PAR DURKHEIM
De Nenitadt à DUrkheim.
2 mil.; dit. t lesj., en 1 h. 1/2, poiir21kr.
— Trois Omnibus correspondant aux
convois du chemin de fer.
La contrée du Palatinatbavarois, située au pied du Haardt, entre Neustadt et Durkheim, est rexioiiunée pour la douèeur de son climat, sa fertilité et les qualités de ses vins. Les piétons, qui ne craindront pas d’allonger leur chemin d’un quart d’heure, ilevront gagner Deidesheim par Hahrdt, Gimmeldingen et Kœnigsbach. I.a route de voilure, qui longelabase des montagnes, traverse
30 min. Musshach, 2,400 hab., v.
très-ancien où les Templiers possédaient j.adis de vastes propriétés.
On laisse h. g. Gimmeldingen, 1,U0Ü hab., situé au débouché du Benjenthal, qui conduit [1 h;) au Sil- DCrthal, puis Kcenigsbach, v. de 850 hab. (bons vins), et à g. Ruppcrtsberg (1,050 hab.), avant d’atteindre
1 h. 15 min. Deidesheim (Ildt.:
Bairischer Hof), V. riche, de 2, .550 hab., dont les vins jouissent d’une grande célébrité. Son hôpital, richement doté, attire l’attention.
On remarque sur le Martenberg les Heideniœcher, trous de diverses formes et grosseurs qui semblent avoir été voûtés, et près desquels s’élèvent les ruines de la chapelle Saint-Michel, d’où l’on découvre une belle vue.
30 min. Font (770 hab.), bons vins.
15 min. Wachenhcim (Hôtel ; Kroné), V. de 3,000 hab., à l’entrée de laquelle on remarque les belles constructions et les beaux jardins de M.M. Wolf, dominés par les ruines d’un chAteau détruit dans la guerre de Trente ans.
.30 min. (2 mil. de Xeustadt), Dürkheim (Hôt. : Vier Jahresseiten,
At.LEM. DU .N.
Reitz), Y. de 6,000 hab.,'’ agréablement située au débouché d’une vallée du Haardt, arrosée par Tlsenach, et dominée k TO. par les ruines du couvent de Limburg.
Fondée avant le vin' siècle, elle appartint successivement aux ducs franks,, k l’abbaye de Limburg, et enfin aux, comtes de Leiningen- Ilartenburg, qui la foriiiii-rcnt, malheureusement ])Our elle, car elle fut prise par Frédéric le Victorieux en 1471. pillée par les Espagnols en 1632, incendiée par les Français en 1674, en 1689 et en 1794. Aussi tous ses monuments publics sont modernes. Ses bains d’eau salée et les cureà de raisin y attirent, pendant l'été et l'automne, un grand nômbre d’étrangers. Des services quotidiens d’omnibus la mettent en communication avec; (irUnsladt (voir cidessous), Frankenthal, 4 h. (voir B. 15); Ludwigshafen et Mannheim, 4 h. (voir K. 3 et 7); Spire,
6 h. (voir 11. 16); Kaiserslautern,
7 h. (voir U. 3).
On visite dans les environs de Durkheim :
1" La saline Philippshalle, située k l’E. de la ville, sur l'emidacement de l’ancie'n couvent Sehœnfeld. Un y A'a prendre des bains ou faire la cure de raisins.
2" La bellemaison de campagne, bâtie au N. de la ville, sur une petite éminence d’où l’on découvre une belle vue, et que défendait jadis une citadelle détruite par Frédéric- le Victorieux .
Si* Les ruines de l’Abbaye de Limburg (30 min. àl'ü.), qm couronnent au S.-ü. une montagne 'située k l'entrée de la vallée d'où sort l’isenach. Deux chemins y conduisent. L’un, praticable pour les voitures, part du cinietiere ; l’autre remonte la vallée de l'isenach jusqu’à Grclhen. Le sommet • de la montagne forme une espèce de plateau, transformé en jardin aux frais de la ville de Durkheim, par M. Metzger de Heidelberg. On y jouit de beaux points de vue. Au fond de la vallée on aperçoit les
J8i DK NEU.STADJ
ruines de la Hartenburg; au N. -O.
remonte la vallée verdoyante, qui conduit par Frankenstein à Kaiserslautern {voir R, 3), avec son vaste étang appelé Hcrzogsu-eiher ; au N. se dressent les hauteurs qui portent la Heidenmauer et le Teufclsstein (voir ci-dessous), et que domine le Peterskopf, au sommet boisé, haut de 510 inét.; à l'E. au delà de Durkheim s’étend la vaste plaine du Rhin, terminée par la chaîne de l’Odenwald.
La Limhurg ou Lindburg (château des Tilleuls) appartenait , au xt' siècle, au duc Conrad le Salien, ui, en 1024, devint empereur 'Allemagne avec le titre de Conrad II ou le Salien. Sort fils s’étant tué à la chasse, Conrad II résolut de consacrer à Dieu, pour le salut de l’àme du défunt, le château de ses ancêtres. Le 12 juillet 1030 il y posa la proinièrc pierre d’une église, puis il alla à Spire y poser la première pierre du Dom. L’abbaye ainsi fondée (bénédictins) devint en peu d’années une des plus riches et des plus belles de l’Allemagne. Détruite en 1504 par le comte de Leiningen, EmichVIII, elle fut rebâtie de 1515 à 1554, et sécularisée en 1574 par l’électeur Frédéric III. La guerre et les éléments en ont fait depuis la ruine que l’on va visiter. La tour du S. -O. date des premières constructions. N.D. Un -restaurant a été établi dans les ruines du cloître.
4" La Hartenburg (1 h. de Dürkheim; oij peut v aller aussi de Limburg). Ce château, situé au sommet d’un rocher inaccessible de trois côtés, bâti au coiiiinencement du xiii' siècle, par les comtes de Leiningen, ennemis dos abbés de Limburg, agrandi et embelli au XVII siècle, avait résisté à Turenne, en 1674; mais dans la lierre de Trente ans, les Français incendièrent et le firent sauter.
Le comte Charles-Guillaume en répara une partie, au commencement du xviiie siècle; les Français l'incendièrent de nouveau en
A MAYknv'CK. [ItocTE ÎT.]
1794. Ses ruinessontconsidérables; on distingue la salle des Chevaliers, la prison, la chapelle, les caves, etc. Le plus beau point de vue test sur la terrasse du S.-E.
ombragée de tilleuls et de châtaigniers .
.5» La Heidenmauer et le Teufelsstein. Au N. -O., et tout près de Durkheim, s’élève une montagne couverte de vignes et de châtaigniers, dont le sommet forme un carré ayant 30 mèl. env. de circonférence. Les quatre côtés de ce carré sont bordés d’un rempart de grosses pierres sans ciment, qui a une hauteur de 3 à 4 mèt. sur une épaisseur de 16 à 33 mèt. Six ouvertures donnent accès dans cette enceinte. Le côté N., qui se relie aux autres montagnes, est en outre protégé par un fossé profond. Des ama.s de pierres se remarquent à l’intérieur. Les fouilles qui y ont été piratiquées n’ont fait découvrir que des monnaies romaines et du moyen âge. Ce singulier rempart s’a])pelle /ieidrninauer (le mur des Païens). C’est le titre d’un roman de Cooper. On .ignore par qui il a été construit. Evidemment il est antérieur à la conquête romaine.
L’opinion la plus répandue l’attribue aux Celtes. Selon la tradition, Attila y a passé un hiver. On y jouit, du reste, d’une vue étendue.
Lorsqu’on en explore le côté N., on aperçoit à peu de distance, au milieu d’un bois épais, le rocher appelé Tenfelsstein (Pierre du Diable). C’est urt bloc de 4 mèt. de haut, qui semble avoir été porté à cette place par les hommes, et qui a, dit-on, servi autrefois d’autel. On peut monter jusqu’au sommet par des degrés taillés dans la pierre. D’après la tradition, ces degrés ne seraient que les marques des doigts du diable, qui avait voulu le saisir pour détruire le couvent de Limburg qu’on construisait alors, et qui ne put y parvenir fiarce que, au moment ou il la toucha, elle devint molle comme du beurre.
6® Le Peterskopf (1 h.), dont le
[Route 21.] LA YALLÉK DE DURKHEIM.— GKUXSTAÜT. 183
sommet (5J.0 nièt.) offre \m beau panorama. On peut redeseendre (à l'E.) par la maison du garde (VVcÜHCh) et une briqueterie, mais il vaut mieux encore gagner à l'O.
fiar le Heidenfels, le Kahnfels et e Pfaffentbal, le v. de Hardenburg dans la vallée de l'Isenach.
7“ Seebaoh (30 min.), au .S. -O. de Dilrkbeim, v. où l’on voit les ruines curieuses d’un couvent de bédictincs, supprimé vers la fin du xvK siècle.
8o Enfin le Dûrkheimerthal, qui s’étend, arrosé jiar risenaidi, sur une longueur de 4 h. jusqu’à E'rankenstein, où l’on rejoint la K.
3. On y voit de beaux rochers, et, de jolis vallons latéraux v débouchent des deux cétés. A 2 ïi. 30 min.
de Dürkheim, il s’élargit et prend le nom de Jæqerthal. On peut, avant d’atteindre Frankenstein, monter (avec un guide) au Drachenfeh par le Stüterthal. Le Drachenfels est une des sommités du Hochberg (S.-E.); il a 584 met. de haut. On y jouit d’une belle vue.
Il doit son nom à une ouverture naturelle, qui pa.sse pour avoir été la retraite n’un dragon (Drachen), tué par Siegfried, le héros des èéthelungen. — N. li. Si, après avoir exploré cette jolie vallée, on vegt revenir à Dürkheim, on peut prendre un autre chemin qui passe à la maison du garde, Kehr dich an nichts, près de laquelle sont la tour Murr mir nicht viel, et les ruines de la maison de chasse, Schan dich nicht tim; noms singuliers qui rappellent les contestations, relatives a des limites et à des droits de chasse, dus électeurs palatins et des comtes du Loiningen.
De DUrkheim i Orttnitadt et à Mayence.
Divers chemins conduisent de Dürkheim à (îrünstadt. Le plus court (2 h. 30 min.l passe par ; (15 min.) Pfefjingen. saline; — Hb min.) Uiigslein, 1,800 hab.c bons vins; — (15 min.) Aoi/sfadt, 1,050 hab., bons vins; — (30min.) Ilerxheim, 5(j0hab., V. d’où l’on jouit d’une belle vue; — (15 min.) Kirchheim an der Eck,
1,050 hab. — (30 min.) Grünstadt.
Un autre cheniin i‘i h. 45 min.) passe par ; (1 11.) Leistadt ; — <30 min.) Weissenheim ; — (15 min.) Bobenheim, d’où l’on peut faire, en 30 min., une excursion à liallenberg, belle vue; — (30 min.) KJeinkarlebach ; — (30 min.) Grünstadt.
Enfin, un troisième chemin, de beaucoup préférable pour lus piétons (5 h.), traverse, dans les montagnes, les V. de (2 h.) Ilæningen, Alt-Leiningen , ,Ncn~Leinmgen et Sausenheim. Alt-Leiningen, 000 hab., est dominé par les riiine.s du château des comtes de Luiningen, détruit dans la guerre des j paysans, et dans la guerre de la ! Succession. A Neu-Leiningen, on : rcmar<^uc celles de l'ancien chà- I teau , egalement di'truit par les I Français, et d’où l'on jouit d’une belle vue. ^
Grünstadt. (Ilét. : Wrei Kœnige) est une V. de 3.800 hab., qui fut, 'jusqu’à la Révolution française, la I résidence des comtes de Leinin- ^ gen, après la destruction des châteaux ci-dessus mentionnés. Leur palais sert maintenant d’école et de manufacture.
I A Worms, R. là, 1 h.;— à Frankeuthal, R. l.'j, 3 h.
I Deux routesconduiscntde Grünj stadt à Mayence. L'une rejoint à Alzcy (5 h.) la R. 23 B. Elle pjasse par ] Asselheim, Gtfoss et Klein Hocken- I heim, Monsheim, iYtfdpret Ofefr/lfpr.çheim, Flomborn et Dinlesheim. L’auj tre (4 h. 45 min.) rejoint la même route à Marnheim (voir R. 23 B.), i elle passe par: (15 min.) A^seUieim; j — (30 rnin.) Mertesheim (à g.'; — (30 I min.) Ebertsheim— (1 h.)Kersenheim;
I — (30 min.) Gadlheiin (voir R. 23.
B.), — d’où l’on peut gagncr'lc mont , Tonnerre par Dreisun et Dannenfels, — et{l h.) Marnheim qui est à 1 h. de Kircbheirtibolanden (voir ; R. 23. B.).
j ROUTE 25.
I DE METZ A LUXEMBOURG, i 70 kil. Chem, de fer ouvert en 1859.