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mil. Bischofstiierda, V. ind

(toiles, draps), d’env. 3,400 hab., incendiée les 20 et 21 mai 1813, îi la suite d’un combat que s’y livrèrent les Français et les Russes.

Au sortir de Bischofswerda on franch'it un vallon verdoyant sur un beau viaduc , l’on s’enfonce dans une profonde tranchée taillée en plein roc et on contourne la base de collines boisées. Deux stations, Demitz et Seitschen. sont établies entre Bischofswerda et Bautzen. Avant d'atteindre cette ville, on traverse laStprce et le vallon qu’elle parcourt sur un magnifique viaduc composé de 6 grandes arches en plein cintre et de 6 arches plus petites.

7 5/10 mil. Bautzen (Hét.: Bamm.

Adler, Traube, Krone, Sonne. Hoss), en wende Budissin, le chef-lieu de la haute Lusace (Ober - I.ausitz), pittoresquement située a 180 mèt.

sur la .Sprée, encore entourée de vieilles murailles, V. ind. (draps, cotonnades, toiles, papeterie), d’env. 11,000 hab. L'e'glise de Saint- Pierre sert aux deux communions, l.es états de la province tiennent leurs séances dans le Stxndehaui.

L’ancien château royal d'Ortenberg, fondé en 9.")8 par Othon le Grand, est actuellement la résidence des autorités du cercle. Parmi les autres édifices publics on y retnarue : le the'âtre, VhtUel de ville, la aile a\ix draps, les casernes (184-1), et surti>iu le nouveau séminaire protestant , grande construction néo-gothique élevée non loin de la gare, sur le flanc de la colline, etc. I.e faubourg Seidau (Zidow), situé sur la rive g. de la Sprée, est presque entièrement habité par des Wendes.

On peut visiter à Klein-Welke (N.' une colonie de frères moraves. La hauteur de Salzfœrtsgen (45 min.) offre le plus beau panorama des environs. Les bains ferrugineux de Marienborn, près du couvent de Marienstern, le h'tldschlœsschen et le Proitschenberg , sont d’agréables buts de promenade.

Fondée en 807, Bautzen n’était encore qu’un bourg du temps de •Henri I"'. Le margrave Sobieslas la fortifia et l'empereur Frédéric !"■ en fit la capitale de la province. Elle fut assiégée dans les guerres des hussites , do Trente ans et de Sept ans ; mais l’événement historique auquel son nom resta surtout attaché , est la bataille qui s’y livra les 20 et 21 mai 1813. Après deux jours d'une lutte acharnée, les Russes et les Prussiens durent battre en retraite devant Napoléon. « C'était encore une belle victoire, dit un historien contemporain; mais une victoire aussi peu fructueuse que celle de Li'itzen : l'ennemi avait perdu 18,000 h. ; mais il en avait fait perdre aux Français 12,000. Il se retirait en bon ordre, brûlant ses villages , ravageant toute la route, faisant résistance à chaque ruisseau, à chaque ravin. Il fallut enlever en combattant Weissenberg, Schoppen, Keichenbach, et au delà de ce dernier village, on retrouvaencore les ennemis postés en arrière. « Comment! s’écria Napoléon . après une telle boucherie, aucun résultat! pas de

firisonniers! Ces gens-là ne me aisseront pas un clou ! » Kt comme il ordonnait à Ney de

fiousser jusqu'à Gœrlitz, un bouet perdu tua à côté de lui le grand maréchal Duroc et le général du génie Kirchner. »

Duroc, transporté dans une maison du v. de Markersdorf, ne survécut que quelques heures à sa blessure. Napoléon , que cet événement avait navré de douleur, acheta cette maison et chargea le pasteur du village de faire poser à la place du lit où Duroc avait

668 DK DRESDE A BRESLAU. [Routk 131.]

rendu le dernier soupir, une pierre avec cette inscription :

Ici, le général Duroc, duc de Frioul, Grand maréchal du palais de l’empereur Napoléon,

Frappé d'un boulet,

Expira dans les bras de sou empereur et de son ami.

A 30 min. env. de la station de Pommritz, on aperçoit sur la droite le clocher de Hochkirch (Hôt. :

Xæcker), v. près duquel le 14 oct.

1758, se livra une des plus sanglantes batailles de la guerre de Sept ans. Uette bataille eut lieu la nuit. Le général en chef de l’armée autrichienne, Daun , surprit dans son camp l’armée prussienpe, commandée par Frédéric II en personne. La présence d’esprit de Frédéric II sauva son armée d’une destruction complète; mais elle fut battue après avoir essuyé des pertes considérables. Le maréchal Keith resta parmi les morts. Réveillé en sursaut par les premiers coups de feu, il s’était armé à la hâte pour courir au plus fort de la mêlée. Malgré une ülessure dangereuse qu’il avait reçue dès le début de l’action, il persistait à rester sur le champ de bataille, et il ralliait autour de lui ses soldats dispersés lorsqu'un boulet autrichien termina son aventureuse carrière. Son frère , le comte maréchal, lui a fait élever un monument dans l’église de Hochkirch ; mais ses restes mortels ont été transportés à Berlin et ensevelis dans l'église de la garnison. — A 6 kil. env. de Hochkirch s’élève le Czorneboh ou Mont du Diable (572 met.), dont la tour offre une belle vue. L’on peut aller en voiture jusqu’à U’utsc/iie (15 sgr.) et de là en 45 min. au sommet, où l’on trouve une bonne auberge ; on y embrasse d’un coup d’œil la haute Lusace et les montagnes de la Suisse saxonne, de la Bohême et du Riesengebirge. Le bloc de granit situé au pied de la tour passe pour un ancien autel VVende.

On franchit entre Niethen et Kupprilz une profonde vallée sur un pont élevé, avant d’atteindre 10 4/lü mil. Lœbau (Hêt.; Lamm, Stadt Dreslati, Restaurant de la Gare), en vvende Lubij, V. de 4,100 hab-, située sur la rive dr. de I la rivière qui porte son nom. Les I députés des six villes de la Lusace se sont réunis pendant cinq siècles, de 1310 à 1814, dans son nêtel de ville. Elle possède une église wende.LaLusacecompte parmi ses habitants au moins 50,000 Wendes ou .Slaves qui diffèrent des Allemands proprement dits par leur [langage, leur costume et leurs ! mœurs. En 1855, on a construit I sur le Lœbauherg qui domine la vill’e, une tour byzantine en fer de 27 mèt. de hauteur, appelée tour Frédéric-Auguste. Un escalier tournant de 119 marches conduit sur la plate-forme d’où l’on embrasse une vue étendue.

A Herrnhut, Zittau et Reichenberg, R. 132.

Au delà de Lœbau, on franchit un ruisseau sur un beau viaduc de 7 arches, puis encore un autre i ruisseau sur un pont très-élevé.

Après s’être arrêté à la station de Zœèlifi , dominée par une colline couverte de sapins etde bouleaux, on sort de la Saxe pour entrer en I Prusse.

! 17 7/10 mil. Reichenbach (Hôt.

Sonne), V. de 1,300 hab. dans les environs de laquelle une simple pierre (1840) sur laquelle on lit les noms de Duroc et de Kirchner indique l'endroit où un boulet russe tua ces deux généraux, le 22 mai 18l3 (voir ci-dessus Bautzen). On s’arrête ensuite Ix Markersdorf, puis à Landskrone, où l’on remarque, à dr. , une montagne basaltique, haute de 433 mèt. au-dessus de la mer, 240 mèt. au-dessus de la Neisse, — la Landskrone, — dont le sommet (1 h. de Oœrlitz), couronné d'une auberge et d’une tour, offre un panorama étendu.

13 6/10 mil. Gœrlitz {Hàt.iRheinischer Hof, Preussischer Haf, Krone,

[Route 131.] GŒKLITZ. 669

Hirsch), le chef-lieu de la province prussienne de la haute Lusace, est une V. de 23,000 hab., située sur la pente d’une colline à la base de laquelle coule la Neisse. F'ondée par le duc Sobieslas, elle apartenait, en 1253, aux margraves O Brandebourg. Au xiv' siècle, elle fut réunie à la Bohème. Détruite en 1129 par les hussites, elle avait été fortifiée en 1471. Mais en 1636 Wallenstein s'en empara de vive force. En 1757, le général de Wintcrfeld , le favori de Frédéric II, y perdit, contre les Autrichiens, une bataille qui lui coûta la vie. En 1812, on lut a élevé un monument à l'endroit où il tomba mor tellement blessé. En 1813 elle fut souvent le quartier général de Napoléon. Depuis 1815 elle appartient àla Prusse. Ses vieilles portes surmontées de tours, scs maisons anciennesaux sculptures de pierre, son hdtel de ville avec les armoiries du roi Matthias , témoignent de son antiquité. Elle possède d’importantes fabriques (laines, draps, teintureries), deux arsenaux, un tribunal urbain, un tribunal rural, un tribunal criminel, une maison de détention, un gymnase évangélique, deux bibliothèques et d’intéressantes collections appartenant à la Société scientifique et à celle des naturalistes de la haute Lusace , etc.

Parmi ses édifices publics on peut visiter : l'eglise de Saiitt-Pierre et de Saint-Patil, bâtie de 1422 à 1497.

Elle a 84 mèt. 50 c. de long, 47 met. de large, 28 mèt. 33 c. de haut. Ses cinq nefs sont éclairées par 38 fenêtres. Sa chapelle souterraine, la chapelle de Saint-Georges , creusée dans le roc, date de 1317. On y remarque surtout l'orgue, un des plus grands qui existent (3,270 tuyaux et 57 registres'), la chaire, l’autel, la grosse cloche; — la Fratienkirche , 14,58-1473, avec un portail artistement sculpté; — le nouveau théâtre, construit près du Kaiserstrutz , ancien bastion qui sert de corps de garde et d’arsenal; sur la place s’élève depuis 1858 un

monument en l’honneur du bourgmestre Damiani, le promoteur des embellissements de la ville. — L’hôtel de ville de 1488, de la tourelle duquel on embrasse une vue étendue ; — dans le faubourg Saint Nicolas, au N. -O. de la ville, le Saint- Sépulcre, construit de 1480 à 1489, par un bourgmestre de Gœrlitz, nommé Emmerich, qui avait fait tout exprès, avec un architecte et un peintre, le voyage de Jérusalem, pour pouvoir, au retour, imiter dans son pays le tombeau du Sauveur. On voit son portrait dans l’église voisine.

Sur la belle promenade {Park- Anlage), devant le Weberthor, s’élèvent le nouveau palais des Btats {Stiendisches Landhans), bel édifice dans le style gothique, et Véglise catholique construite en 1853 d’après les plans de Soller, ornée de vitraux peints par Scheinert et d’un beau retable (saint W’enceslas, par Zimmermann.)

Le Jardin Held, le Wilhehnsbadj le Schiesshaus,\e Mühlberg, les Kœnigshainer et surtout la Landskrone (voir ci-dessus), sont les principales promenades des habitants de Gœrlitz. On peut aussi visiter le Hohberg, près Hennersdorf, 'dO min., où s’élève le monuinentdu général prussien Wintcrfeld , tué à cette place le 7 sept. 1757. — De Gœrlitz on voit les premiers chaînons du Riesengebirge.

A Prague, voir V Itinéraire de l'Aile- ' magne du Sud.

De Ooerlits à Kohlfurt.

3 7/10 mil. Chemin de fer, 4 conçois par jour, trajet en 45 min., pour 23 sgr., 17 sgr., 11 sgr.

En quittant la station de Gœrlitz on traverse la vallée de la Neisse sur un viaduc de 30 arches , de 500 mèt. de long et de 37 mèt. audessus du niveau de la rivière, un des plus beaux ouvrages d'art qui aient été exécutés jusqu’à ce jour sur les chemins de fer allemands.

On suit la rive dr. de la Neisse

jusqu’à la station de Penzig, d’où, quittant la direction N., on prend la direction E., puis celle du IS.-E.

en approchant de y '7/10 mil. Kohlfurt, où l’on rejoint la grande ligne de Berlin à Breslau (voir R. 116).

De Kohlfurt à Breslau.

17 7/10 mil. 3 convois par jour, trajet en3b. 45 min., pour 3 th. 16 sgr., âth. 21 sgr., 1 th. 23 1/2 sgr.

Voir la R. 116, pour la description de cette ligne.

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