DK BAMBERG A COBURG ET A EISENACH
-.M 1/4 mil. Cheqiin de fer. 3 convois
- CUBOUKG. 393
par joiu, en 5 h. 3ü et ô h. ;lè miii., pour 6 th. 5 sgr., 3 th. 17 sgr., et 3 th. 11 sgi .
Voir la U. 100 pour le trajet de Bamberg k (4 1/4 mil.) Lichtenfels.
On laisse k ilr. le chemin de fer deltainbcrg k l.eipzicketon trouve le Main.
6 1/2 mil. Cobourg (Hôt. : Gru~ ner Èaum, .Schwan, Lœwe, Adler, Leuthæusser), l’une des deux résidences du due do Saxe-Cobourg- Gotha, la capitule du duché, V.de
10.000 hab., située sur ITtz, dan.s une contrée fertile, k 285 met. do hauteur. .Scs habitants sont fort industrieux (lainages, toiles, cotons, bijouterie, teinturerie, marqueterie, etc.). De vieilles maisons pittoresques ornent la place du Marché , sur laquelle s'élèvent l’hôtel de ville et le palais du gouvernement. La partie haute de la ville contient le château ducal, appelé Ehrenhnrg, C'était jadis un couvent de carmes déchaussés, transformé en château vers 1549 et récemment restauré dans le style mauresque ou plutôt anglo-gothique. Il se compose de plusieurs ndtiments entourant 2 cours intérieures et de deux ailes formant façade. Au centre de l’édifice, dans la cour, s’élève un belvédère. L’intérieur renferme une petite galerie de tableaux modernes (Fimi Dyck, Diez, Laize, Jakobs ) et un grand nombre de tableaux de famille; une riche collection de 130,000 gravures qu’on ne montre malheureusement k personne ; une salle ornée de belles tapisseries des Gobelins et de statues, enfin la salle dite des Cariatides. Devant le château, au milieu d’un parterre,- on a érigé, en 1849, au feu duc Ernest 1", une statue modelée par Schwanth.aler etfondue par Miller, de Munich. — L’arseno! contient une belle bibliothèque comptant
50.000 vol. et beaucoup de manuscrits pins ou moins rares (entre autres Fanst’s Hœllenzuiang) ; on peut y voir aussi des armes et des armures curieuses de toutes les époques et de tous les pays. — Le nouveau Ihéâlre (1837). dont la
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troupe est généralement bonne (mardi et jeudi, drame ou comédie ; dimanche, opéra), fait face au château.— Près du corps de garde un escalier monte au jardin du château (Schlossgarten), qui s’étend, sur le flanc de la montagne, jusque sous les murs du fort, et où 1 on voit, dans la partie S.-E. du parc, le monumentdu duc François'f 1806) et de sa femme Augusta (•{■ 1831).
La Stadt ou Moritzhirche, qui date en partie de 1401, a été terminée bien plus tard. De ses 2 tours l’une seulement est achevée. Sur le portail on remarque quelques sculptures anciennes (Adam et Eve, la Vierge, etc.). A l’intérieur, la place de l’autel est occupée par un monument élevé à la mémoire de Jean-Frédéric II, érigé en 1598.
Ije long du mur sont les tombeaux de Jean-Emext (•{• 1521), de Jean- Frédéric V (f 1595) et de sa femme Elisabeth (f 1594), enfin de Jean- Casimir (•{• 1633).
Vis-k-vis de l’église est le gymnase; au coin, dans une niche, on a placé la statue en grès de son fondateur, Jean-Casimir. — L’Augustenstift , près du Ketschenthor, renferme le cabinet d’histoire naturelle, particulièrement riche en oiseaux. — Enfin l’on peut encore visiter à Cobourg le palais du duc Auguste, jadis habité parle prince Josias, le vainqueur des Turcs (•{• 1815) et, sur le Glockenberg, le nouveau cimetière avec le mausolée ou caveau des ducs régnants, construits par Eborhard. Sur le chemin qui conduit à la citadelle on a récemment bâti une nouvelle église catholique.
Cobourg est dominée par une ancienne forteresse, la Veste Coburg, grand édifice à pignon, aux murs crénelés et flanqués de tourelles et de clochetons, s’élevant à 174 met. au-dessus de la rivière. Fondé, dit-on, par Charlemagne , résidence des comtes de Henneberget des ducs de Saxe jusqu’en 1547, pris par les Suédois dans la guerreaeTrente ans,etvai nement assiégé par VVallenstein en
1632, ce fort sert aujourd’hui en partie de prison, en partie de musée des arts et des antiquités. Luther y avait trouvé un asile en 1530; à l’époque de la diète d’Augsbùrg et il y traduisit une partie de la Bible. C’est là qu’il composa son chant célèbre : Eine (este Biirg ist unser Gost (notre Dieu est unehonne forteresse). On montre encore la chambre qu'il habita et sur le mur de laquelle il traça ce passage des psaumes : < Je ne mourrai point, maisje proclamerai les œuvres du Seigneur. » — L’entrée du château est au S. L’inscription placée au-dessus de la porte principale rappelle q^u’il fut construit par les ducs Frédéric-Guillaume, Georges II et Maurice. Les collections se trouvent dans l’aile septentrionale appelée Pürstenbau et restaurée avec goût (pourboire 24 kr. pour 1 pers., et 1 fl. pour 2 ou plusieurs pers.). Outre les souvenirs qui se rattachent au séjour de Luther , les collections comprennent des peintures sur verre, à l’huile et à fresque, d’anciennes armes et armures , des armes modernes , des meubles et sculptures en bois , et diverses salles curieuses par leur architecture (salle des Rosaces, des Cornes, de la Réformation, etc., etc.).
Pour jouir d’une vue magnifique sur la ville, le Thüringerwald, la Suisse franconienne , les montagnes de la Bohême et de la Bavière, il faut monter sur les bastions appelés Hohe Bastei (grand bastion) et fiærenèastat (bastion de l'Ours). On y verra de plus quelques curieuses pièces d’artillerie, entre autres le canon de Luther , orné de figures allégoriques pleine»
d’allusions aux disputes ihéologiques de l’époque. — A 1 lieue 1/2 au N.-E. de la ville se trouve le château de chasse de Rosenau, où naijuit le prince Albert et où la reine Victoria passa plusieurs jours en 1845. On s’y rend par le bois de Beusenherg , en passant devant un chalet suisse appartenant au célèbre voyageur GersfajcW (belle
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vue sur le Wohlbachsthal- et la ruine de Lavterhurg). On peut revenir par le Callenbcrq (3/4 de lieue au N. O. de Cobourg) , château restauré en 1817 par Kothbart et dont l’intérieur est décoré avec goût.
En face de Cobourg, sur la rive dr. de l’itz, le prince Ernest de Wurtemberg a fait construire, en 1838, un élégant château avec, un beau parc.
L’Eckartsberg {vis-K-vis du château), la Kapelle et le château de Bantz offrent encore d’agréables buts de promenade. — Excursion à Sonneberg (voir K. 91).
. Le duché de Saze-Cobourg et de Saze-Gotha se compose des deux Etats de Saxe Cobourg et de Saxe-Gotha, dont le premier est situé entre la Prusse, la Saxe- Weimar-Eisenach', la Saxe-Meiningen, la Hesse électorale et le Schwarzbourg-ltuJolstadt ; et le second borné par la Saxe-Meiningen et la Bavière, qui en renferme plusieurs petites enclaves. Leur superficie et leur population sont d’environ 36 mil. carrés et de 152,000 hab., dont 107,000 pour Gotha et 4.5,000 pour Cobourg.
Séparés autrefois au point de vue administratif, ils ont actuellement une constitution commune qui date du 3 mai 1852 (une monarchie constitutionnelle). D’après l’exposé de l’état des finances pour la période de 1853-18.77, fait par le gouvernement à la diète (mai 1853), les recettes annuelles de Cobourg ont été évaluées à 369,143 fl. 23 kr. , celles de Gotha à 971,750 th. Ces deux budgets doivent se solder en équilibre. La dette de Gotha était en 18.57 de 3,146,512 th., celle de Cobourg de 1,904,733 th. Leur contingent est de 1,300 hommes d’infanterie.
Les maisons grand-ducale et ducale de Saxe occupent le 12« rang à la diète, où elles ont une voix dans le plénum.
Les ducs de Saxe-Cobourg, d’abord ducs de Saalfeld, puis de Saxe-Cohourg-.Siialfeld , sont une
des branches de la maison ducale de Saxe-Gotha, issue elle-même de la branche Ernestine, et qui prit naissance en 1680, quand les sept fils d’Ernest le Pieux se partagèrent ses Etats. En 1825, la famille souveraine de Saie-Gotha- Altenbourg s’étant éteinte en la personne du duc Frédéric IV, le duché de ce nom fut divisé entre ses héritiers, les ducs de Saxe-Cohourg, Saxe-Altenbourg, et Saie- Meiningen. La plus grande partie passa au duc de Saxe-Cobourg, qui prit alors le titre de Saie-Cobourg-Gotha. Le duc régnant, Ernest-Auguste, né en 1818, gouverne depuis le 29janvier 1844.
La f.umlle ducale de Saie-Cobourg-Gotha s’est illustrée par de grands mariages. Le prince Léopold, gendre de Louis-Philippe, monta sur le trône de Belgique; peu de temps après le prince Ferdinand épousait la reine dona Maria, de Portugal, et le prince Albert la reine d'Angleterre. Un Cobourgenfin entradans lafamille d’Orléans dont l’un des membres, le duc de Nemours, avait épousé une princesse de Cobourg.
Au sortir de la ville on se rapproche de la rivière que l'on domine du haut d’un remblai trèsélevé. La vallée se rétrécit et, à certains endroits, est très-boisée.
10 mil. Eisfeld, V. de 3,000 hab.
On traverse laWerra près de Veilsdorf, avant d’arriver a
12 mil. Hildburghausen (Hôt.
Saechsisches Haus, E nglischerH of) V .
de 4,500 hab. agréablement située sur la Werra. Son palais fut, jiisou’en 1826, la résidence des ducs cleSaxe-IIildburghausen qui, après l’extinction do la ligne de Gotha, allèrent s'établir à Altenbourg. Le vaste établissement typographique de Meyer occupe plusieurs centaines d’ouvriers. C’est là que l'on publie la Dorfzeitung, journal populaire de l’Allemagne.
Dilig. tous le» jours pour (1 1/9 mil.) Rœmhild, petite V. dont l’église renferme le célèbre monument en bronre des