DE METZ A L
4 conv p- j. trajet en 2 h. 35min.et2h. 45 min. pour 5 fr. 70'cent. et 3 fr. (w c.
2 kil. Devant les Ponts.
11 kil. .\fézières.
It) kil. Haagondange.
21 kil. Uckartge,
27 kil. Thionville (Hdt. du Luxembourg , V. de .10,400 bab., située sur la Moselle, forteresse de 3“ classe. On y rom arque la tour de l’horloge, le raani'ge, l’un des plus beaux de France, et un pont sur la Moselle de 5 arches (voir ïltinéraire de la France, par Ad.
Jeanne, 4« section).
Le chemin de fer s’élève, à partir de Thionville, dans les coteaux du bassin de la Moselle, pour atteindre le point de partage des bassins de la Moselle et de l'Alzette.
34 kil. U^lange. — Bientôt après on travers^^ frontièrjj et on entre dans le grand-aàichc' de Luxembourg. Les terrains glaiseux que le chemin de fer parcourt ont nécessité des travaux d’art importants : d’abord le souterrain de Dudelange qui a 380 met. de longueur sur 8 met. 50 d’ouverture en plein cintre; puis, à
58 kil. Rettembourg, un jiont sur l’Alzette, composé de 3 arches et long d'environ 45 met. — On descend la vallée de l’.Mzette dans la direction du N.-E.
04 kil. Fcntange.
70 kil. Luxembourg (Hot. : de Cologne, des Ardeimes, de Luxembourg.,V. de 20,000 hab., capitale du grand-duché de Luxembourg, est située à 289 met. sur tin rocher escarpé dont r.4lzeltc baigne la base. Sa fondation date de la fin du X" siècle. En 1354, ses comtes devinrent des ducs. En 1444, Elisabeth, la fille du duc .Jean, la vendit avec le duché k Philippe le Bon, duc de Bourgogne. Le mariage de , Marie de Bourgogne (1177) la donna k Maximilien d’Autriche. En 1597, le maréchal de Biron, qui était venu l’assiéger, ne put s’en rendre maître ; mais, en 1084, les Français s’en emparèrent et la gardèrent jusqu’à la paix de
U.XEMBOUno. (Route 25.]
Kyswyk (1098) pour la reprendre en 1701. Eu 1715, elle tomba de nouveau en la possession de l’Autriche. Quand les Pays-Bas se soulevèrent contre l'empereur Joseph 11, elle demeura fidèle k l’empire ; mais, le 1 1 juin 1795, elle fut prise par les Français, qui, cette fois, la conservèrentjusqu’en 1814. Elle devint alors le chef-lieu du département français des Forêts. Le traité de Vienne (1815) la donna, avec le grand-duché dont elle est le chef-lieu, au roi des Pays-Bas, qui, en échange , renonça k ses prétentions sur le \assau .
Le Grand-Duché de Luxembourg fait actuellement partie de la Hollande, mais est en même temps un Etat de la Confédération germanique. 11 occupe (avec le Limbourg) le onzième rang dans la chancellerie fédérale. Les obligations du roi de Hollande envers la Confédération sont proportionnelles k la population du grandduché de Luxembourg et du duché de Limbourg réunis (402. GOÜ hab.).
Il doit mettre sur pied 2,500 soldats pour le Luxembourg, et 877 hommes de cavalerie pour le Limbourg. Le budget du grand-duché de Luxembourg est d'env. 883,770 th. pour les recettes, et de 777,874 th.. pour les dépenses. Celui de Limbourg se solde en équilibre et se monte k 1,190,479 th. La superficie du duché de Luxembourg est de 099,011 hect.; sa population de 192,600 hab., sa longueur de UC kil.
de l’E. k l'O.; sa largeur de 112kil.
lia pour limites, au S., la F’rance, k l'Ü. et au N., la Belgique, k TE., la province rhénane de Prusse. — La maison de Luxembourg, une des plus illustres maisons souveraines de l’Europe, a été fondée par VV'aleran de Limbourg, qui épousa, au XII' siècle, Ermesinde, héritière du Luxembourg. Elle a fourni k r.kllemagne cinq empereurs :
Henri VII, Charles IV, Wenceslas, Josseet «Sigismond ; des roi.s k la Bohême, k la Pologne, k la Hongrie, des reines, des connétables
[Route 26.] LUXEMBOURG. — SIERK.
et des maréchaux à la France j des prélats à l’Eglise.
La ville de I.uxembourg n’a rien d'intéressant à offrir à un étranger que sa situation pittoresque et ses fortifications. Divisée en ville haute et en ville basse, elle oc-i cupeun plateau entouré de trois i côtés par des précipices presque à I pic, de 60 môl. env. de hauteur, !
et une étroite vallée arrosée par le j Petersburn etl’Alzetie; un rocher ^ escarpé et fortifié, le Bouc, la par-' tage en deux parties. La plupart ' de ses fortifications sont taillées i dans le roc. Elles ont été cou- 1 struites, augmentées, consolidées!
constamment par les Espagnols , (1698), les Autrichiens (J7I3), les j Français (1684 et 179.5) et les Hol-i landais. I.a Confédération germa- I nique y a dépensé depuis 1831 des I sommes considérables, et cependant Carnot avait dit avant ces travaux que « c’était la plus forte place de l'Europe, Gibraltar excepté. » La Confédération germanique y entretient, en temps do paix, une garnison de 6,000 Prussiens; en temps de guerre, cette garnison serait plus que doublée.
Deux places servent de promenade aux habitants de la ville haute : la place d’Armes , plantée d'arbres, et la place Guillaume ou Grande-Place. Une courte galerie, les met en communication l’une avec l’autre. Au-dessus de la grande
filace s’élève le clocher aigu de a cathédrale; sur la place Guillaume est situé l’hôtel de riiîe. qui date de 1828. Le palais des États (rue du Goitvernemenl) est un petit édifice nouvellement construit, dont la façade présente un mélange de style de différentes époques. L'église Saint-Pierre contient un monument élevé à .Tean de Bohême, duc de Luxembourg, tué à la bataille de Crécy. Luxembourg^ possède une biblioihèqtie, itn musee archéologique, un cabinet \ d'histoire naturelle. Il ne reste dans | la ville basse qu'une porte du pa- , lais qu’avait fait btltir en 1565 le comte Pierre-Ernest de Maiisfeld, 1
le gouverneur espagnol de la ville.
C’est de la porte de Trêves qu’on embrasse le mieux la vue générale de la ville. Les étrangers devront aussi se faire indiquer le casino militaire : du haut de la longue terrasse plantée d’arbres qui s’élève derrière cet établissement, et sur Laquelle on fait de la musique dans la belle saison, on domine un côté des fortifications et une vallée ('troite et pittoresque.
La vallée de l’Alzette offre quelques promenades agréables.
De Lusemhourg à Arlon et à Namur, R. 27; — à Trêves, R. 26; — à .Aix-la-Chapelle, R. 28.
DE Metz a trêves.
A. PAR LAWOSELLS.
Le service de bateaux à vapeur, anciennement élabli entre .Metz et Trêves a été supprimé. Les vapeurs ne partent que de Sierk. Service journalier, prix 32 et 24 sgr.
De Mets i Sierk.
47 kil.
17 kil. Jlondelange.
11 kil. Thionville.
19 kil. Sierk (voir l’Itinéraire du voyageur enFrance, par A. Joanne).
De Sierk à Trêves.