‹ Itineraire descriptif et historique de l'AllemagneChapitre 304 sur 328 · I. De Bunzlau à Birsoliberç · texte numérisé non relu

I. De Bunzlau à Birsoliberç

7 1/4 mil. 2 dilig. tous les jours en 7 h. 1/4 pour 1 th. 13 1/2 sgr.

La route s’éloigne du Bobor , qui décrit une courbe dont elle lorme la corde , et se dirige au S.

sur ■

2 1/2 mil. Lcpicenberg (Hot. ; ou Roi , Lion-d’ Or , Cygne-Blanc), V.

d’env. 4,800 hab., située sur le Bober. Dès 1158 elle fut entourée de palissades ; en 1209 Henri le Barbu en fit une ville. Son commerce de draps, très-considérable autrefois, a été ruiné par la guerre de Trente ans, et n’a pu se relever depuis. Son égUse catholique, bâtie en 1281, a été restaurée et ornée de deux tours en 1767. L'église Notre-Dame et le couvent des Minorités, bâtis en 1248, furent reconstruits en 1652. Le couvent est aujourd'hui une maison d’invalides. Dansl’liütcldeuiîieon conserve le portrait, en grandeur naturelle, dù roi Wladislas. — Sur la place ou Ring on remarque : une maison ornée de Técusson impérial , parce qü’en 1577 l’empereur Rodolphe II y passa la nuit. Une autre maison du Ring fut habitée par Napoléon en 1813 {21-23 août). On y montre un verrequ’il laissatomber desmains en apprenant l’accession de l’Autriche à la Sainte- Alliance.

Le verre re.sta intact, mais (ô miracle!) l’N couronné qui y était gravé fut seul mis en morceaux.

A 25 min. env. de la ville se trouvent le v. et le château de Blagxciiz fondé en 1550 et transformé , depuis 1824 , en maison

[Routb 136.]

d'aliénés. — Le Lettcnberg voisin , d’où Ton jouit d’une belle vue, fut témoin, le 29 août 1813, d’une défaite des Français, commandés par Pulhod.

2 3/4 mil. Spüier.

1 mil. Retbmtz, V. où Ton remarque un vieux bâtiment appelé Lauseplatz (taudis palatium t), probablement les restes d’un ancien couvent.

1 mil. Hirschberg (voir ci-dessus G.)’

J. De Gœrlitz à Hirschberg.

9 3/4 mil. 2 dilig. tous les jours eu 8 h. 1/2 pour 1 th. 27 sgr.

La route se dirige à TE. par Léopoldstcin et Lichtenherg sur

3 1/4 mil.Lauban,V.de 6,600 hab., située sur le Queiss, que l’on y traverse. Sa fondation date du x« siècle. Dès 1188, Boleslawle Long en avait fait une ville, qui fut agrandie et fortifiée en 1264 par üthon le Pieux , margrave de Brandebourg. Au xv« siècle elle fut prise et saccagée parles hussites. Dans la guerre de Sept ansics Prussiens et les Autrichiens s’y livrèrent des luttes acharnées. En 1815 elle fut la dernière des villes saxonnes qui fit sa soumission à la Prusse. — L’églvic paroissiale, incendiée en 1760, est encore une ruine; c’est la chapelle du couvent de Marie- Madeleine, transformé en hdpital, qui sert d’église catholique. — L’hôtel de ville date de L593. Lauban possède en outre un hospice des orphelins, un gymnase, une bibliothèque d’env. 4,000 vol., une petite collection d’hieloire naturelle, de monnaies, d’objets d’art, etc. Son industrie principale consiste dans la fabrication de cotons et d’étoffes demi-soie. — La principale promenade de laville est le Steinberg, d'où l’on découvre une vue magnifique.

2 1/4 mil. Greiffenberg (Hôt. :

Rædsch, Blumenberg), 'V. de 3,000 hab. , sur le Queiss, près de sa jonction avec l’Else. L’ Allstadt (ville ancienne) fondée en 1242,

LE RIESENGEBIRGE.

(Routb 136.]

fut fortifiée en 1300 par Bolko.

La Neustadl (nouvelle ville) ne date que de 1592 L’église catkoligt/e, bâtie en 1512, et renouvelée en 1605, renferme les tombeaux

SCHMIEDEBEKG.

quarz ; puis on arrive à une auberge, prés d’un grand bêtre, d’où le chemin descend rapidement dans la vallée, jusqu’à 2 1/4 mil. Schmiedeberg (Hét.

de la famille Scliaffgotscli. Lue | Scliu-arzes Ross), \’. d’env. 3,700 inscription sur la tour de l'hofel ' liab., située à 473 mét sur l’Eselsde ville rappelle l’incendie de I bacli , dans la vallée de l'Eglitz.

1783. — La ville fabrique des toiles ' ^ '

renommées et fait un commerce actif avec la Hollande et l'Allemagne du Nord. — A 3/4 mil. au

Elle forn)e une rue longue do plus de 5 kil. La tour de la ChapeDe- Sainte-Arine , bâtie en 1312, sur une hauteur de plus de 80 mét., et S , prés de Greifenstein, v. de 170 restaurée en 1727, offre une belle hab., se dressent, sur un cène vue. Les autres édifices ne sont basaltique de 435 mèt. , les ruines pas intéressants pour un étranger, du château de Greifenstein, bâti au Le \rjihof, château de plaisance XII' siècle, et ayant appartenu en bâti dans le style du xvi« siècle, et deiyiier lieu à la famille des Sebaff- situé tout près de la ville, appar-

f;otsch. Il fut en vain assiégé par tient aux princes de Iteuss. — Dès es Suédois en 16 10, servit encore ' le xii' siècle, on exploitait les de citadelle dans la guerre de Sept mines de Schmiedeberg et on y ans et ne fut détruit qu’en 1798. — avait établi des forges En 1513, Le nouveau château des seigneurs le roi de Bohême Ladislas lui acde fireifenstein ne date que de, 'corda les privilèges d'une ville; 1799. i en 1747, Frédéric 11 l’avait décla-

rée ville libre de mineurs lliergstadl). Aujourd’hui on y voit des manufactures de loiles, de châles, d’étoffes de soie, de tabac, etc.

I.es environs de Schmiedeberg offrent d’agréables promenades , dont voici les principales: 1" Le liuhehtrg , colline située à quelques rniti. de la ville et coupée de belles allées, fraîches et touffues.

Au sommet on a construit une tour d'où l’on découvre une belle vtie. Au pied de la colline s’élève un joli château de plaisance, ap- .

nant du Landeshuterberg , <jui est ! partenant au prince Kadziivill. — élevé d’environ 780 mèt. (' est la 2" Ihnchvoru-erk (1/2 route la plus élevée de la Prusse.

On y découvre une si belle vue qu’elle .irradia unjourcette exclamation à Frédéric II : s 11 n’y a qu’une .Silésie ! » Pour en jouir complètement il faut monter à dr.

(15 min.) sur les Friesensteine, qui | ont 200 mèt. de plus que la roule. |

On y découvre toute la chaîne du '

Hiesengebirge proprement dit, qui s’élênd du N.-tL au S. -O., de- On laisse à dr. Buchwald (voir puis les sources du Queiss à ' ci-dessous), et h g. Erdmannsdorf celles du Bober. — En descendant i (voir ci-dessous O ) où l’on traverse des Friesensteine, on passe devant la Lornnitz, .en allant de Schmieune carrière intéressante de i deberg à

Allem. du 3ÿ

2 1/4 mil. Spiller.

1 mil. Reibeniiz (voir ci-des-

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