‹ Itineraire descriptif et historique de l'AllemagneChapitre 268 sur 328 · DE WERDAU PAU ZWICKAU · texte numérisé non relu

DE WERDAU PAU ZWICKAU

A SÇUNEKBERO BT A SCJ.m'ABZljNnBRQ.^

De Werdau A Schwarzenberg.

G 7/10 rail. Choiain 4e fer achevé en UilS. 1 convois toui les jours, trajet en 1 h. 30 min. et 3 h., {mur 1 Ui. 4 ngr.; 27etaOngr.

Le chemin de fer sé dirige à l’E. et arrive en 20 à 30 minutes env. à 13/10 rail. Zwickau (Ilôt. :

PostiTanne), V. d'env 18,0ü0hab., située à287 mèt. sur la Mulde. Elle

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608 DE WERDA.U A SCHWAnZENBERPr. [Routk 120.

est le' chef-lieu du cercle et de l’ainl de son nom, le siège d’une cour d’appel, le centre d’une vaste exploitation de houille ; elle possède en outre de grandes manufactures de glaces et de porcelaines et d'importantes fabriques (bonneteries, clouteries, draps etc.). Son église de Marie, bâtie, de 1453 à 1536, dans le style gothique, a été restaurée en 1839. Luther est souvent monté au haut de la tour pour y contempler la vue que l’on y découvre. On remarque à l’intérieur : les sculptures en bois du maître-autel (1479), orné d’un curieux tableau de M.Wohlgemuth (1479), représentant, en divers compartiments, la sainte Vierge et les saints. Le saint .sépulcre (dans la sacristie) mérite aussi une visite; il date de 1507.

Enfin, on voit dans la chapelle du Baptême un tableau de L. Cranach : « Laissez venir à moU les petits enfants. » — L’église de Sainte-Catherine, récemment restaurée, dont Thomas Miinzer l’anabaptiste (voir Miihlhausen) fut le ministre de 1520 li 1522, possède aussi un tableau de Cranach.

On remarquera encore sur la place du .Marché, riidfcl de ville, la douane (Kaufhaus), et d’autres vieilles constructions. Le château d'Oslerstein a été transformé en prison.

Au sortir de Zwickau on reste dans la vallée de la Mulde; on passe ensuite à Planits, célèbre par son établissement d’horticulture, dont les serres, bâties surune mine de charbon de terre en combustion depuis plusieurs siècles, sont maintenues à une température de 32" cent.

1 6/10 mil. Kainsdorf, possède la forge la plus importante de la Saxe ap pelée Kœntgin-.Marien-H’ütfe.

Après avoir franchi la Mulde sur un pont à treillis, long de 127 mèt.

on s’arrête aux stations de Wiesenburg (vieux château à tour ronde), Griina et

2 6/10 mil. Stein, où Ton remarque un château pittoresque du comte de Scheenburg. — A 1 mil.

env. de Stein se trouve la Prin~ senhichlc (grotte des princes) où Kuntz de Kaufungen fit cacher pendant quelque temps le prince Ernest {voir R. 100).

A la station de Niederschlema, entre Stein et Ane, un embranehement se dirige, à dr., (en 40 min.

pour 22, 18 et 13 ngr.) sur 7/10 mil. Schneeberg (Hét. :

SæchsischerHof,Fürstenberg, près de la poste), Y. industrielle et commerçante (dentelles et bois) de 7,800 hab., occupés pour la plupart dans les mines du voisinage (argent, cobalt). Elle fut fondée en 1471, lors de la découverte de ces mines, qui actuellement produisent près de 5000 à 6000 quintaux de cobalt et 1000 marcs d’argent.

Elle possède une direction des mines et une école d’arts et métiers. L’e'glise de la ville, bâtie de 1516 à 1540, renferme un des plus beaux tableaux de Lucas Cranach.

Taîné ; un maître-autel avec huit volets, représentant d’un côté La cruciflrion, de l’autre le jugemen' dernier. — Le tabac de Schneeberg st fabrique dans le v. de Bockau (2 h.

au S.), avec des plantes qui se ré coïtent dans TErzgebirge. On le dit bon pour les migraines et ie.s maux d’yeux.

4 mil. Aue, V. de 1,750 hab., au confluent do la Mulde et du .Schwarzwasser , dont on suit désormais le cours.

On passe encore à Lauter, entre Aue et

6 7/10 mil. Schwarzenberg (Ilôt.

Rathhaus), V. de 2,750 hab. pittoresquement située dans un bassin refond entouré de montagnes, e‘ ominée par un château royal.

De Schwarzenberg à Annaberg (R. 121) 2 4/10 mil., 3 dilig. tous les jours, en 3 h. 1/4, pour 14 ngr.; — à Chem • nitz (R. 119), 5 4/10 mil. dilig. tous le? jours, enâ h. 3/4, pour 28 ngr.; — à Cork bad (voir V Allemagne du Sud], 6 1/2 mi., dilig. pendant l'été seulement en 7 h.

il/4, pour 2 th. 5 ngr., par la vallée pittoresque et sauvage du Schwarzwasser.

— 2 9/5 mil. Johann-Georgenstadt (val-

Di-ilircï^

[Routb 121.] L’EUZGEBIROE. CO

gairement nommée Hansgærgtntiaât), fondée en IGôl par l'électeur Jean- George, pour servir de retraite aux protestants de la Bohême; — Patten, Bæringtn et LichitnstaJt .

DE CHEMXITZ A ANNABERG.

l'erzgebibgk.

4 4/5 mil. 3 dilig. par jour, en 4 h.

3/4, et 5 h., pour d‘J ngr. et 31 ngr.

Eu allant de Chemnitz à Annaberg on traverse Burkhardsdorf, b.

ind. de 2,000 bab., situéà405 inftt., Th)in, V. ind. de 2,400 hab., et Ehrenfriedersdorf, V . ind. de 2,700 hab.

4 4/5 mil. Annaberg (HOt. :

Wilder Mann, ,*fuseu7(v),V, de 10,000 hab., située à Cil inbt. sur la Selni au pied du Pohlberg. Elle possède d’importantes fabriques ( passementerie, rubannerie, — 1,200 métiers, — dentelles, tulles, gazes, soieries , mérinos, etc.), un gymnase avec une bibliothèque de plus de 15,000 vol., un muséum; une collection de minéraux. Elle est le siège d'un bureau principal de douanes et d’une sous-direction des mines. Elle doit ses industries et sa prospi rite à des familles protestantes qui, chassées des Pays- Bas au xvie siècle par le duc d’Albe, vinrent s’y établir. Son église de Sahite-,lnne , 1490-1525, mérite une visite. On y remarque :

un beau portail sculpté Igoldenc Pforte) ; une chaire sculptée ;1520); cent bas-reliefs (1522) parXheophilus Ehrenfried, Jacob Ilellwig et Franz de Magdebourg, en partie d’après les dessins d’Albert Durer; l’autel du corps des mineurs (1521) dont les sculptures peintes représentent la vio de la Vierge Marie ; un maître-autel d’AdolpheDowher, sculpteur d’Augsbourg , et un tableau de Matthias Griinewald. Le maître-autel d’Adolphe Dowher, 1522, représente l’arbre généalogique du Christ (figures de pierre

calcaire sur un fond de marbre rouge) en bas-reliefs.

Dans le cimetière de la Trinité, on remarque un gigantesque tilleul et la tombe de Barbe Uttmann (1575) qui inventa l’art de confectionner la dentelle.

A Schwarzenberg (R. 120), 2 8/10 mil.

3 dilig. tous les jours, en 3 h. 10 min., pour 14 sgr.

L'Brxgebirge.

L’Erzgebirge, — les montagnes Métalliques, — est cette chaîne de montagnes qui s'étend du Fichtelgebirge il rElbe en formant les frontières de la Saxe et de la Bohême. Elle a une superficie de 110 mil. carrés et une population d’env. 700,000 hab. Composée de neiss, de granit, de porphyre, de asalte et de riches filons minéraux du côté de la Saxe, de schiste argileux et de terrains calcaires du cété de la Bohême , son côté le plus abrupt, elle renferme des mines d'argent, de fer, de cuivre, de plomb, d’étain, de cobalt, d’arsenic, etc. Ses pentes sont généralement douces et couvertes de forêts. Son sommet le plus élevé est le Fichtelherg (en Saxe) dont les deux pointes ont 1,258 et 1,221 met.

Parmi ses autres sommités on distingue outre le Sonnenwirbel (voir l’Allemagne du Sud) VAuersherg , 1,053 inèt. , près d’Eibenstock , et le JCeiîi)«rg,9ti8mèt. Les principales occupations de ses habitants sont l’exploitation desmines et diverses branches d’industrie ; car le sol y est généralement peu propre à la culture ; il ne produit guère que des pommes do terre. On compte près de 15,000 mineurs. Les mines qui V sont exploitées donnent par année 60,IX)0 marcs d’argent, de

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