‹ Itineraire descriptif et historique de l'AllemagneChapitre 302 sur 328 · I. De Bunziau à Hirschberg · texte numérisé non relu

I. De Bunziau à Hirschberg

J. De Gœrlitz à Hirschberg.

K. De I.andeshut à Hirschberg, par Schmiedeberg.

De Schmiedeberg à la Schneekoppe.

De Hirschberg à Warmbrunn.

N. De Warmbrunn à la Schneekoppe, par le Kynast.

O. De Warmbrunn à Schmiedeberg, par .Stonsdorf, le Prudelberg et Fischbach.

P. De Zittau à Flinsberg, par Friedland, Liebwerda et Tafelfichte.

Q. De Flinsberg à la Neue Schlesische Baude, par les Ilochsteine, le Kochelfall et le Zackenfall.

R. De la Neue Schlesische Baude à la Schneekoppe, par TElbfdll et les Schneegruben.

A. De Freibarg à FUrstenstein et Balxbrnnn.

1 l/l mil. 3 omnibus par jour (en été), trajet en 1 h. 1/4 pour? 1/2 sgr.

La route de Freiburg à Fürstenstein gravit une pente assez rapide. En se retournant de temps en temps, on jouit de beaux points de vue sur la vallée; en face, on aperçoit la chaîne de montagnes ue domine l'Ochsenkojjf. A 1 h.

e Freiburg, on trouve, a dr., une avenue qui conduit à une maison de campagne, d'où l'on descend, quand on est à pied, par de jolies plantations, riches en points de

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vue, dans le Fürstensteinergrund ; on appelle ainsi une vallée boisée arrosée parle Hœllenbach et resserrée entre des rochers qui ont plus de 100 mèt. de hauteur; on dirait un immense cratère. Après avoir tourné à g. dans cette vallée, on ne tarde pas à trouver un chemin qui monte à VAUe Burg (auberge), château moyen âge construit au commencement de ce siècle et contenant de vieux tapis, de vieilles armes, des portraits de famille, le lit de campagne de Frédéric II, etc. Le 3 août 1800, seize nobles silésiens y donnèrent un tournoi en l’honneur du roi Fredéric-Guillaume III et de la reine Louise, qui distribuèrent les prix aux vainqueurs. — N. fl. (Pour visiter le château on donne un pourboire de

10 sgr. quand on est seul, et 5 sgr.

par personne, si l'on est plusieurs). De l’Alte Burg il faut redescendre par le même sentier pour gagner par le Fürstensteinergrund et le chalet, appelé Schweizerei (auberge), le très-vaste château de Fflrstenstein, qui, dominé par sa haute tour, couronne une éminence transformée en

arc. Ce château, qui se compose

e deux parties, l’iine du xii' siècle, l’autre du xvi', appartient au comte de Hochberg, prince de Pless, le propriétaire de Freiburg et de Salzbrunn. L’intérieur, assez pauvrement meublé, contient une bibliothèque d’env. 40,000 vol., une galerie de tableaux CTeniers, v. Ostade et Wouwermann? ) et un cabinet de médailles et d’histoire naturelle. Ces curiosités, dont la visite n’exige pas moins de 2 h., n’ont rien de bien remarquable.

On fera mieux de monter sur la tour, d’où l’on jouit d’une vue délicieuse sur les premiers chaînons du Riesengebirge et sur la plaine de l’Oder jusqu'à Breslau.

11 faut env. I h. 30 min. à pied, ou 45 min. en omnibus, pour aller de Fürstenstein à Salzbrunn.

On peut descendre par les jardins du château.

1 1/4 mil. (do Freiburg) Salz-

brunn (Hôt. : l" rang. Cursdal, Preussische Krone , EUsenhof. — 2' rang. Schicert, Kronprinz, Kai^ serkrone), v de 2,000 hab., situé sur le Salzbach, long d'env. 1 h.

et divisé en trois parties: Ober^ Millel et UnUr Sahbrunn. Il n’a rien d’intéressant pour un étranger, mais ses sources alcalines, efficaces surtout dans le traitement des maladies de poitrine, y attirent tous les ans env. 2,800 malades. On y fait aussi la cure de petit-lait. Le Cvrsaal, récemment reconstruit et orné d’un portique à colonnes, est le rendez-vous des baigneurs, le matin de 6 à 8 h. et vers le soir aux mêmes heures.

Le théâtre date de 1837. Une colonnade dorique de 100 mèt. relie VOberbrunnen à l'EUsenhalle. En général le séjour de Salzbrunn est très-cher, eu égard surtout au peu de confortable que l’on y rencontre. Le pare et les plantations qui entourentrElisenhœhe,l’Anna/iœàe avec sa tour récemment construite (Annenthurm), la FriedrichshŒhe, le Brunnenhof, le Wiesenhavs, le Pappelhof, offrent d'agréables promenades aux baigneurs.

De Salzbrunn, on monte en 30 min. à la Wilhelm shœhe, qui offre une belle vue sur Breslau, la Schneekoppe et une partie du Riesengebirge. L’ancien médecin des eaux de Salzbrunn, le docteur Zemplin, y a fait élever une tour moyen âge. On y trouve aussi une bonne restauration. De cette hauteur on peut descendre en 20 min.

à Altwasser (Hôt. : WinUer, Emestinenhof. Villa nuova. — Restaurants : Schu-eizerei, Brauerei), v.

situé sur le chemin de fer de Waldenburg (voir R. 13.5) et possédant une source d’eau minérale ferrugineuse qui attire moins les baigneurs que sa charmante situation au milieu de montagnes couvertes surtout de pins. On y remarque l'ancienne et la petite maison de bains ; la nouvelle maison de bains ornée d’un portique et d’un frontispice supporté par 6 colonnes corinthiennes; le château rebâti à

;ri7f i: r / (ion^lf

[Route 136.] LA KIENSBURft. -

neuf depuis l’incendie de 1838 ;| une maison de conversation etc. Tous ces bâtiments peuvent recevoir des baigneurs. Les promenades avoisinantes sont l'-tie, derrière le château ; la Renardshœhe (avec une maisonnette qu’y fit construire la comtesse Renard en Î83M)! le l^chu:eizethaus, \a Carlshülte (forge), la Vogelkoppe (6ü9 mèt.) d’où l'on jouit d’une belle vue.

B. D« Scbweidnltx 4 WaldenbarK par 1a Klensburf et Cbarlottenbronnen.

4 1/4 mil. Dilig. tous tes jours, jusqu'à (3 mil.) Wüstewaltersdorf. Trajet en 3 h. pour 18 sgr.

Au sortir de Schweidnitz, on traverse la Weistritz, dont on remonte la vallée. — N. li. Près d'Oberweistritz, on peut quitter la route conduisant par Breitenhain à Kienau, pour suivre la vallée, qui, de plus en plus étroite et pittoresque, contourne le Kohlberg, et qui s’appelle le Schlesierthal. On y remarque surtout le Wegstein ou Wogstexn, qui s'élève à pic au-dessus du lit de la Weistritz. On monte à la Kiensburg par le Karrelenweg.

•i mil. Kienau^ v. de tisserands, dominé parles ruines de la Kiensburg, hautes d’env. 450 mèt. (Hôt.:

Zur Kiensburg). Ce château fondé par Bolko I" (f 1303), est un des mieux conservés de la Silésie.

Les hussites s’en emparèrent et y soutinrent un long siège. Dans la guerre de Trente ans, il fut occupé par des voleurs qui détroussaient tous les passants. En 1686, le tonnerre incendia la principale tour.

En 1774, ses possesseurs l’abandonnèrent. Dans la guerre de Sept ans. les tirailleurs de l’armée autrichienne y firent des patrons avec toutes les vieilles archives qui y étaient encore conservées.

Kn 1789, le 13 décembre, un éboulement considérable eut lieu, et depuis, cette brèche s’agrandit constamment jusqu’en 1823, époque à laquelle le professeur Büsching, de Breslau , acheta ces

LA HOHE EULE. 679

belles ruines pour les consolider ard’importants travaux. La Kiensurg est actuellement une sorte d'auDerge, où l’on trouve presque tout ce que l’on peut désirer. On y remarque les armoiries des anciens possesseurs, un tableau représentant la délivrance miraculeuse d'un jeune baron d'Elben, quelques objets en porcelainCj la fontaine, la prison, la tour dont la terrasse olfrc une belle vue. Cohame la plupart des vieux châteaux, la Kiensburg a ses histoires de revenants. La fameuse dame blanche, entre autres, qui hante surtout les châteaux de Berlin et de Darmstadt, doit y avoir causé toutes sortes de malheurs.

De Kienau on peut aller à Salzbrunn ou à Waldenburg, par Dittmannsdorf (beau château) et Ober Altwasser. La route de voiture, continuant à remonter la vallée de la Weistritz, passe par Hansdorf.

La route qu'on laisse à g. conduit à Wüstewaltersdorf , v. de 1..500 liab., d'où l’on peut faire en 1 h . 30 min. l’ascension de la Hohe Eule (auberge), élevée de plus de 1,000 mèt., dont le sommet offre un vaste panorama sur la plus grande partie de la .Silésie, Breslau, et les montagnes voisines. On donne le nom d’Eulengebirge h cette ramification du Glietzergebirge, qui s’étend entre les vallées de la Weistritz et de la Glætzer Neisse, et qui va se rattacher aux Sudètes.

I.os deux autres points culminants sont la .Sonnenicuppe (988 mèt.) et le Langenbielauer Kuhberg (1,000 mèt.). Les autres ramifications du Glætzergebirge se nomment VVnrfherou Landeeker, ou BiclenGehirge, lleuscheuer et AUvatergehirge ou Gesenke. Dans la guerre de Sept ans, l’armée autrichienne a campé sur la Hohe Eule. De la Hotte Eule, on petit redescendre à Heichenbach (R. 133), par Steinkunzendorf et Peterswaldau (U. 133).)

l mil. Tannhausen, v. de 1,200 hab., dont la partie supérieure se nomme Blumenau et la partie inférieure Erlenshurh . .Son château.

«80 TÆ RIESENGEBIRGE. [Route 136.)

entouré d’un beau jardin, couronne une hauteur. Là on se dirige au N.-O., laissant à g. la chaussée qui se dirige sur Glatz par Neurone, V. industrielle (draps) de 5,500 hab., située sur la Walditz, et près de laquelle I’.4jina6er5f offre une agréable promenade.

1/4 mil. Charlottenbrunnen (Hôt. ; Deutuches Hàus, Iterliner Hof, Bremer Hof;,, bourg de 1,200 hab., avec des sources ferrugineuses et alcalines, et entouré d’agréables promenades : le parc ou Carlshain, Belle Vue, Blocksberg, Ludwigshœlie, Garve's Ruhe, Sophienau, Marienplati, Wilhelmsplatz, Friedrichshcehe. — Ses eaui sont employées

fiour les maladies des nerfs et de a poitrine. La Charlottenquelle a été découverte en 1697, 1 Elisenuuelle en 1836, la W iesenquelle en 1847. Le Badehaus date de 1836.

Une halle couverte a été construite en 1856, pour servir de promenade aux baigneurs pendant la pluie.

Après avoir gravi le Kohlberg, on descend à Reussendorf, qui forme une longue rue avec Dittniannsdorf, à dr., et qui est situé sur la Goldene Flosse, puis on monte une autre côte avant de redescendre à

1 mil. W'aldenburg (voir R. 135).

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