PAB LE CHEMIN DE FER
A. Rive ganobe.
13 6/10 mil. Chemin de fer ouv. en 1859, 3 conv. p. j., trajet en 3 h. 40 min. et 3 h. pour 1 th. 20 sgr, 1 th. 7 1/2 sgr. et 25 sgr. — Voir pour la description des localités laR. 17.
En quittant Mayence le chemin de fer longe d’abord le Rhin jusqu’à Budcnheim. Au delà de cette station il s’en écarte, et forme la corde de la courbe que décrit le fleuve pour se diriger presqu’en droite ligne, par U eidesneim'. sur 1 1/3 mil. Nieder-Ingelheim (Hét. ; PosL Lomoc), b. de 2, OOO hab.
situé ?i 30 min. env. du Rhin, sur la Seltz. Au dire de certains his-
toriens, Charlemagne y serait né.
Ce qui est positif, c’est qu’il aimait beaucoup ce pays et qu’il s’y fit construire, de 768 à 774, un magnifique palais, orné de cent colonnesde marbreetde porphyre qu’il avait prises dans les palais de Rome, et de précieuses mosaïques que lui avait envoyées de Ravenne le pape Adrien. Ce palais, dont de misérables maisons et le cimetière juif occupent aujourd’hui l’emplacement, s’élevait près de la plus petite des deux églises d’Ingelheim (du côté de Mayence). L’empereur Charles IV fut le dernier empereur qui y résida. Les bourgeois de Mayence l’incendièrent pendant la guerre que l’électeur palatin, Frédéric le Victorieux, soutint contre l’archevêque de Mayence.
11 n’en reste aujourd’hui que des vestiges insignifiants ; de? débris de piliers à l'inéérienr de l’église, une colonne incrustée dans l’angle d’une vieille porte en ruine, des murailles à demi écroulées.
Quatre de ces colonnes ont été transférées à Heidelberg, et on en conserve aussi quelques restes à Mayence et à Eberbach. On montreégalementdans cetteéglise le monument de l’une des quatre femmes de Charlemagne , une pierre grossièrement sculptée sur laquelle on distingue encore une figure de femme vêtue d’habits royaux. — L’autre église (du cété de Bingen). dont la tour est carrée, est un intéressant échantillon du style roman.
Ce fut à Ingelheiin, le 30 déc.
1105, que s’assemblèrent les évêues de Mayence, de Cologne et e Worms, pour déposer l’empereur Henri IV. « Ils s’avancèrent vers lui. dit un historien du xvie siècle, lui ôtèrent la couronne de dessus la tête, l’arrachèrent du trône où il était assis, et le dépouillèrent de ses vêtements impériaux. »
Le vin rouge d’Ingelheim jouit d’une certaine réputation.
A l’extrémité d’Ingelheim, on