‹ Itinéraire descriptif et historique de l'EcosseChapitre 30 sur 75 · ROUTE M. — DAT» A PORTPATRICK, ETC · texte numérisé non relu

ROUTE M. — DAT» A PORTPATRICK, ETC

Turnberry. Pleins d’espoir et de courage, ils coururent gaiement à leurs barques, bien convaincus que leurs amis de Carrick étaient sous les armes et prêts à se joindre à eux. Ils atteignirent le rivage à minuit, et n’y trouvèrent que leur espion Cuthbert, qui les attendait seul, et qui était porteur de bien mauvaises nouvelles. Lord Percy était dans le pays à la tète de 200 ou 300 Anglais, et, à force de menaces et de mauvais traitements, il avait si bien frappé les habitants de terreur qu’aucun d’eux n’osait même songer à se révolter contre le roi Édouard.

— • « Traître ! s’écria Bruce, pourquoi donc alors avezvous fait le signal convenu?

— « Hélas ! répondit Cuthbert, ce n’est pas moi qui ai allumé le feu ; c’est quelque autre personne dont je ne puis soupçonner le motif ; mais dès queje l’ai aperçu, j’ai pensé que vous le prendriez pour mon signal, et je suis venu vous attendre ici, pour vous dire ce qu’il en était. »

« Après quelque hésitation, Bruce décida que, puisqu’il se trouvait sur la terre d’Écosse, il ne reculerait pas, et qu’il en adviendrait ce qu’il plairait au ciel. »

Ce curieux épisode de l’histoire de Robert Bruce a été raconté par Barbour dans son poëme de Bruce, et par Walter Scott, dans le Lord des Iles :

As Iess and lcss the distance grows,

High and more high, the beacon rose ;

The light, that seem’d a twinkling star Now blazed portentous, tierce and far.

(C. V. st. 13.)

Plus la distance devenait conrte, plus grandissait la flamme du signal ; la lumière qni d’abord avait paru une étoile scintillante, brilla d’un éclat sinistre et répandait au loin ses rayons éclatants.

D’après la tradition locale, le feu aperçu par Robert Bruce aurait été un feu surnaturel, et pendant plusieurs

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siècles il aurait brillé tous les ans, la même nuit, à la même heure. Les plus crédules prétendent même qu’on l’apercevrait encore, si on connaissait l’époque exacte à laquelle il ne peut pas manquer de s’allumer.

A 4 m. du Turnberry Castle se trouve la ferme de Shanter , ancienne résidence de Douglas Graham, que Burns a peint dans son poème de Tarn o’ Shanter.

4 9 m. 4/2 — Chasel House. On traverse la Girvan Water avant d’entrer à

24 m. 4/2. — Girvan, village de 4,000 habitants, près duquel on remarque , au S., Ballochtoll Castle. Au delà de Girvan, la route cotoye la mer ; on laisse, à gauche, Ardmillan, puis les ruines du château do Carleton et celles du château de Stinchar.

33 m. 4/2. — Ballantrae est un village de 4 ,500 habitants, situé à l’embouchure du ruisseau de Stinchar, et dominé par les ruines d’un vieux château. On y pêche beaucoup de saumons. La route, s’éloignant de la mer, traverse le vallon solitaire de Glenapp , au sortir duquel elle vient cotoyer la belle baie de Loch Rxjan.

45 m. — Cairnryan.

54 m. — Stranraer (7. route 4 4, page 455).

60 m. 4/2, — Portpatrick, petite ville de 4 ,800 habitants environ, est située sur la côte occidentale de la presqu’île appelée Rinns de Galloivay, dans la partie la plus étroite du canal du Nord, car elle n’est qu’à 24 m. de l’Irlande. Son beau quai est éclairé par un beau phare ; mais, bien que son port soit très-sûr, les rochers qui le resserrent au N. et au S. en rendent l’entrée difficile et même dangereuse. Elle est très-fréquentée pendant la saison des bains de mer.

A l’O. de Port Patrick, près de la baie de Ftoat, s’ouvre une grotte appelée Grotte de la Bonne-Femme, où l’on entend un écho remarquable.

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