‹ Itinéraire descriptif et historique de l'EcosseChapitre 15 sur 75 · BOUTE 3. — DE CABLISLE A EDIMBOURG · texte numérisé non relu

BOUTE 3. — DE CABLISLE A EDIMBOURG

66 m. 4/2. — Symîngton. station de Biggar, petite ville, située à 45 m. de Peebles et 42 m. de Lanark, et dont le Bog passe pour avoir été le théâtre d’une des victoires de Wallace ; à gauche Fatlips Castle et Tinto Hill, colline de 460 mètres d’élévation.

68 m. 4/2. — Thankerton. Près de cette station on remarque, à droite, les ruines du château de Covingston; on laisse à gauche Carmichael House , Cairngriffe House, Petlenain House, et on franchit la Clyde sur un viaduc avant d’atteindre

73 m. 4/2 — Carstairs. Là le Caledonian Railway se bifurque ; l’embranchement de gauche mène à Glasgow ( V. ci-dessous B ), celui de droite conduit à Édimbourg.

74 m. — Carnwath.

79 m. — Auchengray. L’embranchement de gauche conduit aux forges de Wilsontown ; on longe à droite Cobinshaw réservoir.

85 m. — Harburn, station de Westcalder. A peu de distance de cette station, on traverse Lin IVater sur un viaduc de 6 arches, de 4 6 mètres d’ouverture et élevé de plus de 34 mètres au-dessus de la rivière ; on aperçoit à droite les Pentland Hills , et à gauche on découvre une belle vue sur le Firth ofForth , et les collines de Fife.

90 m. — Kirknewton , station de Milcalder. On laisse à gauche les Dalmahoy Crags qui ont 204 mètres de hauteur et Dalmahoy House , propriété du comte de Morton, et à droite les propriétés de Meadowbank , de Balemo et les ruines du Lennox Castle.

95 m. — Currie. Au delà de cette station, le chemin de fer se rapproche de plus en plus de celui d’Édimbourg à Glasgow, qui se trouve situé en deçà des Corstorphine Hills; on laisse à droite Baberton House et Hailes House , puis on traverse le canal Calédonien et la Water of Leith (ruisseau de Leith ), en arrivant à

97 m. — Statefrd. Enfin près du village de Dalry on rejoint le chemin de fer d’Édimbourg à Glasgow; on aperçoit à gauche l’hôpital de Donaldson, à droite le château d’Édimbourg ; et on s’enfonce dans un tunnel au sortir duquel le convoi s’arrête à la station de Lolhian Road.

<00 m. — Édimbourg. (K. route 4, et le plan). b. — A GLISGOV.

| # — 4 05 ra . par Gartsherrie, et 2° — 4 01 m. par Cambuslang. — Chemin <le Ter calédonien : 6 conv. par jour (2 les dimanches); expies* en 3 h.) trains ordin. en 5 h. 45 m. — Prix : Express , 22 sh.; trains ord., — lre classe, 47 sh. 6 p.; — 2e classe, 43 sh. 2 p.; — trains parlement., — 3* classe , 8 sh. 9 p.

1° 105 m. — PAR GARTSHERRÎE.

73 m. 1 /'2 de Carlisle à Carstairs, v. ci-dessus A.

On passe Mouse Water sur un viaduc.

76 m. — Station de Xianark (pour Lanark et les chutes de la Clyde. V. route 4 4).

81 m. — Braidvood.

82 m. — Carlukc. À gauche Mauldslte Castle.

85. — Overiown. A droite W'tshaio Castle, appartenant à lord Belhaven.

86. — WJshnw. A gauche Dalziel House, à droite Cleland House.

89 m. — Wotherwell. Ici le chemin se bifurque ; l’embranchement de gauche mène à Glasgow par Cambuslang. (F. ci-dessous 2°).

91 m. — Holytown.

94 m. — "Whifflet.

94 m. i/2. — ’ Coatbridge.

96 m. — Gartsberrie. Fonderies de fer.

97 m. 1/2— •Gartcosh.

98 m. — Garnkirk. Poterie renommée; fabrication considérable de vases et de pots à fleurs.

100 m. — Steps Road.

105 m. — Glasgow. Par cette voie on arrive à Glasgow au Terminus qui aboutit à George Square. (V. la route 13 et le plan.)

2° lül m. — PAR CAMBCSLANG.

89 m. — Motherwell. (P. ci-dessus 1°.)

94 m. — Uddîngston. On laisse à gauche le château de Bothwell (P. route 14) avant de traverser la Clyde.

97 m. — Cambuslang.

99 m. — Rutherglen.

1 01 m. — Glasgow. Par cette voie on arrive à Glasgow au pont de la Clyde. ( P. route 13 et le plan. )

Renseignements généraux.

Hôtels : Douglas Hôtel , St. Andrew Square; British Hôtel, 70, Queen Street; Queen’s Hôtel , Princes Street , liôlels de 1re classe très-bons, mais un peu chers. Les hôtels de 2e classe qui sont les mieux situés et les plus fréquentés, sont : Gibb’s Royal Hôtel , 53, Princes Street, en face du monument de Walter Scott; Waterloo Hôtel, Waterloo Place; Tait' s New Royal Hôtel, Crown Hôtel, Caledonian Hôtel, Star Hôtel, M’ Queen’ s Hôtel, CampbelTs North British Hôtel, Greliche Hôtel, tous dans Princes Street. London Hôtel , St. Andrew Square ; Reycnt Hôtel, Waterloo Place. Dans tous ces hôtels les

BOUTE I. — EDIMBOURG ET SES ENVIRONS. I îl

prix varient: — Pour la chambre à coucher, de 2 à 4 sli. par nuit; — pour le dîner, de 2 à 4 sh. ; — pour le déjeuner avec de la viande ou des œufs, et du café ou dti thé, de 2 sh. à 3 sh. ; — pour le thé ou le café, de 1 sh. 6 p. à 2 sh. ; — pour une bouteille de sherry , de 3 à 6 sh.; — pour une bouteille d’ale ou de porter, de 6 p. à

1 sh.; — pour le service, de 1 sh. 6 p. à 2 sh. — 11 y a des hôtels de 3*“ classe et des tavernes dont les prix sont inférieurs à ceux de ces hôtels.

Bains : Il y a plusieurs établissements de bains publics, mais la plupart des hôtels fournissent des bains froids à 1 sh. et des bains chauds à 2 sh.

Poste aux lettres : Waterloo Place, à l’extrémité de Princes Street et à la base de Calton Hili,

Chemins de fer : Station générale, Waverlev Bridge, près du monument de Walter Scott. — Station duchemin de fer calédonien, Lothian Road.

Toitures publiques et Omnibus pour les environs : Tron Church et Royal Mail Coach Office; 10, Princes Street. (Voir pour les départs les Time Tables du mois, et dans l’Itinéraire les pays qu’on désire aller visiter.)

Cabs et fiacres : Sur les places. On trouvera dans les Time Tables le tarif des prix d’après les distances.

Situation, aspect général, population, climat.

Edimbourg, la capitale de l’Écosse et le chef-lieu du comté du Mid-Lothian , ou du Lothian du milieu, est située dans la partie septentrionale de ce comté, à 2 m. environ de la rive méridionale du golfe du Forth, par 55° 57' 20” de latitude nord et 3» 10' 30” de longitude ouest. Sa longueur égale sa largeur ; elles sont d’environ

2 m. Elle occupe trois collines parallèles réunies par d’énormes chaussées et des ponts gigantesques, et se

compose de deux villes parfaitement distinctes, la vieille ville et la ville neuve. La vieille ville, aux rues étroites et aux maisons élevées, couvre le plateau et les deux versants de la colline du centre, à la base E. de laquelle s’élève le palais d’Holyrood, et.dont le château ( Caslle ) couronne la crête abrupte de l’O. Au S., le pont de George (George Bridge) et le pont du Sud ( South Bridge ) la relient à la colline du Sud, qu’elle a depuis longtemps envahie. Au N., la chaussée de terre ( Eorthen Mound ), le pont de Waverley (Waverley Bridge) et le pont du Nord (North Bridge), la font communiquer avec la colline du Nord, sur les versants et à la base de laquelle la ville neuve s’étend et s’embellit en toute liberté. Au N., en effet, le terrain s’abaisse insensiblement vers le golfe du Forth ( Firth ofForth), tandis qu’à l’E. et au dessus des dernières maisons se dressent la colline de Calton ( Calton Hill), les rochers de Salisburv ( Salisbury Crags ), et le trône d’Arthur (Arthur’s Seat), et que la vue est bornée au S. par les collines de Braid ( Braid Hills), les collines de Pentland ( Pentland Hills), plus éloignées, à l’O. parla colline de Corstorphine Hill ( Corstorphine Hill). De belles et larges avenues , bordées de chaque côté de jolies maisons, aboutissent à Édimbourg dans toutes les directions ; car au lieu d’être dispersés dans des faubourgs plus ou moins vastes, mal bâtis et malpropres, les ouvriers et les indigents habitent, au centre même de la cité, ces antiques et sombres maisons de dix à douze étages qui donnent un caractère si original à la vieille ville.

De quelque côté qu’on y arrive, à quelque point de vuo qu’on se place pour la contempler, Édimbourg est sans contredit l’une des villes les plus curieuses, les plus pittoresques et les plus belles du monde entier. Un observateur difficile trouvera certainement bon nombre de

détails à critiquer et à blâmer, mais l’ensemble est saisissant , grandiose , étrange , admirable. Si Venise, Constantinoplo et Naples peuvent être préférées à Édimbourg, on ne saurait les lui comparer. Elle a le rare mérite d’être belle et de ne ressembler en rien à ses rivales. Pour la connaître, il faut absolument l’avoir vue. Nulle description ne pourra jamais en donner une idée satisfaisante à ceux qui n’auront pas eu le bonheur de venir la visiter.

L’auteur des Antiquités d’Athènes, Stuart, a appelé le premier Édimbourg l’Athènes moderne. Ce nom lui est resté. C’est d’abord pour elle, comme l’a dit Charles Nodier, un privilège de localité fondé sur des ressemblances topographiques très-sensibles. Elle est séparée de la mer par une voie droite delà même figure et de la même longueur que celle qui conduit d’Athènes au Pyrée ; et elle embrasse dans son enceinte une montagne surmontée d’une forteresse, ou citadelle antique, qui rappelle l’Acropolis ; mais si elle accepte le surnom d’Athènes du Nord, ce n’est pas seulement à cause de sa situation, c’est qu’elle est fière de ses philosophes, de ses orateurs , de ses critiques, de ses historiens, de ses poètes, de ses sociétés savantes, de ses journaux et de ses revues. En effet, elle a vu naître Hume, Robertson, Blair, Dugald-Stewart, Walter Scott, Brougham, Macaulay, etc.; son Université a brillé du plus vif éclat, surtout au commencement de ce siècle, car elle avait alors pour professeurs, Robertson, Playfair, Black, Cullen, Robison, Blair, Dugald-Stewart, Gregory et Monro ; elle compte plus de 56 imprimeries et de <00 librairies; elle publie un grand nombre de journaux, et la principale de ses revues, celle qui porte son nom, s’est élevée au premier rang parmi les grands recueils critiques et littéraires du xix® siècle.

L’origine d’Édimbourg est inconnue; D’Anville prétend qu’elle occupe remplacement d’une station romaine appelée A lata Castra. Suivant Walter Scott ( Provincial Antiquities) , son château était anciennement connu sous le nom celtique de Maydin, que les Romains traduisirent par celui de Castrum Puellarum (le camp des jeunes filles). On ne sait rien de plus positif sur l’étymologie de son nom actuel. Les uns le font dériver de deux mots galliques Dun-Edin qui signifient le devant d’une colline; les autres d’Edvvin, prince saxon, qui prit possession de cette partie de l’Écosse en 626. Quoi qu’il en soit, dans la charte qu’il accorda, en 4128, à l’abbaye d’Holyrood, David 1er en parlait de telle sorte qu’à cette époque elle devait être un bourg royal et une ville importante. Toutefois les souverains écossais continuèrent pendant plusieurs siècles à résider à Dunfermline et à Scone ; et elle ne devint véritablement la capitale de leur royaume que vers le milieu du xv® siècle. En 1480, elle n’occupait encore qu’une partie de la colline du centre et elle était entourée de murs de tous côtés, excepté du côté du Nord où elle se trouvait défendue naturellement par un petit lac appelé communément North Loch, aujourd’hui desséché. Comme elle ne tarda pas à s’étendre cependant du côté de Grassmarket et do la Canongate ou Cowgate, on construisit un autre mur en 1513, peu de temps après la fatale bataille de Flodden, l’un des événements les plus désastreux de l’histoire d’Écosse, où le roi Jacques IV avait péri avec presque toute son armée. Elle resta enfermée dans cette enceinte pendant plus de deux cents ans, s’élevant, comme autrefois Genève, au lieu de s’étendre, rapprochant ses maisons le plus possible et entassant étages sur étages, pour pouvoir loger tous ses habitants et pour avoir moins de feu duties ou de fermages à payer aux

propriétaires du sol. En 1763, il n’y avait pas encore un seul Hôtel à Edimbourg, qui ne correspondait avec Londres que par un seul coche. Cette voiture ne partait qu’une fois par mois et mettait de 12 à 16 jours pour faire la route. Mais déjà à celte époque les conséquences de l’Union commençaient à se faire sentir ; les mœurs subirent peu à peu comme les idées une révolution complète; les progrès croissants de l'industrie et du commerce développèrent des besoins inconnus ; la noblesse et la bourgeoisie , avides d’air, de lumière, d’élégauce et de luxe, ne voulurent plus habiter les demeures grossières, incommodes, sombres, mal aérées, où elles avaient vécu jusqu’alors. En 1765 on avait jeté un pont (le North Bridge) sur le ravin qui séparait la vieille ville de la colline du nord; en 1767, les magistrats obtinrent du Parlement l’autorisation de bâtir une ville neuve au delà de ce ravin. Jacques Creig traça le plan de cette ville qui couvre aujourd’hui l’esplanade de la colline septentrionale, son versant septentrional à la pente douce et une partie de la plaine étalée à sa base. Les familles nobles et riches, s’empressant d’émigrer à mesure que s’élevaient ces nouveaux palais, abandonnèrent leurs anciens hôtels aux ouvriers et aux indigents. Un chaudronnier occupa l’hôtel du lord président Dundas ; celui du duc d’Errol fut transformé en un cabaret ; celui du duc de Douglas reçut un atelier de charron. En moins de 20 années Édimbourg s’était métamorphosée, et, depuis cette époque, sa population ? toujours été en s’augmentant dans la proportion suivante; elle était

En 1707 de 35,000 hab.

1801 66,500 non compris Leilh.

1831 136,301 [irlandais.

1841 138,194 dont G, 607 Anglais et 5,594

Ces 438,182 hab. se subdivisaient ainsi :

Femmes 76,937

Hommes 61,257

Différence. . , . 15,680

Dans aucune autre ville de la Grande Bretagne, il n’existe une pareille disproportion numérique entre les deux sexes. Cette différence est facile à expliquer ; sur 4 3,854 domestiques qu’on comptait alors à Édimbourg , il y avait 4,422 hommes et 12,429 femmes. Un chiffre si considérable de domestiques prouve qu’une grande partie de la population jouit au moins d’une certaine aisance. Le tableau suivant emprunté aux documents parlementaires de 1 831 , plus détaillés que ceux de 4 844 , montrera, en outre, que les professions libérales occupent à Édimbourg un bien plus grand nombre d’habitants qu'à Glasgow, à Birmingham ou à Manchester.

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