‹ Itinéraire descriptif et historique de l'EcosseChapitre 4 sur 75 · COMTÉS. CHEFS- LIEUX · texte numérisé non relu

COMTÉS. CHEFS- LIEUX

Du nord. Orkney Kirkwall.

Caillmess Wick.

Sutherland Dornoch.

Ross Tain.

Cromarty Cromarty.

Inrcrness. ............. Inverness.

Du centre. Argyle. Inverary.

Bute.. Rolhesay.

Nairn Nairn.

Elgin ou Moray Elgin.

Banff. Banff.

Aberdeen New Aberdeen.

Mearn ou Kincardine Slonehaven.

Angus ou Korfar. Forfar.

Perth Pertb.

Fife Cupar.

Kinross Kinross.

Clackmannan . Clackraannan.

Stirling Stirling.

Dumbarton Dumbarton.

Du sud. Edimbourg ou Mid Lothian. . . . Edimbourg.

Linlithgow ou West Lotbian ... Linlithgow. Haddington ou East Lothian. . . . Haddington.

Berwick Berwick.

Renfrew. Rcnfrew.

Ayr Ayr.

Wigtown Wigtown.

Lanark. Lanark.

Peebles Peeblrs.

Selkirk Selkirk.

Roxbnrgb Jedburgb.

Dumfries Dumfries.

Kirkcudbright Kirkcudbright.

Le comté d’Invemess est moitié dans la division septentrionale, moitié dans celle du centre. Les comtés de Dumbarton et de Stirling ont de petites portions dans la division du Sud.

5. Montagnes. La chaine la plus haute et la plus célèbre des montagnes de l’Écosse est celle des Grampians, qui commence sur la rive méridionale du Loch Etive, dans le comté

d’Argyle, et qui se termine entre Stonehaven et l'embouchure de la Dee sur la côte orientale. Son groupe le plus élevé domine la source de la Dee ; sa plus haute sommité , Ben-Mac- Dhui, a 1,320 mètres au-dessus du niveau de la mer , et les montagnes qui l’entourent, Cairngorm, Cairntoul et llena- An, ont 1,215, 1,270 et 1,176 mètres. Les autres montagnes les plus hautes des Grampians sont : SchehaUion , près de l’extrémité orientale du Loch Rannoch (1,085 mètres); Ben Lawers, sur larivescptentrionaledu Loch Tay (1,200 mètres) ; Ben More, au fond du Glen Dochart (1,146 mètres); Ben Lomond, sur le bord du Loch Lomond (965 mètres), et Ben Cruachan, à l’extrémité du Loch Awe(1025 mètres). BenNevis, situé à l’E. du Fort William et qui, jusqu’à ces dernières années, a disputé à Ben Mac Dhui l’honneur d’étre la plus haute montagne de l’Ecosse, est séparé des Grampians par les marais de Rannoch. Il a 1,311 mètres. Au S. des Grampians, court une chaîne parallèle , mais moins élevée , séparée par les vallées du Tay et du Forth en trois parties distinctes, et portant les noms de Sidlatc, Ochttl et Campsie Hills. La vallée qui s’étend entre cette chaîne et les Grampians s’appelle Strathmore. Dans les Lowlands, les Cheviot forment la chaîne la plus importante. Ils séparent le Northumberland du comté de Roxburgh , et viennent se relier , près du point de jonction des comtés de Roxburgh, de Selkirk et de Dumfries, aux Lowther Hills, quî se joignent à leur tour aux chaînes des comtés de Kirkcudbright , Wigtoxvn et Ayr. La plus haute montagne du sud de l’Ecosse est Broadland, qui a 900 mètres.

6. vallées. — Les vallées ou plaines les plus importantes sont : le Corse de Falkirk et de Stirling, sur les deux rives du Forth ; — le Carse de Gowrie , entre Dundee et Perth ; — le Merse du comté de Berwick, qui s’étend delà rivière du Leader jusqu’à Berwick ; — la vallée de Strathmore, qui comprend une partie considérable des comtés de Perth etd’Angus, et qui se continue jusqu’auprès de Stonehaven sous le nom du How of the Mearns; — le Teviotdale, le Tynedale et le How of Fife, etc.

7. Fleuve*. — Les principaux fleuves de l’Ecosse sont : la Tweed, le Forth, le Tay, la Spey et la Clyde.

INTRODUCTION

La Tweed prend sa source à Tweedsmuir, à environ 6 milles de Moffat, et vient passer à Peebles, à Melrose, à Kelso et à Coldstrcam, avant de se jeter dans la mer du Nord à Berwick. Durant la dernière partie de son cours, elle forme les limites de l’Angleterre et del’Écosse. Sa longueur, de sa source à son embouchure, est de plus de 100 milles ; l’étendue du pays qu'elle arrose est de 1,687 milles carrés. Ses principaux tributaires sont : YEttrick, qu’elle reçoit près de Selkirk; la Gala, un peu au-dessus , et le Leader, un peu au-dessous de Melrose; le Teviot, à Kelso; la Till , à Tillmouth, et YAdder, près de Berwlck.

Le Forth descend du flanc oriental de Ben Lomond et se jette à Kincardine dans le golfe auquel il a donné son nom. Son affluent le plus important est le Teith qu’il reçoit un peu au-dessus de Stirling. Il arrose 793 m. carrés.

Le Tay porte à la mer une plus grande quantité d’eau que tout autre fleuve de la Grande-Bretagne. Il prend sa source à l’extrémité occidentale du comté de Perth dans le district de Breadalbane près des frontières de Lom dans le comté d’Argyle; il s’appelle d’abord le Fillan, puis le Dochart. A sa sortie du Glen Dochart, il forme le lac auquel il donne son nom ; puis, après avoir changé plusieurs fois de direction et passé à Dunkeld et à Perth, il verse ses eaux dans la mer audessous de Dundee entre Tentsmoor Point et Buttonness. 11 est navigable pour des navires de 400 tonneaux jusqu’à Perth, à 32 m. au-dessus de son embouchure. On a évalué à 2,283 m. carrés la surface des pays qu’il arrose. Ses principaux affluents sont: le Lochy à l’extrémité occidentale du Loch Tay-, le Lyon, à l’extrémité orientale du même lac; le Tummel à Logerait ; le Braan à Dunkeld ; Ylsla, la Shochie et l’AImond au-dessus de Perth et VEarn au-dessous.

La Spey, le plus rapide des fleuves de l’Écosse, est l’écoulement du Loch Spey ; elle se jette dans le Moray Firth à Garmouth , après avoir arrosé 1 ,234 m. carrés et reçu un grand nombre de torrents, mais pas un tributaire important : la longueur de son cours est de 93 m. Ses inondations sont fréquentes et souvent désastreuses.

La Clyde est, au point de vue commercial, le plus important

INTRODUCTION

de tous les fleuves de l’Écosse ; elle descend de la base des plus hautes montagnes du S. près des sources de la Tweed et de l’Annan et vient se jeter au-dessous de Dumbarton dans le golfe auquel elle donne son nom. On compte 76 m. de sa source à son embouchure; elle arrose, sans y comprendre la Leven, 945 m. carrés. Ses principaux tributaires sont : le Douglas, le Nethan , Y Avon , le Mouse, le Kelven, le Cart et la Leven.

8. Lacs. — Les principaux lacs d’eau douce de l’Écosse sont : le Loch Lomond, le Loch Ness, le Loch Maree, le Loch Avec , les Lochs Tay , Earn , Katrine, Rannoch, Ericht, Leven, etc. On donne aussi le nom de Lochs à des bras de mer qui avancent à une grande profondeur dans l’intérieur des terres , surtout sur la côte de l’O. tels que les Lochs Eyne, Etive , Leven , Linnhe , Torridon , Hourn , Carron, Broom , etc.

9. sources minérales. — L’Écosse possède un certain nombre de sources minérales ; celles qui sont utilisées pour la guérison des malades sont : Strathpeffer, près de Dingwall; Muirlown, à peu de distance; Moffat ; St-Bcrnard’s à Slockbridge, un faubourg d’Édimbourg; Hartfell , près de Moffat; Vicar's Bridge, près de Dollar, et Bonnington, près d’Ëdimbourg; les eaux de Dunblanc, près de Stirling ; Airthie, aussi près de Stirling ; Pitcaithly , près dePcrth; et Innerleithen, près de Peebles.

10. île*. — Les îles qui avoisinent l’Écosse et qui en dépendent sont au nombre de plus de 400. Elles forment trois groupes principaux : les Shetland au N.-E., les Orcades au N. et les Hébrides à l’O.

11. Règne animal. — Les pâturages de l’Écosse nourrissent un grand nombre de bestiaux de toute espèce. Le gros bétail est de taille moyenne , et dans quelques contrées , il est dépourvu de cornes. Les moutons sont petits et courts ; leur toison présente une laine très-fine , et souvent égale aux laines d’Espagne. Tous ces bestiaux fournissent une chair excellente et des cuirs estimés. Le climat et le sol de l’Ëcosse ne sont pas favorables à l’éducation des chevaux , qui sont en général d’une taille peu élevée. On estime, à cause de leur

INTRODUCTION'

force et de leur agilité, une espèce de chevaux particulière aux comtés du N. de l’Êcosse que l’on désigne sous le nom de poneys. Ils sont de très-petite taille et de formes arrondies. Le colley, ou vrai chien de berger, est aussi particulier à l’Ëcosse. Le cerf et le chevreuil se trouvent dans les contrées montagneuses , mais leur chair n’est pas comparable à celle des bétes fauves de l’Angleterre, il y a beaucoup de renards, de blaireaux , des loutres , des chats sauvages, des hérissons et quantité de lièvres et de lapins. A l’exception du rossignol, l’Ëcosse possède tous les oiseaux chanteurs de l’Europe 5 les oiseaux domestiques sont aussi les mêmes; les oiseaux aquatiques sont très-multipliés aux Orcades, dans les îles Hébrides et sur le littoral de l’Êcosse occidentale. L’aigle, le faucon, habitent les hauteurs et les forêts. Le ptarenigan, le coq de bruyère, sont abondants sur les hauteurs : les perdrix , les bécassines, les pluviers le sont dans les terrains bas.

Les lacs d’eau douce et d’eau salée nourrissent un grand nombre de poissons. La pèche des saumons et des harengs se fait sur une grande échelle et donne des bénéfices assez considérables à la plupart des individus qui en font leur industrie. Cependant, depuis quelques années, leurs produits ont considérablement diminué.

12. Règne Minéral. — Les minéraux de l’Ècosse sont nombreux et précieux. Un grand banc houiller s’étend presque sans interruption de la côte orientale à la côte occidentale. Sa partie la plus riche est située sur les deux rives du Forth, où elle a une largeur moyenne de 10 à 12 m., de chaque côté, et sur les deux rives de la Clyde. D’autres bancs détachés ont été découverts dans d’autres contrées. On exploite, en outre, des dépôts calcaires, des mines de fer et de plomb, d’antimoine (à Langholm), de manganèse (près d’Aberdeen, etc.); les ardoisières sont très-productives dans les comtés d’Aberdeen, d’Argyle, de Perth et de Peebles; la pierre de taille existe partout; on trouve du marbre dans les comtés d’Argyle, de Sutherland et dans les Hébrides; on exporte des Grampians du granit et d’autres roches primitives.

13. Agriculture, règne végétal. — Les produits du sol sont extrêmement variés; en général, ils restent inférieurs

INTRODUCTION

à ceux de l’Angleterre, bien que certaines plaines, les Carses de Stirling et de Gowrie, le Strathearn, le Strathmore et d’autres, soient d’une fertilité extraordinaire. Cette infériorité ne dépend ni de l’agriculture, ni niéme de la qualité du sol, mais presque uniquement du climat. Le blé ne mûrit pas toujours aussi bien en Écosse qu’en Angleterre, et on n’est jamais aussi sûr de le récolter.

L’Écosse produit beaucoup de froment, du seigle, de l’orge, de l’avoine, des pois, des fèves, des pommes de terre, des turneps, un peu de lin et de chanvre; elle abonde en excellents pâturages, qui nourrissent une quantité innombrable de bestiaux ; on y cultive aussi, indépendamment des grains et des pommes de terre, beaucoup de plantes potagères et toutes les espèces de fourrages. Dans les comtés du midi, les fruits, surtout les pommes, les abricots, les brugnons et les pêches, sont très-peu inférieurs à ceux d’Angleterre ; les parties incultes des terres élevées abondent en différentes espèces de petits fruits très-sains et d'un goût agréable. Les terrains unis de l’Êcosse ont été anciennement couverts de forêts de chênes et de sapins; le Lochaber, dans le comté d’Inverness, et le comté de Ross sont maintenant les seules parties où l’on trouve des restes de l’antique forêt calédonienne. On évalue à 214,917 hectares l’étendue couverte de bois indigènes, et à 176,670 hectares celle des plantations. Le pin d’Écosse y est le plus commun ; le larix, introduit depuis peu, est très-avantageux, tant à cause de la valeur de son bois, qu’à cause de sa croissance rapide; le frêne, l’orme, le platane, le hêtre, se mêlent aussi dans les plantations et diversifient les ombrages. De vastes étendues de terrain sont couvertes d’une grasse bruyère, qui, avec la tourbe des immenses marais, sert au chauffage des habitants.

14. industrie. — L’industrie a fait d’immenses progrès, de trop grands peut-être, surtout dans les environs de Glasgow. Les manufactures les plus nombreuses et les plus prospères sont les filatures de fd et de coton, les fonderies de fer, les ateliers et les chantiers où l’on fabrique des machines à vapeurs et autres machines, et où l’on construit des bâtiments, soit en fer, Boit en bois. (V. Glasgow.)

INTRODUCTION

15. commerce. — Le commerce s’est développé avec autant de succès que l’industrie depuis le commencement de ce siècle. On évalue à 35 p. 100 l’augmentation du nombre des individus qu’il emploie. Les opérations les plus importantes se font avec l’Amérique et avec les Indes occidentales.

16. Revenu public. — Le revenu s’est nécessairement accru à mesure que l’industrie et le commerce prenaient de plus grands développements. Les chiffres suivants dispensent de tout commentaire. 11 était :

Avant l’Union, do ...... . 110,696 liv. si.

En 1798 1,099,118

En 1813 4,204,097

En 1831 5,254,624

En 1840 5,231,727 (1)

17. Population. Langues. — Avant l’Union, la population de l’Écosse était évaluée à 1,050,000 hab. ; en 1755, elle s’élevait à 1,265,380 hab.; en 1841, elle a monté à 2,628,957 hab., dont 1,246,427 hommes, et 1,382,580 femmes. La moyenne de la population est de 88,5 par mille carré. Les Écossais parlent trois langues, l’anglais, l’écossais et le gaélique.

18. Résumé historique. — Les premiers habitants de l’Écosse appartenaient, sans aucun doute, à la race celtique. Leur histoire est très-peu connue. Tout ce qu’on en sait de positif, c’est que les Romains, qui avaient envahi cette partie de la Grande-Bretagne, vers l’an 80 de l’ère chrétienne, ne purent ni les soumettre ni pénétrer dans leurs montagnes du nord. On les appelait alors Càlédoniens. Plus tard ils furent désignés sous le nom de Pietés et de Scotts. Soit qu’ils eussent une origine différente, soit qu'ils se fussent divisés d’intéréts, ces deux peuples se faisaient souvent la guerre ; mais ils surent se réunir contre les Romains et les Bretons, que les Romains avaient soumis, et ils descendirent de leurs montagnes dans les basses terres. Pour se mettre à l’abri de leurs invasions, les

(1) La différence en moins de 1840 à 1831, provient de l’abrogation ou da la réduction d’un grand nombre de taxes.

Romains bâtirent alors, entre les deux golfes du Forth et de la Clyde, une grande muraille flanquée de tours et gardée par des soldats. Ce moyen leur réussit pendant quelque temps ; mais un jour les Pietés et les Scolts renversèrent une partie de cette muraille et recommencèrent leurs incursions dévastatrices sur le territoire de leurs ennemis. Alors les Romains construisirent une autre muraille plus solide, 60 m. plus loin, et cette fois les Pietés et les Scotts ne purent ni la franchir, ni la renverser. Mais quand les Romains se virent obligés de quitter la Grande-Bretagne, les Bretons, incapables de résister aux attaques incessantes des barbares du Nord , appelèrent à ,’cur secours les Anglo-Saxons, qui, après les avoir aidés à repousser leurs ennemis, s’emparèrent de leur pays, dont ils les chassèrent. De leur côté, les Scotts et les Pietés se battirent entre eux, et les Scolts, ayant vaincu les Pietés, restèrent les seuls maîtres de la partie septentrionale de la Grande-Bretagne, à laquelle ils donnèrent leur nom. Au ixe siècle (833), Kennet H, fils d’Alpin, réunit sur sa tête les deux couronnes des Pietés et des Scotts, et devint véritablement le premier roi de l’Ëcosse. Les historiens écossais comptent, avant Kennet, fils d’Alpin, soixante-six rois, dont le premier, nommé Fergus, aurait régné 350 ans après Jésus-Christ; mais l'existence de ces rois est fabuleuse jusqu’à Fergus 11, qui monta sur le trône 410 ans après Jésus-Christ. Le tableau suivant contient la liste chronologique des rois d’Écosse depuis ce Fergus jusqu’à Jacques VI .

Page 1