HILDBURGHAUSEN
:m ,DE BAMBERCJ A t'OBOl'RG ET EISENACH.* (Roüti: 9(t.l
comtes de Henneheri?, par Pierre Vischer de Nuremberg, et ses fils, lô-JO.
La voie ferrt-e franchit la \Verra près deReariefli et hientfit après la Schteuse à
13 1/i mil. Tbemar, V. de 1,500 hab. On laisse à droite les ruines de l'Osterburg et les deux Oleichenborge (700 et 658 mèt.). Le chemin de fer suit l’ancien lit de la rivière à laquelle on a frayé à*g. un nouveau lit dans une belle tranchée taillée dans le roc vif Le pays que l’on traverse est très-peuplé èttrèsfertile. Les villages se succèdent sans interruption. On passe devant les stations de Vachdorf et de Grimmenslhal avant de s’arrêter à
16 1/î mil. Meiningen (Ildt; Sipchsischer Hof, Hirsch), V. de 6,000 hab. située dans une vallée étroite, sur la Werra qui la traverse et entourée de collines boi- •sées. Elle est la capitale du duché de Saxe-Meiningen, la résidence j dti duc et le siège du gouverne- j ment. On y remarque le château j appeléElisabethburg,bAti en 1081, renfermant une petite galerie de I tableaux, une collection d'objets , d’art, un cabinet d’histoire naturelle, et entouré d'un beaujardîni
— le palais ducal situé dans un jardin anglais; — le bazar; — le théâtre, construit de 1829 à 1831;
— Véglise de la ville, biltio en 100.3 dans le style byzantin ; — Vhâtel de ville; — la chapelle gothique (dans le parc du château), ornée de vitraux de couleur par des artistes de Munich.
On peut faire depuis Meiningen de charmantes excursions aux ruines de In Habichtsburg, au chAteau de Landsberg (3;4 d'h.) ( voir ci-, dessous); au Dreissigarher (D0 min,), ancien château de chasse devenu une école forestière, et aux ruines du château do Henneberg. berceau des comtes de ce nom situées à 1 heure environ (S. O.) sur la route de. Kissingon et d'où l'on aperçoit h l’E. Bttuerbach, v. dans l’une des maisons duqttel Schiller a composé T)on Carlos, — 2 h. suflispnt
pour aller de Meiningen ou Dolmar (voir ci-dessous, Wasuugcn'.
A Kissingen, R. 83.
l.e duché de Saxe-Meiningen,
Etat de la Confédération germanique se compose de plusieurs parties séparées, formant dansleur ensembleunczone semi-circulaire dont le centre est du cété du X. ; il est situé entre la Prusse, la Bavière, la Hesse électorale, les duchésde Saxe et les principautés île I Reuss et de Schwarzbourg. Sa sniperflcic est de 4,575 mil. c. géo. ;
I sa population d'env. l,700,0001iab.; son budgctdcs rccettesde 1,441,433 florins j sa dette de 3,366,794(1.; son contingent de 1 ,300 hom. et d’une réserve de 575 hom. Il possède une diète ainsi que les autres Saxes; l’administration y a subi en 1848 quelques modifications libérales, n occupe le 12» rang à la diète avec les autres Saxes.
Après Meiningen on aperçoit à rô. sur une colline trop nue le château de Landsberg, construit récemment dans le style gothique par Dœbner.L’intéricurest décoré dans le goût du moyen âge ; on cite particulièrement la salle des Minuesxnger ornée de belles arabesques et de vitraux peints par des ar- ; tistes de Munich. La salle des che- .valiers possède une série de fres- . ques par Lindenschmitt de Munich.
I On suit toujours la vallée de la ; Werra où l’on passe ù Walldorf,
! 17 3/1 mil. IV'asunjr», V. indust.
(labac) de 2,000 hab. s\ir la Werra ! que l'on y traverse.
Dans le voisinage se trouve le vieux château de Maienhift, d’où l'on peut faire en 3 h. par .Melzels l’ascension du Dolmar.au sommet duquel on découvre un panorama étendu. — On voit s’ouvrir au X -E. une vallée qui pénètre nu loin dans le Thuriugcrwnld.
18 3/4 mil. Wernshausen, station qui dessert Schmalkalden {Adler, Krone) V. très-ancienne d’environ 7,000 hall., encore entourée do murailles et de fossés, et dont les vieillesmnisons. bâties pour la plu-
[Koute yi.J SALZUN(}EX. — SONNEBERU. 397
part en bois, oÜ’reiit un aspect pittoresque. Elle appartient à la Hesse électorale. Son église gothique et ses deux hôtels, T.-laier et la Krone, se trouvent situés sur la place du Marché. C’est dans l'hôtel de la Couronne que fut signée, le 31 décembre 1530, la fameuse ligue protestante deSchmalkaldcn, qui rompit l unité du corps germanique et donna k laUéfornie j son empire, ses lois, son année.
Vaincue k Mühlberg (voir ce mot), cette ligue prit plus tard sa revanche, grâce k la défection de Maurice de Saxe, et finit par imposer k Charles-tiuint la convention de Passau, qui devint en 1551 la paix d’Augsbourg (voir Augsbourg). On appelle articles de Schmalkalden les articles de défense, adoptes dans cette ville, en 1537, sur la proposition de Luther, par les- théologiens protestants. Sur le Questenberg, qui doniing la ville, s’élève le chilteau électoral, appelé Wilhelmshurg, dont les sculptures en pierre sont rcniarquables. Schmalkalden possède, outre d’importantes salines, de nombreuses mines de fer ; aussi la majorité de ses habitants y travaillent-ils le fer et l’acier.
iO mil. Immelborn, station desservant la ville hessoise de liarrhfeld, les bains de Liebenstein(U. U5), et le château d'Altenstein , résidence d’été des ducs de Saxe- Mctningen (U. 9.5).
2 omnibus vont tous les jours d’immelborn k (1 mil.) Liebenstein en 1 h- l/l pour 30 kr.
20 3/4 mil Salzungen(IIôt. : SæchsischerHof.Krone.Kurhaiis], V. de 3,300 hab., dominée par un vieux château, possède d’importantes salines (11,000 tonn. p.an). On y a établi un kurhaus et l’on peut y jirendre des bains aux pins et dii petit-lait (1 bain 30 k 30 kr. . — A l’O. de la ville s’étend le curieux lac du même nom.
A 10 min. du Kurhaus, s’élève le Seeberg avec de belles plantations etdes restaurations. Belle vue sur
le lac et la vallée. — A 3/1 mil. env.
de Salzungen se trouve le jietit v.
de Mœhra (500 hab.), la patrie des parents de Luther, avant qu’ils ne se fussent fixés k Êislcben. On ya élevé, au mois de juin 1801, une statue en bronze k l’illustre réformateur.
En sortant de Salzungen on entre dans la vallée de la Werra que l’on franchit sur un pont do 11 arches.
22 1/2 mil. Marksuhl, petite 'V. du duché de Weimar, avec un ancien château qui fut, de 1602-72, la résidence diine branche collatérale.
A ro. s’ouvre une vaste vallée; dans le lointain, des montagnes bleues apparaissent au-dessus de la forêt. Après avoir franchi \’Ellenthal près d’Epichenellen on traverse un tunnel long de 578 mèt.,
I au sortir duquel on découvre un j charmant paysage : des forêts, des j prairies, une belle route pavée en I basalte. Au Is’.-E. on aperçoit i la W’artburg ; puis, contournant la colline qui porte ce château, on entre, sur une tranchée élevée, dans la vallée d’Eisenach où l’on rejoint le chemin de fer do la ïhuriuge, en deçà de la station de
24 1/-4 mil. Eisenach (K. 77.)
DE COBOURG A WEIMAR P.AR .SA.âLFKLD ET KUDOLSTADÏ.
11! 1/2 mil. — Chemin de fer jusqu’à (2 3/4 mil.) Soirnebcrg, ît conv. par jour, en 3.'i min ., pour 1 fl. 14 kr., 1.3 kr. et 32 kr.; — de Sonneherg k (6 1/1 mil.) Saalfcld, dilig. tous les jours, en 7 h. 1/4 pour 2 fl. 17 kr. — De SaaUeld à (7 1/2 mil.) Weimar, 2 dil. tons les jours en 7 li. 1/4 et 9 h. 3/1, pour 2 11 05 kr.
2 mil. Xeiistadt an derHaide (Hôt.:
Pü.s'f, Schu-an), bourg d’env. 1,700 hab., au pied du Mupberg, possède des fabriques de jouets d’enfants.
3/4 mil. Sonneberg (hôt.: Post, Bær). V. industrielle d’env. 4,000 hab. On y fabrique une grande quantité de jouets d'enfants (pour env. 1 million par an). Son chd-
Alle.m, du n.
au« DK COlîUUUf
Icau moderne iin ritc une visilç, ainsi ([ue sa belle église gotliifjuc, bâtie d’après les dessins de Heideloir. Du jardin public ou découvre une belle vue sur le Sclilossberg, que couronnait jadis le chdteau de Suiioburg démoli en 1500. — Lavoie ferrée s'arrête à Sonneberg où l’on prend la diligence de Saalfeld.
3 mil. n'allendorf. — Au delà de Schmiedefeld, à lleicnmannsdorf, on rejoint une autre route, qui part de Sonueberg pour venir y aboutir, après avoir traversé Græfenthal, .
V. de 1,500 hab., incendiée on 1853 et rebâtie depuis; on y remarque une belle église et les ruines du Wespenstein.
De Hohen Eiche (v. situé à plus de 7L2 inèt. d'élévation), où l'on ]iasse ensuite, on descend par ^Irnsgereuth et Garnadorf à
il l/i mil. Saalfeld (Hôt.: Anker, Hirsch, Sonne, V. de 5,000 hab., encore entourée de murs et située sur la .Saale, près de la limite N. E. du Thi'iringerwald. C'est à riuUel de l’Aijcre-d'Or, l’un des plus anciens de rAlleniagne, que coucha Charles-Quint avec l’électeur de Saxe, s(»n prisonnier qui, pendant la nuit, faillit être écrasé sous une voûte qui s’écroula. — On visitera avec intérêt: VlidUl dePiüe' gothique (place du Marché); — i'église gothique de Saint-Jean , bâtie en 121Ü avec le produit de mines voisinesde Keichtnannsdorf (beaux vitraux de couleur et st.atue colossale de saint .Tean en bois), sa dernière restauration date de 1817; — LaMihizkirche avec un remarquable plafond; — l’anricn château, ducat, transformé en .Monnaie; — le nouueay château de la ligne, actuellement éteinte, des ducs de Saxe-Saalfeld , entouré de beaux jardins (dans le faubourg); il occupe remplacement de l abbaye de bénédictins fondée pat l’archevéquo Hannno de Cologne; — enfin, au .S.-O- de la ville , les ruines de la Sorbenhurg, on llohen- Sehirerm, fort qui date du vme siicle et qui, sclop la trailitioii, fut
! A A Kl.MAK. [Kouit 01.]
construit pour défendre la frontière contre les invasions des Slaves. — Belle vue sur l'Alteniiurj au N. de la ville), le Wetzetslein, mine d'alun (au S.), ainsi que de la Wittmannsgereuther Hœhe{l h. au S.) ou de la. Gartenkuppe (1 h. au S.).
Ce fut aux environs de Saalfeld que commença, le 10 ocl. 1806, la bataille d'Iéna (voir léna). Un monument en -fer, entouré de peuplier.?, a été élevé (30 min. de Saalteld, sur la route do Iludolstadt), à l'endroit où le prince Louis de Prusse tomba mortellement blessé.
Après avoir dépa.ssé, au delà de Ilolsdorf, le monument du prince de Prusse, oii rejoint, à Schwarza, la route de Blankenburg (B. 95).
Au-dessous de Sclnvarza, la rivière de ce nom se jette dans la ■Saale, sur la rive g. de laquelle on traverse Volkstedl, v. où Schiller écrivit, en 1788, une grande partie de son histoire des Pays-Bas; on peut y visiter la maison qu’il a habitée longtemps.
1 1/2 mil. Rudolstadt (Hôt. :
Hitler, Lœwe, Adler), V. de 5,800 hab., agréablement située dans la vallée de la Saale, entre de hautes montagnes; si l’on s’arrête quelque temps à Rudolstadt on peut y visiter l’ancien château de Ludu'igsburg, dont une partie a été i transformée en caserne ; l’autre renferme un cabinet d'histoire naturelle remarquable surtout par sa collection de coquillages. La bibliothèque, riche de 50,000 vol., est dans le palais du gouvernement. — L'église de la ville contient les tombeaux do ses princes. — La ville est dominée par la Heidecksburg, résidence du prince Schavarzbourg-Kudolstadt. On y jouit d’une belle vue, et on peut , y visilerquelques plâtres antiques.
— A ro. du château s’étend la belle promenade boisée appelée le Hain.
— Ue l’autre coté de la .Saale on aperçoit le charmant village de | C'umhach avec les serres ducales I (1/1 d'h.). A 20 min. de Cumbach un joli chemin qui longe le pied du MUhlberg, conduit à la Schil-
SCHWAKZHOURG.-KUDOLîjTADT. 399
^ [KOUTJi ii2<|
7«rs/«B^e,éiniiienceboisi.'e Jüminant la Saale. On j' a construit un petit
' chalet et placé dans la cavité d'un rocher la statue colossale dit poète ar Dannecker. — Depuis 1853 uii ain {Uesundbrunnen] a été établi à 10 min. de la ville, sur la route de Ülankenburg (bains de pins, petit-lait). Sur r*4n3er. promenade trèa-fréquen tée , se trouvent un théâtre, une re.îtiiuration et un tir à l'oiseau.
1/origine de Rudolstadt date du vu* siècle. Elle lut fondée en 634 par le duc de Tliuringe, Rodolphe.
Charlemagne la donna au chapitre de Hersfeld. Au 'xiii' siècle, elle appartenait aux comtes d'Orlamünde. En 1340, elle tomba en la possession des comtes de Schwarzbourg. Albert VII, le fondateur de la ligne de Rudolstadt, y fixa sa résidence et y Ht bâtir la Heidccksburg, qui, incendiée plusieurs fois et détruite dans la guerre de Trente ans, fut reconstruite en 1744. Elle est restée depuis la capitale de la principauté de Schwarzbourg - Rudolstadt.
Cette principauté. Etat de la Confédération germanique, se compose de cinq petites parcelles de territoire enclavées dans la pro vince prussienne de Saxe, les deux Rcuss, les Saxes ducales et le Scbwarzbourg-Sondershausen.
Elle se divise en haute et basse seigneuries. .Sa superficie est de 1.5,57 mil. géo. carrés, sa population de 70,000 hab. Elle occupe le 15' rang dans la dièie avec Oldenbourg et Anhalt, et jouit d'une voix dans le plénum. Son budget était en 1857 de 735,020 fl. pour les recettes, et de 748,461 11. pour les dépenses; son contingent de !)00 hommes, y compris la réserve. Son gouvernement est constitutionnel depuis 1816, et eomj>osé d'une seule chambre.
A Blankcnburg. à Schwarzbui g, ii l’aulinr.elle, etc., R. 95; — à.Vrnstadt, 4 ,3/1 mil. clilig. tous les jours en 4 b. ."/l, pour 2 11. 9 kr. R. 95 ; — à lêna, 4 l/2md.<lilig. tous les jours, en 3 h. 3/4, pour 1 11. 35 kr..
R. 93 ;— à lliiienau, par Kmiiigsoe, R. 95; — à Géra, 10 mil. 9 dil. tons les jours, en 10 h. 3/t et 12 b., pour 3 11. 30kr., R. 93; — à Gotha par Stadl-Ilm et Arnstadl, R. 95.
A Teichroden on laisse à g. une route conduisant à Stadt 11m (U. 95) par Hemda; puis, au delà de Teichel ;5ü0 hab.), on sort de Schvvarzburg-liudolstadt pour entrer dans la Saxe-Weitnar, où l’on traverse Xeckerode et Lengenfeld avant d’atteindre
2 3,4 mil. Blankenhayn, V. de 1,500 hab. — ün passe ensuite à Berka, V. d’env. 1,400 hab., située suri’ 11m et dont les bains sulfureux sont très-fréquentés, surtout par les habiianls de Weimar (jolie maison de conversation et nombreuses promenades). Enfin on laisse à g. Bergen, à dr., au delà du Ilcngsthach, Legefeld et Poffendorf et à g. Celmerode.
2 1, 4 ma. Weimar (R. 77).