‹ Itineraire descriptif et historique de l'AllemagneChapitre 253 sur 328 · N. 1. — AUTRE NOTE MARGINALE · texte numérisé non relu

N. 1. — AUTRE NOTE MARGINALE

21 juin 1771.

« II ne faut que des ballets ordinaires.

« Titbé doit estre habillié en ninfe pastorale, satin couUtur de cherf et gaze d'argent avec des tieuts. >

N. Tl. — AUTRE NOTE MARGINALE.

février 1773.

« Le diinsseur et sa fente ne valent pas sir sous; il faut les renvoyer au plus vite et par le plus court. > *

Par ces notes, où le style et l’orthographe du grand Frédéric sont religieusement conservés,'on voit qu’il menait les acclrisses tambour battant, comme les pandours; on voit aussi quelle prodigieuse lessive eut à faire le philosophe de Ferney, lorsqu’il vint laver le linge royal du philosophe de Sans- .Souci. Pour ceux qui comparent les œuvres de Voltaire aux travaux d'Hercule, celle-ci doit représenter le nettoiement des écuries d’Augias.

Sauf quelques changements intérieuis faits sous le règne de Frédéric-Guillaume H, et quelques autres plus récents, car on ne pouvait mettre toujours les généraux debout au parterre, ni dépenser mille louis de bougies par soirée, la salle de Frédéric, terminée en 1743, était restée la môme pendaiitun siècle entier. LcISaoût 1843, elle fut consumée par un incendie. La veille, il y avait eu concert; et la dernière voix qui s’est fait entendre dans cette salle, où avaient retenti les accents de la Molteni, du Poruorino, de la Mara, dans cette salle où Georges Sand a placé la plupart des aventures dramatiques de Consuelo.

fut justement celle de la grande et célèbre cantatrice qui a fourni à

540 BEKUN ET ÜES ENVlUONf;. Route l04.j

l’illustre romancier le modèle de son héroïne, M"' Viardot Garcia.

Frédéric-Guillaume IV s'empressa d’ordonner la reconstruction de la salle, qui fut terminée dans le court espace de quatorze mois. L’architecte Langhans en a tracé les plans et conduit les travaux sous la direction supérieure du comte de Redern, qui remplissait auprès du roi une charge équivalente à l’ancienne intendance générale des Menus-Plaisirs. L’ouverture eut lieu le 7 décembre 1844, par la première représentation du Camp de Silesie, de Meyerbecr. Pour allier, autant que possible, la religieuse conservation du monument séculaire de Frédéric avea le goût du luxe et les besoins du confort qui sont dans nos habitudes modernes, on a donné à la nouvelle salle, rebâtie sur les fondations mômes de l’ancienne, sa forme et ses ornements extérieurs; mais la distribution et les ornements de l’intérieur sont complètement nouveaux, plus riches et plus commodes à la fois.

Le théâtre, dans son ensemble, a la forme d’un temple grec. Sa longueur totale est de 88 mèt., sa largeur, de 35 mèt., sa hauteur, la toiture comprise, de 24 mèt. La façade principale est une colonnade (6 colonnes) d’ordre corinthien qui supporte un fronton, dont le faîte porte, au milieu, la statue d’Apollon, aux deux cotés, Euterpe et ïerpsichore, et dont les bas-reliefs, par Rictschcl, de Dresde, représentent la Poésie, la Peinture etla Sculpture. Plus bas, on lit l’inscription suivante; Frk- UERICU.S BEX Ai’OI.LINI ET MUSIS.

Au-dessous sont quatre autres bas-reliefs qui représentent : l'ia métamorphose de Daphné; — 2“ Apollon enseignant les pasteurs; — 3“ le supplice de Marsyas ; — 4° la punition de Midas ; — enfin, quatre niches renfermant les statues des uatre plus illustres poètes grecs, ans la tragédie et la comédie, Sophocle, Euripide, Aristophane et Ménandre.

Du côté opposé à la façade principale, s'élève un autre fronton portant à sou faîte les trois statues des trois Grâces, et dans son tympan un bas-relief où l’on voit Orphée attirant au son de sa lyre toutes sortes d’animaux. Plus bas.

quatre autres bas-reliefs représentent : !<■ Orphée cherchant Eurydice aux enfers; — 2” Orphée endormant Cerbère; — 3» Orphée apaisant les Bacchantes; — 4» Mercure endormant Argus. Dans les quatre niches sont placées les statues des p8btes latins qui ont écrit pouT le théâtre : Varus, Sénèque, Plaute et Térence.

Sur le flanc de l’édifice tourné vers la bibliothèque royale, six piliers corinthiens sont adossés au mur, d’après le modèle des colonnes de la double façade, portant à leur sommet les statues de six M uses. Dans les intervalles, quatre bas-reliefs représentent ; 1° Pan enseignant la flûte aux bergers ; — 2" Pan et Syrinx ; — 3° la punition des Piérides ; — 4° la métamorphose d’Echo. — Le flanc oppose donnant sur le canal, est orné de la môme manière; les six statues sont celles de six grands poètes anciens: Homère, Anacréon, Pindare, Virgile, Horace, Ovide; les quatre bas-reliefs : Amphion élevant les murs de Thèbes ; Arion sauvé du naufrage; Achille jouant de la lyre; Sapho admise parmi les Muses.

L’intérieur de l’Opéra a quatre rangs de loges et peut contenir 2,000 personnes. Un peu trop allongé pour la largeur, et peut-être trop surchargé d’ornements , il est assurément un des plus beaux qu’il y ait en Europe. Moins vaste ue San-Carlo de Xaples, la Scala e Milan, le Queen’s-Theatrc de Londres, le Bolchoï Theatr de Saint-Pétersbourg, et pareil, pour la dimension, à l'Opéra de Paris, il les surpasse tous par la bonne entente des distributions, par la richesse et la beauté des ornements. Enfin, son orchestre nombreux et excellent, scs choeurs

fRoUTK 104.] LE THEATRE ROYAL. 541

pleins d’intelligonee et de sûreté, le choix des artistes qui composent sa troupe sédentaire, et des artistes étrangers qui vont en hâtes [GastJ y donner des représentations extraordinaires, font du théâtre royal de Berlin la première scène lyrique de l’Allemane et Tune des premières scènes u monde.

On remarque surtout, â l’intérieur, laloge royale, située en face de la scène, haute de deux rangs de loges, et soutenuq^par huit colonnes corinthiennes. Son plafond a été peint par Kiœber. Le plafond de la salle , peint par Schoppe, représente l’entrée d’Apollon dans l’Olympe. Les statues de femmes qui décorent les loges de l’avant-scène (par Wichmann) sont : à dr., la Sagesse, la Joie.

l’Esprit, le Génie des arts ; â g. , la Vérité, la Crainte, la Critique et l’Innocence.

Les représentations de l’Opéra de Berlin, comme celles des autres théâtres, commencent à C h. 1/2 pour finir à 0 li. ou Oh. 1/2 au plus tard. Les prix des places varient selon la composition du spectacle.

Les prix ordinaires (élevés quelquefois du double), sont : tribune (amphithéâtre, au-dessus du parterre, avec des stalles), 20 sgr.; loges du 1”' rang, 1 th., du 2' rang.

20 sgr., du 3” rang, ID sgr.; pargiiet ( orchestre, avec stalles ) , 20 sgr.; parterre (on y est debout), 13 sgr. — .V. 13. On yieut prendre ses billets soit le soir Ji la porte, soit d’avance, le jour même ou la veille, entre 9 h. et 1 h. (le dimanche de 11 h. à 2 h.) nu rez-dechaussée du Schauspielhaus. Le programme du spectacle se vend 1 sgr. — On joue à l’Opéra trois ou uatre fois par semaine, tantût es opéras allemands ou italiens, tantdt des tragédies ou des comédies.

L’Opéra de Berlin est relié avec une salle de concert qui a 33 mèt. de long, 17 mèt. cnv. de large, 10 mèt. de haut, et qui est richement décorée et garnie de

Allbm. nu N.

glaces de 3 mèt. de haut et 1 mèt.

50 cent, de large.

Le Théâtre royal {Kœnigliches Schauspielhaus), situé sur la place des Gens d’armes, entre les deux églises, a été bâti, par Schinkel, de 1819 à 1820. 11 a 83 mèt. de long et 40 mèt. de haut avec le groupe de l’Apollon, qui le couronne. Un escalier de pierre de 28 marches monte k un péristyle soutenu par six colonnes ioniques cannelées.

Les statues de Melpomène, de Polymnie et de Thalie décorent le frontispice , orné de sculniures exécutées d'après des modè’les de Tieck. Sur la frise on lit cette inscription : Fridericus Guilehnus III, theatrum et odeum incendia consumta majore cultu restituit .mdcccxxi.

De chaque cété de l’escalier sont deux entrées pour les piétons. Les voitures passent sous l’escalier. Aussi les personnes qui viennent en voiture sont-elles abritées contre la pluie et le vent.

En juin 1851, on a orné l'escalier de deux groupes en bronze fondus parFischer,~la dernière œuvre de Tieck. Telle est la disposition intérieure de ce théâtre que le parterre se trouve au second étage.

2,500 personnes peuvent y trouver place. I.es belles yieinlurcs du plafond qui représentent les .Muses et le triomphe de Bacchus sont de Waeh et <le .Scliailow. Les représentations , qui ont lieu presque tous les jours, commencent à 0 h. On y joue alternativement des pièces allemandes et françaises. Les prix dos places, qui peuvent se retenir d avance au rez-de-chaussée, sont les mômes que ceux do l'Opéra. Le Schauspielhaus a aussi sa salle de concert pouvant servir de salle de bal, et contenir 1,500 personnes.

Pendant l'hiver, on y donne un concert par semaine i5e7 h. à 0 h.

Le Friedrich -Wilhelmstædter Theater, Schumann Str., ii" 14, fondé en octobre 1819, ouvert le 15 mai 1850, contenant 1,000 personnes, a été bâti par l'architecte Titz et son élève Schulz. Loges de

542 BEKLIN ET SES ENVIRONS. IRoutK 104.

l"ra.)iÿ, 1.5 sgr.; parquet, 121/2sgr.; loges de 2' rang, 10 sgr.; parterre, 7 1/2. sgr. On élève quelquefois les prix (voir raffiche et le journal du jour). Pour la location des places, s'adresser Ilrüder Str., n” 3, de 9 h. à midi et de 2 h. à 4 h. (les dinianclies, de 9 à midi seulement). Ce théiUre, richement décoré et splendidement éclairé, est l’un des plus agréables de Berlin.

Les autres théâtres de Berlin, dans lesquels on ne joue que le drame, le vaudeville ou la farce, sont :

Le Kœnigstædtisches Tlicatcr, Alexander .Str., construit de 1823 à 1824 , par Oltmer.

Le Théâtre Victoria, MünzStr. 20, bâti en 18.58.

Le Wallners T/ieater dans le Blumenstrassc.

Le Vorstædtisches Thcater , de Græbert , près du Uosenthalerthor, sur le W'ollank’s Weinberg, fréquenté surtout par les classes inferieures.

Le Théâtre de Hennig, Chaussée •Str., près de l’Oranienburger ïlior (jardin d’hiver et d’été; entrée pour le concert 2 1/2 sgr.; pour le concert et le théâtre 5 sgr.). — Tous ces théâtres jouent en plein air, pendant l’été.

* Le Théâtre de Kroll.— L’établissement do Kroll, situé au milieu du jardin de ce nom, dans le Thiergarten, près de la place d’Rxcrciees, incenJiéile l'' février 1851 , a été rebâti par l'architecte Titz, et inauguré le 21 février 1852. Il ii’a pas moins de 122 met. de long, et de 33 mèt. de

firofondeur, dans sa partie la plus arge. Ses deux tours massives ont .10 mèt. de haut. Il peut contenir 5,000 personnes dans ses diverses salles— (la salle du Roi. avec le théâtre , éclairée juir tîOO Becs do gaz, les salles des Chevaliers et des Romains, lasalledu Tunnel, etc.':, — loges et salons. Le dimanche, il va tabl(;d’hdte à 2 h.; le prix est de 20 sgr., enlréo comprise.

2,000 convives peuvent y dîner à l’aise sans gêner la circulation.

Les dîners particuliers se payent 1 th., entrée comprise. L’entrée pour les concerts et le spectacle coûte 10 sgr. [.es représentations théâtrales (surtout des opérais) ont lieu, pendant l’hiver, dans la salle du Roi, pendant l’été, dans le jardin. On y donne aussi des bals et des fêtes k dus époques indéterminées (voir du reste le journal du jour).

J.e cirque, Friedrichsstr. 141 a, ne donne des représentations qu’en hiver. Le vaste édifice, construit en 1855, contient plus de 3,000 personnes. On commence à 7 h.

Prix, de 1 th. k 5 sgr.

Des concerts ont lieu presque tous les jours; enfin on va entendre de la musique et chercher divers plaisirs : k l'Odeum.

et au Uofjæger, Thiergarten Str.

(entrée, 5 sgr.); — k VAlbrechtshof et au Moritzhof, dans le ’Thiergarten, près du canal ; — au Éirkenwældchen , près du jardin zoologique ; — au Sommer’s Lokal, entrée, 5 sgr.; — k Tivoli, sur le Kreuzberg (on y dîne k la carte ou à table d’hôtel; — k Tivoli, Neue Kœnigs Str., ii“ 2; — k la Villa Colonna, près de la Kœnigsbrucke ; — k la Concordta (Ressource avec théâtre particulier); — k TUrania (id.); — k la Thalia (id.); — k la rou/ialle, Friedrichs Str., 112, etc.

— Nf. R. Pour tous ces établissements et concerts, voir les journaux du jour.

Le Diorama de Gropius, .Stall Str., n”7, k l’angle de la St. Oeorgen Str., est ouvert tous les jours de 11 h. k 3 h., le dimanche de 1 h.

k 2 h. seulement.

Le Gesellsrhaftshaus , Bauhof, n" 7, derrière Tuniversité, a été inauguré en 1849. C’est un établissement destiné k des repas de corps, k des concerts et k des bals.

Cimetières.

-Autrefois les cimetières de Berlin étaient situé» autour des églises, dans l’intérieur même de la ville; ils ne servent plus aujour-

[Route lÜl.J CIMETIERKS.— SOCIETES PARTICLEIERES, ETC. 54a

d’huL. Les cimetières actuels sont tous hors de !a ville. Ils offroiu eu général de beaux ombrages, t“t les 'étrangers [leuvenl y aller visiter les tonibcs d'un grand nombre d’hommes distingues. Les principaux sont ;

Le cimelière de la Sainle-Trimté ( Dreifaltigkeitskirelihol), au delà de la porte de Halle, entre le Kreuzberg et la Hasfnheide.

Schleicrmuckcr y est en terré à coté de son ami lieimer. Y reposent aussi : II. Steffens, Marheincvkc, le ministre d’-lltaiis/ciii ; le poêle Tieck ; le pinlolotjuc I.achmann ; Kopisch, etc.

Le cimetière de Halle, voisin de la porte de Halle, et qui reni'ernie les tombes de Chamùeo, de B. T.

A. Hoffmann, de Fleck, tl'Jjland, de Rahel Varnhagen, de Xeander, etc.

Près de la porto d'Orange (Üranienburgerihor) sont groupés trois cimetières. Le Dorotheenata’dter Kirchhof, où reposent Schinkcl (•[liuttmann le philologue (■[■ 1829}, Hvfeland (•[• 18.JG), Gans le jurisconsulte (•}• 1839), Schadow le sculpteur (•}■ 1850;, avec sa statuette, Hegel (•[•183f ;, l’iclite "ISl 4), Klenze le jurisconsulte (•[• 1818).

Amélie de Imliof, née de Ilelrig (~18tl), poète, Schadow (-f 18'0j, Bealh , Helvig , etc.; le cimelière Français et le rimeliire calholiquc, avec les tombeaux du cédèbre acteur K. Seijdelmann et de la cantatrice Anna Mildir.

Enfin le cimclièie des Invalides, situé jiri's de riiélel des Invalides et de l'embarcadiTe du chemin de fer de Hambourg, contient les monuments funéraires de géiié'raux Scharnliorst , Tuuenzicn, Boycn, Pirch, Kcucluitz, Katich, etc. Lue colonne (voir ci-ilessus) a l'té élevée dans le jardin des Invalides aux soldats tués pendant les luttes civiles des années 1818 et 1849.

Les 300 citoyens qui ont péri le 18 et le 19 mars 1818, en combattant contre les soldats, ont été inhumés près du Lundsbergerthor, dans le Friedrichshaiu.

Indastrie et Commerce.

Au double point de vue industriel et commercial, Berlin est la ireniière ville du royaume pour 'importance et la variété de se.s produits manufacturé's et l’étendue de ses opération. s. H serait trop long et parlaitcinenl inutile d’énumérer ici toutes ses fabriques. Bornonsnous à constater que les ]dus beaux magasins se trouvent sous les Tilleuls et dans les rues voisines. La position de Berlin sur une rivière navigable que des canaux relient à l’Elbe, à l’Oder et à la Vistule. donne à sa navigation une grande importance. Le tonnage du port est assez considérable , surtout depuis qu'on a ouvert le grand ba.s.<in à Ilot près de la porte de Kœpnick.

Sciences et arts.

Les sciences et les arts ont toujours été cultivés à Berlin avec un éclat mérité. 8i intéressant que .soit uti jiareil sitjet, il nous est interdit de l'aborder ici. Nous ne pouv'ons que citer des noms dont la réputation ;t déliassé plus ou moins les limites de la Prusse, Leibnitz, Purtendorf. Bcckmann, Wolf, Buttmanti, Stelfetis, Hegel, tîans, G. lie Humboldt, Kanke, de Raumer, Ehrenberg, Kitter, Lepsius, Waagen. Kugler, W.Grimtn, J. Grimm, Alexandre de Hutnboldt, Léopohl do Buch, Ticck, Bückert, la comtesse de Ilahn- Ilaliii, .'schr'lling, t’hainisso. Bettinad’Arnim, Ncliinkel, Schadow, Ranch, Fr. Tii'ck, Kiss. Begas, (’ornélius, Spontini, Félix .51 endelssohti, Meyerbeer, etc. Nous eti passons, sttion des meilleurs, dti4noins qui eussetit certainement été dignes de figurer en cette illustre compagnie.

Sociétés particulières des sciences et des arts,

Berlin compte près de cent sociétés qui ont pour but les jirogrès des sciences et des arts (on les appelle X«iis(-T'ei-eine et TVi*.«cH-

M-t liEHLIN ET .SES ENVIUOiNS. IHocte KM.]

schnflUche Verehte}, sans parler diîs devant les Zcll(^ La partie la plus associalions particulières généra- agréable du Thierparlcn est la lenient ciésignées sous le nom de route qui conduit des Zeltc au cliànessources, ()ui no se proposent cjuo teau Kellevue {voir ci-dessus, Colde se procurer des jilaisirs. Nous Icctions); La plus fréquentée, surne ineniionnerons ici que les Lie- tout pendant l'hiver, est le Ivtrrfer/n/'Wii.lesLifi/i’r-T'ereiHe, sociétés iiigtiveij, qui s'ouvre il g. de la chantantes et musicales, et le porte de Krandebourg et mèi;c au Kunstverein, la Soriétr des nrts, llofjæger. Les places d'ApuUon et société l'ondée par les amis des de VIore. le pont des Lions, le hnsarts dans la monarchie prussienne, sin des Poissons d’Or et les îles le 11 juin IH-J.'), renouvelée le 10 et ifoK.s.seai/, inériientsurtout

mai 1S40. Cette société fait des d’étre visités. C’est pri's de l’ile de expositions permanentes d’objets Louise que « les habitants de licrd’artdans le bâtiment qu’elle oc- lin reconnaissants s ont élevé, en cupe, sous les ’Tilleuls, n“ 21 , de 1819. une statue de marbre, par 11 n. à i h. Krakc, à Fré(U rir-(!ni’lnii me III.

Cette statue, plus grande t)ue na- Promenades et excursions. turc est assez belle; niais les bas-

relieis représentant de.s jeunes Herlin n’est point riche en pro- tilles et des enfants qui tiennent inenudes publiques : le Lustgar- dos guiriandes, cueillent des fruits ten, le jardin de Monbijou et les et gambadent sous les arbres, sont Tilleuls ne peuvent soutenir la de toute beauté, et peuvent être comparaison avec les grands jar- considérés comme une des princidins ou parcs de Paris et de Lon- juilcs etiriosités de llorlin. — L’ile dres. Hors de ses murs elle a le | de Louise renfimme un petit nio- Thiergartcn, beau et grand parc numcni j»ar Sehadow, érigé Lan sans cesse agrandi et embelli, qui 1809, en l’houncur de la reine s’étend des portes de lîrande- Louise — Enfin, sur laplace d’L.vcjboiirgetde Pütsdam jusqu’il Char- cices. entre la Sprée et le Thierlotteiiluirg, borné d’un eéné (à dr.) garton, ii quelques pas de la porte par la Sprée et do l’autre (à g.) de liramlebourg. se trouvent groupar la route de Polsdam. On l’ap- pés trois beaux béiliineiiis nelievés pelle le Thiergartcn ou jardin des en 1810, l’habiiaiion du jieiiitrc Animaux, parce qu’au xvi» siècle, Cornélius, les ateliers de peinture époque oii il venait jusqu’à l’ar- et le palais du comte Kacziiiski senal, il contenait des cerfs et (voir ci-dessns, Colb-ciions . d’autres animaux sauvages. Au Le jardin zoologique, situé à commencement dti xyiim siècle, rextrciimé liii Tliiergarien, der- Ic roi Erédérie I" y lit tracer les l rière lo Ilofjæger (30 min. en voipreinières allées. Malgré le soin ; ture, à p.arm do la porte dePraiiaveo lequel ou l'a constamment | debourg}, ni''rife une visite. J1 amélioré, il parait un ]m;u triste occupe !'em;>!ai'cment île l’auquand il n’est |'as jieuplé d'une eienne faisanderie. .Sa fondation foule animé'o et bruyante. La vue ne date que de 184-L II aété formé V est toujours bornée. Pom l’é- d’abord par l’ancienne ménagerie gaver on v a réuni un grand nom- qui se trouvait sur la Pfaueninsel, brê de eafés-coneerts-restaurants : et eonsii^é,abloment enrichi do-

l’établissement dclvroll, rodenm. puis pur de nouvelles acquisitions, le Kemperbof, le llofja^ger, l’Al- A l’entrée du jardin (.9 sgr.), on breelits Hof (voir ei-dèssus\ et les remarque le buste du natnr.aliste y.cUe (ou jnivillmis', quatre cafés Lichtenstein, mort en 18.")7, et qui situés l'un auprès de l’autre sur la fut le fondateur du jardin. Près Sprée. I.es mardis et les vendredis du palais des singes est allicbc eut pendant l’été, des concerts ont lieu avis : « .Man hiite sich cor Ttschen-

[Route 10 t.] ' CHARl.OT

(lichen » (Méfiez-vous des voleurs à la tire).

Le jardin botanique irest point réuni, comme celui de Paris, au jardin zonlogiquo. Il se trouve situé sur la Potsdamer .Sir., prés de Schœneberg , à 30 min. de Uerlin. 11 n'est ouvert au public que le vendredi ; mais les étrangers obtiennent la permission de le visiter en s'adressant à l'inspecteur. Il ne contient pas moins de 31 serres renfermant plus de 20,000 espèces de plantes.

A l.b min. de la porte de Halle s’élève une colline de sable, la seule éminence des environs <ie R’erlin. Cette colline, qu'on appelle le Kreuzberg, ctd’üiil’on découvre toute la ville, est couronnée par un monument que Frédéric- (tuillauine III y a fait ériger en souvenir des guerres de 1813 ii 181.Û. Cost un obélh(jue gothique en fotile, haut de 23 uièt. et terminé par une croix de fer. Sehinkel en a fait le plan ; Rauch, ïieck ot iVichmann eu ont modelé les statues et les ornements. Il a été inauguré le 10 sept. 1818. On l’appelle le Monument national (National Denkmal). Il porte cette inscription :

Do ■ Kœnig dom Volke das auf soineii Ruf hochlierzig Gut und Blut dom Vaierlande d.'irbraohte ;

den Gefallenein zimi Gcdaiehlnisa, den I.obfiidon zur Anerkennuiig, den kUnftipeii Gi’schleehtern zur Nachcifcrung.

Le roi an )ieiiplti, (|iii, à son appel, a oITert avec empressement ses biens et son sanz pour la pairie; en souvenir de rena qui sont morts ; en reronuaissaiiee de cent qui leur survivent; et pour en-i^er les génèriilions futures à les imiter.

I.es douze statues qui entourent l'obélisque représentent chacune le tri'nie d’une bataille : Gross- Gœrschen. Lcdpsick, Paris et la Belle-.Âliiance ; Culrn et Dennevvitz ; Wartenburg et la Uotbière;

l’KXnURCr .r,45

Rar-sur Aube et Laon ; Gross- Reercn et Kittzbach.

Parmi les c.vcurxions dvn environs de Berlin, il en est deux qui ne sauraient être trop recommandées.

Tous les étrangers devront aller visiter Potsdani (voir H. 105) et Charlottenburg (voir ci-dessous).

Les autres excursions, beaucoup moins intéressantes, seront indiquées ci-dessous par ordre alphabétique.

Charlottenburg — (les omnibus qui parioni du l.ustgarteu et qui longent les l'illeuls y conduisent tous les quarts d'heure dans l’aprèsmidi pour 3 sgr.; du reste, on peut y aller fort agréablement à ]iied en 1 h., par le Thicrgarten), est une petite V. d’environ 10,000 hab.

située sur la Sprée, à 3;-l mil. de Berlin, composée surtout de villas, de restaurants et de cabarets, — la résidence d’été des uns, la promenade favorite des autres. Parmi ses cafés-restaurants, on doit mentionner en première ligne : le TiirhLirhe Zitît.'ceux de Muskau et de .\forcUi 'dîner à 1 h. pour 15 et 20 sgr.), \e jardin de Iluder (dîner k table d'hôte et k la carte). A l'extrémité de la ville, du côté de Berlin, se trouve ie Château Royal, biUi par Frédéric 1", qui épousa une [irinccsse anglaise, .Sophie- Charlotte, fille de Georges Lr. Ce château renferme quelques belles sculptures, entre autres une tête du Christ jiar Raitch et une statue de l'iniptralrice de Russie par Wichmann. Un beau jardin-parc l’emoure. On y entre par l’orangerie, k l'extrémité de laquelle est le théâtre où la troupe de Berlin donne gi'-néralement deux représentations pendant l’été. La Sprée y forme des canaux et des bassins pcnjilés de carpes énormes. Ces poissons, vraiment moiistruettx, sont tellement habitués k la vue des promeneurs, qui s’amusent à leurjeter dupain, qu'ils accourent en foule au son d’une cloche placée tout exprès sur le bord du grand bassin. Mais ce qu'on vient surtout voir k Charlottenburg, c'est

54G BERLIN ET SES ENVIRONS. • IRoutk 104.1

le Mausolée de la reine Louise.

• Ce monument, situé à l.i g. du château dans le parc, et visible t. les j. moyennant un pourboire (de 5 k 15 sgr. selon le nombre de personnes), est un petit temple d’ordre dorique dans lequel ont été inhumés la reine Louise de Prusse (^le 20 juillet 1810) et le roi Frédéric-G ui lia lime 1 1 1 , son époux (•fie 7 juin 181U).A l’it>R't>c»r, audessus du caveau royal, s’élèvent deux snrcojilinges sur lesquels reposent les statues couchées du roi etde la reine, deux chefs-d’œuvre de Ranch. Celle de la reine surtout ne saurait lasser l’admiration des connaisseurs. Rien de plus noble, do plus touchant et de plus naturel tout à la fois que l’ensemble de la composition, rien de plus parfait que les détails de l’exécution. La reine est étendue les bras modestement croists sur sa poitrine; sa figure et son cou sont d’une ressemblance saisissante.

Une ample draperie qu’on croirait prête k se soulever au moindre souftle entoure son beau corps.

Le roi est en uniforme et enveloppé dans son manteau de guerre.

De chaque cdté ou a placé deux remarquables randélahres de marbre blanc : celui des Heures par Tieck, celui des Parques par Rauch.

On peut encore visiter k (’barlottenburg l’institution pédagogique et les deux grandes casernes k coupoles construites en 185G par Dennewitz.

Les villages ou jardins les plus fréquentés des environs de Berlin sont :

Fransœsisch-BuchhoJsA h. .30 min. au N. de Berlin, avec un beau

fiarc. Dans les environs de ce vilage, habité en grande partie par des colons français, se trouve un joli bois dont les hêtres ont près de 600 ans.

Friedrichsfclde, 1 h. k l’E. de Berlin, sur la chaussée de Francfort-sur-l’Oder ; beau parc.

Friedrichshain, parc planté près du Landsbergenhor sur l’ordre de Frédéric-Guillaume H'. Les ci-

toyens tués dans l’insurrection de mars 1818 y sont ensevelis ; 300 cercueils y ont été déposés l’un sur l’autre sur deux rangs.

Gcsuiidbrunnen, à 30 min. du Rosenthaleribor. Cette source minérale a été découverte en 1701 par Frédéric I". En 1799 on y a établi un bain appelé Louisenbad et entouré d’un beau parc.

Hasenheide, L5 min. de la porte de Halle, petit bois de sapins entouré de cafi’s et de cabarets fréquentés parles gens du peuple.

3/oa 6 it, -15 min. de Berlin, v. situé sur la rive dr. de la Sprée. ün va y visiter les belles fabriques de machines, les forges et les fonderies de Horsig, et plus loin la manufacture de porcelaine de Schumann, la fonderie de Xfœwes (articles de luxe). La serre et les jardins de Borsig méritent une visite. -Moabit doit son nom k des jardiniers français qui s'établirent en ce lieu sous Frédéric !"■, et qui l’appelèrent la (erre Mnah, la terre ^[audite, k cause de son infertilité.

Pankou-, 1/2 mil. au N. de Berlin, V. de restaurants, de cafés et de cabarets pour toutes les classes.

Les cafés les plus fréquentés par la haute société sontceuxde Harttvig etde Kuhfeldt. Les Berlinois ont bâti un grand nombre de maisons de campagne k Pankow, où coiiduisentde nombreux omnibus.

Seheenhausen, 1/2 mil. de Berlin, V. de restaurants, de cabarets et de villas qu’une allée d’arbres relie k Pankow ; le roi Frédéric I"' y avait fait bâtir un château de plaisance (par Eosander de Gœthe), qui est aujourdhui la résidence d’été de la princesse de Liegnitz.

Stralau, J/-1 mil. de Berlin, sur la rive dr. de la .Sprée, v. de pécheurs. On va y faire des promenades en bateau. En y allant k pied on passe devant les conduits d'eau (Wasser Werke) qui communiquent au grand réservoir du IVindmühlenberg, prèsla porte de Schrenhausen, et alimentent les fontaines publiques et les maisons particulières de la ville.

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Tegel, 1 1/2 mil. au N. -O. de Berlin. Le château de ce v. a appartenu à G. de Huinboldt. 11 renferme quelques objets d'art curieux : statues, tableaux et antiquités. Dans le beau parc qui l’entoure et qui est ouvert t. les j. au public, on voit une statue de l’Espérance sur une colonne, parTborwaldsen. On fait de charmantes promenades en bateau sur le lac de Tegel.— AL B. Un bon hôtel a tHé établi près du château. Comme il est souvent encombré de promeneurs, on peut aller, si Ton y manque de place, à Schuhendorf, 1/2 h. plus loin.

Treptow, 30 min. de Berlin, sur la rive g. de la Sprée, en face de Stralau. Le beau café-restaurant de Treptow est très-fréquenté les dimanches et les jeudis, car il y a ces jours-là concert et feu d’artifice. Entrée, 5 sgr.; sur la plateforme, lüsgr. (voiries journaux du jour).

De Berlin àMagdebonrg, Brunswick, Hanovre, Minden, Düsseldorf et Cologne, R. 49; — à Hambourg, R. 65; — à Francfort, R. 79 ;— à Leipsick, R. 103 àPotsdam, R 105;— àRostock. àWismar, à Lübeck, R. 106; — àStralsund,à Stettin, à Neu-Strelitz, R. lo7 et 108;— à Posen, R. 111 ;— àDantzick,R. 113;— à Kœnigsberg, R. 113; — à Memel, R. 111; — à Saint-Pétersbourg. R. 115;— à Francfort- »ur-rOder et à Breslau, R. 116;— à Dresde et à Leipsick, R. 117;— à Prague et à Vienne, 140 ; — à Varsovie et à Cracovie, R. 116, 137 et 138.

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