Rembrandt, portrait d’un bourgeois de Nuremberg
L’École polytechnique (près de la porte de Durlach) a été aussi bâtie par Hübsch. Asi-dessus de la porte d’entrée sont placées les deux statues ( par Uaumer ) de Képler et d’Erwin de Stombach. Hübsch a encore construit le ministère des finances et lo haras , situé hors de la ville.
Dans le cimetière, situé ,au nord de la ville , et remarquablement entretenu, on peut aller visiter le beau monument consacré en I8.Ô1 à la mémoire des Prussiens tués dans l’insurrection badoisedel849, et celui que le grand-duc a fait
élever en souvenir des nombreuses victimes de l’incendie du théâtre (23 février 1817).
Le duché de Bade, dont Carlsruhe est la capitale, un des Etats do la Coufédération germanique , est borné au N. par la Bavière et la Hesse-Darmstadt ; à l'E. par la Bavière , le Wurtemberg et les principautés de Jlohcnzollern ; au 8. par les cantons suisses de l’hurgovie, iSchalIhouse, Zurich, Argovie et Bâle; à l'O. par la France et la province bavaroise du Palatinat. Sa superheie est de 278 1/2 milles carrés (14,960 kil.) Sa population , dont la moitié professe la religion catholique , s’élevait , d’après les derniers recensements, à 357,000 hab. Il est divisé en quatre cercles l'KreisJ qui forment 78 Amt subdivisés en communes (1629). Ce ne fut qu'en 1771 que tous les Etats de Bade, qui jusqu’alors avaient été possédés par plusieurs branches de la même lamille (Bade- Durlach, Bade -Bade, Bade-IIochberg), furent définit! vement réunis sous un seul chef, Charles-Fré'déric do Bade. I,a Révolution française fit perdre k ce prince , qui portait alors le titre de margrave , ses possessions situées sur la rive g.
du Rhin. Mais plus tard Napoléon agrandit ses États sur la rive dr., lui donna en 1806 le titre de Grand- Duc (depuis 1803, il avait pris celui d’Électeur) et accorda à son petitfils , Charles-lgjuis-Frédéric , la main de sa fille adoptive Stéphanie , fille de Claude Beauharnais.
Après la bataille de Leipsick(1813), le grand-duché de Bade entra dans la Confédération germaniciue dont il fait partie aujourd'hui. 11 a une voix dans la Diète germanique , dans les assemblées ordinaires, et trois voix dans les assemblées plénières , où il tient le 7' rang. La constitution qui le régit date de 1818 (22 août) ; elle institue une monarchie constitutionnelle ( pouvoir exécutif héréditaire dans la famille du grand-duc, ministres responsables , tous les citoyens admissibles aux emplois, toutes les
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libertés essentielles garanties, impôts volés pour deux ans par les deux chambres; lapromière chambre , composée des prinees de la famille grand-dueale, des chefs de familles d’Étot , qui forment la haute noblesse, Slandes-Herren , de l'évôque du grand-duché, d’un ecclésiastique protestain , nommé à vie avec rang de prélat , de huit députés de la petite noblesse , de deux députés des Universités, et enfin des membres qu’il plaît au grand-duc d’y appeler , sans dis-, tinction de rang ni de naissance ; la deuxième chambre, composée de 63 députés des villes et bailliages nommés sans distinction de castes par voie de double élection (égalité de droits, sauf certains privilèges accordés à la noblesse ).
Celte constitution , souvent attaquée comme trop aristocratique , avait déjà été sensiblement modifiée , lorsqu’on 1849 une insurrection , un moment victorieuse, essaya de larenvérserpou r y substituer la république. La plus grande partie de l’armée se déclara en faveur des insurgés, et l’intervention de Tarmée prussienne fut nécessaire pour ramener à Carlsruhe le grand-duc détrôné par l’émeute.
En 18.Ô0, des lois restrictives et répressives ont été votées sur les réunions , les associations et la presse.
Le budget des recettes du duché de Bade peut être évalué, on moyenne, à 16 millions de llorins. La dette publique est de 34,767,695 florins. 1,’ armée se compose de 17,000 hommes de toutes armes (8 à 9,000 h. en temps de paix).
De Carlsruhe à Landau, R. 8, 4 mil.
l/i; dil. t. les j., en 3 h. 1/2, p. 1 fl. .VJkr.; — à Stuttp;art, voir .\llem. du Sud,; — à Wildbad , id.; — à Deux-Ponts, U mil., voir R. 8 et 22.
En quittant Carlsruhe, le chemin de fer laisse à g. l’ancien couvent de Gottesau (bénédictins) transformé en caserne d’artillerie, et court parallèlement à la route de terre,
bordée de peupliers, qui conduit à
1 mil. Durlach (Hôt. : Z«r IfarJsburg, Krone) , V. de 5,000 hab., située sur la Hfinz, anc. résidence des margraves de Badè-Durlach, brûlée en 1688 par les Français.
De toute la ville il ne resta que cinq maisons. Le beau jardin du château appelé Knrlsburg, du nom de son fondateur, et transformé en caserne, renferme diverses antiquités romaines. On jouit d’une vue magnifique du haut de la tourvigie, bâtie sur les ruines d’une forteresse romaine, au sommet du Thurmberg. Le i25 juin 1849, les Prussiens commandés par le prince de Prusse y attaquèrent sans succès les insurgés badois. On remarque dans le cimetière un monument gothique en l’hônneur des Prussiens tués pendant la campagne.
De Durlach à M'ildhad, voir Allcm.
du Sud.
Wemgarten, que Ton laisse à dr.
au delà de Grætzingen (3,200 hab.) est dominé par une vieille tour et les ruines du château de Schma~ lensteiii. .Au-dessus de Ober-Grombach, peu éloigné de Unte.r-Grombach où l’on passe ensuite, s’élèvent la chapelle de Saint-.Vlichel et le vieux château de la famille de Helmstœtt.
13 2,10 mil. Bruchsal (Hôt. :
Badischer Hof, Zæhringer Hofj, V.
de 8,000 hab., ancienne résiaence des princes-évêques de Spire, dont le palais, construit en 1729, maintenant habité par le Beamte, se voit encore près de la porte qui conduit à Francfort. Les derniers évêques reposent dans l’église Saint-Pierre. La statue de l’électeur Frédéric II orne la place du marché. Le pénitencier (Zueàl/iaus)
ne l’on remarque près du chémiii
e fer, a été bâti, en 1845, par Ilübsch, d’après le système cellulaire. Chaque prisonnier a son entrée particulière dans l’église ; il ne peut voir aucun de ses compagnons de captivité et d’expiation.—JV. B. C’est à Bruchsal que
UouTK 7.] HEIDELBERG. 69
se détache l’embranehenient qui se dirige sur Stuttganl, Ulm, Munich ou Friedrichshafen.
A Stuttgart), voir Allcm. du Sud.
A 1 h. de Bruchsal on laisse à dr. UhstadI, v. de 1,150 hab , situé sur la Kraich qui sort des montagnes. Un monument y a été élevé à la mémoire des hulans prussiens du H" régiment, tués dans les environs, le '28 juin 1819.
C’est entre le chemin de 1er et le Rhin, pri's de Philippsburg que, le 21 juin, l’insurrection badoise fut vaincuepar l’armée prussienne.
Le 25, elle dut abandonner les positions qu’elle occupait encore il Durlaeh, sur la l’finz.
15 4/10 mil. Langenbrûcken (Hét..: Sonne), v. de 1,400 hab. qui l»ossède un bel établissement d’eaux sulfureuses (Amalienbad), dont l’ouverture a lieu le 1" mai.
Les eaux ont une' température de 48 il 50» centigr. On les emploie en bains et en boissons.
On laisse à dr. Kiislau, ancien château fort, puis résidènee des princes-évêques de Spire, aujourd’hui prison d’Etat, et à dr. Mingohlteim , v. de 2,000 hab., où -Mansfeld battit Tilly en 1622, et Mahch, 1,300 hab., prtâ duquel le Letzenberg offre une belle vue, avant d’atteindre
l'i 8/10 mil. Wiesloch, v. de 2,800 hab. -\u delà de cette station, les collines qu-i s’étaient abaissées et éloignées, se rapprochent et s’élèvent. De Sanct-Ilgen à Heidelberg, on distingue à leur base Nusdoeh, Leimen, Rohrbach, et une chapelle nouvellement biUic attire les regards au-dessous de . la haute tour qui couronne le Kœnigsstuhl.
17 7/10 mil. Heidelberg (Hét. :
Schrieder, près de la belle gare dn chemin de fer, Vrinz Karl et Adler, près du marché ; Dadiseber Hof, près do rilnivorsité; HoUændischer Hof. près du pont du Neckar; lutter, Prins Ma/r, Bairischer Hof, Darmutadler Hof, non loin de l’embarcadère.— Libraire; Emmerling.
Omnibus du chemin de fer au bateau à vapeur, sans bagages, 6 kr.; avec bagages, 12 kr.
Droschken, à 1 chev., 1 et 2 pers., chaque quart d’heure, 12 kr.; 3 et 4 pers., 18 Kr., une heure, 1 fl.; à 2 chev., 18 ou 24 kr. le quart d’heure ; 1 fl. ou 1 fl. 12 kr. l’heure. Les courses suivantes faller et retour compris) sont tarifées ;