DE BAUTZEN A REICHENBERG
11 1/10 mil. Chemin de fer. 3 convois tous les jours, en 3 h. 20 min.
2 9/10 mil. de Bautzen à Lœbau, voir R. 1 16 (3 convois tous les jours, en 25 min. pour 15, 12 et 9 ngr.).
De Lœbau à Zittau.
4 6/10 mil. Chemin de fer ouvert en 1848. 3 convois tous les jours ; trajet en 1 h. 5 min., pour 15, 12 et 9 sgr.
A Lœbau l’embranchement du chemin de fer se détache de la ligne saxo-silésienne pour se diriger au S. On passe à Nieder-Kunnemdorf avant de s’arrêter à
2 mil. Herrnhut (Hùt. : Gemeindeîogts), la colonie mère de la secte des Herrnhuter ou frères moraves. Cette colonie dut son origine aux protestants chassés d'Autriche (Moravie), de 1721 à 1725, par les persécutions des jé-suites. Un noble saxon, le comte Zinzendorf, les accueillit près du v, de Berthelsdorf, sur ses terres, dont il leur concéda une partie. Il devint, plus tard, le véritable fondateur do la secte. Près de la grande roule , au milieu d’un bois transformé en promenade, un monument désigne l’emplacement oit le jtremier arbre tomba sous la cognée en 1722, car, avant que les frères moraves l’eussent défriché , ce pays où ils s’établirent était une immense forêt. La colonie nais-
[Routk 132.]
santé prit son nom {Hermhut, « la garde du Seigneur ») d’un passage du psaume lxxxiv « Ich will der ïhür hüten in meines Gottes Hause, t (je veux garder la porte dans la demeure de mon Dieu).
C'est actuellement une petite V.
de 1,000 hab., remarquable par sa propreté, son calme, son industrie, sa prospérité, entourée de champs bien cultivés, car les bois ont à peu près disparu complètement.
C’est le siège d’un évêché et le centre du gouvernement et du commerce de la secte, qui compte plus de quarante établissements dans les différentes parties du monde.
Les frères moraves professent les doctrines de la confession d’Augsbourg, mais ils ont en outre de grands rapports avec les quakers ; seulement, ils aiment beaucoup la musique et ils tolèrent la danse. Chaque congrégation particulière est distribuée en chœurs, déterminés par les différences d’état, d’âge et de sexe, et dirigés par un président. Il y a les chœurs des hommes, des femmes, des veufs et des veuves, des garçons et des tilles, subdivisés en diverses classes. On distingue les filles, les femmes et les veuves, par la couleurde leurruban. A Herrnhut, le ruban des filles est rouge foncé ; celui des femmes non mariées, rose; celui des femmes mariées, bleu ; celui des veuves gris ou blanc Les frères moraves se marient toujours dans leur secte. I.’éducation phj'sique et morale des enfants est parmi eux l’objet des soins les plus constants et les plus compliqués. Un morave ne peut léguer ses immeubles qu’à des membres de sa secte, à moins que le conseil des anciens n’en ait décidé autrement; il a besoin également de l’autorisation des anciens, soit pour vendre sa maison et ses terres, soit pour prendre à son service des domestiques qui n’appartiendraient pas à la secte.
Entre eux les moraves terminent toutes les difficultés par un arbi-