BERLIN ET SES ENVIRONS. Route
fions et \in grand nombre d'objets divers, animauxisacrés embaumés, ibis, chats, ichneutnons, poissons, grenouilles, etc.; vases en bois ou en terre, petites images de dieux en métal ou en pierre , instruments de chirurgie, amulettes, boucles d’oreilles, colliers, souliers, monnaies, sandales, fruits, etc. L’architecture de cette salle est imitée de celle des tombeaux creusés dans les rochers à Beni- Hassan. Les peintures qui en décorent les murailles, copiées d’après les originaux égyptiens, représentent allégoriquement les principaux épisodes de l’histoire d’Egypte ou des scènes de la vie agricole. Les principales sculptures représentent la reine Ramaké (au fond de la salle) et derrière elle un bas-relief du roi Aménophis; —Tsis, en basalte noir; — cette même déesse avec son fils Horus; — Vépervier, symbole de Horus ;— un Egvptien assis, etc.
4* salle (à àr. du Vorhof et du Temple).— La salle des Tombeaux.
Cette salle renferme les tombeaux et les monuments rapportés d’Egypte par le professeur Lepsius, et appartenant aux premières , c’est-à dire aux plus anciennes époques de l’art égyptien. Les deux blocs de granit placés près de la première fenêtre viennent del'Éthiopie où, selon latradition, ils servaient à constater la hauteur du Nil. Ils sont du temps de la 12' dynastie, en d’autres termes, ils datent de 2000 ans avant J.-C. La statue à dr. de l’entrée est celle de la déesse Hathor (l’Aphrodite égyptienne). On remarque encore un sarcophage en ierre calcaire et plusieurs tomeaux de grands personnages.
5' salle. — La salle astronomicomythologique. Cette salle contient les sarcophages, les momies et divers objets de toilette et de ménage (ces derniers sous verre); les sujets des décorations des murs et du plafond sont empruntés, d’après des dessins originaux, à la mythologie et il l’astronomie l'zodiaque
de Denderah). Parmi les sarcophages on remarque le 4' (en porphyre), celui d’un général d’infanterie nommé Petisis (18‘ dvnastie), et le 6' (en granit), celui d’un général d’infanterie nomméNechtnef (30“ dynastie). Mais l’objet le plus important de cette salle est une chambre sépulcrale découverte par M. Passalacqua, en 1823, dans la nécropole de Thèbes,et rapportée tout entière. Au centre s’élève le tombeau, en forme de carré long, et couvert de peintures hiéroglyphiques ; alentour sont rangés deux statuettes en bois de sycomore peint , deux bateaux chargés de personnages et représentant le convoi de la momie, les quatre amphores desquatre génies ou juges des enfers, trois plats en terre couverts de branches de sycomore, deux bâtons de prêtre, une tête de bœuf et un chevet en bois. Cette chambre sépulcrale est une des plus complètes et des plus précieuses antiquités de la haute Egypte. Elle avait été construite sous la douzième dynastie (il y a plus de 4000 ans) pour un grand prêtre nommé Mentuhetep.
Le Musée des antiquités du Nord s’ouvre à g. dans le vestibule du Treppenhaus. Les peintures murales, exécutées en stéréochromie par MM. Müller, Heidenreich et Richter, représentent les divinités de la mythologie du Nord, — les bonnes et les mauvaises divinités. Leur simple énumération remplirait plusieurs colonnes. En les etudiant avec détail, on ferait un cours complet de Thisloirc fabuleuse des peuples du Nord.
Quant aux antiquités réelles, exposées dans des armoires vitrées, elles se composent d’objets divers (vases, bijoux, ustensiles, outils, armes, etc., datant des âges de pierre, de bronze et de fer).
L’ile de Rügen surtout a fourni un très-grand nombre d’antiquités intéressantes. On voit aussi dans la même salle des objets datant du moyen âge et jusqu’à des pipes.
Le Musée éthnographiqne on-
[Roütb' 104.] LK NOUVE
trée par le vestibule à côté du inus(''e du Nord) se compose de l’ancienne collection du comte Koss, de quelques-uns des objets qui faisaient partie de l’ancienne Kunslkanimer du château, de ceux qui ont été rapportés de l’Inde par le prince Waldemar, et d’un grand nombre d’acquisitions nouvelles. Il contient dans trois salles, rangées méthodiquement, des curiosités de toute espece avant trait à la vie religieuse, publique et privée des nations non européennes.— On y voit des curiosités chinoises, indiennes, mexicaines, péruviennes, américaines, japonaises, de Taïti, des iles Sandwich, etc., telles qu’idoles, armes, vêtements, bijoux, un manteau de plumes offert au dernier roi de Prusse par Tamebameha, le roi des îles Sandwich ; un cigare tel que le fument les dames de Lima, do •üO cent, de long; un almanach runique tailli! sur douze tablettes de bois; la selle du pacha de Schumla étranglé pour avoir livré cette forteresse aux Russes en 1823 ; un modèle des mines de Freiberg, etc., etc.
Par le vestibule, on peut aussi, en prenant à g., entrer dans la cour grecque, ornée de plusieurs statues de marbre, de bronze et de plâtre.
On voit aussi dans cette cour deux sculptures du moyen âge.
Deuxième étage.
Le 2» étage est tout entier consacré à la Collection des plâtres {Gypsahgü.ssc. qui comprend tons les principaux cbefs-d’œuvre de la sculpture, soit de l’antiquité (la Grèce et Rome), soit du moyen âge, soit des temps modernes. On y compte huit salles ainsi disposées, en y entrant, à dr.. par le vestibule du Treppenhaus :
P'saîîe.— LaSallo grecque, Peintures murales, par les professeurs Schirmer , Riermann , Schmidt , Grœb et Pape, représentant : l’autel du Jupiterlycéen. la Route des tombeaux, Syracuse avec la cita-