DE MANNHEIM
de Lorsch. Rebâti de 1126 à 1130, il fut détruit par les Français, en 1689. La montagne conique qu’il couronne s’élève à 204 mèt. audessus de la mer, et 114 mèt. audessus de Weinlieim. On y jouit d’une belle vue. Le climat de Weinheim est très-doux ; aussi récolte-t-on sur le Hubberg des vins estimés. Les environs offrent de jolies promenades dans la vallée de Birkenau, arrosée par la Weschnitz, et dans celle de Gorxheim, d'oii descend le Grundelbach. On peut aller de Gorxheim à Birkenau par les croupes boisées du W achenberg (voir H. lOj.
De Weinheim à Erbach, par Fürth,
On laisse àdr. Sulaiach, COOhab., et on remarqtie la maison de campagne à deux tours carrées de MM. Rothschild de Francfort, entre Weinheim et
Hemsbach, v. de 2,000 hab., dont le vin passe pour un des meilleurs de la Bergstrasse. On sort du grandduché de Bade pour entrer dans la Hessc-Darnisiaiit.
4 7/10 mil. Heppenheim (Ilôt. :
ches Frank . Zum Halben Mond, bonnes truites et bon vin), V. de 4,600 hab. En 773 Charlemagne donna à l’abbaye de Lorsch sa viltam Hephmheim. Une pierre scellée dans le mur de l’église, à g. près de l’entrée, porte'la désignation de ses limites. Un'e des collines voisines est couronnée des ruines de la Starkenburg, ancienne forteresse , au milieu de laquelle s’élève une tour carrée, bâtie en 1064 par l’abbé de Lorsch, Ulrich, et possédée ensuite par les archevêques de .Mayence qui 3’' conservèrent une garnison jusqu'à la guerre de Sept ans. Les Espagnols s’en emparèrent en 1621; les Suédois en 1631 . Turenne l’assiégea deux fois en vain (1645, 1674). Elle donne son nom à une province de la Hesse. De ses ruines bien entretenues ;.30 min.) on jouit d’une belle vue. C’est près de Henpenheim. dans le vil-
A FRANCFORT. [Roct* 9.]
lage-frontière d'Ober-Ladenbach, à 20 min. du chemin de fer qu’eut lieu, le 30 mai 1849, le premier engagement entre les troupes hessoises et les insurgés badoi,s.
Un monument en granit désigne la place où fut assassiné le commissaire hessois Hinz pendant une assemblée populaire.
X Erbach, 5 1/4 mil., par Fürth (1 3/4 rail.); adil. t. les)., en 4 h. 30 min., pour 1 fl. 20 k. R. 10.
On laisse à g., entre Heppenheim et Bensheira (1 ’n. des deux villes) Lorsch, sur la Weschnitz, bourg de 2,800 hab., que visitent les antiquaires, car ils peuvent-y voir les ruines de l’ancienne ab baye de ce nom {Laureshamense monaslerium), fondée sous Pépin le Bref par un comte de l’Oberrheingau, nommé Cancor, rebâtie plus tard et consacrée, le 2 septembre 794, en présence de Charlemagne, de la reine Uildegarde et de ses fils Charles et Pépin, incendiée en 1090, rebâtie depuis (il ne reste qu’un fragment de Fancienne église), donnée en 1232 à l’archevêché de Mayence, souvent pillée et incendiée, et appartenant depuis 1803 à la Hesse. Elle fut une des abbayes les plus riches de l’Allemagne. L’église actuelle est de 1724. Le duc Thassilo de Bavière, déposé par Charlemagne pour crime de haute trahison, y finit ses jours « monacbns. »
5 3/10 mil. Bensheim ( Hôt. :
Sonne), de 5,000 hab., dont l'église, de style bv'zantin, a été bâtie par Moller, en 1830. De Bensheim on peut aller, en 1 h., à pied à Auerbach par le Schœnbergerthal, le château de Schœnberg et l’Altarberg. C’est une agréable promenade.
De Bensheim à Fürth, R. 10.; — à Worms, R. 15, 2 1/2 mil.; 4 dil. t. lesj., en 2 h. , pour 36 k. , par Lorsch et Bürstadt.
Les montagnes, dont le chemin de fer et la Bergstrasse longent la base, sont couvertes, tantôt de
(Routb 9.]
champs et de vignes, Tantôt de prairies et de bois. Leur aspect varie continuellement. Elles s'élèvent et deviennent plus boisées à mesure qu’on s’approche de 5 7/10 mil. Auerbach (Hôt. :
Krone), charmant v. de 1,800 hab., situé dans une forêt d’arbres fruitiers, et dominé parles ruines du château qui porte son nom. Charlemagne fut. dit-on, le fondateur de ce château qui appartint longtemps à l’abbaye de Lorsch, puis à l’évêché de .Mayence, Turenne l'a détruit en 1074. Une de ses tours s’est écroulée en 1821. Elle a été remplacée par une autre élevée en 185.‘1. Une plaque de métal contient l’énumération des combats auxquels ont participé les troupes hessoises de 1790 à 1815. Il faut •10 min. pour faire celte ascension (333 met.); la vue égale au moins, si elle ne la surpasse, celle du Melibocus. Un chemin ombragé et facile à trouver sans guide, conduit de là (45 min.) au Melibocus (voir ci-dessous).
L’église d' Auerbach est située rès du vieux cimetière, sur une auteur d’où l’on découvre aussi une belle vue et d’où l’on peut se rendre, par des chemins ombragés, au château du grand-duc, appelé Fiirstenlager, et situé sur l’Altarberg. De cette montagne on descend au N., près d’un petit temple, élevé, le 18 février 1824, par tes princes Lûuis et Emile, à la mémoire de leur more; et de là à la bonne fontaine, source minérale très-peu fréquentée et ombragée de tilleuls et (le platanes.
6 mil. Zwingenberg(Hüt.: Lœute), V. de 1450 hab.,' où descendent d’ordinaire les touristes qui désirent faire l'ascension recommandée du Melibocus. Elle est encore entourée de murailles flanquées de tours. Son église couronne une hauteur. On y jouit d’une belle vue (15 mèt.). Au-dessus s’élevait l’ancien château actuellement en ruine.
Le Melibocus ou Malchen, la
plus haute moutacnc nui Hnmine
la Bergstrasse, est un cône granitique Doisé, haut de 543 mèt., et couronné d’une tour carrée, élevée de 28 mèt., que fit bâtir, en 1772, le landgrave Louis IX. L’ascension en est aussi facile qu’agréable; car elle ne demande pas une heure. Un guide coûte 24 kr. ; mais on peut s’en passer. En partant de l’hôtel du Lion, on gravit la colline, en suivant la route, dans la direction de l’E. Au bout d’une dizaine de minutes on atteint un sentier qui traverse un bois de sapins et vous ramène. en 25min., sur la route où des indicateurs vous renseignent sur la direction à suivre. En général, on redescend par le château d’Auerbach à Auerbach.
Cette excursion, séjour compris, prend trois heures. On peut aussi monter en voiture (voit, à 4 places 4 n., et 6 fl. si l’on pousse jusqu’au Felsberg, pour revenir par Reichenbach à Zwingenberg). — N. B, Si l’on veut monter au haut de la tour, il faut avoir soin d’en prendre la clef soit à Alsbach (chez Brœder), soit à Auerbach (chez Heil); pour une société, de 24 à 30 kr., pour une seule personne,
9 kr. de gratification. Du sommet du Melibocus, que sa forme singulière fait reconnaître de si loin, et surtout du haut de la tour, car les arbres gênent la vue, on découvre la plaine du Rhin, au milieu de laquelle on distingue Spire, Mannheim, Frankenthal, Worms, Mayence, Darmstadt, et que terminent les montagnes du Haardt et des Vosges. Au S. on aperçoit la forêt Noire, au N.
et au N. -O. le Taunus et les montagnes du Rhin ; le Donnersberg attire surtout les regards. A l’E.
s’étend la chaîne boisée de l’Odenvvald ; presque en face se dresse le Felsberg; plus au S. on remarque le .Schriessheimerberg.
1 h. suffit pour aller du Melibocus au Felsberg, dont le sommet haut de 504 mèt., offre un panorama encore plus étendu, et près duquel on va voir la colonne des
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AUERBACH.— LK MELIBOCUS.
DK MANNHKIM A
A 15 min. env. de Zwingonberg ou laisse à dr., au-dessus du r. d’,'Usfcar/i , V Alsbjadier ScJiIoss (15 min.), construit un ne sait au juste à quelle époque, et détruit au xvri' siècle (belle vue). Après avoir dépassé la station de liickenbach, on laisse il dr. — les montagnes s'abaissent et s’éloignent — Ingenheim, au pied du Heiligenberg, sur lequel s'élevait jadis un couvent de nonnes ; — on voit encore les ruines de l'église ; — puis Seehrini , où le grand-duc de Hesse po.ssède une belle propriété, et enfin Frankeyutein, le dernier des châteaux de la Bergstrasse. Au delà de la station d'Éberstadt, on traverse une grande forât de pins avant d’arriver à
8 2/10 mil. Darmstadt (Hdt :
Darmstædter Hof, Traube, Prins Cari, Hôtel Kœ'Jer au chemin de fer. — Restaurants : Soutier, près de la colonne Louis. Pieler, .l/rfïger. — Droschken : 15 min., 12 kr., une ou deux personnes. Libraires:
— Jonghaus, Kôhler), chef-lien du grand-duché de Hesse, résidence du grand-duc, V. de 32,000 hab., formant deux parties bien distinctes : la vieille ville, derrière le vieux château; et la ville neuve, entre le ehàieau et le chemin de fer. La rue du Rhin, devant lauelle on passe, à quelques pas e son beau débarcadère, conduit au vieux château. Avant d’arriver au vieux château, on traverse la place Louise, au milieu de laquelle s’élève une colonne cannelée, de grès rouge, haute de 44 mèt. 60 cent., et couronnée par la statue du grand-duc Louis I", mort en 1830. Cette statue a été exécutée par Sliglmayer, d’après les dessins de Schwanthaler ; elle a été inaugurée en 1844. Un escalier de 172 marches conduit (18 kr. de pourboire) au haut de la colonne, d'où l’on voit bien la ville et scs environs.
C’est le grand-duc Louis If qui a commencé la construction de la ville neuve.
A dr. de cette colonne est le
FRANCFORT. [Route 9.1
nouveau priais, habité autrefois par le leu grand-duc et servant quelquefois aux bals de la cour. C’est un bâtiment simple,, construit de 1803 à 1801, renfermant la bibliothèque du grand-duc et son musée
fiarticulier ; à g. s’élève le colégo, derrière lequel se trouve la place Mathilde, qui aboutit à la porte du Mein.
Le vieux chdieau, habité par le prince hériditaire, a été bâti eu grande partie dans le cours du siècle dernier. Un fossé converti en jardin l'entoure de tous edtés.
Il contient le musée de peinture, le musée d'histoire naturelle, la bibliolhi-que, le musée des antiquités, le cabinet de physique, la collection des estampes, les collections d’armes, d’objets curieux, etc.
Le musée de peinture, ouvert fous les jours, comme ces autres collections, de 11 h. è 1 h., le dimanche excepté, se compose de 700 tableaux, dont quelquesuns seulement ont une certaine valeur artistique. On y remarque :
Salle 1 . Des tableaux de l'école allemande, parmi lesquels on distingue la suinte Genovefu, de Steinbruck (9:j); des paysages d' Acbenbach, de Schilbcch et de Rahl.
■Salle 2.1'nsoleil couchant de Scÿer(G67). Salle Le Melibocus, par Lucas. — La Mort de la Vierge (13(1), par Schoreel.
— Luther et sa femme (IGG). — Albert de Brandebourg (1.37). — Une Madone (138), par Cranach — Un Portrait (201), par Ho/irin.— Une Madone, par Hemling ; et des tableaux de maîtres inconnus.
Salle 4. Intérieurtl’une étable (260), par Potier (?).
Salle 5. Portrait de la femme de Rembrandt (3G6) , par Rembrandt. — Des • paysans, par Teniers — Le Christ au mont des Oliviers (383), par Philippe. de Champagne.
Salle G. Un Vieillard (102), par Van der Helsl. — Guillaume III, d’Angleterre ( l.">2),par Sehalken. — Une tète d’homme , par Rckhout. — La Vierge et l’Enfant
[Routb 9.]
(420), par T’an Dyck. — Un Hollandais et sa femme, par P. de Hooge.
Salle 7- Des portraits de Louis XIV, de Louis XV, par Van Loo ; du cardinal Mararin , par Rigaud; de Marie Leczinsk'a ,' de Marie-Antoinette, du cardinal Fleury, de madamedu Barry- Sallefi. Une Vénus (558), par Titien^!). Salle 9. Le proj)hète Nathan et le roi David (627), par le Dominiquin. — Un Enfant (585), par VeVusjuea.— -Saint Jean dans le désert(607 ',' jiar Rajihaél. Parmi les antiquités romaines, conservées au château Je DarmstadL se trouvent une belle mosaïque d’un bain romain, découverte en 184!) près de Vilbel, de beaux vases d’airain. Je belles lampes en bronze etc. Les objets les plus curieux de la collection d'antiquités et d’objets précieux sont les ciselures en ivoire et les anciens émaux. Les médailles comptent un certain nombre de bracteatæ du moyen âge.
Le musée d'histoire naturelle possède d’intéressants fossiles, décrits dans un ouvrage publié par le docteur Kaup. Les plus curieux ■ de ces fossiles, des débris de mastodontes et d'un dinothérium, animal amphibie aussi gros qii’uiv éléphant, ont été trouvés à Eppelsheim, près d'Alzey, avec des coquilles marines.'
La bibliothèque, ouverte tous les jours de 9 h. à midi, et de 2 h. a 4 h., contient 200,000 vol., plus de lOÜ.ÜOO broch. et de nombreux manuscrits.
En face du château, dont la tour renferme un carillon qui sonne à toutes les heures, sont les deux statues en grès de Philippe le Clément (1567) et de son fils Georges 1er (1590)* les fondateurs de la famille grand-ducale (par Scholl, 1853). A dr. en tournant le dos au château, est le Théâtre, bâti en 1819 (il est fermé pendant les mois de juin, juillet, et août); à g. VExercierhaus, vaste salle remarquable par sa toiture, bâtie pour taire faire l'exercice aux soldats parle mauvais temps.