ROUTE 12. — !>’ EDIMBOURG A GLASGOW
si bien pris ses précautions, que le crime commis il parvint à se sauver et à passer en France.
En 1645, tandis que la peste ravageait Édimbourg, les tribunaux et l’université se transportèrent à Linlithgow, où le fléau était moins redoutable, et ils occupèrent lo palais et l’église. Enfin, en 1661, à la restauration, les habitants de Linlithgow brûlèrent la ligue solennelle et le Covenant avec do vives acclamations do joie.
Au delà de Linlithgow, le chemin de fer s’éloigne de l’Union canal qu’il a cotoyé depuis Niddry Castle et traverse l’Avon sur un viaduc de 25 arches de 16 mètres d’ouverturo et de 23 à 26 mètres d’élévation. (On laisse ensuite à gauche l’embranchement du chemin de fer de Slamannan qui conduit à Glasgow par Airdrie. ( Deux départs par jour de Linlithgow. )
22 m. 1/2. — Polmont. Près de cette station part, à droite, un embranchement qui relie à Larbert le chemin de fer à! Édimbourg à Glasgow au Scottish Central Railway.
A Stirling et à Porth [V, roule 28)
On laisse à droite Callander Ifousc avant d’entrer dans le tunnel au sortir duquel on s’arrête à
25 m. 1/2 — Paikirk , ville de 4,000 hab. environ, située entre le Forlh et Clijde Canal et l'Union Canal , à un mille environ du point où ils se réunissent. Renommée pour ses marchés de bétail appelés trysts qui s’y tiennent trois fois chaque année ; très-ancienne , car la vieille église démolie il y a une trentaine d’année, datait de 1057, elle doit la célébrité dont elle jouit aux deux batailles qui se livrèrent dans ses environs. En 1258, Édouard Ier y battit les Écossais commandés par Wallace et Sir James Graham. Ce dernier fut tué en combattant. On voit son tombeau dans le cimetière. En 1746, l’armée jacobite , sous la conduite du prince
! line rail y* de l’ Hçtwst
Ot'UP*’ fur llnjnirr et / kw/'Utf S.
ROUTE 42. — D'ÉDIMBOl'HG a GLASGOW. 461
Charles-Édouard, y défit complètement l’armée royale commandée par le général Hawley. On découvre une belle vue du haut de l’éminence où se livra cette seconde bataille. Bruce, le fameux explorateur de l’Abyssinie, la préférait à toutes celles qu’il avait admirées pendant ses longues excursions dans les pays étrangers. On embrasse d’un seul regard la majeuro partie des Ochil Hills , l’un des derniers escarpements de cette vaste chaîne qui court de l’embouchure du Tay aux rives de la Clyde. A l’endroit où cette chaîne semble s’ouvrir pour livrer passage au Forth, se dressent quelques rochers isolés dont le plus élevé est couronné, par le château do Stirling au delà duquel on aperçoit, quand le temps est clair, la vallée de Monteith que dominent à une grande hauteur les plus hautes sommités des Grampians. On reconnaît aisément Ben Ledi à sa forme conique, et, plus à l’O. . Ben Lomond. Au pied des Ochill Hills s’étend Jusqu’au golfe du Forth, une plaine fertile le long de laquelle on distingue les villes de Culross , de Kincardine , de Clackmannan et d 'Alloa; enfin, sur la rive droite du golfe du Forth, des forêts de mâts font reconnaître de loin les ports de Grangemouth et do Borroicstoicness , tandis que, entre le fleuve et Falkirk, au milieu d’une plaine parsemée do villages, de maisons de campagne et d’usines, un nuage épais de fumée désigne la position des Carron Works , les fonderies les plus importantes de la Grande-Bretagne, car elles emplovent plus de 2,000 ouvriers , et consomment , par semaine , 800 tonnes de bouille, 400 tonnes de minerai de fer et 400 tonnes de pierre calcaire.
Toute cette contrée, comprise entre les golfes du Forth et de la Clyde , était autrefois divisée en deux parties par la muraille romaine qui s’étendait au travers de l'isthme, séparant les Calédoniens indépendants au nord
4 62 HOUTE 42. — I) LUI il BOL HO A GLASGOW.
et les conquérants romains au midi. Agricola en avait tracé la ligne et le préteur Lollius Urbicus la termina sous le règne d’Antonin-le-Pieux. On l’appelait généra lement Graham’s Dijke ou le Fossé de Graham parce que, d’après une antique tradition , c’était un héros de ce nom qui l’avait le premier franchie en en renversant une partie. Le général Roy en a déterminé exactement l’emplacement dans ses Antiquités militaires de l’ Écosse. On en retrouve des traces distinctes sur un grand nombre de points. Elle commençait à Dunglass sur le golfe do la Clyde et se terminait à Abercorn sur le golfe du Forlh. Sa longueur totale était donc de plus de 63,000 mèt. Elle avait une largeur moyenne de 1 3 mètres, et un fossé de 7 mètres de profondeur et de 16 mètres de largeur la mettait à l’abri d’une attaque. Elle était en outre défendue par <9 forts ou stations éloignés l’un de l’autre de 3,360 mètres. Un de ces forts s’élevait en face de la ville de Falkirk, et les traces de la muraille sont faciles à distinguer dans les environs de Callander House.
Au delà de Falkirk, le chemin de fer passe au-dessus du Canal do l’Union, qui, à peu de distance, se réunit au Canal de la Clyde et du Forth.
30 m. — Greenbill Scottisb central Junction, — station où les voyageurs qui se rendent à Stirling et à Porth changent de voiture.
l)e Greenbill k Stirling ( /". route 27 cl 28}.
On laisse à gauche l’embranchement du chemin de fer Calédonien, et on franchit encore un beau viaduc avant de s’arrêter à
32 m. — Castlecary, village près duquel on peut visiter les ruines d'un des forts de la muraille romaine, et d’où une belle tranchée, en partie creusée dans le roc, conduit à
36 m. — Croy. A droite, derrière une chaino do col-
Unes, est le village de Kilsyth, où Moptrose livra bataille aux Covenantaires, en 1645.
40 m, 3/4. — 'Campsie Junction, station d’où part à droite l’embranchement de Campsie (F. route 26).
44 m. 1/4. — Bûhopbridge. Peu de temps après avoir quitté cette station, on traverse une longue et belle tranchée, taillée en partie dans le roc, puis on s’enfonce dans le tunnel qui, passant par-dessous une partie de la ville de Glasgow, vient aboutir au milieu même de Glasgow, près de George-Square.
47 m. 1/2. — Glasgow ( V . route 13).