M BADE ET SES
v'ersation et plus près de l’Oos s’élève la nouvelle Trinkhalle , commencée en 183!) , d apres les plans de Hiibsch et' achevée en 1843 (229,000 H.'. Elle se compose d'une colonnade ou portique de 90 mèt. de long sur 12 met. de large, et d'un bâtiment dont l’entrée se trouve placée au milieu de cette colonnade qui , formée par seize colonnes de l’ordre corinthien en grès blanc, s’ouvre du côté de l’E.
Quatorze fresques, par Gœtzenber-
fer.le direcleurdelaPinaeothèque e Munich , d’écorent cette galerie * ; ces peintures, qui n’ont pas une égale valeur artistique , représentent des légendes de Bade et de ses environs. Le fronton placé au-dessus de l’entrée principale est orné d’une belle sculpture par Reich de Hufingen : la Nymphe de la source , auprès de laquelle se pressent une foule de malades.
Au-dessus des portes du Nord et du Midi (à rintérieur)des tableaux peints en noir représentent ; ceux du midi , l’assuj’ettissement des Allemands par les Romains, le séjour de ces derniers à Bade, et leur expulsion ; ceux du nord , l’entrée triomphale à Rastadt du margrave Louis , le vainqueur des Turcs , et l’ébauche du plan de Carlsruhe. C’est dans le bâtiment contigu à cette belle galerie que se trouve la TrinkhaUe proprement dite , vaste salle oui a 17 mèt. de long sur 17 mèt. ae large , ornée de peintures à fresque et dont la voûte est soutenue par une forte colonne de marbre bigarré, d’où jaillit par deux robinets , dans deux bassins de fonte , l’eau minérale amenée des sources (voir ci-dessous) .
De chaque côté s’ouvrent deux autres petites salles où M. Marx expose des tableaux à vendre.
Dans l’une se tient un fromager d’Appenzell qui donne à boire du petit-lait; dans l’autre se trouve
t On trouvera chez M, Marx une brocliure contenant l'explication des lé|tendcs que reprèeeiiteut cee fresques,.
ENVIRONS. [Route 6.]
un assortiment des principales eaux minérales de l’Europe dont les prix sont fixés par un tarif.
Derrière la Trinkhalle, des sentiers faciles conduisent à l’excabane de Socrate , remplacée par une table massive , entourée de bancs , et sur les pentes du Friesenberg, transformées en jardin anglais , d’où l’on découvre de charmants points de vue.
Les sources, les monuments publics, le nouveau chïteau.
En entrant dans la ville par le pont le plus rapproché de \li6tel d'Angleterre , on laisse à g., avant d’atteindre la place Léopold , le palaw qui appartenait à la grandeduchesse Stéphanie ; il a été bâti en 1809 , par Weinbrenner. A la place Léopold (sur laquelle s’élèvera bientôt la statue en bronze du feu grand-duc Léopold, par Xaxier Reich) commence le Gra~ ben ou la rue de Sophie , plantée , au milieu, de marronniers à fleurs rouges, et bordée de magnifiques hôtels parmi lesquelles on remarque k dr. à l’angle de la rue Stéphanie, le pavillon et le jardin de la marquise Marie de Douglas. Le Graben conduit k l’allée des Souirs et k l’ancienne route de Gernsach (voir ci-dessous). Si l’on veut aller visiter les sources et le nouveau Château , il faut prendre à g., près de l’hôtel Victoria ,1a rue du Prince' héréditaire ( Erbprinz Strasse), et, dépassant la cour de Darmstadt , monter par la rue des Jésuites k la place du Marché. Là s’élève l’église collégiale, bâtie au vn' siècle, détruite en 1689 parles Français , reconstruite en 1753, et réparée en 1837. Cette église servait do lieu de sépulture aux margraves de Bade, et renferme quelques-uns de leurs monuments (dans le style rococo ), que le feu grand-duc Léopold a fait réparer il y a quelques années. Celui du margrave Louis - Guillaume , le vainqueur des Turcs , mort en 1707, est de Pigalle ( k droite dans le chœur).
[Kouti: 6.] I-E NOUVEAU
Au nord de l'église collégiale , est l’ancienne Galerie des Buveurs (Trinkhalle), portique à deux rangs de colonnes d’ordre dorique , qui a 48 uièt. de long, et qui offre un joli point de vue. On y a réuni une collection d'antiouités romaines trouvées fi lîaue et dans les environs , entre autres une pierre milliaire portant le nom de Mare-Aurèle.
Enface de laGalerie des Buveurs on a construit, il y a peu d’années, le Dampfhad (bains de vapeur), bâtiment qui renferme la principale des douze sources thermales de Bade, appelée I7r.çpnmg (origine), parce qu'elle est la principale (on en montre une qui sort en bouillonnant d’un rocher, sous une planche qu’on soulève, dans une petite impasse voisine). h'TIrsprimg a une température de 63 degrés centigr.
Elle est claire et limpide, et sa saveur n’a rien de désagréable ; on l’emploie surtout en bains, qui sont administrés dans les hôtels, où la conduisent des tuvaux. Les malades peuvent la boire actuellement k la nouvelle Trinkhalle, près de la Maison de Conversation (voir cidessus). Les anciens bains romains couvraient presque toute la place du Marché. Malheureusement on n'a pas su conserver et restaurer les fragments qui en ont été trouvés à diverses époques; au contraire on les a comblés ou démolis. On peut voir seulement dans la maison, n* 477, les restes assez bien conservés d’une ancienne construction romaine.
Les eaux de Bade ( la Hauptquellelsont à la fois diaphorétiques et diurétiques, laxatives et toniques; elles agissent sur les muqueuses et facilitent leurs sécrétions, excitent l’appétit et raniment les forces.
Derrière le bain de vapeur, dans la rue d'Enfer ( Hœllcngasse) , jaillissent les sources appelées ; des Juifs, de l’Enfer, à Echauder et de l’Ungcinacht. De l’extrémité inférieure de cette rue, on monte par la rue du Château et par des esca-
CIIATEAU. 53
liers au nouveau Château ( Neues Schloss), qui s’élève au-dessus des plus hautes maisons de la ville.
On l’appela nouveau h l’époque où le margrave Christophe le fit bâtir sur des débris de constructions romaines . et vint l’habiter, c’està-dire en 1479, pour le distinguer de l’ancien, situé au sommet du Batter. Le bâtiment actuel date de'la fin du xvii' siècle, celui qui existait auparavant ayant été brûlé et détruit par les Français. L'intérieur en a été trop richement restauri' par le grand-duc Léopold.
On visitera avec intérétses curieux souterrains ( 18 kr. pourb. ) qui , construits -évidemment par les Komains . ont dû servir en partie de bains , en partie do lieux de refuge pendant les invasions des Barbares. Derrii're le château s’étend un jardin, ouvert au public, et dont la terrasse «est ombragée de magnifiques tilleuls. Mais le Bchneckengarlen , ou le Jardin des Escargots, ainsi appelé parce qu’on y nouirissait autrefois des escargots pour la table du duc, et situé au S. du château , est ordinairement fermé. .Sur la - terrasse du S.-E. s’élève une jolie tour en pierre, nommée tour de Dagobert , dernier débris du château bâti par le margrave Christophe.
Du nouveau Château on peut redescendre à la Maison de Conversation . soit par la rue du Château et celle des Seigneurs , soit par un escalier qui , longeant le jardin du couvent et l’ancien hôtel du Saumon , aujourd’hui le bain des Pauvres , aboutit à la rue Sophiç et à la rue Gernsbach. Les nonnes du Saint-Sépulcre, qui habitent ce couvent, portent, en signe de deuil, un costume entièrement noir, qu'elles ont fait vœu de garder jusqu’à ce que le Saint-Sépulcre ait été enlevé aux infidèles par les chrétiens, (fes sœurs tiennent une école de filles dans un nouveau bâtiment qui communique avec leur couvent par une galerie couverte. — On peut aus.si du nouveau Château monter au
.ouglc
54 liADE ET SES ENVIKOXS. IKüutk 6.
vieux ChAteau (voir ci-dessous), ou redescendre dans la ville par le chemin des Turcs (voir ci-dessous. d), ou gagner le Krippenhof et le tir (voir ci-dessous, 2).
Au N.-E. de la route de Gernsbach, Taucien cimetière, où Ton remarque une montagne d'oliviers, est orné de la statue d’un fossoyeur sculptée par Friedrich, de Strasbourg, et qui, de son piédestal élevé, domine tout le cimetière.
Une pierre, près de la chapelle, jiorte l’inscription suivante : « Piis « manibus P. P. et F. F. capucino- K mm quorum ossa ex cassata pro- « fanataque eorum { cum cœnoois), « ecclesia 1807 hue translata fuere, »
L’ancien couvent des Capucins occupait l’emplacement de Thôtel de la cour de Bade.
Le nouüeau cimetière renferme
uelques jolis monuments (à TE.
e Bade, sur la montagne).
L’ancien parc de l’Électeur (à Tentrée de Tallée de Lichtenthal) est maintenant ouvert au public.
Promenades et excursions.
Bade et ses environs offrent des promenades aussi nombreuses que variées. Les étrangers, qui ne séjourneront pas plusieurs semaines dans ce charmani pays, devront au moins lui consacrer deux ou trois jours, qu'ils pourront employer de la manière suivante :
l'^jour. Au vieux château; au Mercure, par Ebersteinhurg; retour à Bade par I.ichtenthal. Le soir, à la Promenade et à la Maisoh de Conversation.
2' jour. ..A Eberstein ; retour par la vallée de la Murg, Gernsbach, Kothenfel.«, Kuppenheim et la Favorite.
.T jour. A la cascade de Geroldsau et à Yburg, ou à la maison de chasse, ou au Fremersberg.
1" LE VIEUX CUATKAU ET LES ROCIIEKS.
1 h. au vieux Château ; 15 min. de plus, à pied, aux Rochers. De 2h. 30min. à;lh., aller et retour. Une voilure coûte, aller au vieux château et retour, sans séjour, 2 11.; pour chaque 1/4 d'heure de séjour.
12 kr. I)n trouve des ânes à la fontaine, près du nouveau château. — A'. If. Les piétons peuvent beaucoup abréger.
Il faut de 45 min. à 1 h., à pied, pour monter au vieux Château faite chlossj, dont les ruines couronnent, à 545 mèt., la montagne boisée qui domine la ville. Une excellente route de voitures, qui commence derrière le nouveau ChAteau, et divers sentiers plus courts y conduisent à travers une magnilique forêt. De la plupart des bancs placés le long du chemin, de la cabane de paille, et surtout du repos de Sophie, on découvre de beaux points de vue. — N. B. Il y a un bon restaurant à la carte au vieux Château, à g. du portail, dans les anciennes dépendances et dans la chapelle rebâties depuis peu.
L’Alte Schloss, fondé on ne sait pa.s positivement à quelle époque, mais construit sur les débris d’une ancienne tour romaine, servit de demeure aux margraves de Bade, depuis le lu' jusqu’au xvi' siècle; et le margrave Christophe, qui le quitta, en 1479, pour venir habiter le nouveau, y passa cependant les sept dernières années de sa vie.
Détruit en 1089, par les Fran- ^■ais, pendant la guerre du Palatinat, il n’était plus qu’un vaste monceau de ruines chancelantes, lorsqu’on 1883 le grand-duc Léopold eut l’heureuse idée do rendre ses derniers débris solides et abordables, sans rien leur faire perdre de leur caractère et de leur aspect pittoresque. M. Motzger, l’inspecteur des jardins de Heidelberg, s’acquitta avec un rare bonheur de cette tâche difficile, et aujourd’hui les étrangers peuvent se promener à leur gré, gratuitement, sans aucun danger et sans cicérone, au travers et jusqu’au sommet de toutes ces vieilles murailles qui, vues de l’extérieur, paraissent cependant toujours prêtes à s’écrouler. Des fenêtres de diverses salles, — la première est celle des cheva-
[Route 6. J LES ROCHERS.— L’ALLEE DES SOUPIRS. 5T)
liers — des étages supérieurs bdtis sur d’énormes rochers, et de ia terrasse de la tour carrée (qu’il faut se faire ouvrir par un gardien), on découvre un magnifique panorama sur Rade, la vallée de ’Oosbach, les montagnes de la Forêt Noire, le Mercure et la plaine du Rhin, au milieu de laquelle coule le fleuve, semblable à un filet d'argent blanc et que termine la chaîne des Vosges.
Un sentier, pratiqué derrière le château, monte en 15 ou 20 min . à travers une magnifique forêt aux Rochers (très-recoininandés à tous les voyageurs! , masses énormes de porphyre sillonnées de crevasses profondes, et formant quatre groupes principaux réunis par des ponts de bois, des sentiers commodes et des escaliers. Çà et là des poteaux ou une inscription gravée sur une pierre indiquent la direction à suivre. A l’extrémité du dernier des rochers, le sentier se bifurque ; celui de dr.
descend à la Croix-Noire, près du Roppelstein. et de là à la Teufelskanzel ou la Chaire du Diable (voir ci-dessous, 3); celui de g.
mène au sommet du Batter, haut de 619 met., couronné de hêtres magnifiques, et rejoint le chemin qui, du vieux Château, conduit en 30 min. à Ebersteinburg (voir cidessous, 3).
Si l’on préfère revenir directement à Bade, il faut longer la crête des rochers et redescendre à dr.
pour prendre une magnifique allée de parc qui, à travers une forêt de pins, de nôtres et de chênes, ramène à l’entrée du vieux Château.
2” LE CHEMIN DE l’kCHO ET l’iMAGE DE KKLI.ER.
30min.
Près de l’entrée du jardin du nouveau Château s'ouvre à l’O.
une route qui, après avoir contourné le Pflutterloch, passe près du Herrengut (15 min.), (bel écho vis-à-vis du château), laisse à g.
un petit pavillon couvert (belle
vue), conduit à la jolie maison de campagne appelée Kripjtenhof, traverse une forêt et descend enfin dans la plaine sur la route d’Oos, au delà du tir et de l’usine à gazi Cette route s’appelle le Chemin de l'Echo. Près du tir, on peut prendre un autre chemin qui passe par le .Balzenberg (belles vues), et mène aiiv.de Dollen (45 min.). — En outre, de l’extrémité de cette route part à dr. un sentier praticable pour les chevaux, qui monte dans une épaisse forêt à l'image et à la croix de Relier, à 319 mèt. La croix porte cette inscription : Burkard Relier. D’après la tradition, un jeune gentilhomme nommé Burkard Relier, allant voir la fille du bailli de Ruppenheim, qu’il aimait, rencontra àminuit, encelieu.une femme voilée qui disparut à son approche. Le lendemain, même apparition. Ayant appris qu’un temple romain avait été bâti sur cette place, il fit faire des fouilles et trouva un petit autel avec un buste de femme mutilé. Par son ordre, on éleva le buste sur l’autel.
Mais quelques jours après, il revit le fantôme, lui adressa la parole, en obtint une ré|ionse, et se précipita dans ses bras h la vue de son serviteur qui l’accompagnait et qui s’enfuit épouvanté... Le lendemain on retrouva son cadavre au pied de la statue. Son beaufrère fit élever la croix que l’on voit aujourd’hui.
3° i.’ai.i.ée des souriRs (10 min.), i.a
CHAIRE DU niAni,E(l h.), I.A GORGE
Aui.oup (1 h . 15 min.), eberstein-
BURG (1 h. 30 min.)
A l’extrémité de la rue de Sophie ou du G-raben, après avoir laissé à dr. lo bureau de police et le bailliage, on tourne à dr., et, longeant l’église de l’hôpital, et le mur de l'ancien cimetière (voir ci-dessus), on arrive à un carrefour où s'ouvrent, au delà de la prison, deux routes ; l’ancienne route de Gernsbach (voir ci-dessous, 9), à dr. et en face une belle allée de saules, appeli'e l’Allée des Spu-
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56 «ADE ET SES ENVIRONS. [Route G. J
pirs {Seiifserallee). Cette allée traverse une belle vallée couverte de prairies; en la suivant, on laisse k g. le jardin du Château, le chemin des Turcs qui y conduit (ainsi nommé parce qu'il fut fait par des prisonniers turcs), le vieux ChAteau, les Rochers et, au-dessous, le petit bois appelé le Petit bois Pierreux meimcældchen , puis le Saut du Lièvre ; Hasenspnmg ' , d'ou l’on découvre une belle vue sur la ville, sur le Uæslig, sur le Mercure, et sur les hauteurs du Reutig, du Friesenberg, ilu Fremersberget de l’Yberg, de l'autre côté de la vallée de l'Oosbach : à dr. se relèvent les coteaux du llæslig etde Cange-Geren que domine le Mercure.
A l’extrémité de l’Allée des .Soupirs, près du pont du Rotenbach, on rejoint la route de Gernsbach qui continue à monter, ayant k g.
la forêt où conduisent de jolis sentiers, au delà de la fontaine des exercices gymnastiques, et k dr. de charmantes prairies arrosées par le Rotenbach. C’est de ces prairies que s’élève, k la base du -Mercure, un immense rocher tout couvert d’une luxuriante végétation. Ce rocher s’appelle la Chaire 4» Diable fTeufelskanzeV, parce que, selon la tradition, le diable y aurait prêché. Up peu plus loin, du côté opposé, se dresse 1a Chaire ou le Rocher de l'Ange {Engelfelsenj, d’où, selon la même tradition, un ange aurait révélé les vérités du christianisme à la foule. 1 h. suffit pour atteindre le point culminant du passage d’où l’on découvre, en se retournant, une belle vue sur Bade, le Fremersborget Yburg. 2 ou 3 min.
après avoir laissé k dr. le chemin qui monte au -Mercure (voir ci-dessous, .5), on laisse k g. celui qui conduit k Ebersteinburg, puis, k peine a-t-on commencé k descen- <lre que l’on aperçoit une borne indiquant que le sentier qui s’ouvre a g., descend k la Gorge au Loup ^Wolfschlucht), gorge pittoresque, dominée par une paroi de
rochers que couronne une croix de pierre élevée k la mémoire d’un paysan mort dans ce précipice.
Si l'on a pris le chemin do g.
conduisant k Eber.steinburg, ou arrive bientôt k Eberstein, petit v.
situé k 473 mèt. entre le Batter et la montagne, haute de 541 mèt., que couronnent les ruines d Ebersteinburg. Ce château, fondé a une époque reculée, mais inconnue, fut détruit, en 1337. par léberhard le Pleureur, dans une querelle que ceseigneureut avec le comte Wolf, son propriétaire. En 16CÛ, la souche mâle d'Eberstein s’étant éteinte, les margraves de Bade hériti'rent de leur riche succession et des ruines du vieux château de leur famille. Les chroniques rapportent qu’Othon I" ne pouvant s'emparer de vive force d’Eberstein. attira le comte k Spire, dans l'espoir d’emporter le château en son absence. La fille de remjtereur en informa le comte pendant la danse. Celui-ci retourne aussitôt etse défend si bravement, que l'empereur, plein d’admiration, lui donne sa fille en mariage.
— Du haut des ruines on découvre un beau panorama sur les vallées du Rhin et de laMurg. .\u pied de la montagne se trouvent: le château de plaisance, nommé la Favorite, et Ik petite ville de Kuppenheim (voir ci-dessous, 9). Des chemins conduisent k travers la forétd’Ebersteinburg k Gaggenau, k Rothenfels, k Kuppenheim et k Eberstein(voir ci-dessous, 9). Enfin , on peut d’Ebersteinburg revenir à Bade en 1 h. 30 min par les Rochers et le vieux Château (voir cidessus, 1“'.