CHAMBÉRY
en 1830. Charoi>éry a vu naître aussi Saint-Réal et les frères de Maislre.
A part sa position et ses environs, Chambéry n'a rien d'attrayant pour un étranger. Toutefois on peut y visiter : la cathédrale (xiv° et xv* s., portail gothique du xvr») , qui pendant la Révolution servit de salle des séances à l'assemblée générale des Ailobroges : on y remarque quelques vitraux anciens, le tombeau du président Favre, père deVaugelas, et un beau baptistère en marbre blanc;
— r église Notre-Dame, édifice de style doriquf, bâti en 1636; — le château, élevé, au commencement de ce siècle, sur les ruines de l'ancien, dont il reste encore quelques beaux fragments. Dans l'enceinte du château se trouve la promenade publique appelée le Grand-Jardin, et la Sainte-Chapelle, dont le chevet gothique et les vitraux méritent d'attirer l'attention des visiteurs. — Le palais de justice est de construction moderne, ainsi que le tliéâtre, incendié en 1864. — La bibliothèque se compose de 1 3 000 vol. — Le collège j-enferme un petit viusée de tableaux. — Les casernes peuvent loger 3000 hommes. — Dans le jardin bot inique y agréable promenade située au-dessous du château, la Société d'histoire naturelle de Savoie a établi , en 1849, un musée d1 histoire naturelle, dont on remarque Surtout les collections géologique et botanique.
— Les institutions de bienfaisance fondées par M. de Boigue méritent une mention sociale.
La fontaine de Ixms (une femme qui personnifie la ville) décore la place du marché.
H église de Lémenc, la plus ancienne de la contrée, contient une chapelle souterraine, le corps d'un ôvôque d'Irlande, mort dans ce village en 1176, et le tombeau du général de Soigne. Mme de Warens y a été enterrée. On a découvert près de cette église de nombreuses antiquités.
Excursions. — Les environs de Chambéry abondent en promenades intéressantes. Nous signalerons surtout :
10 min. Les rochers du Lémenc, qui dominent au N. la ville et ses boulevards ;
20 min. Buissond-Rond (parc et belvédère) ;
1 h. 10 min. Le château de M. Costa de Beauregard (V. plus haut);
1 h. 20 min. t futiles, dont les eaux sulfureuses jouissent d'une grande réputation : la source de Challes, connue seulement depuis 1841, se fait jour à travers un rocher, par plusieurs fissures très-étroites; elle donne une eau limpide, à odeur hépatique, de 11* 5 de température, qui agit comme reconstituante en même temps que comme alcaline : on l'emploie principalement en boisson;
1 h. 15 min. Saint-Saturnin et sa petite chapelle élevée, dit-on, sur l'emplacement d'un temple de Saturne (vue magnifique sur la vallée du Grésivaudan et les Alpes dauphinoises).
On peut aller à Saint-Saturnin par la Croix-Rouge, ham. au delà duquel on monte daus un défilé rocheux jusqu'à la chapelle. On redescend par Bassens ou par la grande ferme de Saint-Louis du Mont.
1 h. Le Bout-du-Monde, ravin terminé par une paroi à pic, à la base de la Dent de Ni volet. Laissant à dr. la route de Turin, à l'extrémité du faubourg de Montnltdian, on suit la rive g. de la Laisse jusqu'au v. de ce nom où 1 on remonte la gorge de la Doria jusqu'à une papeterie, qu'il faut traverser pour jouir d'un tableau pittoresque. En effet, les montagnes de Ni volet et de Chaflardon dressent leurs parois escarpées à la distance d'un jet de pierre; du haut de cette enceinte de rochers, la Doria se précipite et tombe en poussière dans l'abîme, quand elle n'est pas dirigée dans les canaux de la prise d'eau.
1 h. plus haut, on découvre une belle vue, près du clidteau de Chaffardon,