‹ Itineraire descriptif et historique de l'AllemagneChapitre 212 sur 328 · LE THURIN · texte numérisé non relu

LE THURIN

tourcnt la c-our faisaient partie du vieux eliAleau construit de 1540 h 1560, et dont il reste une liante tour ronde et quelques murs. Enfin à g. du Hiedtlior s’élève le bâtiment de la société la Ressource, à 30min. duquel on peut aller visiter sur la route d’Ilinenau, l’ermitage, il’où l'on découvre une jolie vue.

D’autres buts de promenades agréables sont le Fürsienberg, au bord do la Géra; et tout près, la Lohmühle ; le Ritterslein, sur la route d’Arnstadt à Plaue ; 1a Trieglismühle; le Schneclanthurm^ sur la plus haute cime du Ritterstein, VAtteburgj Schænbrwm et Jonasthal, etc.

Arnstadt est la capitale de la principauté deSchwarzbourg-Sondershausen, qui se subdivise en deux seigneuries ; la basse seigneurie, chef-lieu Sondersliausen (R. 75), et la haute seigneurie, chef-lieu Arnstadt. Elles ont pour -imitesleduchéde Gotha, la Prusse et le Sclnvarzbourg-Rudolstadt.

Elles ont : la première, 8,91 mil.

géo. carr. et36,000 hab.; laseconde, 6,53 mil. géo. carrés et ‘27,000 hab.

Leur budget de recettes était en 1860 de 599,9.38 th. et celui des dépenses de 593,801 th. La dette publique était de 682,333 th. Le contingent, y compris la réserve, est de 750 hommes. Le gotiverneiiient est constitutionnel ; les états sont composés d'une seule chambre. La principauté occupe le 15' rang avec éJldenburg et Anlialt et jouit d’une voix dans le plénum.

D’Arnstadt à Rudolstadt, la distance est de 4 3/4 mil. Cette partie de la route doit être faite en voiture. Dil. t. les j. à 9h. du matin, en 4 h. 3/1, pour 1 th. 6 3/1 sgr. On passe par Marlishausen, v. situé surla wipfra, avant d’entrer dans le Schwarzbourg-Rudolsladt.

1 3 4 mil. Stadt-Ilm ( Hét. :

Hirsch, Hier). V. de 2, ,500 hab., qui jiossède une belle église du style gothique et byzantin, avec deux belles tours reliées entre elles par un pont qui passe pour le plu»

7ERWALD. [Route 95. J

élevé de la Thuringe (406 mèt.).

On petit de là se rendre h Paulinzelle soit par Singen, soit par Gœsselborn (voir ci-dessous D).

En allant de Stadt-llm à Kudolstadt, on laisse à g. les ruines de l’Ehrenstein, près de Naku-inden^ puis on passe à Keilhau, où se trouve l’institut de Frœbel, à E'k ùfeld et à fichaala.

Rudolstadt (voir R. 91).

B. De Rudolstadt à PauUnzelIe.

7 h. 15 min.

On suit jusqu’à Schwarza la route de Cobourg (voir R. 91), et là, quittant cette route et la vallée de la .Saale, on se dirige à l'ü. par le Schwarzathnl à

1 h. 30min. Blankenburg(Hôt. :

Lœwe), V. de 1,400 hab., située au confluent de la Rinne et de la .Schwarza, et dominée par les ruines de l’ancien château du même nom, appelé Greifenstein au xii' siècle. Ce château n'était plus habitable dès le commencement de la guerre de Trente ans. En 1800, une grande tour, qui était restée debout, fut abattue par un violent orage. On peut y monter en 15 min.

On y découvre une vue assez étendue sur la vallée de la Sanie iusqu’à Saalfeld. C’est à lilankenbttrg que naquit l’empereur Gunther de Schwarzbourg, qui est enterré dans la cathédrale de Francfort.

A niankenburg, ou plutôt en deçà de Rlankenburg, car on laisse la ville à dr., on remonte, au .S.- O., la vallée de la Schwarza, une des vallées les plus pittoresques de la Thuringe, onibragée de sapins et de hêtres, et si étroite on certaines parties qtie la route a dù être taillée dans le roc. .Après avoir dépassé une filature et tino papeterie, on atteint en 15 min.

Chrysopras. bon hôtel (Selnrarzburger Hof), près duquel on avait autrefois ouvert une mine d’or qui sert actuellement de cave. Un peu jilus loin, sur une hauteur à ., s élève l'Kberstehi, rendez-vous e chasse bâti en 1844, et offrant

[Koutk 95.J ILMENAU. — PAULINZKLLE. 409

un joli point Ue vue. On laisse en- sement hydrolliérapique Irès-frésuitc à dr. une maison de garde quentd aujourd'hui. On y prenii près de laquelle on remarque un aussi des bains de pins. — Le autre rendez-vous de chasse, le Kurhaus n’est pas encore achevé. Dürre-S^child. Enfin on dépasse en- — L’excursion favorite est celle core au-dessous du ïrippstein, le de la maison du tir {ftcluitzenhof , Chaussée -Ilæusclien, bdn en forme où l'on boit de la bifere célèbre de temple (jolie vue', avant d'ar- conservée dans les caves rafrairiver k chissantes du Felsenkeller, taillées

2h.l’hütel du rer/’-Blanc(U'ctssrr- dans le porphyre. Dans les envi- Hirsch, voitures à 2 chev. pour rons on exploite des mines de fer Itudolstadt, 2th. Lô sgr., pour II- et de manganèse. — .V. li. D’Ilinomenau, 4 tb.), situé au pied du nau <à (2 1/1 mil.) Kennigsee, dil. château de Schwarzburg. près du t. l.j. en 2 h. 14 pour 1.3 1/2 sgr. petit V. de ce nom (.'’jSO hab.l. Ce Cette route, au delà de Blankenchâteau , entouré de trois côtés burg , remonte la vallée de la par la Schwarza, s'élève sur un Hinixe , par Watzdorf, Leitnitz , promontoire rocheux de 83 mèt. Qiiittelsdorf, Unter et Ober-Koten- Sa fondation remonte, dit-on, au bacli, jusqu’à Kœnigsee.] temps de Charlemagne. Il fut dé- —

truit une première fois par Wal- 4,5 min. suffisent pour monter ther de Varila, dans la guerre de do Schwarzburg au sommet du la succession thuringienne. ICn Trippstein (guide, .5 sgr.), monl,5fi l, apri's la mort de Philippe 1 1, tagne haute de 506 mèt. et d’où le dernier comte de Schwarzburg- l’on découvre une belle vue. Du I.cutcnberg, il échut à la ligne de Kienhavs (20 min. plus loin, dans la lllankcnburg- Arnstadt. Sous Al- même direction nu N.), la vue est bert VH, 1599, il fut réuni à Uu- encore plus étendue, mais moins dolstadt. Incendié en partie une pl’.toresquo. Du Kienhaus on gapremière fois en 1695, il devint, gne, en 30 min., sur un plateau aceien 1726, la proie des flammes. Il a denté et pou ombragé, lierhsti-dt. été rtîbâti de 172fi a 1714. 1,’inté- d’où l'on atteint, en 1 h., Ofcer-Hotriour n’offre rien de très-intéres- tenharh, v. situé dans la-vallée île sant. On y voit des collections de la Kinnc. surla route de Rlankcnbois de cerfs, quelques vieilles burg à Ilmenau. — .V. li. On peut .armures, des portraits plus que aussi du Trippstein redescendre à médiocres , de chevaux et d’em- Schwarzburg et se faire conduire pereurs, et tine cba|>ellc. I.e bois en voiture h Cher - Uottenbach réservé qui l’entoure est abon- (2 h.) par AUendnrf et Vnter-Ko'damment peuplé de gibier. dits. D'Obor-Kottcnbach oti at-

— teint, en 30 min., Milwits, situé à

[On peut allerde Schwarzburg a 30 min. de Ilmenau, par K'(Pu>;/,see, V. ind. de Paulinzelle (bonne auberge, 2,400 hnb., Jesubnrti, Güntcrsfelden chez .\lengerj, petit v. de 1.50 hab. et Langewiesen . où on laisse k g. entouré de montagnes boisées et Amt (iehren. Par la route directe, près duquel se voient encore les on compte 5 1 1 mil. de Uudolstadt belles ruines bien conservées du il Ilmenau, 3 mil. Kœnigsee, 2 1/4 couvent du mémo nom. Ce coumil. Ilmenaü {Ilôt. : Ijipwe, Tanne, vent fut fondé par Pauline, !’é- Sonne) , V. ind. (porcelaine, lai- pousc du chevalier Udalrieh, et la nage) d'env. 3,‘.)00 hab., sitttée sur tille du chevalier Moricho , qui rilin et appartenant au grand- jouissait d’une grande faveur à la duché de Weimar. Incendiée en cour de l'empereur Henri IV. Elle 17.52, elle a été rebâtiosur nn |dan avait deux fils et trois tilles. A la plus élégant et plus eomfortable. mort do son mari et de l’un de ses t)n v a tondé en 1838 un établis- tils, elle se retira dans cette vallée.

vers 1100, avec ses filles, et elle s’y bâtit une Zelle (cellule), synonyme de couvent. Plus tard, elle y fonda aussi avec son second fils un couvent de moines. L'église dtitôtre bâtie vers l an 1105. Ces couvents furent détruits dans la guerre des Paysans et supprimés en 1534. Penclant la guerre de Trente ans, les catholiques essayèrent vainement de les rétablir ; ils sont restés en ruine. L’Avilhaus actuel, contigu à l’église, est, diton, l’ancien couvent de femmes.

L’église, bâtie dans le style byzantin le plus ancien , avait la forme d'une croix. t>a tour méri- i dionale est seule restée debout. I Sous le porche , on remarque une | vieille cuve de pierre appelée , Weihkessel, dont l’usage primitif!

est inconnu. L’intérieur offre un , aspect saisissant ; douze colonnes et deux piliers carrés séparent la' nef du milieu des deux nefs laté-j raies. On y remarque encore, sous | l’épaisse couche de mousse qui j les recouvre, quatre pierres tiimu- !

laires, probablement des abbés du !

monasti' re. Au commencement du ' xvii» siècle, le tonnerre détruisit!

la toiture de l'église, et on em- ; ploya à la construction de divers bâtiments un grand nombre des

f lierres qui s’étaient brisées dans eur chute.

De Paulinzelle on peut aller rejoindre, à Stadt-Ilm, la route de voitures qui relie Rudolstndt â Arnstadt (voir ci-dessus A). — On peut aussi gagner en 1 h., à travers les bois et le Galgenberg, la pet.

V. de Koenigsee (voir ci-dessus), où l’on trouve, moyennant 1 th.

15 sgr., une voit, à ’l cheval pour Ilmenau,

C. De Paulinzelle à la SchmUoke au Scbneekopf et au Beerberc.

De 0 h. 1/2 à 7 h., guide nécessaire.

On compte 3 h. 30 min., à pied, de Paulinzelle à Ilmenau, par: (I h.

30 min ) Angstædt, (3ü inin.) irimhach, et (1 h. 30 min.) Ilmenau. Un , peu au delà du Chaussee-llaus on '

[Koctk 95.]

quitte la route de Stadt-Ilm pour prendre à g. et se diriger à l’O., en laissant l’étang k g., puis on ne tarde pas k entrer dans une forêt, au sortir de laquelle on aperçoit le clocher d’Angstædt. A Grafenau, où l’on passe ensuite, on croise la route qui conduit, k dr., k Stadt- Ilm, à g., k Amt-Gehren, et on se dirige au S. -O. sur Wimbach, qu’on laisse un peu k g. Avant d’arriver k Ilmenau, on passe près du haus , aub. très-fréquentée les jours de fête par les habitants de la ville. Au S. -O. on remarijue le Uickelhahn (voir ci-dessous).

Ilmenau (voir ci-dessus li}.

D’Ilmenau deux chemins principaux mènent à la Schmücke et au Schneekopf : l’un (3 h.), par Elgersburg et Gehlberg; l’autre, un peu plus long (3 h. 30 min.), par le Gicktlhahn.

Si l’on suit le premier de ces deux chemins, au delà de la fabrique de porcelaine, on quitte la grande route d’Arnstadt pour se diriger k g., c’est-k-dire k l'O., sur (1 h.) Elgersbnrg (Ilôt. : sum nothen-Hirsrh'’, v. de 760 hab. situé dans une prairie, au pied de hautes montagnes et où se trouve un établissement hydrothérapique très-fréquenté (6 th. par semaine, logement, nourriture et traite- I ment). Son vieux château, aux deux tours pittoresques, sert actuclletntînt de maison d’habitation pour i les baigneurs. On y a établi aussi j une fabrique d’objets en grès. On peut visiter, aux environs, le Tod- I tenstein et la Grosse-Douche, le Hir- : tenherg, le Moorthal, le Steigerthal, ■ V Adelheidstein, le XVolfstein et la ! Preknsru/ip , la Parrys Aussicht, la Marienquelle , le l^chelihaxveg, et d’autres charmants points de vue : dont aucun n’est éloigné do plus i d'une lieue.

A 30 min. d’Elgersburg, on descend près d’Arle-skcrç , dans la vallée de la Géra, que l’on remonte jusqu’à (1 h.l Gehlberg, v. célèbre par sa verrerie et d’où l’on atteint, en 45 min., la Schmücke, maison isolée située k 944 met. au milieu

LE THIIIUNGERWALD,

[Routb 95.] LE SCHNEEKOPF.

Je belles forêts, et à 30 niiii. desi sommets du Schneekopf et du Beerberg. C’est l’habitation la plus élevée du Thüringerwald.

Elle a quelque chose d’alpestre, car pendant l’été, tout le bétail des eavirons vient paître ses gras pâturages. La misérable auberge qui s’y trouvait encore , il y a peu d’années, a été remplacée par un bel hôtel très-confortable où l'on trouve un bon gîte. Les voyageurs qui y montent à cheval et en voiture peuvent y passer la nuit avec leur monture et leurs équipages.

On y est bien traité et à bon marché.

A 10 min. à l’O. de la Schinücke, sur la route d’Überhof, on remarque, k dr., un poteau indicateur d'où l'on monte, en 20 min., au sommet du

Schneekopf, haut de 1,019 mèt.

et couronné par une petite colonne de pierre, ün y jouit d’une fort belle vue, surtout ejïtre 6 et 7 h. du soir pendant l’été, et entre 5 et 6 h. en automne. Les levers du soleil sans brouillard y sont de véritables phénomènes. On aperçoit:, au K., Gotha, et entre Gotha et le Schneekopf, le Kienberg, près d'Ührdruf; — à g. de Gotha, le Sceberg, derrière lequel apparaît le Brocken ; — k dr. du Kienberg, Græfenrode, les trois Gleichen, et plus loin Kyffhæuser et la Sachsenburg ; — k dr. de Gotha, les clochers et les citadelles d’Erfurt; en se rapprochant du Schneekopf, Ichtershausen, Plaue avecl'Ehrenburg, StaJt-Ilm, l'Ettersberg, près de Weimar, et le château d'Eckardsberga, près de Stadt-Ilm ; — k l’E., le Singerberg, la Blankenburg, le château de Hudolstadt, Orlarnünde, la Leuchtenburg, le Fuchsthurm, près d’iéna, le Gickelhahn ; — au S. E., le Sachsenstein, le Finslerberg, le Hundsberg ; — au S., l’Eisenberg, l'Erleshügel etle Dœllberg; — au S. -O. -S., les Gleichberge ; — au S. -O. la vue est bornée parle Beerberg ; — kl’O., le Ruppberg ; et au N. -O., le Donnershaug, leSperrhügel, les Hiîhnberge et l’Inselsberg.

45 min. suffisent pour aller du sommet du Schneekopf au sommet du Beerberg, qui n’a oue 4 mèt.

de plus que le Schneekopf, mais d'où la vue est plus étendue au S. et à rO.; on aperçoit, quand le temps est clair, l’Altenburg audessus do Bamberg. Suhl est au pied de la montagne. Du reste, on a presque la même vue du point i culminant de la route qui passe à 15 min. du sommet pour aller de la Schmücke k Oberhof.

Le second chemin (guide nécessaire, de 12 k 15 sgr.j, qui conduit j d'Ilmenau k la Schmücke (3 h. 30), par le Gickelhabn, se dirige au S. -O.; en 45 min. on atteint, en suivant la route de Schleusingen et en tournant ensuite k dr., le Petit-Gabelbach, cabaret plus que , modeste, et bientôt on passe de- Ivantle Grand Gabdbach, ancienne maison de garde, actuellement abandonnée. A 25 min. du Grand- ^Gabelbach, on arrive sur Une i place di'couverte, d’où l’on em- I brasse une belle vue k l’E., en- : core plus étendue sur le sommet I du Gickelhabn (887 mèt.), plus élevé de 100 mèt., depuis qu’on y ‘ n construit une tour haute de ; 25 mèt. dominant les arbres qui • gênaient la vue (1 sgr. par pers.) ;

I a rO., dans la forêt, une petite ] maisonnette en bois, le Gœthei îia'u.sc/ifn , rappelle la place où I Gœthe composa, en septembre 1783, une de ses poésies, devenue [populaire; « Ueber AUen Wipfeln I i.s{ Ruh ! » L’hôtel du Lion, k IImenau, était le séjour favori du , poëte dont on y a religieusement [conservé la chambre. — De ce belvédère naturel, on descend par .(30 min.) Hermannstein, énorme rocher de porphyre, k (20 min.) Manebach, v. situé à 1 h. d’ilmenau, en ligne droite et a 2 h. de la Schmücke.

D. De la SchmUoke à Oberhof.

9 h. 30 min .

La route de voitures qui conduit 1 de 1a Schmücke à Oberhof, entre

Lli TIIUUINCrKRWALD. [Route 95.J

\e Sclitioekopf et le Beerberg, se noinnio le Ronnweg ou Rennsteig (voir ci-dcssus). Du point d’où en part le chemin du Beerberg, on découvre sur la g. la ville de.

Suhl, les Oloicliberge, le Dolinar, la Creba et le Rhœngebirge. | Après avoir ensuite dépassé le \V iidzauntbor, on sa dirige au N., ' en laissant à g. le chemin qui con- ; duit à Zella. Enfin on rejoint la ( route de Gotha à Weimar un peu I avant I

Oberhof (bon hôtel près de la 1 maison de chasse), petit v. d’env. i 220 hab. composé d'une trentaine j de maisons de bois habitées par des bûcherons. C'est le village le | plus élevé du Thüringerwald, car ; il est situé il env. 810 mèt.; l’a- i voine n’y mûrit que dans les !

bonnes années. Le chilteau de, chasse actuel, décoré de cornes de cerfs, a remplacé un château!

princier détruit dans la guerre de 1 Trente ans. Il contient quelques curiosités qu’on montre avec complaisance. Les forêts voisines' renferment des arbres magni-j fiqiies. On y voit dos pins de plus de 90 mèt. do haut. Elles sont, abondamment peuplées de daims rouges et de beaucoup d'autres | quadrupèdes ou oiseaux. On y tue 7 à 800 cerfs par an. '

K. D'Oberhof à Rheinhardsbrunn.

1“ PAR ouRnarp et oeori!entiiai.. j 7 II. 15 min. I

D'Oberhof il faut env. 4 h. pour SC rendre a

Ohrdruf (Hôt. Anker), petite V.

d’env. 4,700 hab. située sur l’O/irp, ancien chef-lieu du comté de i IlohetiJoliP-Ohcrfjleirhen. Saint Bo- j niface y fonda, dit-on, une église] et un couvent qui, après diverses!

vicissitudes, a été transformé en | château. Son hain th' pins et son I Kuthaiis, bâti en IH.'il sont assez dé- i laissés. Les environs offrent de jolies promenades : le ScMossherg, le Ziegetherg. la Scheerershütte (restauration), le Kienberg, les villages\

de Stutzhaus et do Schwarsirald, etc., etc. (voir ci-dessous K).

45 min. Xa\(ndorf.

45 min. Georgenthat, b. de 750 hab. agréablement situé dans la jolie vallée de l’.âpfelstædt, entre des montagnes boisées, avec un château grand-ducal. Sa bonne auberge est l’ancien hôpital du couvent de cisterciens, dont on peut aller visiter les ruines derrière le château, au S.-E. Ce couvent, fondé dans la première moitié du xii' siècle, par un comte .Sizzo de K^rfernhurg, fut un des plus riches de la 'i'huringe. Il a été détruit dans la guerre des Paysans.

30 min. Katterfeld.

15 min. Allenberga, pet. v., un des plus anciens de la Thuringe, qui doit sa réputation li son église de Saint-Jean, la première église chrétienne fondée par saint Boniface, en 724, sur une éminence qui s’élève au S. Cette église n’existe plus aujourd'hui. A la place qu’elle occupait on voit actuellement (depuis 1811) un monument en grès, de 10 mèt. de haut, qu’on appelle le Candélabre, parce qu’il a la forme d’un candélabre.

30 min. Kngelshach.

45 min. Friedrichsrode (Ilôt.; Zur Schaurnbvrg : Sfern), pet. V. de 2,300 hab. env., située entre des montagnes. La maison suisse tient lieu de Ivurhausaux baigneurs qui viennent y faire la cure d’eau froide ou prendre <les bains de (lins. On remarque dans ses environs des carrières de grès, des fonderies de fer et les ruines du vieux château de .Schauenburg.

15 min. Reinhardsbrunn. château de plaisance du duc de .Saxe- (iotha, situi' au milieu d'un grand parc naturel, et bâti de 1827 à 1835 et 1844, par Eberhard, avec et sur les débris d’un ancien couvent de bénédictins, dans le style roman et ogival. Sa partie occidentale est (.'omidétement neuve.

En 1851, un incendie y éclata. La partie occidentale de la toiture

[Koute 95.] LK DONNKRSIIAUa.— VVALTERSIIAUSEN. 41.1

fut entièrement brûlée; mais Ici feu ne fit que peu de ravages dans l’intérieur du château. Les collines, couvertes de sapins et de hêtres, qui l’entourent, et ses beaux jardins, constammeni ouverts aux :

etrangers, olfrent de charmantes j promenades. Près de l’entrée sep-| tcntrionalc, on trouve d’ailleurs un bon bétel, dont l'es prix sont modérés.

Fondé en 1000 par Louis le Sauteur, le couvent de Keinhardsbrunn fut incendié, en 1291, par^ un seigneur voleur du voisinage, | î.ouis de Ilcsseburg, et rebâti en i 1301, pillé et détruit en partie j dans la guerre des Pavsans, et supprimé àlaUé-formation. L’église j qui, jusqu’en 18.57, avait été eon- j servée dans sa forme primitive, i a été récemment restaurée et mise ; en harmonie avec rarehitecture du château. Les pierres tumu-i laires des anciens landgraves de ' Thuringe ont été placées dans le mur méridional.

Dp Uheinhardsbrunn à Gotha, voir ci-dessüiis n» /■'; — à l’InselsherK, voir no G ; — à Liehenstein, no H.

2" P.4R LK DONNEllSUACC KT LE mETlIARZEROllCNI»,

7 h. .30 min., guide nécessaire.

On compte env. 2 h. d’Oberhofj au Donnershaug , montagne i haute de 033 mèt. , et du sommet i de laquelle on découvre un des plus beaux panoramas de la chaîne du Thüringerwald. Toutefois les; arbres en grandissant ont déjà beaucoup restreint l'horizon que l’on y découvrait. Pour gravir cette montagne, on s’est un jieu écarté 1 du llennweg que l’on a suivi de distance en distance depuis Oberhof. Après y être redescendu, on aperçoit â g., dans un fond, Oberschœnan, v. do la liesse électorale d’env. 700 hab.; 10 min. plus loin, on quitte le Uennweg pour se diriger à dr. , au N -E., puis au N., sur (30 min.) le Dietharzer ou Schmalwassergrvnd , que domine au .S.-E.

le Falkenslein , rocher de granit de 100 mèt. de haut. On passe ensuite prèsdull'aldpn/pî.s.deîa SanUceidentffliirf et du la Marteusunnd . avant d’atteindre (1 h. 15 min.) Dietharz, ham. de 700 hab., situé à 15 min.

de Tamhach ( Hét. : Lrruc, Iiær\.

b. d’env. 2,200 hab., incendié en 1842 et rebâti depuis, et d'où l’on descend en 1 h. 15 min. à Georgenthal (voir ci-dessus n 1) — A’./î. Do Tambach on peut aller visiter ,lpfehtedlgrund sur la route de Georgental, le Vielstein, le fipittergriind (.30 min.) et le SpHterfatJ . qui offrent d’agréables promenades.

F. De Gotha à Reinbardsbrunn.

On coiripte 3 h, de marche de Gotha à lîeinhardsbrunn. La route est peu ombragée. Les voyageurs qui ne voudront ni prendre une voiture jiarticulière, ni faire à pied ce trajet monotone , devront se rendre en chemin de fer de Gotha jusqu’à Froptisedt (12 mil., trajet en30min. pour 3 sgr. et2 sgr.' voir It. 77). où aboutit l’embranche.rnent du chemin de fer de Waltershausen (liêt. : Thüriger Ilof, Zur KixenhaJni}, V. de 3,100 hab., qui possède une église intéressante (1723) et des fabriques de jouets d’enfants.

Son jardin Keslner est ouvert à tous les étrangers.

Le convoi, traîné' par des chevaux en montant , est abandonné h sa propre impulsion en descendant, presque sur toute la longueur du trajet. De 'Valtcrhausen à Iteinhardsbrunn , on ne coiniito que 1 h. Après avoir laissé à dr. le château Teniieberg , on atteint en 30 min. le v. de Schnepfenthal, où .Sulzmann fonda, en 1784, d’après les idées de Hase iow et de Campe, une célèbre maison d’éducation qui existe encore aujourd’hui , quoique bien déchue de son ancienne importance. Schnepfenthal est à 30 min. de Keinhardslirunn. A Tiadlirhen,s\U\6 sur leSchilfvvasser, on rejoint la grande route directe de Gotha.

414 LE THURINGEHWALD. TRoute 95.

G. L’InseIsberg.

Le Grosse-Inselsberg, le Brocken du Tiiüringerwald , n'en est pas toutefois le point culminant, puisqu'il n’a que 952 mèt. au-dessus du niveau de la mer; mais il en est le plus visité, carc’estlui quiofTre le panorama le plus beau et le plus étendu. Malheureusement il est, comme le Brocken et comme ses rivaux du Thüringerwald, souvent couvert de nuages ei enveloppié de vapieurs. Son sommet, composé de pierres granitiques, et par conséquent dépouillé d’arbres , laisse la vue libre de tous côtés. Toutefois dès 1018, Ernest le Pieux y avait fait élever une sorte de tour qu’un orage a détruite en 1830.

En 1852 le duc régnant de Gotha y a fait construire, aux frais de l’État, un hôtel assez spacieux pour remplacer l’auberge insuffisante qui y avait été bâtie en 1804. A quelques centaines de pas nu S. -O. de cet hôtel une petite maison privée offre aussi un modeste asile aux touristes. — C’est le soir, entre 0 et 7 b. pendant l’été et entre 5 et 0 h.

en automne, que la vue est la plus belle. Quand le temps est clair, on voit : au N. , le petit Inselsberg, et, dans la vallée. Wintersiein ; plus loin le Hoerselberg, et à l’horizon le llarz et le Brocken;— au N.- E., les V. de Cnbarz et de Tabarz, Waltershausen avec le château Xenneberg, plus loin, et en inclinant du X. à l’E., Sættelstedt, Mechtersiedt et Asbach , Gotha avec le Friedenstein et les points les plus hauts d'Erfurt ; plus loin encore la Ilainleite avec le Possenthurm, près de Sondershausen;

— àl’E., l’Ettersherg, près de Weimar, Eckartaberga et Marienthal, le Lauchagrund , le monument de saint Boniface , Katterfeld, les trois Gleichen , Ohrdruf et les montagnes des environs d’Iéna ;

— au S.-E. , le Gickelhabn , le Scbneekopf et le Beerberg ; — au 8., Brotterode, le Dolmar, près de Meiningen , la Geba, le Gross- Gleichberg et le château Hebi-

burg; — au .S. -O., le Rhœngebirgo avec le Kreuzberg , le Baier, le Dietriebsberg et l’Ochsenkopff ; — à ro., le .Sillingwald ; — au N. -O.

le Trœhberg , le Wachtstein , le Hirschstein, le Drachenstein, la Wartburg, et plus loin le Meissner et l'Hercule de la Wilhelmshœhe , [jrès de Cnssel. M. do Plætu;kner, de Gotha, a publié ce panorama qui se vend 2 th. 1/2.

Nombreux sont les chemins qui conduisent au sommet de l’Inselsberg. La plupart sont difficiles à trouver sans guide. On y monte :

1° De Lieben.stein , en 4 h. ou 4 h. 1/2, par la fonderie de fer -Mommel, le Drusenthal et Brotterode ;

2° De Liebenstein , en 3 h. 3/4 , par Altenstein, le hêtre de Luther et Gerbentein; on appelle ainsi un certain nombre de blocs de granit situés il 1 b. 3/4 à l’O de rinselsbcrg et du haut desquels on découvre de beaux points de vue :

3“ De Liebenstein, en 3 h., par Iç vieux château de Liebenstein, le Fihcntheater et le Drcihe’renslciii. hauteur où viennent aboutir les limites de la Saxe-Meiningen, do la Hesse électorale et de la Saxe-Gotha.

4” De Reinhardsbrunn, soit en 3 h., par Toèari, le Laiichagnitid, jolie vallée où l’on remarque à dr , sur un rocher, une figure blanche qui représente un chevalier, et h g.

une croix au-dessus de l’Aschenbergstein, et le Thoiiistein. énorme bloc de rochers qui a la forme d’une porte; soit par le Herzog- Ernest-Stollen (belle grotte à 200 pas), et rUebelberg, 73Ô met., d’oi'i l’on découvre une belle vue ;

5' Par la route de Waltershausen à Brotterode, qui traverse Cabarz. Ce dernier est le plus commode, mais le moins intéressant.

Xf. De Reinhardsbrtuin à Liebenstein.

45 min. Tabarz.

2 h. 30 min. I.’Insclsberg (voir cidessiis G'.

[Roctb 95.] LIEBENSÏEIN. 415

1 h. liroUerode (Ilôt. : In^elberger Hof), b. hessois industriel de 2,600 liau. , d’üù l'on descend , par le Drusentbal aux rochers pittoresques, il

1 h. 45 inin. Ilerges, bain, près duquel, en se retournant, on aperçoit la tour ruinée du vieux château Wallenburg sur une montagne boisée.

15 min. Mommel, fonderie de fer.

1 h. Liebenstein (Ilôt. ; Hadhaus, Langebau , Milliers Hôtel , maisons particulières) , v. de 8.50 hab. , où des sources minérales, salines et ferrugineuses et un ôtablissément hydrothérapique attirent chaque année un certain nombre de malades. On y fait aussi des cures de petit-lait.

Les eaux- do Liebenstein sont utilisées depuis le commencement du siècle dernier. Il y a deux souroesprincipalesd’anrieiine^dont on ns se sert plus, et qui se trouve renfermée dans un bâtiment en forme de temple, et la nouvelle, située en face du Kurhaus, et qui n'est pas couverte parce qu'il s'en dégage des odeurs peu agréables!

A dr. de cette source, on remarque le théâtre, et, près des bains de marbre, le palais ducal, où la cour de Saxe-Meiningen vient passer une partie de la saison. Ces eaux, efficaces pour les maladies provenant de l'affaiblissement des voies digestives, les pâles couleurs, l'hypocondrie, etc., se prennent plutôt en bains qu'en boissons. Maison doit en user avec les plus grandes précautions, car l'énorme Quantité de fer<iu'elles coiitiennentles rend très-cxcitantesetirès-astringenles.

On est obligé de les faire chauffer, leur température n'atteignant pas 10 degr. cent. Cette opération leur fait perdre une partie de leur force. L’établissement est administré au compte de l'Etat. La saison dure du mois de juin au mois de septembre. Du restfe, on prend aussi à Liebenstein des bains d’eau salée et d’eau salée ferrugineuse ariificiels. Chaque baigneur doit, pour l’entretien des jardins et autres

dépenses, 1 fh.; une famille composée de deux pers., 1 th. 15sgr.; une famille composée de pdus de deux personnes, 2 th.

On trouve à Liebenstein les plaisirs ou les récréations ordinaires des principaux bains de l’Allemagne : salle de conversation (dans le Fürstenbau ) , salles de danse, salles de jeu , orchestre , concerts , etc. Aussi CCS divertissements et les charmantes promenades qu’offrent les environs y altirent-ds chaque année , outre les malades qui essayent de s’y guérir , un certain nombre de visiteurs parfaitement bien portants.

A peu de distance de l’éteblissement des bains , on va d’abord explorerTErtlfalLexcavation naturelle , dominée de tous côtés par des blocs de rochers qu’ombragent de beaux arbres, et dans laquelle s’ouvre une grotte, qui est illuminée les jours de fête, et un Felsenkeller , ou l’on fait rafraîchir de la bière. La musique y joue quelquefois pendantl’été. Del’Erdfall, d’agréables et faciles sentiers conduisent, en 20 min., à travers des jardins et des bosquets au château de Liebenstein, bâti vers l’an llüO, au sommet d’un rocher, par un comte de Ilenneberg. Ce château tomba, au milieu du xii<i siècle, en la possession des seigneurs de Stein , dont la famille le conserva jusqu’au milieu du xvii' siècle Détruit une 1" fois pendant la guerre des Paysans , une seconde fois en 1560, par l’électeur de Saxe, il le fut une dernière fois dans la guerre de Trente ans.

Depuis lors il est resté inhabité.

Do ses fenêtres on voit au N. le v.

de Steinbach. On n’aperçoit de l’Altenstein que |a rotonde. A g.

s’élève le Meissnèr; à l'O. s’étend le Werrathel , que domine une chaîne de montagnes où l'on remarque it g. le Bless, à dr. le Baier, le Dietrichsberg et l’Ochsenkopf.

Au S. se montrent Frauen et Ilerren-Breitungen. Des autres côtés la vue est bornée. Des chemins

416 LE THURINGERWALD. [Rodtb 95.J

conduisent du Liebenstein à l’Altonstein (dü min.), et h l’Inselsberg (2 h. 30 min.) (voir ci-dessous et cidessus.

A 1/4 d’h. de la ruine, sur le versant N. de la montagne, se trouve la caverne appelée F dsentheater .

Une bonne route de voitures et divers sentiers conduisent en l.'i min. de Liebenstein à Altenstein , résidence d’été du duc de Saxc-Mciningen. Ce château, agréablement situé surle penchant d'une colline, avait été rebâti en l!j80. Incendié en 1733, il fut reconstruit en 1708 seulement. Il n’a par lui-méme rien d’intéressant; mais il est entouré d’un parc magnifiqtie, où l’on peut faire d’agréables promenades.

.Y. li. .âfin d’en bien voir toutes les curiosités, on devra y prendre pour guide, moyennant quelques sgr., un des nombreux aides jardiniers qui portent la livrée du prince, M.Edwic Millier recommande; l“le

Ce hêtre, soits lequel ou près duquel Luther fut arrrété à son retour de Worms , par des chevaliers masqués, pour être transporté secrètement à la Wartburg, sur l’ordre de Frédéric le .Sage, dominait tous les arbres du voisinage.

Il a été frappéde lafoudre en 1841; il n’en reste plus qu’un tronc de 3 met. de haut. Protégé actuellement contre les intempéries de l’atmosphère, ce tronc n’a plus qu’une branche couverte de mousse, rjui ne tardera pas .à mourir. Le duc de Mciningcn a fait construire en 1857 à cette place une colonne [carrée en grès, haute de II mèt.,

1 ayant la forme d’une tourelle go- ' thiquo. Du hêtre de Luther à l'In- I selsberg, voir ci-dessus, i A peu près à moitié chemin do Liebenstein à l’.Vltenstein , sous l’.Vltenstein, s’ouvre une grotte découverte en 1790 . lorsqu'on construisait la route. On l’appelle Altensteinerhœhle et Glücks-

pont du Diable (15 min.) ; — 2» la cascade; — 3» le chalet (15 min.); — ■Dlegros tilleul; — 5“ lachapelle;-^ 6“ la terrasse, d’où l’on jouit d’une belle vue sur Oliicksbrunn et le Rhœngcbirge; — 7" le rocher de .Saint-Honiface,surlcquel se trouve la chapelle de Saint- lion ifjce . D’après la tradition, ce serait sur cc .rocher (lue Roniface, l’apétre de r,\llcmagnc, auraitprêché le christianisme aux anciens habitants pa’iens do ce (laj^s ; — 8ola corbeille defleurs; — 9" lacavcrnedu Dragon; — 10" la rotonde; — 11" la pierre ■ creuse; — 12" la harpe éolienne; — 13o la maison chinoise : — 14» le Morgenthor, qui otfre une vue étendue sur le Dolmar, la Geba et le Blessberg;— 15“ la Plattc, avec une balustrade de fer. L’un des nombreux rochers qui donnent à ce beau parc un caractère si pittoresque est couronné d’une croix de fer avec cette inscription : Dieu, patrie, liberté, paix, 1814 (Gott, Vaterland. Frcihcit, F'riede).

A 15 min. à l’E. de l’Altenstcin s’élevait, il y a quelques années, ; le hi-Ire de Luther, Luthersbuche. !

brunnerhœhle. Elle a 166 mèt. de I long. On n’y voit pas de stalac- I tites, mais on y remarque de belles voûtes, des crevasses curieu- ’ ses et une espèce dclac souterrain formé par une source très-abondante qui, h peu do distance , fait tourncrlcs roues d’un moulin. Chaque personne paye pour la visiter 2 1/2 sgr.. Pendant la saison, l’intérieur en est illuminé le di- ! manche dans l’après-midi. Le prix d’entrée se trouve alors porté à 30 kr. On y a découvert des ossements fossiles d’animaux qui ont été transportés au cabinet d’histoire naturelle de Meiningen.

/. De Liebenstein à Elsenach.

P,Va WIMIELMSTHAL.

3 1/4 mil. Dilig. tous les jours, penilant i l’étc, en 3 h. 12 et 3 h. 3/1, pour J 27 1/2 sgr.

A Gümpelstadt , on rejoint la ! route de terre de Cobourg à ICiscnach. On passe ensuite à 'iValdfisch , puis il EUerstcinden . av.ant d’atteindre ’Wilhelmsthal (hôtel ; Auerhuhn), château de plaisance

[Koinii y5.J SCHLKUSINC;

bdü' en 1829 par le duc Jean- Guillaume dans la vallée boisée de l'Klna , et entouré de charmants jardins, l’rès de la Hohe- Sonue , on croise le Kenmveg, puis on descend, par le Marienthal , en laissant à g. la Wartburg, àKisenach (voir H, 77).

La partie decette rouieconiprisc entre VVilhelmsthal et Kisenach doit être faite à pied. On peut même aller à pied de Liebenste.in à Wilhelmsthal sans suivre la route, en jiassant par Schiceina, b.

de 1,C00 bab., et par des bois jusqu’à Ktterswinden (2 b.), où l'on rejoint la route. — N. li. un guide est nécessaire. D'Etterswinden on peut faire l’ascension du Waehstein (belle vue).

De Wilhelmsfhal , on monte par la Hochwaldsgrotle et le Hirschstein (l’ascension de cette montagne fait faire un détour) à la Hohe- Sonne, où se trouve actuellement une auberge. Elle doit son nom à un petit château bâti en 1747 par le duc Ernest-.âugustc , et dont la tour était ornée d’un soleil resplendissant. De la Hohe-Sonne deux chemins conduisent à la ■\Vartburg. L’un passe par l'Annathal, vallée si étroite qu en certains endroits doux personnes peuvent à peine s’y promener de front, l’autre par le Drachenstein , et la Landgrafcnschlucht. Ils sont également intéressants (2 b. cnv.).

J. De Cobours a Ootba.

r.^R SCUI.ECSINGKN CT .SCUL.

De Colourg à Hihlburghausen, ^ mil.

Chemin de fer, 3 convois par jour, en 1 h. 3 min. et 1 li. .3.3 min., pour 2 tb. 17sgr., lth.17sgr.etl th.(voirIt. 90'.— De llildburghausen à Golha: 10 1 4 mil.

Dilig. tous les Jours, en 10 h., pour 4 tl. 12 kr.

5 mil. Hildburghausen (voir K. 90).

On sort bientôt de la Saxe-Cobourg pour entrer dans une enclave de la Prusse, et après avoir traversé Gerhardsgereuth, on laisse à dr. Gottfriedsherg.

EN.— SUllL. 417

1 3/4 mil. Schleusingen (Ilôt. :

Griiner liaum; IVcisses Ross), V.

prussienne ind. d’env. 3,000 hab., pittoresquement située sur la Schleuse. Elle fut autrefois la résidence des comtes de Henneberg, dont la famille s’est éteinte en 1583. Le vieux château de ftertlioldsburg , agréablement situé sur une colline, a été bâti en 1247 par le comte Berthold V; reconstruit depuis par ses successeurs, surtout par Guillaume !'•’ en 1542, il fut restauré en dernier lieu par le roi de Prusse. Près de Véglise, voisine du château et surmontée d’un croissant , en souvenir d’un exploit guerrier du comte Jean- Ernest , une chapelle (1723) renferme les monuments funéraires des comtes de Henneberg. — A l’oxtrémitcE. delà ville on aconstruit, depuis 1852 , un établissement de bains (bains de pins et de bouc, cures de petit-lait et d’eau froide). — On peut faire dans le voisinage de charmantes promenades au ScMeusegrund,a Oherrod (1 h.), à VEinfirst, grande paroi de grès d’où l’on jouit d’une belle vue, et à IPnfdan, dans la valide de la Nahe, etc

On passe ensuite par les v. d'Jirlau et de llirschbach avant d’arriver à

2 mil. Subi ( Hôt. : Krone , Deuisches IIaus),Y. ind. prussienne de 8,20Ü hab., située sur 1 ’ A uc ou la Laulcr, au pied du Domherg, dont une paroi de porphyre (553 mèt ) appelée l’Ottilienstein, est couronnée par une petite chapelle offrant un beau point de vue. On y fabrique surtout des armes de précision dont la majeure jiartie s’expédie en .-Vmérique.

A peu de disfancc de cette V. on sort de la Prusse, pour entrer dans la 8axe-Gotha , et l’on traverse

3/4 mil. Zella (Hôt. ; Stadt-(!otha) , V. de 2,2Ùü hab., où l’on laisse à g. une route (jui conduit à Meiningen par Renshausen .Eberlshausen , Echu-aria . Türken et Hflha.

Un obélisque a été élevé en soti-

118 l'K JIA.MljEKG A

venir de l’achèvement de la belle route neuve, de 811 inèt. d’èlévntion, qui offre de beaux points de vue sur les vastes i'orèts d’arbres résineux , les montagnes et les vallées.

2 mil. Oberhof(voirci-dessus D).

Laroute, décrivant de nombreux zigzags, descend par de niagnifi- (jues loréts tantôt sur un versant de la vallée, tantôt sur l’autre, en laissant à dr. le rocher de l'riefstein et en passant par Schxcarzwald, v. de 600 hab., où l’on remarque une vieille tour, dernier reste d’un ancien château de chevaliers brigands, puis à Stvtzhaus, v. d'env, .bOO hab. La maison do chasse Langenbrirg domine les autres maisons pittoresquement disséminées au pied de la montagne; a g.

le Lœbenbach se jette dans l’Ohra.

On passe devant la forge de Louisenthal , près de laquelle se dresse le Kienberg , sillonné de nombreux et agréables sentiers, avant

■2 mil. Ohrdruf (voir ci-dessus D).

On ne trouve que le v. de Schwalhausen entre Ohrdruf et

•2 mil. Gotha (R. 77).

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