B. PAR CRONTHAL KT CRONBERG
(1 h. 4.J min. environ.)
On monte en 45 min. ou 1 h., à travers un joli bois, de Soden à Cronthal, où jaillissent deux sources salées et ferrugineuses, dans une prairie entourée de hauteurs boisées et dominée parle château et la ville de Cronberg. On y a construit, il y a peu d’années, un beau Kursaat. Un pou plus bas est le bel établissement médical du U'' Küster, entouré d'agréables promenades. Un sentier conduit en 5 min. de Cronthal à Cronberg (Hôt. : Scliülzmhofi, V. de 2,000 hab., située au milieu d’une forêt de châtaigniers et d’arbres à fruits, à la base de l’Altkœnig. Sur un groupe de rochers pittoresques s'élève son vieux château en ruine, en partie encore habité, et surmonté d’une tour, au sommet de laquelle on jouit d’une belle vue.
On y conserve un vieux tableau fxvio siècle), représentant la bataille dans laquelle les Cronbergeois battirent en 1389 les Francfortois. Un des seigneurs de
Cronberg , nommé Hartmann , l’ami de Franz de Sickingen et de Hutien, un des plus zélés promoteurs de la Réforme, fut pleuré par Luther, qui s’écria en apprenant sa mort; < Maintenant, je vois bien que Dieu ne veut pas défendre sa parole par des armes temporelles.»
Cette famille noble s’éteignit en 1701. — Ses propriétés échurent alors à l’électeur de Mayence.
Depuis 1802, elles font partie du Nassau. On peut voir dans l’église protestante un portrait de Hartmann de Cronberg.
Cronberg n’est qu’à 45 min. de Kœnigstein (voir ci-dessus A], et à 2 h. 15 min. de Hombourg (voir R. 1.3). Un service direct de voitures publiques est établi entre Cronberg et Francfort (2 h.) par Niederhcnchstaedt, Eschborn, Rœdelheim, et Bockenheim.
Aseension du Feldberg et de rAltkoenig.
Pour monter au Feldberg, on compte 2 h. de Kœnigstein, 3 h. de Hombourg.
Du Feldberg, il faut 1 h. 1;4 pour aller à l’Altkœnig. et en 1 h. 30 min. on peut redescendre à Kœnigstein.
On peut monter au Feldberg à pied, à âne et meme en voiture. Un guide conte tu kr.; un Ane, avec un guide, 1 fl.
12 kr.; en y comprenant l’excursion de Falkenstein, 1 fl. 24 kr. On paye une voiture à 3 plac. 4 fl.; à 4 plac. et 3 cher, fi fl.; A4 cbev. 8 fl.
Le chemin le plus commode
iiour monter de Kœnigstein au •’eldberg quitte, après 3/4 d'h.env., la route de Francfort à Limburg (voir R. 39), et se dirige à dr., c.à-d. à l’E., vers le sommet de la montagne. Dessentiers plus courts passent à travers les prairies et les bois.
Le grand Feldberg, est la plus haute sommité de la chaîne du Taunus. Il a 8ü8 met. au-dessus de la mer. Son sommet forme un plateau presque circulaire, dé-
fiouillé d’arbres et cultivé, sur equel on a établi une petite auberge où l’on peut se mettre à
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l’abri et pasier la nuit au besoin.
Son point culminant est un rocher de fjuartz, qui a jirès de 5 met.
d'élévation et 20 pas de circonférence. On l’appelle lirunhiîdisstein, pierre ou lit de Brunhild , reine d'.'Vustrasie qui, selon la tradition, venait souvent au lever de l'aurore, y contempler ses Etats. Du reste, on le désigne aussi sous les noms de pierre de TVrms et de temple d'Agrippine. Sur le versant N., on remarque des restes de tranchées romaines, le v. de Beifenherg et les ruines du cliAteau des anciens seigneurs de ce nom.
Le panorama du Feldlierg est un dos plus beaux que l'on puisse admirer en Allemagne. On découvre : à ro., le Rhin, les montagnes du Palatinat avec le mont Tonnerre, celles du Rhin, de la Moselle et des Vosges; à g. le Mein, avec la Jiergstrasse, le Melibocus, le Kaisersstuhl, la forêt Noire; à l'E., le Spessart, la Hhmn, le Vogelsberg; au N. E., l'Insberg iprès de Gotha); au N. O. le Siebengebirge.
A ro. du grand Feldbcrg, se dresse le petit Feldberg, qui n'a guère que 17 à 18 mi t. de moins.
L'ascension en est facile.
Outre sa belle vue, l’Altkœnig, qui est plus pénible à gravir, (8(K> met.), offre un autre intérêt aux amateurs d’antiquités. iSon sommet est couronné d'une triple rangée de pierres sèches. On ne sait ni par qui ni à quelle époque a été construite cette colossale enceinte; les uns l'attribuent aux Romains, les autres aux Celtes.
De Koenicalein ^ Hombours.
■| h. — L’omie route <le voilure.
La route «le Kornigstein îi Hombourg traverse les forêts qui s’étendent il la base de l’.Xltkrcnig, laisse à dr. celle qui descend en quelques minutes à Cronberg fvoir ci-dessus), et ne passe qu’à (2 h.i Oberursel, pet. V. dont l'ancienne église a été billie dans la seconde iiioiiié du xv* siècle, et qui est arrosée par l’Iirselbach. D'OIierur-
sel à Hombourg (voir K. 13), on ne compte que 1 h.
De Kœnl(stein A Wiesbade par Eppstein.
4 h, 45 min.
Après avoir dépassé le petit hameau de Schneidhain, on traverse en ligne droite, sur un vaste plateau.une forêt solitaire jusqu’au v. de Fischbach (1 h. 15 min.;, au delà duquel on entre dans un vallon boisé que dominent au N. le Rossert (526 mèt.), au S. le Staufen ( 428 mèt.), deux montagnes ilu sommet desquelles (30 min. et 45 min. d’Eppstein) , on découvre de beaux panoramas. On passe devant plusieurs moulins avant d’atteindre (15 min.) une auberge lŒhlmühle], située à la jonction de trois vallées, celle que l’on vient de descendre, celle qui conduit à Hattersheim (voir ci-dessou.s), et enfin celle à l'entrée de laquelle se dressent, au-dessus du v. d'Eppstein. les ruines pittoresques du château du même nom. Ce château fut le berceau d’une célèbre famille, qtii a donné, de 10.59 à 1304, cinq évêques à Mayence. Ses ruines, bien entretenues et entourées d’un joli jardin, appartiennent à M. Habel de Wiesbade.
On compte 3 h . environ pour aller à pied d’Eppstein a Wiesbade (voir R. 19).
D'Eppsteln A Hattersheim par le Loribaoherthal .
2 h. 30 min. «nv. Route de voit, assez mal entretenue.
La route descend dans une jolie vallée resserrée entre des collines rocheuses, tantêt boisées, tantôt cultivées, et dont le Schwarzbach, aux nombreux moulins, arrose les belles prairies. .V. B. Près du premier pont, le piéton peut prendre dans la forêt de hêtres (à dr.) un chemin ombragé conduisant (1 h.) h Lorsbach, obvient aboutir également la route de voiture. Ce V. donne son nom à la vallée qui, un peu au-dessous , devient plus solitaire et plusalpestre. — 45 min. après avoir quitté
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Lorsbach, on atteint Hofheim (fl(5tel ; Krone), v. de 1,650 hab. On peut monter en 15 min. à sa chapelle blanche, qui attire de loin les regards. On y découvre une vue magnifique sur les vallées du Mein et du Rnin, Mayence , le mont Tonnerre, Darmstadt, TOdeinvald, Francfort, Hanau, le Spessart, la Khœn, etc. Il faut 45 mm. à pied pour aller de Hofheim à Hattersîieim (voir H. 14J, où l’on rejoint le chemin de fer de Francfort à -Mayence; un sentierplus agréable que la route, qui n’est pas oinbragée^ suit, par Kriftel, la rive g, du Schwarzbach.
DE FORB.tCH A LANDAU
PAR DEDI-roNTS ET ANNWEILKR.
le 6^10 mil-; — 5 9/10 mil. de Forbach à Hombourg, cbem. de fer, en 1 h. 50 min. p. 2 fl. 13 kr., I fl. 30 kr. et 1 fl. 9 kr. — De Hombourg àDcui-Ponts, 1 mil. chem.
de fer, 6 conv. p. j., traj. en 25 min. pour 30, 28 et 12 kr.— De Deux-Ponts à Landau. 9 l;t mil.; dil. t. les j.; en 7 h. 1/4, p. 3fl. 48kr.
5 9/10 mil. de Forbach à Homburg (voir K. .3).
A Homburg on prend l’embranchement de Deux-Ponts, terminé au printemps de 1859. On s’arrête à la statio/i diEmtpd avant d’arriver à
] '2 mil. Deux Ponts, en allemand Zweibrücken (Hét. ; Lamm ; Zweibrückev Ilof, Pfælzer Hof) , V. de 7,000 hab., sur 1 Erlbach , anc.
chef-lieu de la principauté du Palatinat Deux-Ponts qui, fondée au XIII' siècle, comprenant les villes de Deux-Ponts, d’Annweilcr et de Bergzabern , puis le comté de Sponhein, fut réunie au Palatinat du Rhin vers la fin du xv siècle.
Les descendants de l’électeur Louis le Noir se partagèrent en trois branches principales ; de Deux-Ponts, de Neubourg et de nirkenfeld. f.a première s’éteignit au xviije siècle après avoir fourni quatre électeurs palatins ; la seconde donna trois rois à la Suède,
Charles X, Charles XI et Charles XII. Cederuier étant mort sans enfants, la principauté de Deux- Pontspassa a la branche de Birkenfeld, a laquelle appartient Charles-Théodore, le fondateur de la maison palatine qui règne aujourd’hui sur la Bavière. En 1792, les Français s’emparèrent de cette principauté que leur céda le traité de Lunéville, et qui fut partagée en 1814 entre la Bavière et les duchés de Saxe-Cobourg, Hesse- Hombourg, et Oldenbourg.
Deux-Ponts possède une imprimerie célèbre d’où sont sorties des éditionsrenommées, entre autres celle des classiques latins et grecs connue sous le nom de editiones 'bipontinæ. L’église d’Alexandre, bâtie en 1497, renferme le caveau ducal. Son haras pourra intéresser les connaisseurs. Il renferme plus de 100 chevaux arabes }iur-sang et anglais, et est établi dans le parc de Tschiflick (sur la route de Pirmasens). Cette propriété , d’ailleurs complètement délabrée, servit pendant quelque temps d'asile au roi de Pologne fugitif, Stanislas Leszincky.
De Deux-Ponts à Pirmasens, la route traverse les v. de Contwig, Stambach (à g.l, Nünschweiler (k g.), Hoph-Eischweiler et Fehrbach, à dr.
3 1/4 mil. Birmasens (Hét. :
Post, Lamm), V. de 6,000 hab. ancienne résidence du landgrave de Hesse-Darmstadt, Louis IX (1-1790) dont on peut voir le monument dans l’église luthérienne.- — La Husterhœhe fut, en 1794, le théâtre d’un combat entre les armées de Moreau et du duc de Brunswick.
1 3Ji mil. Kaltenbach, auberge et relais de poste, près duquel on remarque le Teufehtisch (table du diable), table naturelle posée au sommet d'un bloc de rocher.
Cerclais de poste est situé à la jonction de la route de Bergza/bern et de Dahn avec celle d'Aimweiler. La route de Dahn et de Bergzabern mérite d’étre parcourue <*i pied. A 15 min. de Kaltenbach on trouve Hinler- Weident/ial , v. de