MONUMENTS PUBLICS
fi21
Monuments publics de Dresde . .
N’. B. Il est peu de villes où il soit plus facile de s'orienter et de se reconnaître qu'à Dresde; la plupart des monuments publics se trouvent groupés, en effet, sur les deux rives de l’Elbe, mais principalement sur la live gauche, dans un espace très-resserre. On les embrasse, pour ainsi dire, d’un seul coup d’œil.
11 suffira de jeter les yeux sur le plan ci-joint pour s’en assurer. Toutefois, afin de-faciliier les recherches, nous diviserons notre description eu deux parties consacrées, l’une à la rive g. du fleuve, l’autre à la rive dr.
L’Elbe.
Deux ponts traversent TElbe dans l'intérieur de la ville de Dresde : Tun est l’Elbbrùcke , construit de 1727 à 1731, par Pœppelmann, h la place de celui qui existait auparavant ; on l’appelle aussi Auguitusbrücke. En 1813, Davoust en fit sauter une arche pour arrêter les Russes et les Prussiens ; en 1845, une inondation de l’Elbe en détruisit aussi une partie. Tous ces dégâts ont été réparés. Ce beau pont, d’ou Ton découvre une vue charmante et sur lequel les piétons sont oblige's par les agetits de police de prendre le trottoir de droite, a seize arches, 400 met. de long et 14 met. de largo. Sur la troisième pile, on peut voir la hauteur où se sont élevées les plus fortes inondations de TElbe.
A 1,000 pas environ au-dessous de TElbbrücke, on a bâti, de 1849 à 18.52 , un beau pont de douze arches ayant chacune 20 mèt. d'ouverture et long de 447 mèt. Ce pônt, appelé Marienbrücke , a coûté 747,82.5 th.; il sert au passage des piétons et des voitures, mais il est surtout destiné à relier ensemble les divers chemins de fer des deux rives de TElbe.
•V. B. L’embarcadère des bateaux à vapeur se trouve établi sur le quai de TElbe, situé au-dessous de la terrasse de Brühl.
Rive gauche de TElbe.
Quand on se place sur le pont de TElbe, le dos tourné à la nouvelle ville , bâtie sur la rive dr. du fleuve, on a devant soi la vieille ville (Altstadt) dont on embrasse d’un seul regard les principaux monuments ; l’église catholique, le théâtre, le palais du roi , le Zwinger , la terrasse de Brühl , derrit-re laquelle se dresse la Frauenkirche, etc.
La Terrasse de Brühl {Brühl'sche Terrasse) requit d'ordinaire la première visite des étrangers. Cette terrasse, plantée d'arbres, doit son nom aux jardins qu’elle a remplacés pendant la guerre de Sept ans et qui appartenaient au ministre Brühl. On y monte de la place du château par un bel escalier de quarante et une marches, construit en 1814 par le prince Repnin , gouverneur militaire de Dresde. Cet escalier doit être décoré de plusieurs statues ou groupes pour lesquels un concours a été ouvert en 1860. Un autre escalier plus petit y conduit du Neumarktetde la Münz Gasse.
— Elle a près de .500 mèt. de long, et sa largeur varie de 126 à 130 mèt. On y jouit de Tune des vues les plus agréables de Dresde. De beaux et bons cafés restaurants ont été établis sous ses ombrages.
En y entrant, on remarque à dr., de l’autre côté des Klipperstallen, le palais de Brühl (voir ci-dessous', dont la façade principale donne surTAugustus Sir. et dans lequel on peut visiter (voir ci-dessous.
Collections) la collection de Canaletto et de Thiele. Un peu plus loin est l’académie des Beaux-Arts, qui renfermait autrefois la bibliothèque (15,000 vol.'qu’avaitformée à grands frais le comte Brühl.
A ur., près de l’entrée orientale , on remarque, sur une tablette de bronze, le portrait du professeur Thürmer par le professeur Rietschel , dont Tatelier de sculpture occupe, avec l’école d’architecture, un pavillon contigu.
Gii DRKSnE ET SES ENVIRONS. [Route 123.]
Entre l’académie Jes Beaux-.\rts et le Doublettensaal , un escalier descend dans la Münz Gasse. On aperçoit par cette ouverture une partie de la Frauenkirche et du Neuniarkt. Le Doublellensaal, qui a une façade de 85 nièt., sert à des expositions de tableaux , de l'industrie et d’horticulture. A son extrémité E. est le Café Real; plus loin, à l’exiréinité N.-E. de la terrasse, s’élive, sur le bastion Vénus d’où l’on découvre une vue charmante, le Belvédère, restaurant construit en 1842 à la place d'un ancien pavillon. Sur la rive dr.
de l’Elbe , au-dessus de l’hôpital militaire, on remarque dans l’ancien jardin Cosel, le palais où Charles-Maria de Weber composa le Freischütz. Plus loin, en remontant l'Elbe , on voit le bain de Lincke , la propriété Mareolini , la restauration de Felsner, le Waldschlœsschen, TElvsium et le palais bâti sur une colline plantée de vignes par le baron de Stockhausen , etc. ( voir ci-dessous , Promenades et Excursions).
A l’E. de la terrasse, l'attention se porte sur la synagogue, bdtie en 1840, par le professeur Semper ; l’intérieur, construit dans le style oriental, mérite d’étre visité. En face de la synagogue, du 'côté dr de l'Augustusallee, se trouve le jardin botaniqne. renfermant plus de 13,000 espèces de plantes (entrée publique de 6 h. du matin à 10 h.
du soir, pendant l'été) un escalier le relie à la pépinière (arboretum) établie sur une partie de l’ancien jardin Brühl. Enfin , k l’angle des allées Mauriceet Auguste, ei presque en face de l’arsenal, on peut visiter le Morih-Monument, monument élevé à la mémoire de l’électeur Maurice qui fut tué à Sievershausen (1553) en combattant l’électeur de Brandebourg. .Maurice de Saxe y est représenté avec la na'iveté que l’art conservait à cette éiioque, au moment où il remet k son frère Auguste, avant de partir pour la bataille, l’épée électorale. L’artiste a placi’ la Mort derrièrelui. et. pour
rendre le sujet plus clair, il lui a plongé un poignard dans le flanc.
De chaque côté sont les deux femmes des deux princes. Le monument avait été élevé par l’électeur Auguste sur la limite des anciennes fortifications ; quand la ville s’étendit jusqu’à la porte de Pirna, il fut complètement enseveli sous les débris des vieilles murailles condamnées à la démolition. Retrouvé en 1811 , il a été restauré en 1818.
La Hofkirc1ie(église catholique), réunie par une arcade couverte au château royal, s’élève presque en face du pont de l’Elbe , entre les places du Château et du Théâtre.
Elle a été bâtie, de 1737 k 1751, parut! architecte italien. Latour, haute de 90 mèt., ne fut terminée qu’en 1756. L'intérieur, restauré en 1851, n’est guère plus intéressant k voir que l’extérieur. On y remarque toutefois : le tableau du maltve-autel — l’Ascension du Christ — par Raphatd Mengs (ce tableau a coûté 30,000 th.) ; des fresques de Torelli, Ilüiin et Palko, dans les chapelles des quatre angles : la chaire et surtout le bel orgue de Silbe.rmann-Hildebrandt.
La musique de cette église (messe et vêpres , les dimanches et les jours de fête , de 11 h. à midi et de4 k 5 h.), est justement renommée dans toute l'Allemagne. Sous la sacristie se trouve le caveau de la maison royale.
Le Château Royal (Eœnigl. S chloss ou Georgenburg), qui, vu du dehors, ressemble trop peu hune résidence royale, a été bâti k diverses époques. Du milieu de l'aile septentrionale s’éli ve le Schlussilmrm, qui a 700 met. au-dessus du pavé de la rue, et d’où l’on découvre une belle vue. Les appartements royaux sont richement meublés.
Ils méritent surtout d’être visités k cause des belles fresques que Bendemann a peintes dans la salle du Trône : les diverses conditions de la vie, ses occupations et ses travaux du berceau k la tombe ; des héros et des grands hommes ;
[Route 123.]' MONUMENTS PUBLICS. 623
et quatre ('■pisodes de l’histoire de Les représentations ont lieu tous l’Allemagne : l« U or dre des paysans les jours (pendant l’été, deuxfois (Henri l'^l'Oiseleurprend 1 paysan par semaine au bain de Lincke). sur 9 pour fonder des villes); On commence à 6 h. 1/2 en été, et 2® l’ordre des citoyens (Henri bâtit à 6 h. en hiver. La troupe est gédes murs de pierre autour de (juel- néralement bonne. Amphithéâtre, gués villes déjà existantes et il en 1 th.; cercle (entre le parterre et fonde d’autres) ; H" Vordre de la no- l’orchestre), 20 ngr.; parterre, blesse (victoire de Henri sur les 10 ngr.
Hongrois à Merseburg) ; 4“ l'ordre Derrière le théâtre, entre cet édiecclésiastique (Henri marche avec fice et le parc du Zwinger, s’élève son armée contre les Danois, qu'il la statue en bronze de 'Weber, modéfait et qu'il force à embrasser delée par Rietschel (11 oct. 1860). le christianisme). La salle de hal Le compositeur est représenté est ornée de peintures dont les dans l’attitude de la rêverie, la sujets sont empruntés à la mytho- tête levée vers le ciel; il tient logie et à la vie privée des Grecs dans sa main droite une rose et anciens. L’oracle de Delphes et une branche de chêne; la gauche les mystères d’Eleusis ; — les noces s’appuie sur un pupitre. Sur le de Thétis et de Pélée ; — le Triom- piédestal de granit rouge sont phe d'Apollon etdeBacchus; — Le gi^vés les noms de ses chefsmariage d’Alexandre et de Ro- d’œuvre.
xane, etc. etc. — N. B. Les nppar- La Eœnisgswacbe ou Haupttements royaux sont montrés aux wache (corps de garde); située à étrangers par le Beftmeisterou lîett- l’O. du château, a été bâtie en schseiber royal. * 1831, d’après le plan de Schinkel.
Le Grüne Getcaelbe (voir ci-des- T. lesj. à midi, on peut y voir sous. Collections) se trouve dans relever la garde et entendre la le rez-de-chaussée de l’aile sep- musique militaire, tentrionale du château. Sur le côté O. de la place du
Le Théâtre { SchauspiHhans) a Théâtre s’élève le Zwinger, qui été bâti, de 1838 à 1841, d’après les renferme la majeure partie des dessins de Sempcr, et inauguré le collections artistiques ou scienti- 12 avril 1841. C'est une des plus fiques de Dresde. Le Zwinger fut belles salles de spectacle que pos- commencé parle roi .\uguste II sède l’Europe. On remarque à l'ex- en 1711. Dans l’intention de son térieur, près de l’entrée prlnci- fondateur, il ne devrait être que le pale : les statues de Goethe et de vestibule ou la cour d'entrée d’un Schiller (assis), et celles de Gluck palais dont la construction n’a jaet de Mozart (debout) par Riet- mais été entreprise. Sa façade schel ; du côté de l’Elbe, Molière principale se trouve située sur (assis) , Aristophane (debout); du 1 Ostraalle. Il se compose d'une côté du muséum, Shakspeare (as- simple galerie oblongue, couverte sis), Sophoc/^(debout). Ces quatre en terrasse, avec quatre grands dernières sont du prof. Hœnel. pavillons aux quatre angles, et Une coinpositjon allégoritiue, par deux pavillons plus petits au mi- Itietschel, représentant la puis- lieu des deux petits Côtés. Le pasance do la musique, ornelefron- villon de l’angle S. -O. sert de ton qui regarde le musée; celui « salon mathématique et d’ohserqui fait face à l’Elbe est décoré vatoire; » celui du S.-E. était le d’une scène des Ëumémdes d’Es- vestibule de la salle de l'Opéra, chyle, par Rietschel. L’intérieur, bâtie en 1718 et incendiée penqui offre un aspect plus étrange dant l’insurrection de mai 1849, qu’agréable , peut contenir de avec une grande partie du Zwin- 1,700 à 1,800 spectateurs. Le rideau ger. Quatre jets d’eau jaillissent principal a été peint par Hübner. dans la cour qui, pendant l’été,
624 nRESDK ET SES ENVIRONS. [Route 123.
est garnie de beaux orangers, et oii l’on a érigi'-, en 1813, une .ïtafiie en hrouze (\)SLr Rietschel, le piédestal est de Semper) à Frédéric- Auguste le Juste, mort le 5 mai 1827. L’architecture de ce bizarre édifice est d'un goût équivoque.
La partie du Zwinger qui a échappé aux llanimes de l’insurrection renferme le musée d'histoire naturelle, le musée historique, le salon de mathématiques et de physique et la collection des modèles (voir ci-dessous Collections). — Près du pavillon du N. -O. se voient les restes d’une grotte appelée Nymphenbad, détruite en partie lors du bbinbardement de 1760 et re.staurée en 1857.
L’aile du Zwinger appelée le Museumsgebæude a été commencée en 1847 sur les plans du professeur Semper et terminée par Hœhnel en 18.57. Elle a 135 mèt.
env. de long, 30 mèt. de large, et 25 env. de haut, sans la coupole.
On y a réuni la galerie de tableaux, le enbinetd’estampes etdedessins, le musée Mengs et les pliltres des marbres d’Elgin (voir ci-dessous.
Collections).
En face de la partie incendiée du 'Zwinger et à côté du palais royal, se trouve le Prinzen-palais {palais des Princes), bâti de 1715 à 17.56, et complètement restauré en 1813 et 1844. Ce palais, habité en hiver par le prince royal, contient une chapelle catholique avec d'intéressants tableaux(celui daPeschel surtout), un observatoire, le salon de famille avec le portrait des ancêtres des maisons de Saxe et de Bavière, etc. — N. li. En l’absence du prince l’intendant vous montre le palais.
Le palais des archives, en face du palais des Princes, bâti en 1068, après avoir souvent changé de destination, fut restauré dans sa forme actuelle en 1804. Il contient plus de 40.000 documents.
La Sophienkirche, voisine du palais des Princes, a, été construite de 1351 à 1357 et restaurée en 1831. Elle appartient au culte évangéli-
que et renferme un certain nombrede monunientsfunéraires. L’orgue est de Silbermann ; il a coûté 2,500 th.
A peu de distance de laSoiihienkirche, à l’extrémité de l’Ostraallee, s’ouvre le Wilsdrufferplutz, une des plus belles places de Dresde, sur le côté g. de laquelle on a bâti en 1831, l’hôtel des Postes, et presque au milieu de laquelle s'^élève, depuis 1844, l’obélisque appelé le Gutschmidtsche Brunnen, ou la colonne du Choléra, parce qu’elle a été construite aux frais d^un M. de Gutschmidt pour rappeler que Dresde fut épargnée par le choléra lors de la première invasion en Europe de cette terrible maladie. Ses quatre statuettes représentent sainte Elisabeth, Wittekind, saint Boniface, l’apôtre de l’Allemagne, et saint Jean- * Baptiste.
Les autres édifices public^ de cette partie de Dresde qui se trouve située sur la rive g. de l’Elbe sont ;
l,' Altstædter Rathhans , sur la place du Vieux-Marché (A îtmarfct), bâti de 1741 à 1745 ;
Le palais de Brühl, dans l’AugustusStr., près du ministère des finances. De chaque côté de' la porte d’entrée principale sont deux statues du célèbre sculpteur Mattielli, représentant la Science et la Vigilance. Les pendants de ces statues. Flore et Méléagre, sont placés à l’entrée de l’escalier principal. — Ce palais, construit en 1737, a coûté des sommesénormes au trop prodigue favori et au ministre d’Auguste 1 1 1. Il a été habité pendant la guerre de ’frente ans par Frédéric II, en 1813 par les généraux Régnier et Davoust, par r empereur Alexandre, par le viceroi de Naples, et enfin de 1813 à 1815 par le prince russe Repnin.
Depuis il a servi à des conférences politiques. L’intérieur, récemment restauré, est habité par la reine douairière Marie, et contient les collections du feu roi F rédéric- Auguste II, dont la statue de
[Roütk 123.1 MONUMENTS PUBLICS. 625
bronze, par Hæbnel doit être bientôt inaugurée ;
La Frauenkirche, également sur la place du Nouveau-Marché (Neumarkt), une des plus belles places de Dresde où se trouvent groupés :
les hôtels de Saxe, de la ville de Rome et de la ville de Berlin. Commencée en 1G26, cette église fut consacrée en 1734, et achevée en 1715. Sa coupole voûtée a résisté aux bombes de Frédéric II en 1760. Son belvédère, élevé (le près de SO mèt.
au-dessus du niveau de la place, offre une jolie vue sur Dresde et ses environs (pourboire, 20 sgr.) L’orgue est de Silbermann. 11 a 6,000 tuyaux et 43 registres. Les catacombes, situées au-dessous de l’église, renferment 350 tombes murées ;
L'arsenal, bâti de 1559 à 1563, et restauré en 1750. Ce fut autrefois un des plus grands arsenaux de l’Europe. La plus grande partie des curiosités qu’il renfermait a été tr.snsférée dans le musée historique (voir ci-dessous. Collections). C'est sur la place de l’arsenal que commença la terrible insurrection de 1849;
L’Académie de médecine et de chirurgie, dans le palais de Courlande, bâti en 1728 en face de l’arsenal;
Le Landhaus. bâti en 1775, et où siègent, dans les sallesdu 1"' étage, disposées à cet effet en 1831, les deux Chambres saxonnes. Ce bâtiment contient en outre divers établissetnents publics;
Le Uewandhaus (la balle aux Draps) sur lu place du môme nom, renferme le.?ecomi théâtre (pendant la saison d’hiver) et une vaste salle de g}’mnastique. En 1849 on y enferma les prisonniers insurgés ;
La Kreuzkirche, l’église paroissiale de Dresde (près de l’.âltcmarkt), consacrée en 1198. Sa tour actuelle a remplacé celle que les bombes prussiennes avaient détruite en 1760. Les fonts baptismaux, en marbre, ont été exécutés par Gremly, d’après les dessins deCasanova. Le tableau de maître
autel par Schœnau est très-contesté.
Trois faubourgs, ceux de Pirna, de See et de Wilsdruffer et une ville, la Friedrichsstadt, entourent l’Altstadt.
Le faubourg de Pima iPirnaische- V orstadt) s’étend de l’Elbe à la Bürgerwiese. 11 contient la Jo/ianniskirche et le Johanniskirchhof, le Waisenhaus et la Waisenhauskirche ; et le palais du prince Jean, appelé aussi palais d’ilnfoùie et situé dans la Lange Gasse qui aboutit à la Bürgerwiese.
Le faubourg See, qui doit son nom à un ancien lac aujourd’hui desséché, s'éterfd de la Bürgerwiese â la place Wilsdruffer. 11 n’a rien d’intéressant piour un étranger.
Le faubourg Wilsdruffer, le plus ancien des faubourgs de Dresde, est habité par les classes pauvres.
On y remarque l'hôpital Saint-Jacques, V Annenkirche, le Materni-hospital, beaucoup d’autres institutions charitables ( instituts des aveugles et des sourds et muets) et le Schiessliaus.
L'OsIraallee conduit de la place Wilsdruffer au pont de F'rédéric.
On y remarque : le Lngenhaus (hôtel des Francs - Maçons), bâti en 1838 dans le style byzantin, par l’architecte Hœrnig) les sphinx de l'entrée et les bustes du second étage sont de Uietschel); l’Orangerie, construite en 1841: et enfin le palais du prince Maximilien.
La Friedrichsstadt ou la ville de Frédéric se trouve située derrière le chemin de fer de la Saxo et de la Bohême, entre le faubourg Wilsdruffer et l’Elbe. Le beau viaduc du chemin de fer domine le pont Frédéric q^ui y conduit. Elle s'appelait auirelois Ostrowe ; on la nomma ensuite Ostra, puis Ncustadt-Ostra, puis enfin vers 1724 Friedrichsstadt. On y remarque ; le buste du roi .Antoine {•!• 18,36; par Uietschel ; le séminaire normal royal ; l'institut des Francs-Maçons ; l’église de la ville, bâtie de 1728 à 1730; la métairie royale Ostra; le cimetière catholique où Weber est
626 DRESDE ET SES ENVIRONS. [Route 123.1
enterré, etlo nouvel hôpital de la ville établi dans l’ancien palais MarcoUni. Ce palais, commencé par le ministre Brühl, fut achevé par le comte Marcolini. L’architecte KnœfTel en avait dessiné les plans. L’intérieur en était décoré avec un luxe extraordinaire. Naoléon l’a habité en 1813. Lesjarins renfermaient une cascade artificielle construite parMattielli (on en voit encore une partie) qui avait coûté plus de 100,000 th. La ville en a fait l’acquisition pour y établir un hôpital qui a été ouvert en 1849 et ou 1..Ô00 malades environ reçoivent chaque année tous les remèdes et tous les soins nécessaires.
On appelle Grosses Ostragehæge l’espace compris entre la Friedrichsstadt et l’Elbe et couvert de prairies, de champs et d’allées de tilleuls; le Kleine Ostragehæge se trouve situé entre le chemin de fer et l’Altsdadt.
Rive droite de l'Elbe.
Au delà du pont de l’Elbe on remarque, en entrant dans la Neu- Stadt, le Narrenhaus, maison qui, selon la tradition, doit son nom à un fou de la cour, et à g. le Blochhatis, bâti en 1732 pour la défense du pont. La façade principale de ce bâtiment, où se trouve actuellement établie la chancellerie du ministère de la Guerre, donne sur la place du Marché, ornée nu milieu de la statue équestre de Frédéric-Auguste le Fort, mort en 1733, par Wicdemann.
.Sur la |)lace du Marché vient aboutir la Haupt Str., appelée aussi Allee Str., qui conduit au Bautznerplatz, d’où partent, en formant 1 éventail, les principales rues do la Neustadt. On remarque dans cette belle rue plantée de tilleuls ['hôtel de ville (17')8); l’éÿN.fe delà rrmi(«(1732-1739; ; les casernes (1732). Dans la partie de la ville qui s’étend sur la dr , en se dirigeant du pont au Bautznerplatz.
on trouve groupés, à peu de distance. d’autres casernes, ['hôpital
militaire, l'Ecole militaire royale, la maison de détention, les magasins militaires; à g. est le Collegienhaus qui contient le ministère de la justice, la haute Cour d'appel et la Cour d’appel. Aucun de ces bâtiments ne mérite une visite; mais tous les étrangers devront aller voir dans la partie située à g., entre le Blockhaus et le chemin de fer de Leipsick, le Palais Japonais, car ce palais, bâti ou plutôt rebâti de 1715 à 1730 par Auguste le Fort, est l’un des plus beaux palais de Dresde; un charmant jardin l’entoure et , comme l’indique l’inscription: Muséum 'Usui puolico païens, il renferme actuellement les collections publiques suivantes : la galerie des antiques , la bibliothèque et la collection de porcelaine et de terres cuites (voir ci-dessous. Collections).
Derrière la nouvelle ville s’étend l’Antonstadt, ville naissante qui ne porte ce nom que depuis 1835, et qui n’a rien d’intéressant.
Musées . — Oollections.
Des nombreuses et belles collections de Dresde, celle qui mérite sans contredit la première visite d’un étranger est la célébré galerie de tableaux (Gemældegalerie). Cette galerie occupe aujourd’hui le premier étage du Musæumsgebæude.qui forme une aile du Zwinger. Elle est ouverte au public, les mardis, jeudis et vendredis, de 10 h. à 4 h., les dimanches et fêtes de 12 h. à 3 h. Les lundis et mercredis de 10 h. à 4 h., on paye 5 ngr. d’entrée, le samedi 15 ngr.
. Au commencement du xix' siècle, une seule collection publique pouvait rivaliser avec le musée du Louvre, la galerie de Dresde.
Alors n’existaient ni le museo del l'atifano à Rome, ni le museo degli Studj à Naples, ni l’Accadenit'a delle Belle Arti à Venise, ni le museo del Hey de Madrid, ni la Pinacothèque de Munich, ni la Gemælde-Sammlung de Berlin, ni la Mational Gallerii de Londres ; et les collections
■ — .h.hhl
lû ’ 1 1 *' • —
•“TR! D 1 IV |li
tu 1 i; 1 is
islïolîil •'”1