‹ Itineraire descriptif et historique de l'AllemagneChapitre 258 sur 328 · DE BERLIN A STETTIN ET A STRALSUND · texte numérisé non relu

DE BERLIN A STETTIN ET A STRALSUND

A. A Stettin.

17 9/10 mil. Chemin de fer ouvert en 18f3. 3 coiiv. tous les jours. Trajet eu 3 h. 45 min., pour 4 tu., 3 th., et 2 th.

50 liv. de bagage.

3 1/10 mil. Bernau, V. de 4,300 hab. env., qui, en 1453, a résisté bravement à une attaque des hussites.

r,GO HK BERLIN

4(Î/I0mil. liicftenthnl, l,’700)iat).

limil. Xt-imloill Efirn^irnhle (Ilôt.;

de Pi'usse)^ V, (i*'7.00t) liab,, :?iuiôo sur lu Schwarzu, rt sur lu canal Finow, qui, lon;^ lie II h., relie roder au Havel. Elle possède, outre! lie noinbreuscs inainil'a<!tures (faicuces, papier, (luincaillerie, lainages), la iia\ite école forestière, établie à Berlin, avant Î8:lô.

A 2 mil., il l’E., est située, Frcienwa]de, sur l Odcr tllôt. ; K<rnig ron Preus.'^cn, Stadt lierh)i, Slaiit London, Jirunnen), V. d'env. .ü.tmijhab.

ou se trouvent un ciuiteiiu et des bains d’eau minérale tri s-lréquenlé.s. On y fait la cure de petitlait et d’eau froide. Lè Schlossberg contient des mines d’alun.

La KœnUjuriihc, le Jî iiinenhcrg .F;rhrla tiq. le. domaine de Cadlini et la CarUbnrg, restauration avec un îMi point de vue, otfrent d’agrénules promenades; Pour visiter l'reieiiwalde et ses environs, une journée en voiture e.st plus que siiflisante. lEnfïm et \'()di-rhrvrk sont situés à 1 1,2 mil. Bdrhoir ii 3 1/2 mil., clans une contrée si riaiite, pour ces régions un peu tristes et sablonneuses, qu’on lui donne le surnom un (leu pre tentieux de, .Suisse des .Marches (.Ma-rkische Sclm eii).

Apre s avoir traversé le canal Finow, on découvre, à 'Ir., de jolies vues sur dc!S fonlts de sapins et des prairies, prineipabunent dans les environs de l'ancien couvent de eborin (ordre de l’ileauxl, dont les bâtiments, transformés en auberge, eouronnent une chaîne de collines. On laisse ensuite, ii dr. et il g., lia certain nombre île petits lacs avant d'atteindre

0 l/llJmil. .luijermihidi’, V. d'env.

5,(<0Ü hab., avec une aiieieiine église.

iA2 .Tl mil. d’.\ngeriniinde, — (dil. tous les jours, en 2 h. 1/4 pour 10 1/2 sgr.),' — se trouve, située sur l’Oder, Sehnedt (Ilôt. : Goldencr Hirsch. Markgrofi, V. cle 7, DUO hab.

onv.,doiitun grand nombre sont d'origine frani^aise. Son cbàteau

A .STETTIN. [Route 108.

royal, bâti on 1.780, aété longtemps la” résidence des margraves de Br.andobourg- .SeUwedt , famille aujourcl hui éteinte iH-'O). Leur château d été, Moi^plaisir, s’élève â 2.7 mi t. onv. de la ville, h l’ex- . ir.'miié d’une belle avenue d’arbios.]

Au del'i cj’Angcrmünde, le chemin de fer suit en partie, sur des remblais élevés, la vallée de la Randow jusqu’à

il !), 10 mil. Pa.ssow, d’où part, • au .\.-0., la route de terre qui conduit à Stralsund (voir ci-dessous II). On s’arrête ensuite à

14 8,10 mil. Tanlou-, niiis on traverse'de longues tranchées, entre Icsfjuelles, on aperçoit, à dr., le DrtDnurr.see, avant d’entrer dans les fonificaiions de

17 O'II) mil. Stettin Ilôt.: de.Pciershovrg, de Prusse, du S ord.liode, , Drei Krouen, de Jius.sie, Lejeune. — DKo.suincKN : 1 et 2 pers.. 5 sgr., 3 et 4 pcr.s., 7 1/2 sgr.), chef-lieu de la province de la Potneranie, V.

forte d’env. (i7,0lt0 hab., située sur la rive g. de l’Oder, et n’unic par jilusieurs ponts à son faubourg Lastadie qui oeciipc la rive dr. du lleuve; patrie de Catherine II de Russie (172!)) et de Marie F'eodorowna (17.7!) .

RtCitiu .Sledgn eut ]'Our fondateurs les Wehiles. Elle cominènça il prospi’rer lors de la dccailence de Winclu. «lui se trouvait située à peu de distance de Swineinlinde. En 1 121 ,les l’fdonais, sous les ortires du due Hodesl.as, s’en cinpart>rent, et y firent 8. UOO prisiinnicrs : en incinc temps, 1 é— vcqut! Othon de Bamberg y introduisit le christianisuic. Esi 12!)(>, elle devint la résidence des pirinl'es (le Stetiln-Poméran'io qui la rel âtirent entièrement, et ellt^ entra d.ans la ligue liansc.atiqiio.

Ajiri's avoir appartenu ensuite à la Ponv ranic-W’olgast, puis a 1 clectenr Fr< déric II de Brandebourg, elle revint en 1 172 au. \ princes di:

la Poméranie-Wolgast. En 1522, la Réforme y fut introduite. En 1630,

[Routk 108.] STKTTIX. 561

elle ouvrit ses portes îi lîustave- La tour d’une des ailes (au S.) est Adolphe. La pai.x de Westphulie surinontce d'une horloge dont le la donna à la Suède. Ln lur)i.(, les cadran re])réseiiie une face hu- Brandehourgeois et les Impériaux inaine qui tourne les yeux àcharassiégèrenten vain; mais, en lü77, que mouvement du balancier; l’eelle fut pri>e par le t.’rand Liée- ÿhse du c/idfcaa reuforme leeaveau teur. La paix de Stockholm la tiéda funéraire des ducs de Poméranie au Brandebourg. Fréilério-Gtiil- et un tableau qui représente le launie et Freucric 11 atigmen- duc Bogislas X revenant à Venise, tèrenl scs fonilications. En 1806, après une croisade ,'1197). On jouit elle ouvrit ses portes sans resis- d une belle vue nu haut du freptance aux Français, qui l’occu- penthunn; — l'hôtel de ville lUb), où

Eèrent jusqu'en 1813. Le 5 décem- l’on conserve une collection de re de cette anué'o, le géin ral monnaies russes ; la uouiu'î/r6onr.?e, Grandeau la renuit, apri’s un blo- eu face de 1 hùlel de ville; — le eus de huit mois, à la Prusse, Oui i thedire, sur la place du Koi, où l’a conservée depuis. l'on remarque la ilatiie en marbre

Stettin est une ville industrielle de Frédéric le Grand, par .Schadow et commerçante. 8es principales (1793,. et celle, également en marmanuf.icturcs sont des fabriques bre, par Drake, que «la ville rede drap.s, de serges, de lainage, connaissante » y a fait élever, en de rubans, de bonneteries, de 1819, à F rederic-Guillaume JII; toiles à voiles, de cuirs et de cette dernii're statue est vraiment porcelaine. Elle possède aussi des belle; — les porte» de Uerlin et duRui, raliincries, des minoteries, des bâties sous Frédéric-(! uillaume 1“ distilleries, des brasseries, ues chantiers de construction. .Sou port franc offre toujours un aspect animé (la profondeur de l’Oder y varie de 1 ii5 met.); il y entre et avec un beau cloitro;— l’éÿ/i.'avS'aiidil en sort chaque année plus de Jacqves, du xive siècle ; sa tour, U, OOO bâtiments et il en possi de, do l.ôül, a ét ’- reconstruite en 1677. quant il lui, environ àbO, tant à On y voit uuef>t;.<!ce)ite de croid-, par voiles qu'à vapeur, qui ox]>ürtont Lengerich ; — les fortilications ; le surioutdu blc, du boiset de l’eau- monument du président de Sack de-vie, et qui importent du bois dans ses jardins, etc. de teinture, de riiuilo de baleine La promcnadolaplusfréquentée et des denrées coloniales. C'est le de.Stettin est le Hcldons ou Loqenporl commercial le plus important yarten, situe hors delà porto d’Ande la Balti<iue. clam. Le soir, le beau monde s'y

Les rues de .Stettin sont largos réunit. Au X. de la ville, le cimect les maisons en gén ral assez tit re militaire (près de l’embarcabelles ; mais les étrangers ne trou- di re du chemin de fer), offre aussi vent rien de bien curieux à visi- une jolie vue sur la ville. D’autres ter. l’armi ses monuments publics, buts agréables , de jiromeuade on doit mentionner : le château, sont le Schütsengnrten, les v. de bâti en 1.503 et en 15.!8, devenu eu G rabote et île Frauendorf (voir ct- 1575 la résidence des ducs de Po- iL'ssous); des promenades en baini’ranie, famille qui s'éteignit en teau à vapeur ou à voile se font 1637, avec liogislas XIV, agrandi tri’s-souvent à Golslow pour visien L577, 1619 et 1736. On y a réuni ter les allées boisées de la colline divers servicéspublii strôberprte- .lulo. — Au S. de .Stettin le v. de bidiuiu, 1 Oborgerichi, la Kegie- F’;, adiré les promeneurs rung, rartillene, etc.). Dans la [lar sa charmante situation, course trouve le buste en Jironze Au-dessous de .Stettin, l’Oder se du grand-électeur dcBrandebourg. décharge par quatre bras dans un

dans un style maussade et rococo; — le gijintiaxe, avec un observatoire, une bibliothèque et un muséum; l'edise Saint-Jean, du xiv' siècle.

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vaste lac, appelé Haff, et divisé en grand et petit Haff. Les eaux de-ce lac se jettent dans la mer Baltique par trois embouchures I (Peene, Swiene et Uievenow), qui forment les lies Uscdom, h l’O., et W^oliin, à l’E. Surrile Uaedom, se trouvent, cété O., Usedom, V. de 1,800 hab., et côté E., Swinemünde {voir ci-dessous, sur l’ile Wollin, côté E., Wollin et üstwiene, (voir ci-dessous).

ün peut aller de Stettin à Swinemünde par terre et par eau. Par terre la distance est de 14 mil., le trajet se fait tous les jours en 1,3 1/2 h., pour 2 th. 21 sgr. On passe par : (1 1/4 mil.)^lt-Z)amm, V. forte, située sur la rive dr. de l’Oder; (1 mil.) Hornslrtiÿ; ;2 m il.) Gollnow, V. de 4,500 hab.. sur Tllina: (2 1/2 mil.) Stepenitz, 1,700 hab.; (3 1/4 mil.) Wollin, V. de 5,000 hab., réunie par trois ponts au continent; (4 mil.) Osixciene, situé sur la Swiene, en face de Swinemünde.

Des bateaux à vapeur font un service régulier (voir, pour les jours et les heures de départ, le Hendschel's Telegraph), entre Stettin et Swinemünde, trajet en 5 ou 6 h. pour 1 th. 15 sgr. et 1 th.

Cette navigation ne manque pas d’intérêt. L’Oder et le HafToffreut constamment un aspect animé; on jouit d'une jolie vue sur Stettin en s’en éloignant. Après avoir déassé (à g.) l'rauendorf, v. dont la elle auberge est très-fréquemée par les Stettinois (belle vue de l'Elisenhœhe), on entre dans le Dammersee. On laisse s g. la petite V. de Pœlitz (2,400 hab.), presque en face de l’embouchure de l’ihnn, puis on entre dans le Grosse Haff, où l’on aperçoit ù dr. la petite V’.

de Stepenitz, et, quand on a traversé ce lac qui a 10 mil. de circonférence et d'où l'on aperçoit à dr. les collines boisées appelées Lebbiner Satidfcert/e, on en sort par la Swiene, k l’embouchure de laquelle dans la mer Baltique se trouve :

Swiaemûnda (Hôt. : Drei Kron«n, de Prusse, Deutschea Haus, du

A STETTIN. (Hoüte 108.]

Nord(Posie), Ville de Londres, Brickmeyer), Y. de 5,000 hab. C’est le port de Stettin pour les gros na- I vires qui ne peuvent pas remonter roder. De grands travaux y ont été entrepris récemment pour le rendre plus abordable. Des forts redoiftables le défendent du côté de la mer. Ses bains de mer Sont trè.s-fréquentés pendant la belle saison. Ün y compte environ 1,800 baigneurs par an. Les bains, où conduit un chemin ombragé, so trouvent k 20 min. au N’.-U. de la ville. L’établissement, fort bien tenu, se compose d’une maison de bains proprement dite, et d’une salle de réunion dans laquelle on dîne k table d'hôte k 1 h. On loge généralement dans la ville. J. a saison dure du 15 juin au 20 septembre. Un bain froid coûte 3 sgr., un bain chaud 10 sgr. On paye une chambre de 10 sgr. k 1 1/2 th. par jour, le dîncrde" l/2sçr klôsgr.

Les bains de Heringsdorf {k g.)k l'O., de Sivinemünde, sont encore préférés k ceux de Swinemünde. Les environs offrent les plus agréables promenades, l’eau de la mer y est plus limpide, les vagues y ont plus de force.

A 3 mil. au N. -O. de Swinemünde s’élève, k 50 mèt. au-dessus du niveau de la mer, le Streckelberg, dont le sommet offre un beau panorama. C'est au pied de cette colline que se trouvait autrefois la capitale des Wendes, la célèbre Winefa, envahie, dit la tradition, par la mer Baltique, et ensevelie sous ses vagues. Les Wendes, cette tribu slave qui occupa toute la côte méridionale de la Baltique, de l’Elbe k l'Esthonie, possédaient aussi, dans l’ile de Wollin, k l’embouchure de l'Oder, un port appelé Julia(Jumneta), que certains chroniqueurs dépeignent comme un des plus grands centres commerciaux au .\H! siècle. Près de cette ville était Jomsburg, la foneresso de Palnatoki, ce célèbre corsaire Scandinave, qui y avait fondé ver»

la fin du x* siècle une sorte de république de pirates, «Cette répu-

[Routb 108. J RRExNZLüW. 568

blique, dit M. Wheatou, dans son Histoire des peuples du Nord, ressemblait, sous quelques rapports à celle de Sparte, plaçant le courage et le mépris de la mort audessus de toutes les autres vertus, et ordonnant, comme seule règle de conduite à suivre, une obéissance aveugle aux ordres du chef.

Les femmes en étaient sévèrement exclues. Le butin mis en commun se distribuait selon le bon vouloir du chef. Cette république resta le fléau des nations voisines jusqu’à la dernière partie du xu” siècle, époque à laquelle elle fut complètement anéantie par le roi de Danemark, Waldemar I". » Son histoire, longtemps obscure a été éclaircie par les travaux critiques du professeur Wedel-Simonsen, dans un essai remarquable, intitulé: Udsigt over national Histo-

riens Œldste og mcsrhaligste Période, Copenhague, 1813, tome II, p. I.

L’autorité authentique de cette histoire est le Jomsvikingnsaga , dont une édition a été publiée par la Société des Antiquaires du Nord àCopenhague, sous lasurveillance spéciale du professeur Kask, et traduite en aanois par le professeur Kafn.

L’îlp d'Usedom rappelle un souvenir historique important. Le 24 juin 1630, le roi de Suède, Gustave- Adolphe, y débarqua à la tête d'une armée de 17,000 Suédois pour venir au secours du protestantisme menacé. A peine eut-il mis pied à terre qu'il s'agenouilla; puis, après avoir adresse à Dieu une courte prière, il saisit une pelle et se mit a travailler lui-même, pour donner l’exemple, aux retranchements, qu’il voulait faire élever par son armée. En apprenant cette nouvelle, l’empereur Ferdinand se mita rire : « C’est un roi de neige, dit-il, qui fondra en s’approchant du Midi. > Avant son débarqueluent, Wallenstein avait écrit à Ferdinand ; < Soyez tranquille et sans inquiétude; s’il ose paraître, je me enarge de le chasser avec des verges. »

[Des bateaux à vapeur partent de Stettin pour ; — Cronstadt et Saint- Pétersbourg, du 14 mai au 22 octobre, tous les samedis. Le trajet se fait en 65 ou 70 h.; le [>rix est de 62 th. et 40 th.;— A'œjitj.sfcery, 3 fois par mois, d’avril à novembre, en 36 h., 8 th. et 6 th. Copenhague, deux fois par semaine, en 19 et 20 h., 7 th. 1/2 et5 th 12; — Cammin, 8 fois par mois, pour 1 th. 5 sgr. et 20 sgr. ; — Riga, deux ou trois fois par mois, en 48 ou 60 h., 33 th.

22 th. ; — Putbits et Slralsund, une fois par semaine en été, 14 h., 3 th..

1 th. 1/2; — Stockholm, une fois par semaine, 18 th. et 12 th.]

A Cüstriu,R. 101;— à Cœslin, R. 111; à StraIsund,voir ci-ilessous; — àFraiicfurtsur-l’Oder par bateaux à vapeur, voir K. IIG.

-B. A Stralsund.

lo PAR PASSOW.

U 0/10 mil. — En chemin de fer de Berlin à Passow, 3 conv. tous les jours, trajet en 2 h. 30 min., pour 3 th. 30 sgr. ,

2 th., et t th. 10 sgr., voir ci-dessus A.

De Passow à Stralsund, 22 1/4 mil.

2dil. par jour, en 11 h. 1|2, pour 5 th^ 28 sgr., et en 17 h., pour 5 th. 5 3/1 sgr.

1 1/2 mil. Gramsow.

2mil. Prenzlow (Hôt.: de Plusse, Deutsches lîaus), V. de 14,000 hab., située sur TUcker, l'ancien cheflieu de l’Uckermark. Son église de Marie, du xiv» siècle, possède un beau tableau de maitrc-autel par Rode.

31/4 mil. Pasewalk, où l’on rejoint la route de Stettin (voir cidessous 2“j.

15 1/2 mil. do Pasewalk à Stralsund (voir ci-dessous 2*).

2o PAR STKTTI.N.

17 9/10 mil. de Berlin à Stettin (voU ci-dessus A») — 21 mil. de Stettin à Stralsund, 3 dilig. par jour, en 11 h. pour 5 th. 18 sgr. , et en lü h. 1/4, pour 4 th. 27 sgr. — Un chemin de fer de Berlin a Stralsund par Greifswald est en cours d'execution.

3 1/4 mil. Lœcknitz.

oül DK BERLIN A

2 1/4 mil. Pasewalk (flot.: Kronpriiiz). y. dti U,Ü0Ü hab., située sur rUcker, et ou l’on rejoint la route de Rassow (voir ci-dessus).

L'on y remarque une église du xiii" siècle (.Sainto-.Mariei, et un bel hdpital moderne »dii Saint- Esprit). — l.a chaitLe de collines què l’on aperçoit à g., sur la l'rontii're du .Mecklcinbourg, est le point de partage des eaux qui, d’un ccUé, se jettent dans la Baltique et de l’autre se déversent dans la mer du Nord.

d 14 mil. l'inkmbrücJc, maison de poste isolée, d’où part k dr. une route qui conduit k (2 1/2 mil ) Uckcrmünde,\ . de .'l.bÜO hab., située sur rUeker, près de son embouchure dans le Kleine IlalF. .Son ancien château royal est un déjiôi de mendicité.

3 mil. Anclam (Hôt. ; Tfœhmcr, Schmidl), \~. d env. II.UÜO hab., située sur la Peene qui porte de pclit.s navires et qui formait autrefois les limites de la Suède et ue la Prusse. Ses vieilles maisons pittoresques et surtout fa tour du Steinthor attirent les regards.

Wpijli.ie Sainte-Marie possi-de un beau rétable en stuc du xiv' siècle.

A un demi-mille de scs murailles s’élève, près de laroute, une vieille tour aiipelée llohe Stein que la ville fit construire autrefois pour la protéger contre les comtes de Schweriii. Tout son territoire était alors défendu par de pareilles tours et par des fossés. Les Prussiens l’ont déniantoli''e pendant la guerre de Sejit ans (1700). Anclam est k 0 1/4 mil. de Swinoinünde.

Dil. t. les j., ou !) h. pour 1 ih.

!) sgr. par : (3 mil.) Usedom, et (3 1; 4 mil.) SwinemUnde (voir cidessus) .

A Neu-Brandenbiirg et k Neu-Strelitz, voir ci-dessous.

2 1/4 mil. Mœckotp, v. situé k 1 3/4 mil. de Wolgast, ancienne "V. banséatique. d’env. 4,0U0 hab., située sur la Peene.

2 1/2 nul. Greifswalde (llét.:

chez Ameluug , DeuUches Uaus,

STKALSUND. (Route 108.]

K'ffmjr V. Preussen), V. de 14,000 luth., que le Rick ou la Hylde met en communication avec le grand Greifswalder Rodden, golfe de la mer Baltique. Son université, fondée, en 1450, par le duc Wratislas de Poméranie-Wolgast, possède; otitre une bibliothèque de 60,000 ♦ vol., un musée zoologique, un jar din botanique, un cabinet de minéralogie, etc., les .collections d’histoire naturelle de l’ancien couvent (de cisterciens) Eldena, détruit par les Suédois et devenu un institut agricole (Staats und Landwirthschaftlichc Academie).

— On y conserve aussi deux curieux tapis brodés (de 1554), donnés par le duc de Croy, et représentant, l’un Esther devant Assuérus, l’autre Luther en chair, d'après un carton de l’école de Cranach. — Devant ce bâtiment de r Université, s’élève depuis 1836, une colonne gothique en stuc d’env. 17 mèt.,' érigée en commémoration du 400' anniversaire de la fondatioti de cette institution.

Elle est décorée des statues de quatre souverains (parmi lesquels Fri'-déric I" et Frédéric-tliiillattmc) et de plusieurs professeurs.— Saint-2\icolas, bâtie de 1298 k 132u,a ét('-récemment restaurée.— Non église S aint-J actjues ren-

ferme de vieux fonts baptismaux.

6n remarque sur la place du Marché de vieilles maisons curieuses ]iar leur architeetuTe. Les anciennes fortification.s ont été transformées en promenades. Le bois d'Kldena et VEUsenhain offrent d’agréables ombrages.

Fondée en 1233, ti reifsw.alde fut entourée de murs par Wratislas II.

Elle Taisait .alors un commerce considérable et elle s’associa k la ligne banséatique. Les .Suédois, qui s’en emparèrent en 1631, la conservèrent jusqu'en 1678, épooue k laquelle le grand-électeur de Brandebourg la leur reprit •pour l'abandonner en 1679. Ravagée par les Russes en 1713, elle tomba eu la possession du Danemark enl715; en 1721, les Suédois

(Koute 108.] .s l'KALSr.ND. 565

l’occupèrent ilc nouveau; depuis 1815 elle appartient à la Prusse.

C’est une ville industrielle et cominerij'ante ; ses salines produisent chaque année plus detiOU.OiJO quiniaux de sel. Elle a des l’ahriqucs d’épincles, d'iiuile.de lanae, de cuirs, de.s ch intiers de construction, etc. Plus de 150 h.'iiiments titranç-ers entrent chaque année ilans son port, situé i>ri-s du V. de IV'if/t, et il eu sort un nombre <à peu près é cnl.Qn peut aller à Kldcna et à Wick (1 h. env.)par terre et par eau, lies harqncs et des omnibus y conduisent tous les jours pétillant rété.

‘2 mil. licitiherq (Ilôt. : l’osl], v.

éloigné de 12 mil. de .Stalilbrodc.

et du bac de Glewiu (voirci-dessous).

2 r-2 mil. Stralsund nôf. :

Rc/isource, Lmi-e, de Ilrandehonrq, Mxckow’, V. forte de 2I.0Ü0 hab., sitliée sur le tîellen, d'Uroit de •OO mi't. de large qui la sépare de Pile de Kügen, et se recouvre d’une épaisse couche de place pendant deux moi.s de ranni'c.

Entièrement entonr'e d’eau, ori ne peut y entrer que d’un seul côté (.au S.) par trois ponts qui la r'einisseiit aux faubourgs Knieper.

Tricbsec cl Franken. .Son port peut contenir .'lOO navires. Il est sûr et bon, et possède envir.m fiO IcUirnents janpeant plus de 12,000 lonnetijux. Ce ii’e.st pas seulement une ville commerçante, c’est aussi une ville industrielle (construction do navires, r.idinerics de sucre, fabriques du savon, d’amidon, etc.). 11 s’y lii?nt des foires ii laine importantes. C’est une dos villc.5 les plus riches de la Prusse.

P’ondéo en 1200 par le prince .Taromir de Riipen, relnUic yjar le lils de ce [iriiice, nomm ' Wit/laîT, Stralsnrnl fut détruite en 1211 par les Eiiheckois. Elle ne tarda pas à so relever de scs ruines, et peu do temps ajircs.s'tissociaà 1. a ligue h au séatiquc. Son histoire, à dater de cette épor|ui;, est rcmiilicpar les luttes incessantes qu’elle eutàsou-

Aulkm. du .n.

tenir contre lea princes de Kiipen, les Danois, le.s Suédois, les Hollandais, les Eünehourgeois,. les Mecklembourgeois. Dans la guerre de Trente ans, Wallcnstein l'assiégea vainement, quoiqu’il eût fait le serment de la détruire. Le traité de \Vcstphalic l’avait cédée à laSuède, mais en 11(78 elle, dut se rendre au Gr.and-Elocteur, et en 1715. il Frédt ric-Gnillaume l'é I.a Suède en reprit toutefois possession en 1720. Les Français s’en emparèrent en 1807. En 1.800, S diill, qui avait essayé de délivrer TAllemapiic eu la soulevant contre les Français, y fut tué les armes à la main, dans la l’ii‘hrstr.as!,e, devant la maison n" 17. Gnc iiicrre indique la place où il est tombé. Il est emciré au cimetière du Knieper.

Sa téic, sé’parée du corps, fut mise dans un bocal d’esprii-dc-vin et envoyée à I.cydo. Elle est actuellement il Urunswick. Depuis 1815 Stralsund aj>|iarticnt ii la Prusse,.

Les principaux édifices publics de Stralsund sont : l'eglisc de Saint- Xicolas (xiv* siècle), surmontée de deux tours carri'cs massives, dont Fiuie seulement a une llèche. Elle contient des sculptures en bois du xive et du XV' sicclo ; un tableau de maîtro-auted ii volets, récemment restauré par les frères Holbciu do lierlin, et un excellent orgue moderne; — l'i’ylise de Marie.

du XV' siècle, avec une belle tour d'où l’on découvre iirtc vue étendue, et des vitraux modernes; — T'ci/iisr de fiainl-Janiues (xv' sii'cle), avec une belle tour et d’intéressantes boiseries sculptées ; — l’hiUel de viVe. du xivs siiclc, mais dont la partie infé'rieure est plus moderne (xviii' siÎM'lc). Les trois étages supérieurs sont une simple muraille yiercée d’ouvertures alternativement rondes cl ogivales CT couronnée de sejit clochetons séparés par sept pignons. On y montre, la pierre sur laquelle Charles XII fut trouvé endormi par une sentinelle ii son retour de Dciider; riiuérietir renferme la bibliothèque et les archives de la

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ville, ainsi qu’un petit musée d'histoire naturelle et tiu-idques curiosités artistiques: — le dijmnase; le Joluinuithof, ancien béguinage iranst’ormé en hôpital ; l’.lrsenai (l'anuiennc église du couvent de Sainte-Catherine), etc.

A 15 inin. env. de Stralsund, dans le détroit, se trouve la jietite île.do IJænholin. 5Vallenstein s’était eni|iaré de cettg île en 1628.

mais il échoua dans toutes ses attaques contre la ville et il se vit obligé d’en lever le sié-ge, après avoir sacrifié 12,000 hommes. Il avait cependant juré; de laprendro, fôt-ellc attachée ati ciel avec des chaînes. On célèbre tous les ans l’anniversaire du jour de sa retraite. Des bateaux à vapeur partent de .Sfralsund ; 2 fois par semaine pour Putbus-Stettin de mai eu octobre. Trajet en 2 h. et 14 h . . pour 3 th. et 1 ih. 15 sgr.; — pour Ystadt.de mai en novembre,

2 fois par semaine, trajet en 18 h., pour G th. et 3 th. 15 sgr.

A Rostock, 6 3/1 mil. 2 dilig. tous les jours, en 7 h. 1/2 et S h. pour 1 th., 1 th. 29 1(2 sgr. et 2 tli. 5 .3/4 sgr. H. 71 ; — à Wismar, à Sehwerin, à Hambourg, R. 71.

L’ILE DE RÜGKN

ET LKS B.USS DE PUTIltlS.

Deux diligences vont tous les jours ila Slruisund à Bergen. La distance est de

3 1/2 mil.; le trajet se fait en 3 h. pour 23 sgr. En outre dos bateaux à vapeur partent de Stetlin. par .Swiiiemünde et Stralsund, pour Putbus, 2 fois par semaine et 3 fois par semaine, du l«r juin au 1er octobre. Le trajet se fait eu 12 b. pour 3 th. 10 sgr. et 2 th. 7 1/2 sgr. En prenant un billet pour l’aller et le retour on le paye moins cher.

Rügen. la plus grande des îles allemandes, est située dans la Baltique, à l’O. de l'embouchure de l’Oder, et au N.-E. de Stralsund.

Elle a une circonférence de 28 mil., une su2>erficie de IG mil. géo. ail.

KUGE.N. jKouTE lOO.)

carrés. Sa forme est très-irrégulière.

Ses côtes, découpées par de nombre'uses baies, n’ofl'rcnt aucun port commode et sôr. C’était autrefois un archipel dont tous les îlots ont été réunis par des langues de sable. Le sol est fertile en céréales et remarquablement boisé . Longue de 7 mil. et large de 5 1 2 mil., Uügen compte 2 villes, 3 bourgs, 522 villages et env. 44,000 hab. qui ont conservé des mœurs tout iifait particulÜTCs, la simplicité, l'hospitalité la loyauté et lalanguedes anciens temps.

Peuplée dans l’origine par des Cermains, auxquels succédèrent des Slaves, l’ile de Rügen adopta le christianisme au xii" siècle.

Réunie en 1478 è la Poméranie, le traité de Westphalie l’avait donnée h laSu' de. -A la mort de Charles XII, elle fut occupée par le Danemark, qui ne la garda nue Sans ; dès 1720, les Suédois la lui reprirent ; les Français s’en emparèrent en 1807, et ne l’évacuèrent qu’en 1813. En 1814, elle échut au Danemark qui, en 1815, la céda à la Prusse en échange de I.auenbnrg.

Par leur langue, leurs mœurs et leurs traditions, les habitants de Rügen sont encore plus Scandinaves qu’Alleinands. Maintenant on les germanise de force. Des chiffres peints sur les murs de la moindre ferme annoncent que les jeunes gens qui habitent cette ferme appartiennent d’avance à tel régiment, tel bataillon, telle compagnie. Mirabeau a dit que la Prusse était une caserne ; les pierres elles-mêmes le crient.

Ses souvenirs iia'iens (voir cidessous), ses rochers et ses foré.ts, ses bains de mer, attirent chaque année à Rügen un grand nombre d’Allemands qui l'admirent avec enthousiasme. Putbus, Stubbeukamnier et Arcona méritent surtout d’étre visités. Comme ils sont éloignés l’iin de l'autre (4 mil. do Putbus à .Stubbenkammer, et4mil.

de Stubbenkammer ù Arcona), et

?[ue les pays qui les .séparent n'of-, rent rien de curieux, on fera bien

fRoüTK 109.] BERGEN.

de s’y faire conduire en voiture.

On en trouve à Putbus, ii Bergen, à l’Altefœhr, à Glewif/ pour tli.

15 sgr. ou 4 ih. par jour. D’après M. Bædeker on compte : — àpieri, d’Allefaehr ii Bergen -ih., de Bergen à l’utbusi h., de Bergen à BagardS h. 1/4, de.Sagard ii.stubbenkamnier2h., de Siubbenkainmer à Arcona 7 b., de Putbus au Jagdschloss 2 11., du .lagdschloss à Stubbenkainmer 1 h. 1(2; — envnilure, les distances sont abrégées d'une heure à une heure et demie.

Outre les bateaux à vapeur indiqués ci-dessus, deux bacs conduisent à Bile de Kügen en traversant le détroit qui la sé-pare de la terre ferme. Ce détroit, appelé Gelten Strelasund et Bodden. gèle pendant un ou deux mois de l’année et peut être alorsfranchi en traîneau.

L'un des bacs part de Stralsund pour aboutir à l’Altofæhr, l’autre ne Stahlbrode, entre Stralsund et Greifswalde pour aboutir à (!,lewitz. La traversée dure de 30 à 40 minutes; on paye 9 sgr. par personne sur les barques, 17 sgr.

sur les bateaux qui transportent des voitures. On compte de l’Altefœhr à Bergen, 3 1/2 mil.; à Garz 2 3/4 mil.; de Bergen à Putbus, 1 1/4 mil. et de Garz à Putbus 1 1/4 mil.

De l'Altefæhr à Bergen.

En allant d'Altefæhr à Bergen on laisse a g. le couvent de Kambin qui appartient à la ville de Stralsund et dont il ne reste qu’une chapelle ogivale dans un jardin. A dr. on aperçoit d’anciens tilmulus ou sépultures païennes dites Hiinengrxber, monuments de la plus haute antiquité, qui sont plus nombreux à Kügen qu’en aucun pays du monde. Cesont généralement des amas de terre, queluefois aussi de pierres entassées, ont les plus élevés atteignent la hauteur d’env. 6 mèt.Ceui qui ont été ouverts renfermaient des squelettes assis, des urnes remplies de

cendre, des haches, des couteaux en sile.x qui ont été déposés dans diverses collections. A g., la baie appelée Kubbitzer lioddcn s'avance au loin dans l'inii-rieur des terres.

Bergen (Ilôt. : zum Rathskdler.

zum litigard, Adler, Prinsv. Preussen) ; V. d'çnv. 3,7ü0 hab. et capitale de l'ile. Elle fut, dit-on, fondée dès 1,19U par Jaromar I. Son nom lui vient de sa position élevée. Bon églixe de Bainle-Marie domine l'ila tout entière. On y montre une main qui doit avoir poussé sur la tombe d’un parricide, mais qui n’est qu'une relique d’un ancien couvent de nonnes.

Devant l’autel est la tombe de la princesse Elisabeth de Poméranie, sœur de Bogislaw X, et abbesse ducouventde Bergen au xv'siècle.

Au S.-ü, de l'église -se trouve un couvent protestant de femmes qui ne reçoit que douze nobles demoiselles de 1 île. Quand l’une d’elles se marie, tous ses biens restent à la communauté. — Au N.-E. Bergen s’appuie surleRugard, haut d’env.

113 mèt. que couronnait jadis le chiteau fort des comtes de Kügen, remplacé aujourd’hui par des plantations, des allées, des bancs de repos. On y découvre l’ile entière, étalée comme une carte aux yeux du spectateur, la mer et le continent jusqu’à l’ile d’Usedom.

De Bergen à Putbus.

2 heures. — En voit. 1 h. 1/3.

Après avoir passé devant l'égl., on laisse à dr. le cimetière.

Les deux chemins qui se présentent conduisent à Putbus. Par un temps sec celui de dr. est préférable pour les piétons. On se tient toujours à dr. en passant d’abord devant une ferme; plus loin on traverse un bois (1 h.) où le chemin de voiture se change bientôten sentier. En .sortant du bois, ou retrouve la route de Putbus, plantée de peupliers, et, continuant de se diriger toujours à dr., on atteint en 1 /4 d'heure

Putbus (Ilôt. : Fürstenhof, Belle-

— PUrBUS,

5f58 L’It.E DE

vue, lin Xon!, Aigle Xoir), l'Oiirg fi'env. 2,000 haO., niipartuiiant au jiriiiceiic J’ulbus cjui l’a iündo en 1810, ainsi que l'anesie un oliéüsque érigé en 18-iâ au milieu île- la grande place sur une. colline'. La situalionriantcdf la propreté doses hôtels soumis chaque année à un nettoyage forcé, en fait un agréable si'jour. On y remarque ; l"'ie r/i(iltai( //nneier qui, dans sa forme ! actuelle, date ue 1125; la façade méridionale, de 18:M. Il renferme :

tnif galerie de htlilcaux parmi les- «juols on cite surtout une. C'îéopûtre de Vasari. un Kcce linmo de L. Carracei. une Sainte Famille de PabiKi, une Madone de i<arsolerrato, un saint Pierre de riisprtÿaoitb, une marine de Hnonnvcnlura , un petit Raphaël et quelqties toiles de rc'‘Colc -hollandaise, puis une collection de vases clrusgiies et d'anliguites de Uiigeii, ainsi que trois statues d'alhâtre par Thoricaldsen.

Deux statues de gladiateurs dé-eorent la porto du château. — 2“ l.e .S’n ion. édifice construit en 1811 pour liais et festins, et dans lequel on .'lino tous les jours à ■ table d'hôte, -r 0’' Le pavillon, salles de jeu, de concert, confiserie, magasin do toilette. 1“ Le Théâtre et la nouvelle école. — Le parc du château ütTre d’agréables promenades. — A 2lt tnin. tlo la ville est Vctahlissemcnt de hains (bains chauds et froids), dont les prix sont fixés par un tarif. 11 se trouve situé en face de la petite île de T’iim. au fond d’une baie, entre de longs promontoires boisés qui rabritent contre les vents de la lialtique. — A 2 kil. env. de Putbus, près du V. de Rtreso%r, le roi de l’russe Frcdéric-tîuillaume IV, a fait élever en une colonne de granit d’env. 8 met. do haut, surmontée de la statue en grè.s de l’rédéric-truillatnnc l"' haute de .3 mi-t., par Sturmer. de lîerlin. Une colonne semblable supportant la statue du (f rand-Electeur se dresse près de A'ruiiintiip 1 k.

de Putbusj sur une ancienne redoute sui'doise. C’est Là que ce

ItUDEN. (Route 109.]

jirince avait débarqu" en 1078, ))our chasser les Suédois de l'ile.

— .V. H. Le. bateau h vapeur de SwimMUtinde dt'-barijiie scs passagers à Lauteruach, à 2 kil. de J’utbus, près de l'établissement de bams.

En allant de Putbus h Strnlsund on passe par la petite ville de (1er:, pn'-s de laquelle s élevait anciennement la forteresse de Karenzà, prise et rasée en 1108 piar le roi de Danemark et dont le Garzerii-aU, ait S. de laviile'cst encore un déhiis. C’est là que »e trouvaient les tenqiles des divinités wendes Rugewit, Porewit et Porenut.

De Bereren à Sagard.

3h. L-t. — En vuit. ‘J h. 1/-2.

On descend du Rug'ard à Rusehnitz (20 min.}, où l’on trouve tine cmliarcation pour Lietzoxver Fæhre (20 à â.'i sgr.!. M algré les émanations désagréables qui se dégagent des plantes en décomposition , cette course, très - intéressante , est recommandée aux touristes. On remarquera les grands blocs de granit gisant au pied des promontoires boisés et les belles dunes qui dominent la Lietzower Embre. 8i l’on préfi-re ne |'oint prendre do barque à Iluschwiiz . il faut suivre la rive de la baie jusqu’au petit détroit de Lietzower Kæhre (|ue l’on traverse; puis, escaladant la dune, on aperçoit .'<agard en face, nu milieu de ehamjis de blé.

Laissant alors à dr. le lac de Jtursehtitz et le tumulus élevé de Dnbhenvnrlk. on arrive à

(1 h. 10 min. env. de Lietzower Fnihrc'.

Sagard ( Hôt. FUrstenkrone), b.

d’env. 1.200 liah., chef-lieu do la jircsqu’ile de Jasmund. On y remarf|tic une église •ancienne.

L’aubergiste actuel a réuni quelques antiquttés de l’ile. .Mais son pirédécesseur ju'ssèdo la plus curieuse collection d’antiquités qu’il y ait à Rügen. 11 en fait les honneurs aux étranger.s avec une grâce parfaite.

rUovTE 100.] LA iSrriinENKAJniER. — SPYKEU. 569

De Sagard à Stubbenkammer.

7 h. — En voit. 6 h.

De Sagan! on su dirige eu ligne droite vers le N. Laissant à sa dr.

le cimetière on lourne à dr., près d’un poteau, puis on monte pendant euiv. ôOmin. dans des champs de céréales. Arrivé au sommet dé la colline on jouit d'une belle vue, au .S. et à l'O., sur toute la baie intérieure et sur la langue de terre q^ui réunit l’ile au promontoire d’Arcona. Cette péninsule, qui, large à la base, contient un lac au centre et s’amincit vers le ressemble à un gigantesque cimeterre posé sur la mer. Au delà on aperçoit des rochers et des îles. Au sortir de quelques restes de forêts on voit se déployer au N. et à LE. la mer lîaltitiue. Après avoir laissé à g. la v'Ma. Jx'yerhof on aperçoit à g., sur le rebord de la colline, deux tumuliis (Hünengrn'ber) et au delà le phare d’Arcona. A mesure qu’on avance, ces tombeaux deviennent plus nombreux.

A 1 h. 1/2 env. do Sagard on entre dans le bois de hêtres de Slnbbejiitz , où les Saxons païens adoraient la déesse llerlha. Près de ce bois s’élève la HertUaburg, éminence couronnée par un mur ou retranchement presque ovale.

D’après les hypothèses des antiquaires, ce retranchement renfermait le temple de la déesse llertha décrit par Tacite {Germ. , c. -tO).

Le Herthasee , appelé aussi- le lac Noir à cause du bois sombre qui l’entoure, a 300 pas de long et 16 met. de profomleur au milieu. On

eut le visiter près de la llcrtha-

urg. 15 min. plus loin on aperçoit à travers les arbres l’hétel de la Stubbenkammer, promontoire crayeux de b'iti mèt. de haut, dont le sommet boisé , appelé le Kcpnigs.tluhl, offre une admirable vue sur la mer. Un escalier de 600 marches taillées dans le roc conduit au point culminant d’où le lever

du soleil offre un aspect magique et unique en son genre. Pendant les belles nuits d'été . on allume des feux de joie sur le sommet de la falaise. L'hêtel appartient au gouvernement ; il contient KO lits, mais il est souvent trop plein pendant l'été. — Voilures: pourArcona, en 5 h. 1/2 (4 th.); — pour lîergen en 4 h. (3 th.) ; — pour Putbus en 5 h. 1/2 (4 th.); — pour Stralsund en 7 h. (6th.;; — pour Spyker 1 th.

(Chevaux et guides.)

Spyker, à l’O. de Stubbenkammer, résidence d’été du prince de Putbus. est un château bâti par le baron Wrangel après la guerre de Trente an.s. .

De stubbenkammer à Arcona.

7 b. — En voit. 5 h. 1/2.

Cette excursion étant assez longue et aucune auberge n’existant sur la route, les touristes feront bien de se munir à Stiibbenkammer de quelques provisions. On descend de Stubbenkammer par le chemin de voitures conduisant à Sagard et à W'itlow. En sortant de la forêt on aperçoit devant .soi le Tromper ^yiek. séjiaré du grand .1 asmunder Bodden par un<; langue de terre étrokeappeléela.S’rliaafcr; au delà apparaît, en face, la presqu’île de Witloxv, et à g., île l’autre céité du Jasmunder Bodden. les collines appelées liansehcitzer lierge. Après 3/4 d’h, de. marche on atteint le petit v. deil/i/mirrotr. en deçà duquel le chemin se bifurque; le bras de g. se dirige, vers Sagard. On suit celui de dr. qui, apri's avoir traver-é le village, passe près d’un moulin à vent. De là, appuyant toujours à ilr. et suivant la route la plus battue dans la direction de l’O., on atteint en 1 h. 1/4 env. Rusrhvilz qu’on laisse à g., et 30 min. après, Glome.

I.e chemin de Olowe à Arcona, par la Schabe . étant désert, sablonneux et surtout fort long (4 h.), il faut mieux faire ce trajet par eau , d'autant plus qti’il est trèsagréable et de moitié plus court.

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