IR©OT! OU
Renseignements généraux.
Hôtels : Carrick’s , The Wellington, The Globe , The George. Comries Royal , dans George-Square. The Buck’s Head and Tontine , dans Argyle-Street. Rainbow , près du pont de Glasgow.
Bains. Dans les hôtels.
Poste aux lettres. Glassford Street.
Chemins de fer. Chemins do fer d’Édimbourg, du Nord et de Carlisle. Queen Street, à l’angle N. O. de George Square. Chemins de fer de Greenoek, Ayr, Hamilton, Dumfries et Carlisle, à l’extrémité du pont de Glasgow.
Bateaux à vapeur pour la Clyde, Oban, Inverness, Ayr, Ardrossan, Stranraer, Skye, Arran, l’Irlande, l’Angleterre, au pont de Glasgow, sur le Broomielaw. Voir les Time Tables, et, dans ce volume, les pays que l’on veut aller visiter.
1 Gi ROUTE 4 3. — GLASGOW ET SES ENVIRONS.
Omnibus et Cabs. Voir les Time Tables pour les trajets, les distances et les prix.
Silualion, aspect général, population, industrie, climat.
Glasgow, la métropole commerciale do l’Écosse, est située dans le comté de Lanark, sur les rives de la Clyde, qui la sépare en deux parties, à 20 m. de l’océan Atlantique, et à 40 m. environ de la mer du Nord Elle ne saurait, ni par sa position, ni par son aspect général, rivaliser avecÉdimbourg; toutefois, et bien qu’elle soit trop souvent couverte do brouillards, remplie de fumée, inondée de pluie, elle offre un certain nombre de points de vue agréables, et même pittoresques quand on la contemple du sommet des collines qui la dominent ; elle possède, elle aussi, de belles rues, de magnifiques monuments, un peu trop noirs à la vérité, d’utiles institutions; elle a de plus un fleuve toujours couvert de navires qui partent ou qui arrivent , et des manufactures si nombreuses et si prospères, que ses développements tiennent du prodige. Elle est très-ancienne , car Saint-Mungo ou Saint-Kertigern l’a fondée vers l’an 560 ; mais 9 siècles après sa fondation, elle n’avait encore que 14,000 hab., et au commencement du xix° siècle sa population ne s’élevait qu’à 70,000 âmes. Le tableau suivant montrera quels étonnants progrès elle a faits depuis 50 ans :
En 1804 sa population était de 77,385 hab.
Ainsi sa population s’est presque quintuplée en 50 ans; elle s’est doublée en 20 ans; en moyenne, elle augmente
de 12,000 hab. par année. Cet accroissement provient presque entièrement de l’immigration. En 1800, ses rues et ses routes n’avaient que 30 milles do longueur. En 1850, ses rues seules dépassaient 96 milles. En 1800, le total des droits de douane était de 469 liv.,16sh. 6 p. En 1850, il a été de 660,568 liv., 7 sh., 6 p.
Le commerce et l’industrie, telles sont les deux sources principales de cette prospérité merveilleuse qui promet de s’accroître encore, et qui, il ne faut pas se le dissimuler, cache bien des misères. Glasgow, dont le nom Gaélique a fourni le sujet de nombreuses dissertations, avait, en 1190, reçu de Guillaume le Lion une charte qui l’autorisait à tenir une foire annuelle ; mais, jusqu’au milieu du xvme siècle, cette faveur royale ne lui avait pas procuré de grands bénéfices. L’origine de son commerce ne remonte pas au delà de l’acte d’Union. Quelquesuns de ses habitants commencèrent alors à importer du tabac de la Virginie et du Maryland, et s’enrichirent en le vendant, soit en Écosse, soit en France, soit en Hollande. On les appelait Tobacco Lords (les lords du tabac), et certains quartiers de la ville qu’ils ont bâtis attestent encore aujourd’hui leur richesse et leur importance. La révolution américaine les ruina ou du moins mit un terme à leur commerce ; alors naquirent et se développèrent successivement les industries qui ont élevé Glasgow au premier rang, parmi les villes manufacturières, non-seulement de l’Écosse, mais de la Grande Dretagne : la filature des cotons, la fabrication des cotonnades, les fonderies de fer, la construction et l’exploitation des bateaux à vapeur. Ce n’est pas ici le lieu d’écrire l’histoire de ces industries, il suffira de rappeler qu’en ce moment Glasgow employé par an 25 millions do kilos de coton, que ses 25.000 métiers mécaniques, produisent par jour 625,000 mètres de coton, que ses 79 fourneaux fondent 475,000 tonnes
de fer par an, que malgré une réduction considérable des droits sur certains articles, le Clyde Trust qui n’avait perçu, en 4800, que 3,349 liv. st., 46 sh., 4 p., en a encaissé, en 4850, 64,243 liv. st., 4 4 sh., 4 4 p.
Comme Édimbourg, Glasgow se divise en vieille ville et ville neuve. La vieille ville ne se composait, quand Pennant la visita en 4769, que des quartiers de High Street, GallowgateetTrongate. La ville neuve est double, il y en a une au N. et l’autre à l’O. ; celle de l’O. est la ville commerçante , celle du N., la ville bourgeoise et aristocratique.
Le climat de Glasgow est très-humide ; il y tombe chaque année, en moyenne, une plus grande quantité de pluie qu’à Édimbourg ( V. page 24).
Monuments , institutions, curiosités.