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TARIF POUR LES COURRIERS S LES EXTRAPOSTES.— SUITE

ITINERAIRE DE L’ALLEMAGNE

RENSEIGNEMENTS ET CONSEILS AUX VOYAGEURS, xxxiii

Les maîtres de poste ne mettent que 2 chevaux aune voiture contenant plus de trois personnes et plus d’une malle, mais ils font payer — c’est leur droit — 3 chevaux pour 3 personnes avec deux malles ou pour 4 personnes avec une malle, et 4 chevaux pour 4 personnes avec plusieurs malles.

Lorsqu’on veut voyager vite avec l’Extrapost, il faut prendre 12 ou 24 heures avant son départ un Laufzettel {billet de course). On paye alors en sus à peu près la moitié du prix fixé pour l’Extrapost, mais on a l’avantage de trouver des chevaux prêts à tous les relais. Seulement il faut voyager le jour et la nuit, car les chevaux n’attendent pas plus de 6 heures à chaque relais . Pour obtenir un Laufiettel il suffit de déclarer par écrit à un bureau de poste quel est le pays où Ton veut se rendre et l’heure h laquelle on se propose de partir.

De plus, afin d’éviter toute perte de temps aux relais, on peut prendre un Stundenzettel {c’est-à-dire un billet d'heures], en d’autres termes payerd’avance tout ce que l’on pourra devoir pour les voitures, les chevaux, les postillons, les péages, les pourboires, etc.; alors on n’a qu’à montrer et à faire viser son Stundenzettel à chaque relais; seulement le postillon réclame toujours un petit pourboire.

5“ voiTURiKRS {Lohnkutscher).

On trouve encore dans presque toutes les villes d’Allemagne des Voiturins {Lohnkutscher) qui, pour 6 à 7 thalers ou 8 ou 10 florins par jour, pourboire non compris, font lentementavec une calèche à deux chevaux un certain nombre de milles entre le lever et le coucher du soleil. Le nombre de ces voitures a beaucoup diminué depuis l’établissement des bateaux à vapeur et des chemins de fer. Les prix varient selon les conventions particulières qui doivent être en général rédigées par écrit et signées, bien que les Lohnkutscher allemands soient plus honnêtes que les Yetturini italiens.

6” BAGA.GBS.

En ce qui touche le bagage, nous n’avons qu’une seule recommandation à faire aux voyageurs : En emporter Témoins possible. Le bagage est une cause incessante d’ennuis, de fatigues et de dépenses. Sur la plupart des chemins de fer allemands, les voyageurs n’ont pas même une franchise de dix livres, mais on leur laisse la faculté de conserver près d’eux leur bagage, lorsqu’il est d’un faible volume et qu’il peut se placer facilement sous les banquettes, sans incommoder les autres voyageurs. — En usant ailleurs de cette latitude, on a l’avantage d’éviter les pertes de temps occasionnées au départ et à l’arrivée par l’enregistrement et la reconnaissance des bagages. En outre, on est plus sûr de trouver à l’arrivée une place dans les omnibus ou voitures, dont le nombre n’est pas toujours proportionné à l’affluence des voyageurs. Enfin, si l’on peut porter son bagage du chemin de fer à la voiture ou du bateau à vapeur à l’hétel, on fait chaque jour une assez forte économie en pourboires.

xxxnr

ITINÉRAIRE DE L’ALLEMAGNE

Savoir voyager, c’est avant tout savoir se contenter d’un sac ou d’une petite valise que l’on porte soi-mômo à la main et qui ne contient que les objets les plus indispensables. On trouve partout des blanchisseuses, des tailleurs, des chapeliers, des lingères. Mieux vaut cent fois s’exposer à la nécessité d’acheter soit une chemise, soit un pantalon, soit un chapeau, que de traîner après soi, à grand’peine et à grands frais, toute une garde-robe, la plupart du temps inutile. Je le répète, peu de bagages ; un jour viendra, je l’espère, où l’on dira : pas de bagages.

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