I.E Ire Janvif.r
Ce commandant russe n’était autre que le général français de •Saint-Priest qui, par pudeur sans doute, n’osa pas graver son nom sur la fontaine.
Si , après avoir visité l’église Castor, on remonte la rue du même nom qui s’ouvre presque en face, on laisse k g. l'Iwpilal, et hieiitdt on aiteini l’église de Saint-Florin, hiUie au coininencenieiit du xii' siècle , convertie en magasin à fourrage, puis en boucherie pendant la domination française, actuellcinent l’église évangélique, l.es tours trop basses sont modernes. La chaire, les fonts baptisniaiix en bois de chêne lourdement sculpté, et quelques vitraux méritent k peine d’attirer l’attention. La maison du sacristain, au .\. de l’église, est une des plus A-ieilles maisons de l’Europe. Elle ilate du xiiie siècle. — Presque en l'ace de l'église .Saint-Florin est l’ancien Knupiam ^entrepôt) bAti au xv« siècle, détruit dans sa partie supérieure en l(i88, rebâti en 17-25.
Ihi peu plus loin, en continuant a se diriger à LO., on remarque la Burg, ancien château archiépiscopal qui fut commencé en 1280, et qui est aujourd’hui une fabrtique d’ustensiles de fer-blanc. Ce ch.-l-
•; .\ t'Oltl.E.N/.. 'Roiïe 17.
leau cuinniandc le pont en pierre de la Moselle, bâti en 1344. Il repose sur 1-2 arches et 2 têtes de pont, et a souvent été réparé. La tour fortifiée est de 1832. On y découvre une belle vue. A g. on remarque le Mettemicher Hof, où est né le prince de .Metternich.
Un peu plus on amont, le chemin de fer franchit la Moselle sur un pont à quatre travées, à treillis en fer; les culées, aux deux extrémités, sont fortifiées et casematées ; puis le pont se prolonge au moyen de cinq arches sur la rive gauche.
La vieille ville renferme encore, outre divers hêfels de la noblesse, le gymnase et l’église des Jésuites situés sur la place des Jésuites, qui s'ouvre dans la Firmond .Stras.se, la continuation de la rue du Rhin, et enfin, dans sa partie supérieure, l'Ofccr Pfarrkirche ou Liebfruuenkirche , commencée au xiiio siècle, achevée au xv" siècle (les tours ont été reconstruites après le siège de 1688).
Dans la nouvelle ville on peut visiter : (au-dessus du pont de bateaux) le palais du Gouvernement, puis, devant le port libre, le Hauptsteueramt (bureau des taxes), et surtout le Kœnigliche Schloss, château royal bâti de 1778 a 1786 par le dernier électeur de Trêves, Clément Wenceslas. Ce château servit en 1792 de résidence aux neveux de cet archevêque, les comtes de Provence et d’Artois (Louis XVIII et Charles X), et à un certain nombre d’émigrés. En 1794 il fut transformé en lazaret.
Plus tard il devint une caserne. Le gouvernement prussien l’a fait réparer. et depuis 1845 il fut souvent habité par le prince de Prusse, aujourd’hui liuillaume I«r, et son épouse. L’intérieur n’a rien d’intéressant. Un petit jardin le s.-pare <lu Rhin. Fur la place plantée d’arbres qui s’étend de l’autre coté (parade et musique militaires tou.s lesjours à midi), une colonne-fontaine a été élèvée par le dernier électeur avec cette char-
Hocte 17. KHHK.NBKKIT.STIOIN.
maille inscription ; Clemens Wen~ ceslaus elector vicinis suis. — Près du château royal se trouvent groupés lapo.«le et le palais de justice ; à g., le théâtre, sur la place, et, derrière le théâtre, le casino.
Los portes de Mayence ei de l.rehr (S.) font partie des fortifications de Cohlenz; elles sont caseinatécs et servent de casernes à l’artillerie et aux pionniers. Du reste, les véritables fortifications de Cohlenz sont les forteresses qui la dominent de tous côtés.
Ehrenbreitstein reçoit ordinairement la première visite des étrangers. Ce fort s’élève en face de Cohlenz, à 12.3 inèt. au-dessus du Rhin et 184 mèt. au-dessus de la mer. Son nom signifie la large pierre de l’honneur. Pour aller le visiter, il faut traverser le pont du Rhin qui conduit à Thaï Ehrenbreitstein (Hôt.: lCei.«r.s J{os.i),V.
de 4,000 hab. dont l’étroite vallée renferme une source minérale .appelée Thalborn, et d’un goôt fort agréable.' — .V. B. Les caries d’entrée, valables seulement pour la journée, se délivrent à la forteresse mémo, au bureau du deuxième commandant (2 1 2 sgr. pour 1, 2 et .'î personnes). Les étrangers donnent en outre un pourboire (5 sgr. pour 1 et 2 personnes, 10 sgr. pour 3 et 4 personnes) au sous-officier qui les accompagne.
Le rocher escarpé que couronne Ehrenbreitstein doit avoir été fortifié par les Romains, mais aucun débris de construction ne le prouve. La p^mière mention qu’en ait faite l’histoire date de (iO.’L Cette année-là, le roi Dagobert II en fit présent aux archevêques de Trêves qui augmentèrent constamment ce fort où ils venaient souvent, au moyen âge, chercher un abri. Plus tard ils habiti-rent de préférence le palais construit à sa base, appelé Philippslhal, et transformé actuellement en magasin à farine. Dès le XV' siècle, la vieille forteresse tV-odale avait commencé k se métamorphoser en une forteresse
moderne. En 1631, l'électeur Philippe-Christophe de Sœtern la livra aux Français ijui l'occupèrent cinq années. Assiégée vainement en 1()88 par le maréchal de Bouf- 11ers, en 1795 et 1796 par Marceau, elle dut se rendre en 1799 à l’armée française après un blocus où les assiégés avaient payé un chat 3 fr., et une livre de cheval 1 fr.
50 c. La Franco la posséda jusqu'à la paix de Lunéville. Quand ses soldats durent l’évacuer, ils la firent sauter. Depuis 1816 laPrusse a dépensé, dit-on, plus de 100 millions pour la reconstruire et l’augmenter. 1,200 hommes suffiraient, assure-t-on, à sa défense, bien qu'elle puisse être convertie au besoin, avec les fortifications voisines dont la défense n’exigerait que 5,000 hommes, en un camp retranché de 100,000 hommes. Ses magasins peuvent contenir des approvisionnements pour une garnison de 8,000 hommes pendant dix années. Elle est défendue par 400 pièces do canon. Les précipices qu’elle domine la mettent îles trois côtés k l’abri d'une attaque.
Trois lighes de défense ont été établies du seul côté où elle soit attaquable, c'est-k-dire au N. Q.
La grande plate-forme qui se trouve au sommet du rocher, et qui sert-de place do parade, couvre de vastes citernes voûtées pouvant contenir une provision d’eau pour trois années. Il y a en outre un puits de 1.33 mèt. de profondeur, creusé dans le roc, et communiquant avec le Rhin.
Ce qu’Ehrenhreitstein offre de plus intéressant aux étrangers — on ne leur montre pas ses tortifications — c'est sa vue, une des plus belles des bords du Rhin. On voit en efl’et k ses pieds le Rhin qui, k peine sorti des montagnes, reçoit la Moselle, et entraînant ses eaux sans les mêler d’abord avec les siennes, décrit des courbes gracieuses klabase des riantes collines qui bordent sa rive droite jusqu’à la chaîne de montagnes plus éloignées où il se perd à l’ho-
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rizoa. A la jonction des deux fleuves, Coblenz, enrichie par son commerce qui prend chaque and extension, paraît déjà à 1 étroit dans l’enceinte de scs fortifications. De quart d’heure en quart d’heure son pont, où se croise incessamment une foule active, s ouvre pour laisser passer soit un bateau à vapeur, soit une flottille de bateaux à voiles traînés par des remorqueurs. A p. se dressent, autant que peuvent se dresser encore des fortifications modernes, le fort Alexandre et le fort Constantin; à dr., sur la rive g, de la Moselle, se développe, sur le Petersberg, le fort François.
Enfin, au delà de la Moselle et du Rhin, s’étend une vaste plaine parsemée de villages que terminent à 10. et au N. les chaînes de montagnes volcaniques appelées Maifel et Eifel. — Tout en admirant les riches cultures de cette plaine accidentée, on no peut s’empêcher de songer aux nombreuses batailles qui s’jf sont livrées, depuis le jour ou César sV est promené en triomphateur; jusqu’à celui où Marceau et Hoche y ont été ensevelis. C’est sur ces hauteurs que Lord Byron a fait rêver Child Harold lorsqu’il s’écrie dans le chant III de son poëme, stance Lvii :
» Honneur à Marceau... courte, brave et glorieuse fut sa jeune carrière! Deux années le pleuraient, celle qu’il commandait et celle qu'il combattait... Puisse l’étranger qui passe près de sa tombe prier pour le repos de l’âme de ce héros... car il fut le champion de la Liberté, un de ces hommes peu nombreux qui, armés par elle, n’ont pas outre-passé le droit de répression qu’elle leur accorde ; il avait conservé la pureté immaculée de son àme , et ceux qui lui ont survécu ont pleuré sa mort. >
Au S. d’Elirenbreitstein s’élève, au-dessus du v. de Pfaffendorf, là Pfaffendorferhœhe , d’où l’on découvre une vue aussi belle que d’Ehrenbreitstein, La forteresse
[Route 17.] qui la domine s’appelle Asterstein (Pierre d’Aster), du nom du général chargé de la reconstruction d’Ehrenbreitstein,
Une vue non moins belle, quoique un peu différente, est celle que l’on découvre du Earthæuserberg (rive g. du Rhin); Goethe l a môme proclamée la plus belle.
La route qui monte sur la chaîne du Hundsrück y conduit. C’est là qu’à la place d’un ancien couvent ont été bâtis les forts Alexandre et Constantin, qui commandent fout à la fois le Rhin et la Moselle.
A la base septentrionale du fort Alexàhdre se trpuve le cimetière (belle vue), où l’on remarque, entre autres monuments, un obélisue élevé à la mémoire de Max e Schenkendorf, le poète patriote, mort en 1817.
C’est sur la rive g. de la Moselle, près de la route de Cologne, à g.
du chemin de fer, et à 15 min.
de Coblenz, que l’on va visiter le monument élevé à la mémoire de Marceau.
Sur l’urne qui renferme les cendres de Marceau, est gravée l’inscription suivante :
Hlo cineres, abfqae nomen.
Sur les quatre côtés du monument, on lit ce qui suit :
« Ici repose Marceau, né à Chartres, d'Eure-et-Loir, soldat à xvi ans, général à ixii ans. Il mourut en combattant pour sa patrie, le dernier jour de l’an tv de la république française, Qui que tu sois, ami ou ennemi de ce jeune héros, respecte ses cendres. »
€ Ces inscriptions sont trop longues, dit lord Byron, et inutiles. Les noms suffisaient. La France adorait Marceau et ses ennemis l'admiraient. Des généraux et des détachements des deux armées qui pleuraient sa mort assistèrent à ses funérailles. > Marceau fut blessé mortellement près d’Altenkirchen (voir R. 39). Il a été enseveli près du Petersberg, dans le fort qui portait son nom, et qui s’appelle au-
DE MAYENCE A COBLEN’/,.
[Roütb 18.]
jourd’hui leforlFrançois.Kn ]819, le roi Frédéric-Guillaume fit transporter son monument à la place où on le voit aujourd’hui, afin de pouvoir étendre les fortications du fort François; Dans le réduit du fort François, à g. de l’entrée, une lame de marbre sans inscription recouvre la dépouille mortelle du général Hoche, qui mourut à XVetzlar, en 1797 (voir R. 36).
Les environs de Coblenz sont décrits ci-dessus et dans les routes 30, 31, 35, 30, 38, voir Stolzenfels, Ems, Sayn, l'abbaye de Laach, Neuwied, Marxburg, Moselwies, Metternich, Neuendorf, Vallendar, Andernach, etc.
Coblenz est la patrie de la regrettable cantatrice Henriette Sonntag.
A Aii-la-Chapclle, R. 37 ; — à Malmédy, 17 1/2 mil, R. 30 B et R. 37 ; - à Altenkircbcn, (K. 39) T mil. dil. t. les j. en 6 h. 3/1 p. 1 fl. 19 8(çr.; — à Bingen, voir ci-dessus et R. 18; — à Bonn, R. .38; — à Cologne, R. 38; — à Ems, R. 35 ; — à Francfort, R. 39 ou R. 14 et 18; — à Giessen, R. 36 ;— à Limburg, R. 36 ; — à Schwalbach, R. 19 et 20 ; —à Trêves, R. 31;— à Wetzlar, R. 30.