‹ Itineraire descriptif et historique de l'AllemagneChapitre 303 sur 328 · C. De Weldenburg i Landeihut · texte numérisé non relu

C. De Weldenburg i Landeihut

3 mil. dilig. tous les jours, en 2 h. .3/4, pour 18 sgr.

En montant de Niederhermsdorf à Gotlesberg (voir R. 135) on découvre de belles vues sur Hermsdorf, Waldenburg et les montagnes. Au delà de Gottesberg et de Kohlau on aperçoit à g. les bâtiments de l’abbaye de Grüssau (Cisterciens), fondée en 1240 par Henri II et supprimée en 1810. En 1246 les hussites, conduits par JeanZiska, y massacrèrent soixante-douze moines. Dans la guerre de Trente ans les Suédois incendièrent les bâtiments qui furent reconstruits, plus beaux et plus

Frands qu’ils ne l’avaient été, par abbé Bernard Rosa. A l’apogée

de sa puissance l’abbaye ne posséda pas moins de deux villes (Scbœmberg etLiebau) etquarante villages.

L'e'glise Saint-Ne'pomuc, bâtie en 1728 est ornée de fresques et de 19 tableaux d’autels par Brandi, Kœbel, Scbefferet Willmann. Son orgue est le plus grand et le plus estimé de Silésie ; il a 3 claviers, 68 registres et 2606 tuyaux. Sous le maître-autel se trouve le caveau des ducs de Schweidnitz, de Bolko I" à Boleslas. — L’e'glise Saint-Joseph (1696) renferme 60 tableaux de Willmann représentant la vie de Joseph. — Non loin du couvent, dans un joli bosquet, se trouve l’ancien ermitage de Betlehem. Un kiosque, établi sur un étang, sert d’établissement de bains. Il est décoré de peintures par Willmann. — A l’E. de l’abbaj’e, sur V Annaberg, on jouit d’une belle vue. La chapelle bâtie à son sommet est un lieu de pèlerinage ; tous les ans, le 26 juillet, six jeunes filles, suivies d'une procession solennelle, y portent sur leurs épaules l’image de sainte -ânne. — On passe à Forst avant d’arfiver à

3 mil. Landesbut (voir ci-dessous D).

D. De Freiburg i Lendeshut.

3 1/2 mil. 3 dilig par jour, en3h. 1/1. pour 21 sgr.

Après avoir traversé la Polsnitz et franchi le Zeisberg, on gagne, par Frœhlicbsdorf,

1 1/4 mil. Alt-Reichenau, v. de 2500 hab. où on laisse à g. une route conduisant à (1 1/4 mil.)Salzbrunn (voir ci-dessous A).

On passe ensuite à Neu^Reichenau, Giessmannsdorf (à dr.) et à Hartmannsdorf, oix l’on traverse la Lœssig.

2 1/4 mil. Landesbut ( Hdt.

Drei Bergê, Rabe, Kronprinz), V. d’env. 4,500 hab. située sur le Bober et le Ziederbach, dans une vallée haute de 400 mèt. Il s’y fait un commerce de toiles con-

[Roütk I3«j.] ADERSBACH. —

sidérable. Le 23 juin 1760 le feldmaréchal Laudon y battit les Prussiens commandés par le général Fouqué, qui resta au pouvoir des vainqueurs. — L’rglise catholique date de 1294. h'eglise évangélique, pittoresquement située sur le Kirchberg, a été bdtie de 1711 à 1720. Les habitants achetèrent à l’empereur Joseph If' 20,000 florins la permission de la construire.

L’école, située près de l'église, possède une bibliothèque et un cabinet d’histoire naturelle.

On peut visiter dans les environ.s le château de Kreppelhof habité au xiiiB siècle par des templiers.

Il lut restauré depuis en l.'’.69 et en 1821, et appartient aujourd’hui aux comtes de Stolberg-Weinigerode. — Les plus hautes des montagnes qui entourent Landesbut sont le rtuclilerg Cl le Schwarztrald avec le Storchberg 849 met.

le Riesenberg et le Wildberg {873 inèt.).

A Jaiier (K. 133) 4 3/1 mil. 2 dil. par jour, en 4 h 1/2, pour 19 1/9 spr.; — à Hirschberg (voir ci-des-ious G], 5 mil.

2 dil. par jour, en 4 h. 1/4, pour 98 1/2 sgr.;— à Trautenau (voir l'Allemagne du Sud) a mil. dilig. tous les jours, 4 h. 40 min., pour 1 th

E. De Landeshut à Aderabach.

1 h. 30 min. Orüssau (voir cidessus C.)

2 h. (2 mil. do LaiuleBhut).Sic/ia-mlerg (Ilôt, irei.s'.scs Jtos.i), V. ind. d’env. 2,000 hab., dans l’iUroite vallée do la Katzbach. Scs saucissons jouissent d'une certaine renommée .

Au delà de Voigtedorf, on sort de la Prusse (Silésie) pour onlrer en Autriche (llohéme), où l’on traverse Liebenau avant d’atteindre 2 h. Adersbach (Hôt. Traiteurhaus), V. d’env. 000 hab. qui doit sa réputation à des rochers de grès, appelés Adershaeher Felsen, ou Fehensladt. « Cette curiosité naturelle, a écrit le prince Piick-

WECKELSDOUF. 681

1er, vaut un voyage de 500 milles.* Elle consiste eu un grand nombre de rochers de diverses formes et d’inégale hauteur oui ont reçu des noms différents : le Capucin, le Gant, le Conseiller, i’Urne, la Konne, laZlcnl, la Tète de Lion, la Chaire, la Pyramide, la Ruine, etc., et qui forment un labyrinthe long de 2à 3 h., large de 1 h., dont les aspects varient sans cosse. Nonseulement il faut un guide pour visiter ce curieux labyrintlie (7 1/2 sgr. pour une personne; 2 1/2 sgr.

par personne quand la société est nombreuse), mais on paye encore 5 sgr. pour y entrer, car il est fermé par une porte. En ceitains endroits le passage est si étroit, qu'il faut marcher à la file. Le ruisseau qui coule à travers les Adersbacher Felsen, forme, dans une espèce de grotte, à l’endroit où s’arrêtent ordinairement les visiteurs, une jolie petite chute, qu’on augmente en lev.ant une vanne. En revenant à Adersbach, on passe devant l’Echosfem, rocher près duquel un homme joue de la clarinette et du cor de chasse (.5 sgr.). pour faire admirer un magnifique écho. Cette excursion demande env. 1 h. 1/2.

A trois heures au S. d’.Adersbach, les rochers de 'Weckelsdorf sont peut-être encore plus intéressants. On n’a commencé à les explorer qu’en 1847. Depuis cotte époque , leur propriétaire . le comte de Hummerskiroh, y a fait éiablir des chemins, des ponts, des échelles, etc. pour les rendre facilement accessibles. Comme Ceux d’Adersbach, ils ont difl'i'rents nom, s : le Wogslein, sous le- (|uel on entend gronder l’eau d’un torrent ; le Thrænenstein, humecté s!i ns cesse de gouttes d’eau, comme de larmes ; La Fiancée deUraunau, bloc de grès ressemblant à une figure de femme assise portant la coiffure des paysannes de llraunau ; la .liaison île Chasse ; les Hibous etc., etc.; mais le plus curieux de ces rochers est le Miinster, grande voûte rocheuse, aux Ogives

gigantesques, & laquelle on parvient en traversant un couloir sombre et étroit. On y a placé un orgue, pour rendre plus complète l’illusion que procure cette merveille de la nature. Avant d’y pénétrer on a traversé successivement le Domplah. vaste place entourée de rochers, dominée par | la Domkirche, et à g. de laquelle ' on remarque la Todtengnsse et le i Todtengruft, gorges profondes où l la neige se conserve jusqu’au mois de juillet; et le LonvenkeUer < (cave du lion;, grotte froide et ' obscure où la lumière ne pénètre i que par une fente latérale, et au j sortir de laquelle on voit de nouveaux rochers aux formes étranges et fantastiques (l’Aigle nourrissant \ sespetits, ï'Enfant au maillot, le Pèlerin, le Lion, la Vierge en prières, etc.).

En descendant du Munster on peut encore visiter, près du v. de Moren, la ruine du château de Bischofstein, habité autrefois par des chevaliers-brigands et détruit des 1447 par les Silésiens.

Weckelsdorf, v. bohème d’env.

800 hab. est à 2 h. 30 min. de Friedland (voir ci-dessous).

F. De WaldenliurB â Aderibach.

4 h. — Voitures particulières à volonté.

— Voitures publiques pour Friedland 2 l/'l mil.) tous les jours en 2 h. Prix : 13 1/2 sgr.

Près de Dittersbach on aperçoit les ruines du château Neuhatts, détruit probablement par les hussites (belle vue de la tour). On passe ensuite à Neuhayn avant de descendre à Lang-Waltersdorf, dans la vallée de la Steina ; enfin on traverse Schmitsdorf, k peu de distance de

2 mil. Friedland, V. de 1,400 hab., sur la Steina. à 2 1/2 mil. de Landeshut, à 2 mil. do Braunau, à 1 1/2 mil. de Schœmberg. Il s’y tient des marchés importants de fil et de toiles.

Un peu au delà de Friedland, on sort de la Prusse pour entrer en

[Route 136.1

Bohême. La douane autrichienne est k Merkelsdorf ( auberge chez Riegel). ün compte 2 h. de Friedland à Âdersbacb.

G. De Frelborf à RirsetaberE par Bulkenhain,

6 1/2 mil. 2 (lilig. tous les jours en 6 h. 3/1 pour 1 th. 15 1/2 sgr. — X. B. Un troisième service journalieralieu par Landeshut en 8 h. pour 1 th. 21 sgr.

1 1/4 mil. Hohenfriedberg, v. de 800 hab., où se livra une bataille entre les Prussiens et les Autrichiens, pendant la guerre de Sept ans .

1 1/2 mil. Bolkenhain (Hôt. Zum Schioarzen Adler), V. de Q. 000 hab., située sur la Neisse, dans une riante vallée. Elle est dominée par les ruines de la Bolfroburg. l’un des j plus anciens châteaux de la Silésie.

! Sa tour, haute de 50 mèt., et (de- 1 puis 18.34) rendue accessible par un escalier , existait déjà, dit-on, en 807. Les autres parties furent reconstruites à diverses époques, et surtout en 1292 par Bolkotl'r. Ees hussites s’en emparèrent en 1428, les Bohèmes en 1403, les Suédois { dans la guerre de Trente ans ; en j 1703 la famille Zedlitz le vendit au 1 couvent de Grüssau ; en 1720 et 1724 il fut incendié par la foudre 1 et abandonné; il appartient à l’Etat I depuis la sécularisation des éta- I blissements religieux, en 1810. Du (haut de la tour, on découvre une belle vue sur le Katzbachgebirge et le château voisin de Schwein- ! haus. Ce dernier château, dont l'origine est incertaine , fut reconstruit k neuf en 16.50 par Jean de Schweinichen, et appartient depuis 1714 aux comtes de Schlabrendorf. Le manque d’entretien l’a fait tomber en ruine. Ün jouit de ses fenêtres d’une belle vue sur la vallée de Bolkenhain.

On passe près de Nimmersatt , vieux château dont l’histoire est inconnue , mais dont la partie moderne a été bâtie en 1545 par George de Zedlitz. Les quatre cercueils en cuivre do ses anciens

LE RIESENGEBIRGE.

{Roüte 186.] HIRSCHBERG.

f)üssesseurs , les comtes de Zed- | itz, ainsi que l’autel de la chapelle i du château, se trouvent dans l'élise du V. voisin de Streckenach. — On traverse ensuite 1 1/2 mil. Kettchdorf , dans le Katzbachthal, puis Seifersdorf et Maywaldau, v. au delà duquel on franchit le Bober, et enhn Hartau, V. a g. duquel se dresse le Molkenberg, La Molkenburg, qui s’élevait jadis sur son sommet et dont l’histoire est restée inconnue, est remplacée aujourd’hui par un pavillon d’où l'on jouit d'un beau point de vue.

2 1/4 mil. Hirschberg (Ilôt. :

Deutsehes Haus, Weisses Ross, Drei Berge, üurg Kynast, Adler], V. in.* dustnelle (toiles , blanchisseries, teinturies , imprimeries de coton, etc.) de 8,000 hab., située à 372 mèt. à la jonction du Bober et du Zacken. Elle est fort ancienne, car, dès 1108, elle obtint le Stadtrecht. Ses fortifications résistèrent autrefois (1427) aux attaques des hussites. En 1039 elle fut défendue avec succès piar les Suédois contre les Impériaux.

Trois boulets que l’on voit encore dans la muraille, près de la porte de Schildau, rappellent ce courageux fait d’armes. — L' église calholique de Saint-Erasme fut construite en 1304 par le duc Bernhard. — Uhôtel de ville date de 1747. — L’église évangélique, hors la porte de Schildau, a été bâtie de 1701- 1708, sur le modèle d’une église de Stockholm. C’est en elTot une des 0 églises (Gnadenkirchen) que Charles XII de Suède obtint de l’empereur Joseph par la convention d’Altrandstadt. On y remarque des peintures de plafond par Willmann, un buste en bronze de Luther, par Schadow; et enfin un bel écho.

Les environs immédiats de Hirschberg méritent d’étre visités.

En sortant par le faubourg de Schildau. on arrive au Cavalierberg, colline tranformée en jardins et en promenades. On y remarque le monumenf du magistrat Sc/iœ-

— SCHŒNAÜ. 683

nau, le créateur de la promenade, le Turnplatz, de nombreux cafésrestaurants, parmi lesquels se distingue surtout l’élégante brasserie Grunert , à cause de la belle vue quel’ony découvre. — Le Hausberg , le Kreuzberg et ÏHélicon sont également des collines transformées en promenades, avec cafés et pavillons. L’Hélicon doit son nom au temple qui y fut construit en l'honneur de Frédéric II.

Toutes ces hauteurs offrent de charmants points de vue. — {N. B.

Pour visiter le Kreuzberg, il faut la permission du propriétaire, toujours accordée avec empressement).

Enfin, il faut se promener aussi dans le Boberthal, vallée sombre, étroite et rocheuse , appelée aussi la gorge du Sellier { Sattlers .Schlucht).

if. De Liefnitx i Hirsohberf.

7 3/4 mil. 3 dilig. tous les jours en 7 h. 1/4 pour 1 th. 16 1/2 sgr.

2 3/4 mil. Goldberg (Hôt. : Henze, John, Boguth), V. d'environ 7,000 hab., sur la Katzbach. Au xu« siècle on y exploitait encore des mines d’or qui, dit-on, ne rappor talent pas moins de 1.70 livres d’or pur toutes les semaines. Aujourd’hui elle se livre à une importante fabrication de draps.

L’éjlùe Notre-Dame , dans le style othique ancien le plus pur, date U xm' siècle. On remarque dans la sacristie le portrait de 'l’rotzendorf , élève de Luther et de Mélanchthon, qui dirigea^ longtemps l’école, jadis renommée, de Goldberg, dont le célèbre général Wallensiein fut un des élèves.

ün peut visiterdansles environs le Bürgerberg, avec restauration, et le Münsierberg ; le Geiersberg et le Wolfsberg offrent aussi de bellea vues.

2 mil. Schænau (Hét. : Hirsch, Adler, Lœwe, Stern], V. de 1,200 hab., pittoresquement située dans une large et riante vallée. Son

ancien château ducal fut vendu à la ville en 1531. L'église paroissiale

(cath.) date de 1.381 On jouit

d’une vue magnifique du haut des montagnes qui entourent la ville.

Ilfautde préférence visiterle Humberg ou Humpricht, la montagne qui se trouve prés de l'église cartolique, et le Mochestein, qui est un peu plus éloigné.

q mil. Hirschberg (voir ci-dessus).

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