geiersberg, le point culminant du Spessart (R. 84), dont le sommet, haut de 624 mèt., est couronné d’une tour bâtie pour faire des observations trigonométriques;

Dr., Hafenlohr ;

G., Marict Heidenfeld, où la route de terre traverse un beau pont de pierre de sept arches, et où l’on remarque le château Bodeck;

Dr., le château de Triefenstein, fondé en 1102 (augustins), sécularisé en 1803, aujourd'hui propriété et résidence du prince de Lœwensteiu-Wertheim-Freudenberg : un beau parc l’entoure;

G., Lengfurt, en face de Triefenstein, puis Homburg, bourg de 800 hab., un des plus anciens centres de (lopulation des bords du Main.

En 740, Pépin le Bref le donna à saint Boniface. L’empereur Louis le Bavarois l’éleva au rang de cité, et Charles IV confirma ses privilèges. Son château couronne un rocher de tuf. On récolte sur la colline, au N.-E., un vin estimé qu'on appelle Kalmuth. De Ilom- Hurg à Freudenberg, la rive g. du

A FRANCFORT. [Kouik 80.^

Main appartient au duché de Bade .

G., Wertheira (Hôt. : Krone.Badischer Hof), ancienne V. d’env.

4,500 hab., agréablement située à Injonction de la Tauber et du Main (industrie et commerce , port franc), au pied d’une colline boisée,quecouronnent les ruines bien conservées d’un château construit du xive au xvi' siècle, et détruit dans la guerre de Trente ans- Ancienne capitale de la principauté de Lœwenstein et Freudenberg, actuellement médiatisée et incorporée dans le duché de Bade, elle est encore la résidence du prince de Lœwenstein Freudenberg. Sa position et ses belle ruines la rendent digne d’une visite. On y remarque aussi la nouvelle église catholique, bâtie dans le style roman d’après les dessins de Gærlner. En face se trouve Kreuz- Wertheim, qui possède aussi un château. Les environs offrent d’aréables promenades , indiquées ailleurs aux étrangers par le prince de Lœwenstein dans un petit livre qu’il a rédigé lui-méme pour leur utilité et leur agrément.

O'est surtout de Wertheim à Aschaffenburg qu’il faut monter ou descendre le Main. Les versants boisés du Spessart etdel’Odenwald, avec leurs rochers de grès rouge, qui descendent jusque sur ses bords parsemés de bourgs, de villages et de châteaux, y présentent un grand nombre de charmants paysages. De Wertheim une dil.

va t. lesj.à Mergentheim (R. 87) .

Dr., Stadt Prozelten, v. dominé

fiar les ruines d'un château, que es Français détruisirent en 1674;

Dr., Fechenbachet Reistenhausen.

dont les importantes carrières de pierre appartiennent à M. Bethmann de Francfort;

G., LorenzHrcà , .puis Freudenberg (Hôt. ; Rose), V. d’env. 1,800 hab., entourée de vieilles murailles, avec les ruines d’un château du xii« siècle, détruit dans la guerre de Trente ans. Au delà les deux rives appartiennent à la Bavière ;

lUoL tJS «7.J MILTKiSBIiKU . —

G., Burgstadt, b. situé au-dessus de la jonction de l'ErlTetduMain;

G., Hiltenberg ( Hét. : Engel ) , V. d’env. 3,600 liab., située à la jonction du Main et de la Mudau, et dominée par les ruines d’un château qu'Albertde Brandebourg détruisit avec la ville en 155-2, et d’où l'on découvre de belles vues.

En 1851, un major prussien y fit construire une belle villa. Uumonument y a été élevé par la duchesse de Kent (mère ue la reine Victoria) à la mémoire de 52 volontaires saxons qui s’y noyèrent au mois d’avril 1814.

A Heidelberg, par Amorbach, R. 10; — à Ërbacb, R. 10.

Au delà de Miltenberg on laisse Dr., le monastère d'Engelsbeig, lieu de pèlerinage tres-fréquenté ; et Gross Heubach, en face de G., Klein Heubach, résidence des princes de Lœwenstein-Wertheim-Rosenbergf G., Laudenbaai, dont le château appartenant au comte de Fechtenbach renferme unecollectiond’antiquités ;

Dr!, Rællfeld , puis KUngenberg , ou l’on remarque de belles ruines, en face de Trenfurth ;

G., Wœrdt, qui, situé en face d’Erlenbaeh, récolte un vin rouge estimé, près d’un château appartenant à M. Hoheneck;

G., Obernburg (Ilôt. : Adler, Ochx^v. situé sur l’ancienne roule romaine, en face d'Ehenfeld, près du confluent du Main et de la Mimling, à 2 1/4 mil. de Hoechst (voir R. 10). — On conserve dans l’hôtel du Bœuf un autel romain.— Au delà les collines s’abaissent ou s’éloignent; les bords du Main deviennent plats et monotones ;

Dr., Klein Walhtadt, en face de Gross Wallstadt;

Dr., Sulzbach, v. près duquel le roi Louis a fait planter un rond de peupliers autour d’un banc de repos, en mémoire de Jean de Muller, qui y écrivit la troisième partie de son histoire de U Suisse en face de 2^iedeynberg,

-MERGEMIIEIM. 3b9

G., Nilkheimer Hof, ou l'on remarque un obélisque de marbre surmonté d’une victoire dorée, un point de vue des jardins de M. de Mergenbaum (•{• 1845);

Dr., Oberiiau;

Dr., Aschaffenburg (voir R. 84);

G., Leiter, presque en face de Main- Aschaffenburg , puis Stock~ stadt;

Dr., Klein Ostheim et, plus loin, Dettingen(R. 84), en face dcMainpflingen. Au delà de Dettingen, la rive dr. du Main cesse d’ôtre bavaroise; elle appartient à la Hesse- Cassel. Avant Seligenstadt, et iusqu’au territoire de Francfort, la rive g. appartient à la Hesse- Darmstadt;

Dr., Gross Weliheim, en face de Klein Wehheim;

G., .Seligenstadt (voir R. 89);

Dr., Gross Krotzenhurg, en face de Klein Krotzenburg;

Dr., Gross Auheiin, en face de Klein Auheim;

G., Steinheim, avec une vieille tour; puis Klein Steinheim;

Dr., Hanau et le château de Philippsruhe (R. 84).

Dr., Kesselstadt;

(1., Dietesheim ;

Dr., üærnigheim, b. d'environ 8Ü0 hab.

G., Rumpenheim (R. 84); puis au de là de Fechenheim (dr.), Bürgrl, dont le cimetière renferme la tombe do Sophie de Laroche, l’amie de Oœlne et de Wieland, la grand’mère de Cleniens Brontano ;

G., Ofl’enbach (R. 12).

Dr., Francfort (R. 12).

DE WURZBüRG A HEILBRONN.

IG I/-2 luil. Dilig. tous les jours, en 16 h. pour 6 fl. 1/2.

3 mil. Euerhausen. On sort de la Bavière pour entrer dans le Wurtemberg après avoir dépassé Rœttingen, et avant d’avoir atteint Weikersheim, où le prince de Hohenlohe j-ossède un beau château.

3 mil. Mergentheim ( Ilôt. ;

. î ; ; by - ju

Hirsch, Adler), Y. d’en v. 3,000 hab., agréablement située dans la vallée fertile de la Tauber. Son château fut, de 15i6 à 1809, époque de sa suppression, le siège de l’ordre Teutonique. Depuis 1827, il est habité par le duc Paul de Wurtemberg, le célèbre voyageur, qui y a fondé un curieux musée d’histoire naturelle. On peut y visiter, outre ces collections intéressantes, les portraits de quatorze grands maîtres de l’ordre Teutonique, depuis Walther de Cronberg jusqu'à Auguste-Clément de Bavière. — L'hépital, fondé par un comte Wolfram de Nellenburg, comprend deux hospices {Krankenhaus et Siechenhaus) et un asile pour les orphelins. — L’ église des dominicains, récemment restaurée, a un beau chœur, et on remarque dans l’église catholique, également restaurée, un bel autel moderne d’un artiste de Munich.

X 1 kil. environ de la ville, à la base méridionale du Lœffeisteherberg, jaillit, dans un terrain calcaire-coq uillier(Muschelkalk),une source minérale, la Carlsquelle, découverte en 1826 et utilisée depuis avec un succès croissant. On a bâti près de cette source un établissement de bains (agrandi et embelli en 1852), qui réunit, outre les salles de bain, plusieurs salons de conversation, un cabinet de lecture, un théâtre, des salles de concert, et plus de cent chambres pour les baigneurs, dont le nombre s’accroît chaque année. Une chambre coûte de 2 fl. 48 kr. à 7 fl. par semaine. I.a table d'hdte est de 24 à 36 kr. Un bain se paye 20 kr., une douche, 40 kr.

La source de Mergentheim est claire, transparente, inodore; elle a un goût salé très-prononcé et une température de 12» 5’ cent, pendant l’été, et de 11» 3’ cçnt.

pendant l'hiver. Le célèbre professeur de chimie Liebig en a fait l’analyse. C’est une eau saline et sdcaline contenant de l’iode' et du brème, et recommandée dans le traitement des maladies scrofuleu-

[Rou-tb 87-1

ses, goutteuses, hémorrhoïdales, etc. On la prend en boisson et en bains. Onen boitjusqu’à six verres.

Lasaisonduredejuinà septembre.

M. le D' Fr. Krauss a publié une description détaillée, au point de vue médicinal, de la source minérale de Mergentheim.

De beaux jardins, qui communiquent avec le parc du château, entourent l'établissement. Les autres promenades les plus fréquentées sont, outre ce parc, VAUée de Tilleuls, qui fait le tour de la ville, la ruine Neuhaus, le Wartthurm, le Kætherberg, Altenberg, etc.

A Wertheim, 6 mil. par (2 8/4 mil.) Bischofsheim, (3 1/4 mil.) Wertheim, K. 86; omnibus tous les jours, en 4 h. 20 min., pour 1 11. 39 kr.; — à Hall, 7 Il4 mil., voir ci-dessous Kunzelsau et TAl/<magne du Sud.

2 mil. Dœrib a ch, b. de 1,6(10 hab.

où l’on remarque le beau château des barons de Berlichingen-Jaxt- Hausen. A peu de distance de Dœrzbach, on passe la Jaxt à AiJringen, v. de 800 hab., puis on s’élève sur le plateau qui sépare la vallée de la Jaxt de celle de la Kocher, où l’on descend à

2 l/4mil. Künzelsau (Hét.rJf rone), V.indust.et commère, de 30ü0bah. dans la vallée de la Kocher. Les princes de Hohenlohe-Kirchberg et Hohenlohe-Langenburg y possèdent un château.

A Hall, 3 mil. 2 dilig. par jour, en 3 h. 1/2, pour 1 fl. 10 kr.

A Kupferzell, b. de 1,500 hab., dont le château est la résidence ordinaire des. princes de Hohealohe-Waldetiburg, on laisse à g.

la route de Hall pour se diriger au 8. O. sur

3 mil. Œhringen (voir l’Allem.

du Sud).

3 1/4 mil. d’Œringeu à Heilbronn (Allem. du Sud).

Heilbronn (Allem. du Sud).

A’. B. Une nouvelle route, plus courte que l’ancienne, conduit de Mergentheim à Heilbronn. F.lle est desservie également par une

DE WURZBUKG A HEILBRONN.

Dirj;':i’ed l'y Gooj^lc

[Route 88.-] ROTHENBURC». — ANSBACH. 391

dil. La distance est de 9 1/2 mil.

au lieu de 10 1/2 mil.; la durée du trajet de 10 1/4 h. au lieu de 11 h., le prix de 2 11. 54 kr. au lieu de

fl. 35 kr. On passe par : (2 mil.) Dtfirzbach (voir ci-dessus);— (2 1/2) mil. Schœnthal, v. situé sur la Jaxt, qui possède une école ecclésiastique préparatoire pour le clergé évangédique, et une anc. abbayeimpériale de cisterciens, fondée en 1150, supprimée en 1803, dont l’église renferme, entre autres tombeaux, celui de Gœtz de Ber- Jichingen et de sa famille; — (2 3/4 mil.) Neuemtadt, V. de 1,800 hab., située sur la Kocher et la Rrettach, avec un château bâti par le duc Christophe ; — (2 1/4 mil.) Ileilbronn (voir rAfleînajfne dit Sud).

DE WURZBURG A GÜNZENIJAUSEN.

De Würzburg à (10 1/4 mil.) Ansbach, omnibus tous les jours en 10 h. 1/2, pour 2 tl. 3 kr . — D Ansbach à Gunzenbausen, chemin de fer, 3 conv. par jour.en 1 h.

Après avoir longé la rive dr. du Main, bordée de vignobles, on traverse cette rivière sur un pont de pierre long de 230 mèt., construit au XV' siècle, avant d’arriver à

2 1/2 mil. Ochsenfurt (Hôt. :

Schnecke), jolie V. de 2,400 hab., située sur le Main que l’on franchit sur un pont de 230 mèt. Son église paroissiale date du milieu du ixe siècle. — L’église Saint-Michel a un beau portail gothique.

2 1/2 mil Uffenheim, V. de 1,800 hab., située sur la Gollach, avec un château. On jouit d’une belle vue des ruines peu éloignées du Hohenlandsberg. château qui couronne une éminence boisée.

[A 3 mil. au S. est Rothenburo (Hét. : S chu. an , Hirsch), V. de O.OtiO hab. située sur la Tauher, dans une contrée pittoresque et entourée de murs, tours et fossés.

C’était autrefois une ville libre impériale. Elle possède une belle

église gothique, un hôtel de ville (1574-89) et un aqueduc curieux, construit au xv' siècle. Dans son église (Saint-Jacques), bâtie de 1373 à 1453, on remarque un autel orné de sculptures en bois, les fonts baptismaux (1584) et la chaire (1604) richement sculptés, et le maitre-autcl, décoré de l’un des plus beaux ouvrages de Fréd. Herlen, exécuté en 1466 et réparé en 1819. Le centre de ce remarquable triptyque contient une sculpture peinte représentant la crucifixion :

l’intérieur du volet dr., l’Annonciation; la Visitation, la Naissance et la Circoncision du Christ; — l’iiitérreur du volet g., l’Adoration des -Mages, la Présentation au temple, et la mort de la Vierge. — Rothenhurgse trouvait sur laroute de Würzburg à Nœrdlingen, abandonnée depuis la construction du chemin de ter de Nuremberg k Augsboiirg. Elle est à 4 1;2 rail.

d’Ansbach par (2 1/2 mil.) Colmberg (voir ci-dessous), et k 10 mil.

de .Nœrdlingen (R. 97) par : (2 mil.) Ober Oestheim; — (2 1/4 mil.) Feuckfwangcn;—(l 3/4 mil.) Dinkelsbühl ; — (2 mil.) Freindingen; — (2 mil.) Nœrdlingen (R. 97).)

2 1/4 mil. Mark! Bürgel.

3 uni. Ansbach (Hôt. : Slem, près de la poste; Lœwe; Krone), ex capitale du margraviat de ce nom, ville inanimée d’environ 11,000 hab., agréablement située sur la Rezat. .Son château, cou struiten 1713, servaitde résidence aux margraves d’Ansbach. Le dernier des ex-margraves, Charles- Alexandre (f 1800), neveu du grand Frédéric et de la reine d’Angleterre, marié malgré lui k une princesse de Saxe-Cobourg, quitta sa femme, voyagea, vécut dix sept annéesavec lacélèbre comédienne Clairon, épousa k la mort de sa femme lady Craven , et vint se fixer avec elle à Londres, k Brandebourg-House, après avoir vendu son margraviat au roi de Prusse, Frédéric-Guillaume, 1790. Plus tard, Napoléon s'étant emparé du margraviatd’ Ansbach, le donna à la

Digilized by

;!1)2 DE WUKZBL'KÜ A BAMBERG. I Route 89- i

Bavière 1I8O6;, qui l’a conservé,— Lesjardiiis du château offrent une agréable promenade. On y remarque une colonne surmontée d'un ouste, élevée en 1825 à la mémoire du poëte Uz (•}■ 1796), et un monument érigé en 1858 au poète Plalen, qui naquit dans cette ville. Un autre monument portant cette inscription : « Hic occullus ocmltà occisHS est 11 dec. 1833, » « Ici un inconnu fut tué par un inconnu, > indique la place où Caspar Hauser fut assassiné. Caspar Hauser a été enseveli dans le cimetière de l’église Saint-Jean. On lit sur sa tombe cette inscription qui résume son histoire : « Hic jacel Casparus Hauser, ænigma sui temporis ; ignola nativitas, occulta mors, 1833. »

V Ici repose Caspar Hauser, l’énigme de son temps : naissance inconnue, mort mystérieuse. »

Caspar Hauser, dont les journaux de tous, les pays se sont si longtemps occupés, fut trouvé en 1828 à Nuremberg, tenant à la main une lettre adressée à un officier de cavalerie. Cette lettre constatait qu'il était né eu 1819 ; il avait donc neuf ans. Où. et comment s’était passée son enfance? 11 ne put donner à cet égard aucun renseignement; il savait à'peine parler : on l'avait évidemment séquestré pour l’abrutir, et, comme le disait le titre d’un ouvrage publié par le célèbre criminaliste Feuerbach, si on l’avait laissé vivre, on avait attenté à son existence intellectuelle. Toutes les recherches faites

fiour arriver k la connaissance de a vérité restèrent sans résultat.

Recueilli par la charité publique, élevé par un professeur de Nuremberg, C. Hauser avait été placé parlord Stanhope, son protecteur, dans les bureaux du tribunald'Ansbach. Plusieurs fois on tenta de l’assassiner. Enfin, le 11 déc. 1833, il fut égorgé mystérieusement dans les jardins du château. On ne put jamais découvrir le meurtrier.

I.a plus belle église d’Ansbach '’ït celle de Saint-Jean, dont le

choeur date de 1441 et qui contient le caveau des margraves d’Ansbach. L’église de Saint-Guvabert — dont les tours et le chœur aux neuf fenêtres ogivales ornées de vitraux de couleur sont les seuls restes de l'ancienne église — renferme depuis 1825 (dans la belle chapelle Baint-Georges) douze monuments en pierre. — Lanouvelle église Saint-Louis a été bâtie dans le style grec pour les catholiques.

A Nuremberg, K. 96, 5 3/4 mil. dilig, tous les jours, en S h. pour 3 fl. IS lcr-; — k Hall, 10 S|4 mil. Voir l'Allemagne du Sud.

1 3/-l mil. Triesdorf, avec un ancien château des margraves.

2mil. Gunzenhausen (voir R. 97).

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