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Aujourd’hui elle s’élève à près de 500,000 hab , dont env. 19,000 catholiques et 16,000 israélites.
La garnison se compose d'env.
16,000 hommes.
Malgré les désavantages de sa position, Berlin est sans contredit une des plus belles villes de l’Europe. La plupart de ses rues sont larges, tirées au cordeau, éclairées au gaz ; elles se coupent à angles droits. Quelques-unes le traversent dans toute sa longueur. La Friedricbsstrasse , par exemple, a plus d’un demi-mille. Car elle va en ligne droite de la porte de Halle à la porte d'Oranienburg. Malheureusement, ces belles rues sont mal pavées, et bordées de troittoirs trop étroits, le long desquels croupit un ruisseau profond d’où, pendant les chaleurs de l’été, s’exhalent des odeurs aussi insalubres que désagréables. En outre, les maisons sont généralement bâties en briques et en plâtre. Du reste , la majeure partie des plus beaux édifices et des principales curiosités se trouvent groupés dans un petit espace, entre le palais royal et la porte de Brandebourg. On embrasse pour ainsi dire d’un seul coup d’œil le palais, le musée, le cor|is de garde, l’Opéra , l’arsenal, l’université, la
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statue de Frédéric le Grand, l'académie des arts , le palais du prince de Prusse, etc. La belle promenade appelée Sous les Tilleuls (unter aen Linden), qni a une longueur de 1,(500 pas, commence à la place de l’Opéra et finit H celle de Paris. Bordée de chaque côté des plus belles maisons . elle forme une rue magnifique oui offre cinq voies différentes, c est-ùdire deux pour les voitures tout près des maisons, deux pour les cavaliers , et au milieu une pronade fort large pour les piétons.
Elle est ornée dans toute sa longueur par quatre rangs d'arbres dont la plupart sont des tilleuls.
C'est la rue In plus agréable et la plus fréquentée de Berlin. La porte de Brandebourg la termine (voir ci-dessous).
Berlin est la résidence ordinaire du roi de Prusse, le siège du gouvernement et des administrations centrales, d'un surintendant évangélique portant le titre d'évéque, d un gouvernement militaire, des cours suprêmes de justice du royaume, la cour de cassation (Révisions uiid Cassations Hof) pour la province du Rhin, et le tribunal suprême ^Geheime Oberfn6i<nal)pour le reste du territoire, d’une cour d’appel, etc., et d’un rand nombre d'établissements 'utilité publique qui seront indiqués ci-dessous ; elle est en outre le chef-lieu de la province de Brandebourg.
Bigtoire.
Berlin n’a pas>d'histoirc prorement dite, ou du moins son istoire se confond avec celle de la Prusse qui va être résumée cidessous. Comme il est facile de le reconnaître au premiercoupd’reil, c’est une ville toute moderne qui sort de terre pour ainsi dire, et qui n’a point de passé. Au commencement du xin» siècle, il n’y avait pas même un village sur l’emplacement qu’elle occupe. Ce fut sous le margrave de Brandebourg Albert II, vers 1220, que
s’éleva, dans une île formée par deux bras de laSprée, le premier groupe de maisons qui reçut le nom de Berlin. Grossi peu à peu par la navigation et le commerce, devenubourgade, j)uis petite ville, il ne comptait encore que 0,000 hab., lorsque, en 1051, Frédéyic- Guillaume, appelé le Grand Électeur, y fixa sa résidence, et jeta les fondements du Palais-Vieux.
Supplantant Kœnigsberg déshéritée, Berlin devint bientôt une capitale, principalementsous le successeur de Frédéric - Guillaume, ui, d’abord Frédéric III, comme lecteur de Brandebourg, devint Frédéric I" comme roi de Prusse, lorsque l’empereur Léopold érigea ses États en royaume (1701), ne se doutant guère qu’il créait presque instantanément à l’Autriche la plus formidable rivalité.
Avare et brutal, ennemi des arts et vivant dans les casernes, Frédéric-(5uillaume I", qu’on nomme le Gros-Guillaume, s’occupa fort peu d'embellirlanouvelle capitale du nouveau royaume. .Mais précisément par son avarice et ses goûts soldatesques, il fut pour son hls Frédéric le Grand ce qu'avait été Philippe de .Macédoine pour le grand Alexandre : il lui laissa un trésor et une armée. Frédéric n’eut plus qu’a bien employer l'un et l'autre. Pendant son glorieux règne d’un demi -siècle, Berlin grandit dans les mêmes proportions que la monarchie prussienne; depuis lors, malgré les malheurs du commencement de la guerre de Sept ans et des guerres contre la France, quoique pris et incendié en 1757 par les Croates, pris en 1760 par les Russes, en 18f)6 par les Françaisqui l’occupèrent trois ans de suite, Berlin n a pas cessé de se développer et de s'embellir dans des proportions gigantesques, comme le prouve l'accroissement constant de sa population (voir ci-dessus). Les événements dont il a été le théâtre depuis 1830 appartiennent a l'bisfoire de la Prusse (voir ci-dessous).
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