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entend parler d’une mission rigoureuse dont ils déclinent la responsabilité. La méfiance s’éveilla quand il n’était plus temps. Us investirent les maisons : le fer et le feu frappèrent indistinctement tous les hommes âgés de moins do soixante-dix ans; il n’en échappa qu’un petit nombre, quoique les passages des montagnes fussent mal gardés. L’incendie et le pillage suivirent. Les troupeaux furent enlevés, et les femmes et les enfants, abandonnés sur cette terre désolée, sans abri, sans vêtements, sans nourriture, périrent de froid, de faim et de désespoir. Cet acte de barbarie excita une telle horreur, que Guillaume chercha à s’en excuser sur de mauvais conseillers ; mais, commo le crime demeura impuni, l’opprobre et la haine en retombèrent sur celui au nom duquel il avait été commis. Aujourd’hui tout est oublié. Les paisibles habitants de cette vallée ne songent qu’à cultiver les terres qu’ils ont à bail, et dont les récoltes ne suffisent pas toujours à leurs besoins.
Après avoir traversé le Cona, la route longe la rive méridionale du loch leven, long et étroit bras de mer, qui s’étend en ligne droite entre les comtés d’Inverness et d’Argyle, et que domine, à l’entrée de Glencoe, la montagne conique et porphyritique appelée Pap of Glencoe. On peut aller visiter, à l’extrémité supérieure de ce lac, la Rivière Serpent et les Chutes de Kinlochmore. On laisse, à droite, les carrières d’ardoises de Ballachulish, à 2 m. en deçà de 93 m. 1/2 — Ballachulish inn, où l’on traverse le Loch Leven sur un bac. On longe ensuite la rive orientale du Loch Eil, par Onich, jusqu’au 98 m. •— Bac de Coran, et de ce bac, à Marxjhurg, village de 1 ,500 habitants, situé à un m. du
107 m. 1/2 — Port William ( Hôtels : The Caledonian. The George) (F. route 47).
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De I.OCIIEARXHEAO à DUVKEED et à DALXAC ARDOCH Par Killin et Kenmore.
a. — 4 DCHKEID.
36 m. — Route 3e voiture. — Services publics pendant l’été, de Killin à Cricff et à Stirling, de Kenmore à Dunkcld, à Pcrtli et k Stirling (V. les Time Tables). — Prix : 6 sli. et A sh. 6 p. de Kenmore à Dunkcld, — 4 sh. et 3 sh. d’Aberfeldy àDunkeld.
De Lochearnhead {Hôtel. Walker’s) (K. routes 31 et 43), on suit d’abord, pour aller à Killin, la route d’Oban et du Fort William (F. route 43), qui remonte le Glen Ogle et descend dans le Glen Dochart, où, la laissant, à gauche, au delà du hameau de Leeks, près d’une maison de péage, on descend le long de la rive droite du Dochart jusqu’à
7 m. — Killin ( Hôtel : Streethouse), petit village situé à l’extrémité occidentale du Loch Tay, près du confluent du Dochart et du Lochv. Au-dessus des trois ponts qui le traversent, le Dochart coule sur des rochers pittoresques, et forme deux îles couvertes de pins. Ce paysage, qui n’est pas unique sur la terre, quoi qu’en ait pu dire le docteur Macculoch, l’enthousiaste le plus ridicule qui ait jamais écrit, est d’autant plus agréable à contempler, qu’on découvre de chaque côté deux belles montagnes : au S.-O., Ben More; au N.-E., BenLawers. Une pierre de 60 centimètres de hauteur indique aux étrangers la Tombe de Fingal, dans un champ situé au N. du village.
Le i»ooh Tay a 16 m. de long et 1 m. de large. Ses bords sont fertiles et généralement bien cultivés. Un
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nombre considérable de moutons broutent l’herbe des deux chaînes de montagnes déboisées qui le dominent à l’E. et à l’O., et au-dessus desquelles s’élève, à l’O., Ben Lawers, dont le sommet , presque toujours couvert de neige, dépasse 1 ,200 mètres. On peut aller, môme en voiture, de Killin à Kenmore, soit par sa rive S.-E., soit par sa rive N.-E. La première de ces deux routes a quelques avantages sur la seconde. Si on la suit, on voit mieux Ben Lawers, et on passe près des Chutes d’Acharn. La seconde doit être préférée par les piétons qui voudraient faire l’ascension de Ben Lawers; c’est celle qui va être indiquée.
En quittant l’hôtel de Killin, on suit, à la base d’une colline boisée, la rive droite du Lochy, qu’on vient traverser à l’entrée de la vallée à laquelle il a donné son nom, et où il fait (à 3 m.) plusieurs jolies cascades. Après avoir gravi ensuite une petite côte entre deux beaux parcs, on découvre, en se retournant, une belle vue sur le lac Tay, la jonction du Lochy et du Dochart, Killin, Auckmore, qu’habitait le marquis Breadalbane lorsqu’il n’était que Lord Glenorchy, le Glen Dochart, arrosé par le Dochart et dominé par Ben More. Mais quand on a laissé, à droite, les ruines du château de Finlarig, ancienne résidence de la famille Breadalbane, situées au milieu d’un parc magnifique, on perd de vue le lac et Killin, et on traverse un plateau élevé et monotone, d’où l’on n’aperçoit plus que les sommets arides des montagnes. De distance en distance seulement, on découvre le lac. Enfin, on atteint,
7 m. 3/4 de Killin, — 14 m. 3/4 de Lochearnhead, — lawers (auberge), petit village d’où l’ascension du Ben lawers est la plus facile. Il faut compter cinq heures environ pour l’aller et le retour. On revoit alors le Loch Tay, qui ressemble à un grand llcuve, et au bord
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duquel on descend enfin sous une allée d’arbres. Au delà d’un petit hameau, la route devient une délicieuse promenade. A droite, elle domine le lac; à gauche, elle est dominée par la Drummond Hîll, colline isolée, couverte, de la base au sommet, d’arbres magnifiques d’essences variées, et peuplée de daims, de lièvres et de faisans, que n’effraye point la vue d'un voyageur. Walter Scott a décrit, dans la Jolie Fille de Perth, ce charmant paysage : « Le magnifique bassin du lac offrait un spectacle ravissant. Une de ces îles, qui sont souvent heureusement situées sur les lacs d’Écosse, rendait son extrémité plus pittoresque. A la place des ruines, aujourd’hui informes et recouvertes d’arbres et d’arbustes, que l’on aperçoit sur cette île, s’élevaient alors les tours et les pinacles d’un prieuré, où reposait, de son dernier sommeil, Sybilla, la fille de Henri Ier d’Angleterre, et l’épouse d’Alexandre 1er d’Écosse. » Enfin on traverse le Tay, qui sort du lac, en arrivant à
23 m. — Kenmore {Hôtel : Mac Pherson’s), petit village de douze quinze maisons, garnies de lierre, de chèvrefeuilles et d’églantiers, et formant une large place enfre l’église et la grille du château de Taymouth.
A 2 m. sur la rive méridionale du lac, on peut aller visiter les Chutes d’Acharn, éloignées d’un 4/2 m. de la route. Le chemin qui y conduit monte à l’O. d’un petit pont près duquel se trouvent un moulin et quelques cabanes, traverse un passage artificiel et va aboutir à un petit hermitage dominant la chute, ou plutôt les chutes, car il y en a plusieurs ; l’une perpendiculaire de 45 mètres, les autres inclinées d’environ 26 à 30 mètres.
A la sortie du lac qui porte son nom, le Tay s’est creusé son lit en serpentant dans une vallée étroite, dominée, au N., par Drummond Hill, et, au S., par des collines moins abruptes, mais également couvertes, de
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leur base à leur sommet, de chênes, de bouleaux et de sapins. Dans le fond de cette vallée, tapissée de la plus riche verdure, et offrant de nombreux accidents de terrain,, s’élève, sur la rive droite du fleuve, le Château de Taymouth ( Taijmouth Castlé), la célèbre résidence du marquis de Breadalbane. Ce château consiste en un bâtiment carré de quatre étages, flanqué de quatre tours rondes aux quatre angles, et du milieu duquel se dresse, à 46 mètres, une tour carrée flanquée aussi de tourelles, et crénelée comme toutes les autres constructions. A l’-E., s’étendent des dépendances et les écuries; à l’O., le marquis de Breadalbane a fait récemment construire, dansle même style d’architecture, un bâtiment carré, que la grande salle gothique réunit au château proprement dit, tout autour duquel règne, à la hauteur du rez-defchaussée, une petite galerie couverte ornée de lierre. L’intérieur de ce magnifique château mérite d’être visité avec détail. Du reste, le marquis de Breadalbane, qui est le plus hospitalier et le plus aimable dès grands propriétaires de I’Écosse, en accorde facilement l’autorisation aux étrangers. On y remarque surtout : — le Grand Escalier, qui, remplissant toute la grande tour centrale, ressemble à l'intérieur d’une église. Le péristyle est orné d’une belle collection d’armes et de cornes d’animaux, et, de chaque côté de la première marche, les bustes en mârbre de Bliicher et de Wellington attirent tes regards. Les bustes des plus grands écrivains de la Grande-Bretagne décorent les niches situées à la hauteur du premier étage; — la Grande Salle (Hall), bâtie et décorée pour la réception de la reine Victoria, d’après les dessins de Sir James Gillespie Graham, esq. ; elle a 4 8 mètres de long, 9 mètres de large et de haut ; ellé est éclairée par deux fenêtres gothiques, en vitraux peints en partie anciens, placées en face l’une de l’autré
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aux deux extrémités. Son plafond de chêne, sculpté et doré, se divise en quatre-vingt-dix compartiments, dont chacun est orné d’un blason. Des armes, des boucliers, des drapeaux décorent les murailles, et tout autour pendent des étendards historiques. Au milieu s’élève une magnifique cheminée de pierre sculptée ; — la Galerie contiguë à la grande salle et la Bibliothèque, qui s’ouvre dans la galerie ; les décorations en chêne sculpté de ces deux pièces, font le plus grand honneur à M. Charles Trotter, d’Édimbourg, l’artiste qui a été chargé de leur exécution ; — le Salon , au plafond de chêne sculpté, et où l’on admire un magnifique tableau de Rubens, la Tête de saint Jean-Baptiste apportée à H érode; — la Salle à manger, dont la grande table peut recevoir cent vingt-cinq convives servis en vermeil, et qui est aussi ornée de tableaux de grands maîtres ; — les salles chinoises, la chambre à coucher de la reine, etc.
La propriété du marquis de Breadalbanc s’étend d’Aberfcldy, 4 m. à l’E., jusqu’à l’Océan Atlantique à l’O. sur une ligne d’environ 100 m.; c’est, dit-on, la plus longuo de toute la Grande-Bretagne. Lorsque Sir Colin Campbell, le fondateur de cette famille, bâtit ce château, dans l’année 1580, on lui demanda pourquoi il plaçait sa maison à l’extrémité de sa propriété, a J’espère bien, répondit-il, qu’elle sera un jour au milieu. » Le parc est immense et admirablement distribué et entretenu. Une journée ne suffit pas pour en faire le tour. Des guides sont chargés de le montrer aux étrangers (s’adresser au cottage situé près de la porte d’entrée).
Il est peuplé de plusieurs milliers de daims, qui y errent par troupeaux en toute liberté. On y élève, dans des' parties réservées, un grand nombre d’animaux étrangers : des daims du Danemark et de la Virginie, des chèvres de Cachemire, des nilgaults, un élan, etc. Les
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parties du parc qui méritent le plus d’être signalées à l’attention des visiteurs, sont la laiterie ( dairy ) ; — les grandes avenues de vieux arbres, qui dominent le Tay et que réunit un pont de fer; — les serres ; — et enfin, le fort qui couronne la colline située en face du château, et d’où l’on embrasse, d’un seul regard, les pelouses aux formes variées étendues au-dessous, le chateau, le Tay, Drummond Hill, Kenraore, le lac Tay, au fond duquel se dressent Ben Lawers et Ben More. Robert Burns, qui a visité Taymouth en 4787, décrit ainsi ce paysage :
The outstretching lake, embosom’d— mon g the hitls The eye with wonder and amazement fllls ;
The Tay meandering sweet in infant pride ;
The palace rising by his verdant side ;
The lawns wood-fringed, in nature’s native taste, Thehillocksdropt in nature’s caretesshaste;
The arches striding o’er the new-born stream,
The village glittering in the noon-tide beam.
Au mois de septembre 4842, la reine Victoria vint rendre une visite au marquis de Breadalbane, et elle déclara, à son retour en Angleterre, que sa réception à Taymouth Castle était la plus belle chose qu’elle eût vue dans son voyage. Les fêtes données en son honneur, bals, chasses, danses et revue des Highlanders, durèrent trois jours. A son arrivée, Sa Majesté avait été reçue avec une telle pompe, qu’elle s’écria : « Que tout cela est grand (How grand this is) ! » Le soir, le parc tout entier fut illuminé. Le fort seul était entouré de plus de 40,000 verres de couleur, et de grands feux brillaient sur les sommets de toutes les montagnes voisines. Il faut lire l’ouvrage de Sir T. Lauder, intitulé « Memorial of the royal Progress », pour se faire une idée de ce que peut être l’hospitalité d’un grand seigneur écossais qui a l’honneur de recevoir sa souveraine.
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En quittant Kenmore, la route de Dunkeld descend, le long de la rive droite du Tay, le Strathtay, l’une des plus belles et des plus riches vallées des Highlands. Après avoir dépassé Drummond Hill, on aperçoit, à gauche, le confluent du Lyon et du Tay. Le Lyon descend du Loch Lyon, situé à l’extrémité supérieure d’une grande vallée appelée Glen Lyon, qui court de l’E. à l’O, à la base septentrionale de Ben Lawers, et qui s’ouvre par le défilé de Chesthill, dans la vallée de Fortingal (K. cidessous). On laisse, à droite, Balfrax , appartenant au marquis de Breadalbane, et plus loin, à gauche, Castle Menzies, entouré d’un beau parc, avant d’atteindre '
6 m. de Kenmore, 29 m. deLochearnhead, Aberfeldy ( Hôtel : The Breadalbane Arms), village bien bâti, mais d’un aspect triste, près duquel on peut aller visiter les Chutes de Moness, chantées par Burns, et qui réunissent, d’après Pennant, toutes les conditions désirables dans une cascade. Ces Chutes sont au nombre de trois : la plus basse est à 4 m. du village, la plus haute àl n. 4/2. La gorge étroite et boisée, dans laquelle elles se trouvent situées, a de 60 à 75 mètres de profondeur. La plus basse consiste principalement en une série de cascades formées par un petit affluent qui tombe sur le versant oriental de la gorge ; la seconde se compose également d’un certain nombre de chutes qui, réunies, ont une hauteur totale de 30 mètres ; la dernière est isolée et se précipite d’un rocher à pic d’environ 45 mètres. On peut traverser la gorge sur un pont rustique et revenir à Aberfeldy par un autre chemin.
D’Aberfeldy à Crieff, par Amnlree, 23 m. (fr. ronte 43), à Donald, par Amnlree, 21 m. {V. route 43), à Daliiacardoch (K. cidessous b).
Au delà d’ Aberfeldy, la valléedu Tay s’élargit encore; elle est bien cultivée, fertile et suffisamment boisée.
402 ROUTE 44. — DE LOUIEARNHEAD A DUNKELD.
Parmi les propriétés qu’elle renferme, on remarque surtout, à droite, le Château de Grandtully, et plus loin, à gauche, Cloichfollich et Ballechin , de l’autre côté du Tay.
36 m. — Grandtully Arms.
i 36 m. 4/2 — Balnaguard Inn.
37 m. 4/2 — Port.
38 m. 4/2 — Balmacneil.
. De la colline que gravit la route, on découvre Logierait , village situé au confluent du Tummel et du Tay, et sur la rive opposée du Tay, la route de Perth à Inverness (K. roule 44). Longeant alors la base de montagnes couvertes de sapins, on laisse, à droite, Kinnaird House, appartenant au duc d’Atholl, et plus loin, à droite, Glenalbert et Dalguise. Après avoir traversé ensuite, dans le fond do la vallée, devenue de plus en plus fertile et riante, les villages de Ballalachan et de Dalmamock , on franchit le défilé pittoresque et boisé qui sépare Craigiebarns, à l’E., de Craigievenan, à l’O., et au sortir duquel on passe, au joli petit village d’invar, le Braan, dont on côtoyé la rive droite jusqu’au pont de
46 m. — Dnnkeld ( Hôtel : The Duke of Atholl’s Arms)
( V. route 41 , page 368).
b. — A DALNACARDOCH.