DE STRASBOURG A HEIDEL- BERG ET MANNHEIM
P.tK CAKLSaUUE.
6 kil. de Strasb.à Kehl; omnibus 75c.
sans bagages, 1 fr. 25 c. avec bagages. (En SC faisant prendre àrhdtel 25 c. en plus.) Chemin de fer en construction.
17 7|10 mil. de Kehl à Heidelberg. .5 convois par jour. Trajet en 3h. 1/4 et5 h. :t/4. Prix: 5 11. 27 kr.; 3 11. 42 kr. et 2 11. 21 kr. ; express. 6 11. .10 kr. et 4 11. 27 kr.
2 1/2 mil. de Heidelberg à Mannheini.
4 convois. Trajet en :16 et dG minutes. Prix: 21, 15 et 9 kr.
.5 milles- de Kehl à Oos (R. .5).)
On laisse à dr. l’embranohenient
Laissant ensuite à dr. Kberstein, la Favorite, Kuppenheim (voir K. 6), on traverse la Murg .avant 6 6,10 mil. Rastadt iHôt. : Badischer llof, Kreuzi, V. forte de 8, .500 hab., brûlée par les Français en 1689, reconstruite par le prince Louis de Bade, et résidence des margraves de Bade jusqu’à l’extinction de leur lignée. Le château, bâti sur une hauteur par le margrave Louis-Guillaume, le vainqueur des Turcs, et la margrave Sibylle-Auguste, sert aujourd'hui, en partie, de caserne, tandi.s que le parc est transformé en place de manœuvres. Le château contenait autrefois, outre quchjues tableaux de famille, une belle collection d’armes, de housses, selles, étendards et autres trophées turcs, pillés et détruits en partie dans l’insurrection de 1849. Dans la salle i des chevaliers, des Turcs enchaînés servent de cariatides. De la j)latc-forme , ornée d’une statue dorée de Jupiter, on découvre une vue étendue. C’est dans ce château qu’curent lieu , en 1713 et 1714, entre Villars et le prince Eugène, les conférences qut amenèrent la paix de Bade et assurèrent la possession de l’Alsace à la France. Il s’y tint alissi, de 1797 à 1799, un congrès qui avait pour but de négocier un traité de paix entre la France et l’Autriche. Ce congrès dissous, ur» officier autrichien signifia auv trois ministres du Directoire, Bonnier, Roberjot et Jean Debry, de quitter la ville sous le»
24 heures’. Les trois plénipotentiaires montèrent en voiture a 10 h.
du soir; à peine avaient-ils fait quelques p.as sur la route qu’une troupe de hussards, portant l’unifornie autrichien des szecklers, les arrêta, les arracha des bras do leurs femmes et de leurs filles qui les accompagnaient, les massacra et s’empara de leurs papiers. Dobry, laissé pour mort sur la place, se traîna, couvert de sang et de blessures jusqu'à la ville, où une I protestation solennelle fut signée
LE HHIN DE HA.GÜERAU A MATENCE
<lr .\D. .iOiO \ E .
LILVÜHTTK fl C^Pari-.
If ^ U A
-Jf
U'trrMMttt
Urrjhk
r/vj»#
Urrm^hA
. llKii*r||l>rituiM)^n
'« Ut'iiiht*
lt\i«iif iiliM II *«*n1
irnAfty
i*V/vr/
\t»riA^
iftpjltitU
^nbrim
Uimifr II'
{fitf/u'inn
Trùtihafk^
Wmrm,
fttlfeb
>»*Oi}lfnrr. t.rù^w L««w*^ia
Tvfrfv mkAtheiéÊ
Rodtk 7.] HASTADT.— OAKLSRUHK. 65
par le corps diplomatique. Le gouvernement autrichien a été avec d'autant plus de raison accusé de cet aljuininable guet-apens que pas un des coupables ne fut puni ou même interrogé. Un monument, élev'é à 10 min. de la porte deRheinau, indique le lieu où fut commis ce lilche assassinat.
En 1840, Rastadt a été placée au rang des forteresses de la Confédération germanique et reçut une
Sarnison autrichienne. Les travaux e fortification furent dirigés par des officiers du génie autrichien.
Le 11 mai 1849, une insurrection éclata à Rastadt; elle s’y termina le 23 juillet suivant. Ce jour-là, 6,000 insurgés qui, après une série de succès et de revers, s’étaient jetés dans la forteresse, furent obligés de se rendre à discrétion aux Prussiens qui, venus au secours du gouvernement badois, les y assiégeaient depuis trois semaines. Un petit monument a été élevé près du chemin de fer à la mémoire des soldats prussiens tués pendant ce siège.
7 3/10 mil. Muggenstttrm (1,500 h.) Près de ce v. est la chapelle de St-Margaretha, fréquentée par de nombreux pèlerins. Un omnibus le met en communication avec Gernsbach (voir R. 6j.
Afaiscà (3, OOOhab.), V. près duquel se voient encore les restes du château Waldenfels.
8 9/lOmil. Eitlmçen (Hét.: Krone).
V. manufacturière (papeterie), de 4,500 hab., située sur l'Alb, qui vient d'arroser la jolie vallée à laquelle elle donne son nom (voir Allcm. du Sud). De nombreuses antiquités romaines ont été découvertes dans ses environs. Quelquesunes sont déposées dans la bibliothèque grana-ducale de Carlsruhe.
Mais on peut voir encore jirès du pont, dans le mur de l’hôtel de ville, une pierre sculptée représentant Neptune, comme l’indique l'inscription, et trouvée en 1480, à cent vingt-cinq pas do la ville, à peu de distance des ruines dd Fürsteuzell.
r.o chemin de fer, s’éloignantdes montagnes, laisse Ruppur à dr. et traverse l’Alb à HuUich, dont l'église, à deux tours, bâtie par Hübsch, en 1837, est ornée à l’intérieur de fresques peintes par Dietrich, de Stuttgard. Après avoir dépassé une fabrique de machines,
11 laisse ensuite à g., dans les jardins du prince héréditaire, une tour élevée par la margrave .Amélie à la mémoire de son épottx, le prince Charles-Louis, mort en Suède en 1801. Enfin il passe devant la porte d’Kttlingen.
9 8/10 mil. Carlsruhe (Hôt.: Erhprinz; Kreuz; Eughschrr Hof, Zæhringer Hof,PariserHof, Riimischer Kaiser. Plus modestes : Rothes Haus, Gold. Adler; tFemer Raer, Ritter.
Restaurant près de la gare-; jardin Kappler, Carl-Friedrichstrasse. — Libraire ; Hielefeld. — Fiacres, 'A h.,
12 kr. {i pors.), — capitale du grandduché Je Bade et résidence du grand-duc, ville de 25,000 hab., située à 1 h. 30 min. du Rhin, jolie , propre , bien bâtie , bien alignée, mais monotone et triste.
C’est la capitale la plus jeune de l'Allemagne, car elle ne date que du commencement du siècle dernier. En 1715, remplacement qu’elle occupe était couvert d’une épaisse iorét{Hartirald). Le margrave Charles-Guillaume se bâtit alors, au milieu de cette solitude boisée, un château ou rendez-vous de chasse, qu’il ajipela Carlsruhe ou le repos de Charles, et autour duquel ne tarda pas à s’élever la ville qui devait porter ce nom. Cette ville a la forme d’un éventail. Ses principales rues partent du château, qui lorme la base ou l’angle de l’éventail. D’autres rues, demi -circulaires, sont comme les rubans qui
assent sur les lames de l’éventail.
our bien sc rendre compte de sa configuration, il fautmonterau faite du Blcithunn(la tourde plomb), tour du château d’où l'on découvre une belle vue sur le Hartwald, — vaste forêt dont les routes correspondent aux rues de la ville, — sur le Rhin, sur les Vosges, sur les montagnes